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ISBN : 2366298609
Éditeur : Actusf (04/01/2018)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Ce sera pendant l'horreur d'une profonde nuit, la dernière d'octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l'autre camp, trouver l'endroit magique... L'enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe !
Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
ibon
  20 mars 2018
Zelazny, le grand auteur de Fantasy, rend hommage aux (vieux) monstres qui ont égayé nos nuits d'angoisse, il n'y a peut-être pas si longtemps. Ainsi, un vampire, un Jack au couteau, un guérisseur russe intrigant, un zombie benêt mais terrifiant et bien d'autres, vous trouverez rôdant dans les rues et les alentours de Londres.
Le narrateur s'appelle Snuff. C'est le chien de Jack qui est un assassin mémorable. Ce qui lui donne le privilège de communiquer avec les chats, serpents, rats, chouettes ou chauve-souris, eux-mêmes compagnons d'infortune des monstres cités plus haut. Son récit se présente sous la forme d'un journal qui s'arrête jusqu'à la nuit fatale où doit avoir lieu le Jeu: la nuit d'Halloween!
Les préparatifs du Jeu pour le grand soir vont bon train. Quoi de plus naturel que d'entendre creuser dans les cimetières pour prélever moelle de fémur ou oeil moisi?
Malgré une idée excellente, alléchante même, le scénario évoqué par le biais d'animaux ne m'a pas permis d'éprouver le moindre frisson.
Il faut croire que les monstres deviennent un peu moins monstrueux quand ils sont croqués par un chien.
Pas de quoi casser trois pattes à un canard mais distrayant!
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Dionysos89
  11 février 2018
De Roger Zelazny, il est possible de passer à côté de grandes choses. On connaît son cycle grandiose des Princes d'Ambre, mais sinon une large partie de sa production littéraire tient dans des nouvelles qu'il a parfois étendues en romans par la suite. Les domaines abordés dans ces récits y sont bien souvent très divers. Parmi eux, le Songe d'une nuit d'octobre, réédité par ActuSF au début de l'année 2018 apparaît comme un roman un peu particulier, dans sa mythologie et dans son traitement.
Que ce soit dans ses personnages ou dans son décor, le Songe d'une nuit d'octobre multiplie les références, de manière à la fois vague et précise (si, c'est possible de faire les deux). Pour expliquer cela plus précisément, imaginez que vous convoquiez dans une intrigue des personnages ultra connus, qui sont largement reconnaissables par des attitudes ou des éléments vestimentaires, mais que vous laissiez constamment planer le doute en ne donnant jamais les noms des dits personnages très connus. de fait, le mélange est intéressant car des références, il est possible d'en voir partout, notamment dans tout ce qui concerne un univers victorien (l'appellation steampunk ici serait un peu abusée), mais avec toujours ce petit côté « enquête » où l'identité des personnages ne nous est pas donné facilement. Ce mélange des genres se retrouve dans la mythologie convoquée pour servir d'appât à tous ces personnages : un portail va s'ouvrir et permettre potentiellement à des « Grands Anciens » à grosses tentacules de pénétrer dans notre monde. La préface de Timothée Rey est très éclairante à ce sujet, montrant que Roger Zelazny mêle habilement deux mythologies et y incorpore une troisième, la sienne (préface éclairante qui aurait sûrement mérité d'être une postface du coup).
Le traitement, lui non plus, n'est pas commun. D'ailleurs, une fois n'est pas coutume, le héros du roman est un chien. Snuff parcourt la ville où il vient de déménager et visite chaque jour, chaque nuit, les autres aminaux familiers qu'il connaît de plus ou moins loin et parcourt les lieux les plus mal famés du bled. Ce sont ses trente jours d'enquête urbaine qui structurent la construction de l'intrigue. La quatrième de couverture (qu'il vaut mieux éviter de lire pour se garder certains éléments à chercher soi-même) annonce la tenue d'une « murder party » entre détectives, enquêteurs et créatures victoriennes. Et c'est tout à fait à cela qu'il faut s'attendre ; tous les grands sont là et vous avez tout le mois d'octobre pour vous armer, vous préparer et vous placer en bonne position. L'amusement provoqué par l'auteur vient à la fois du point de vue du narrateur canin (ainsi que de son étrange maître et de ses captifs), de l'ambiance « Cluedo » qui règne dans cette bourgade et des coups tordus qui sont constamment fomentés par les différents protagonistes. Bref, la lecture est ici prise sous l'angle du jeu.
En définitive, cela fait bien plaisir de découvrir un tel roman atypique : un polar victorien teinté de différentes mythologies et une autre façon de découvrir un grand auteur comme Roger Zelazny.
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Alfaric
  25 septembre 2013
Le Jeu :
A chaque fois que la lune est pleine un soir d'Halloween, les astres sont propices et les murs de réalité s'amincissent : les spécialistes des sciences occultes se réunissent avant de s'opposer les uns aux autres.
- les Ouvreurs veulent effectuer un rituel pour libérer les Anciens Dieux.
- les Fermeurs veulent empêcher le rituel de s'accomplir pour préserver l'humanité
Les Joueurs :
On se régale avec les références à Poe, Lovecraft, Mary Shelly, Bram Stoker, Sir Arthur Conan Doyle, Robert Bloch, Albert Payson Terhune…
Car on retrouve 2 occultistes, un moine fou, un prêtre louche, une sorcière, un druide, le dénommé Larry Talbot, le Bon Docteur, le Comte et Jack !
Les Règles : il ne doit en rester qu'un ! (enfin, autant aller jusqu'au bout des choses)
Tout se déroule donc durant le mois d'octobre 1883 en 32 chapitres (31 jours + l'épilogue). Les joueurs doivent deviner qui est qui, choisir les bonnes armes et réunir un certain nombre d'ingrédients pour préparer le rituel ou son contre-rituel, et bien sûr, découvrir le lieu du rendez-vous de la nuit d'Halloween pour être au bon endroit au bon moment afin de favoriser son camp..
On espionne, on cogite, on s'allie, on se trahit… et attention aux dommages collatéraux, car un accident est très vite arrivé ! Vous vous souvenez des jeux de coopération et de déduction où on ne sait pas qui sont ses amis et qui sont ses ennemis : et bien c'est exactement cela ! Un jeu de rôle grandeur nature où il faut découvrir qui joue avec vous et qui joue contre vous avant la date