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ISBN : 2351781708
Éditeur : Gallmeister (06/10/2017)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Après avoir tiré un trait sur leurs jeunesses de braqueurs et d’assassins, les quatre membres du “Gang du grand boxeur” mènent désormais des existences rangées et paisibles. Jim a si bien réussi à refaire sa vie qu’il est sur le point d’épouser la sublime fille d’un shérif. Mais un fantôme ressurgi du passé annonce qu'il compte s'inviter à la cérémonie et profiter de la fête pour régler de vieux comptes. La mort dans l'âme, les quatre anciens amis n'ont plus qu'à s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
JIMEDE
  27 octobre 2017
Entre Sergio Leone et Quentin Tarantino, il y avait une place à prendre pour le western-noir et S. Craig Zahler s'en est magistralement emparé !
En complément des lieux et de l'époque, on retrouve en effet dans Une assemblée de chacals, tout les ingrédients qui ont fait le succès du genre western, celui des virtuoses comme des séries B ou Z. Des bandits ; des bandits repentis ; un shérif ; la jolie fille du shérif ; des indiens (désormais pacifiés et donc alcooliques)... et un mariage qui devient le rendez-vous idéal pour le règlement de comptes final d'une histoire de vengeance qui dure depuis vingt ans.
Cette vengeance, c'est celle de Quilan, l'Irlandais, inspirateur de ce qui fut autrefois le Gang du grand boxeur rassemblant le quatuor Jim, Oswell, Godfrey et Dicky. Désormais rangés des braquages mais rattrapés par leur passé, ils vont retrouver leur coin perdu du Montana pour tenter de solder un passé lourd de rancoeurs.
C'est noir, très noir, très très noir... comme j'adore ! Avec pour point d'orgue, le mariage de Jim et Béatrice, dont on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec le mariage Tarantinien de Kill Bill : âmes sensibles, s'abstenir. Mais quelles trouvailles et quelle imagination dans la montée en puissance de l'horreur.
Dans un rythme soutenu, sans temps morts grâce à l'omniprésence de dialogues courts et percutants, Zahler réussit la prouesse de faire monter en puissance son intrigue pendant 200 pages, avant de nous estomaquer pendant les 150 dernières.
On est constamment à deux doigts de basculer dans le grotesque, l'absurde, l'incrédible, mais cela ne se produit jamais tant Zahler tient son intrigue d'un bout à l'autre sans en lâcher le fil ni son lecteur.
On en redemande ! À lire, et vite !
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belette2911
  09 janvier 2018
Une assemblée de chacals a tout d'un épisode bien connu des fans de GOT : les noces pourpres… En version western, bien entendu.
J'avais lu que certains trouvaient ce western noir fort violent, et, dans mon imagination, je m'attendais à un déchaînement de fureur dès les premières pages.
Mais non, ce n'est pas si violent que ça !
Certes, le final est assez sanglant, avec un happy end disparu sans demander son reste, mais au vu des chacals et des hyènes qui s'invitèrent à la noce, on ne pouvait pas terminer sur une note style "l'île aux enfants" ! Restons sérieux…
La violence ne commence qu'à se faire sentir sur le final, dans les 100 dernières pages, mais malgré l'agressivité de certaines scènes, il ne pouvait en être autrement avec un tel personnage à la tête d'une horde sauvage. Pour les miracles, veuillez vous adresser à Lourdes et prévoir 48h de délai.
Bon, lorsque Oswell écrit une lettre expliquant tout son passé à son épouse, on aura droit à quelques scènes de violences, nous parlons de braquages, aussi. Mais Jim, Oswell, Godfrey et Dicky, nos bandits, sont des anges face à un sadique tel que Quilan.
Moi, j'ai littéralement pris mon pied dans ce western plus sombre que les caleçons des mercenaires, surtout en sentant la tension monter d'un cran et les révolvers sortir de leur gaines. le point culminant étant le mariage de Béatrice avec Jim, un ancien du gang.
Il y a un peu de "Unforgiven" dans ce roman car nos anciens bandits se sont calmés et ont pris un tournant radical dans leur vie, passant de braqueurs de banques meurtriers à paisibles fermiers, menuisiers, ou dragueur de bonnes femmes riches.
Oui, c'est un western noir, sombre, violent sur le final, prenant et bourré de tensions. du Sergio Leone qui se serait accouplé avec Quentin Tarantino. C'est vif, c'est précis, tu sens que ça va mal se terminer, tu sens que la poudre va parler, que le sang va couler et mine de rien, tu agrippes un peu plus ton roman.
Les dialogues sont courts, brefs, percutants, sans grands discours, ils vont droit au but et certaines répliques m'ont fait sourire.
Pas de temps mort, même lorsque l'auteur nous présente nos quatre anciens bandits, James "Jim" Lingham, Richard "Dicky" Sterling, Oswell et Godfrey Danford, qui se complaisent dans des petites vies bien rangées.
L'écriture simple, mais non simpliste, va droit au but et pourrait très bien aller pour un scénario de film tant elle est visuelle. Manque plus que la musique d'Ennio pour te croire sur un grand écran ou carrément dans un bled du Montana.
Tout en restant sur la ligne rouge, tout en jouant au funambule entre le sérieux et le grotesque, l'auteur ne tombera jamais du mauvais côté car il maîtrise son récit, et, bien que mené à un bon rythme, il est assez intelligent que pour ménager sa monture et éviter qu'elle ne s'essouffle au bout de quelques chapitres.
C'est cru sur la fin, c'est violent, c'est l'époque, c'est l'Homme. Mais la violence n'est jamais gratuite dans le récit, elle est toujours "justifiée" car nous sommes faces à des chacals (on dit « chacaux » ?) de la pire espèce.
Et pour nous défendre, nous sauver, nous avons quatre anciens bandits…
Génial !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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encoredunoir
  16 octobre 2017
Exécutions à Victory, précédent roman de S. Craig Zahler paru en France, faisait partie de la première livraison de la collection Neo Noire des éditions Gallmeister et se distinguait par un côté série B assumé et une redoutable accaparation par l'auteur des clichés attachés au polar urbain. La recette est la même avec Une assemblée de chacals, même si elle est cette fois adaptée au western.
Voilà donc les frères Danford, Oswell et Godfrey, paisibles fermiers de Virginie, et le New-yorkais Richard « Dicky » Sterling, joueur professionnel et séducteur impénitent. Les trois hommes sont conviés au mariage de James Lingham, rancher bigot du Montana. Mais l'invitation n'a pas vraiment l'air de les mettre en joie. C'est que Lingham est un fantôme d'une autre vie, lorsqu'ils formaient tous les quatre le Gang du grand boxeur qui écumait les banques et a laissé quelques cadavres derrière lui. Surtout, le gang s'est acoquiné un moment avec une bande de pillards dont la violence les a dépassés. Au point qu'ils ont fini par laisser ces complices de circonstance pour morts et par remiser définitivement leurs colts. Or, le télégramme de James Lingham a tout pour inquiéter les Danford et Sterling : « Toutes les vieilles connaissances seront là », dit-il.
Une assemblée de chacals s'ouvre par une scène saisissante : « deux étrangers basanés » entrent dans un saloon. Un couple de jeunes mariés a le malheur de les regarder avec un peu trop d'insistance. Une conversation très particulière s'engage. On est en quelques lignes dans un western spaghetti de la plus belle eau avec regards perçants, mouches qui volent et dialogues chargés de menaces. Zahler est parti pour plus de 350 pages de poncifs du genre poussés à l'extrême limite de la caricature : desperados sans pitié, tricheurs aux cartes, ancien hors-la-loi devenu un paisible fermier s'apprêtant à épouser la sublime fille du shérif, adjoint trop ambitieux, indiens cruels et vengeance retorse.
Tout cela pourrait verser dans le grand-guignol sans queue ni tête, le défouloir sans épaisseur. Et S. Craig Zahler, comme dans son précédent roman, se plaît de toute évidence à jouer à l'équilibriste sur la mince frontière qui sépare la bonne série B du nanard patenté. Et s'il ne tombe pas du mauvais côté, c'est qu'il maîtrise parfaitement le genre qu'il a décidé de subvertir et sait s'en amuser sans jamais se laisser aller à enfoncer le clou plus qu'il n'est nécessaire et en évitant le piège du récit à cent à l'heure qui s'essouffle au bout de la première ligne droite. Il prend ainsi le temps, après un départ percutant, d'installer ses personnages, puis de faire monter graduellement la tension jusqu'à une confrontation finale proprement apocalyptique.
Une assemblée de chacals apparaît donc comme le parfait western de série B, confortable car on y trouve tous les clichés que l'on peut y associer, et déstabilisant par son traitement cru de la violence et un suspense qui relève quasiment du récit d'épouvante. C'est comme Exécutions à Victory un exercice de style réussi parce que, justement, il ne se limite pas au simple exercice mais sait y adjoindre un véritable fond.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Bazart
  27 décembre 2017
On avait lu récemment dans le cadre du masse critique Mauvais genre premier-et dernier jusqu'à présent-du nom , Exécutions à Victory, précédent roman de S. Craig Zahler paru en France, de la collection Neo Noire des éditions Gallmeister .
Un romancier qu'on connait aussi en tant que réalisateur puisqu'il faut savoir que ce S. Craig Zahler a réalisé « Bone Tomahawk » avec Kurt Russell en 2015, un western de terreur, reprenant le thème de l'enlèvement par des Indiens cannibales disponible en France seulement en VOD, sans être passé par la case salles.
Bref, cette dimension "série B" ( voire Z) imprègnait ainsi tous les pores de son film et de son premier polar noir 100% pur jus. Rebelote avec cette assemblée de chacals, western qui lorgne sur les mêmes ingrédients que son précédents romans à savoir une violence poussée jusqu'à l'extrême un humour noir bien marqué, à l'ironie bien mordante, des dialogues cinglants que ne renierait pas Tarantino himself.
Ce roman re dynamite les codes du western noir, c'est un livre puissant, noir qu'on dévore. cela va vite très vite. Pas mal de scènes sont dérangeantes et me font penser au film Dans son premier livre l'auteur avait déjà posé ses marques, et continue cette action pure et dure.
S. Craig Zahler, maîtrise parfaitement le genre et avec une écriture très visuelle, très cinéma, et un rythme frénétique prend néanmoins le temps,d'installer ses personnages, sans oublier de faire l'adrénaline et la tension au maximum, jusqu'à une confrontation finale bien tendue et explosive inhérente au genre. Bref, un parfait western de série B, féroce et joussif en diable qui ne se limite pas au simple exercice de style, on prend!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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trust_me
  08 décembre 2017
Au cours de leur jeunesse ils ont tué, pillé, volé. Et même si aujourd'hui ils mènent une vie paisible, leur passé tumultueux va les rattraper.
Jim va se marier et il a invité ses trois anciens acolytes du « Gang du grand boxeur ». Pas parce qu'il a hâte de les revoir après des années d'éloignement mais parce qu'une de leurs vieilles connaissances a annoncé sa venue à la cérémonie avec l'intention de faire de ce jour le pire moment de leur vie. Pour éviter un carnage, les quatre ex-amis n'ont pas d'autre choix, il va leur falloir affronter une dernière fois le diable en personne. Pour solder définitivement les comptes et payer une addition qui, au final, sera plus salée que tous qu'ils auraient pu imaginer.
Un western poisseux à souhait. La galerie de personnages a de quoi donner la nausée, tous sont de fieffés salopards qui, même s'ils se sont rachetés une conduite (certains du moins), ne suscitent pas la moindre empathie. S. Craig Zahler sait y faire pour installer une ambiance pesante. Il laisse la tension monter doucement, déroulant sa partition sur un air de « jusque-là tout va bien » dont personne n'est dupe. Et quand tout explose, il ne prend pas de gant. Ça claque, ça coule, ça gicle, ça torture, ça transperce, ça choque, ça remue. Une représentation de la violence un peu gratuite qui ne brille pas par sa finesse mais au moins les excès sont assumés sans chichi.
Une lecture plus divertissante que profonde, qui se dévore à la vitesse d'une balle sortant d'un revolver. Rien de bien marquant ni de surprenant au final mais la narration impeccable d'efficacité ravira les amateurs de récit pétaradant.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   07 février 2018
Une des dix-sept raisons pour lesquelles Elinore était une si bonne épouse était qu'elle ne le surveillait pas.
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BazartBazart   26 décembre 2017
« Après avoir tiré un trait sur leurs jeunesses de braqueurs et d’assassins, les quatre membres du “Gang du grand boxeur” mènent désormais des existences rangées et paisibles. Jim a si bien réussi à refaire sa vie qu’il est sur le point d’épouser la sublime fille d’un shérif. Mais un fantôme ressurgi du passé annonce qu’il compte s’inviter à la cérémonie et profiter de la fête pour régler de vieux comptes. La mort dans l’âme, les quatre anciens amis n’ont plus qu’à se donner rendez-vous au mariage, où il faudra vaincre ou mourir. Mais ce qui les attend dépasse de très loin tout ce qu’ils avaient pu imaginer… »
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JIMEDEJIMEDE   27 octobre 2017
À l'instant effroyable ou T.W. comprit ce qui avait été faut à sa fille, il se plia en deux et vomit ses entrailles brûlantes sur la roche. Il essuya la bile sur sa bouche, se releva et continua d'avancer vers le nord. Le représentant de la loi avait l'impression que son corps était un automate qu'il ne contrôlait de très loin.
T.W. et son détachement se rapprochèrent à vingt mètres. La lumière miroitait sur les longs clous qui dépassaient du crâne de Béatrice ; la dizaine de bâtonnets encerclaient sa tête comme un diadème ; Tara, silencieuse et immobile, portait la même couronne.
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JIMEDEJIMEDE   23 octobre 2017
Il était plutôt mignon et - malgré son visage perpétuellement vide - pas idiot, mais il était si ennuyeux qu'il restait de service même ses jours de repos...
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BazartBazart   26 décembre 2017
" Les hurlements de Jessica se transformèrent en sanglots hystériques ; Charles essuya la bile de sa bouche et s’agenouilla à côté de sa femme qui poussait des cris déchirants.L’ombre des jumeaux tombait sur le couple venu d’Arizona,mais aucun d’eux ne leva les yeux vers ses persécuteurs. Charles

enveloppa le doigt de Jessica dans un mouchoir pour stopper le saignement et pensa à Jésus Christ pour la première fois depuis leur mariage.

Une voix grave au fort accent irlandais dit :— Ce n’est jamais difficile de vous retrouver, les garçons.Allons-y.

— Oui, m’sieur, répondit le loquace."
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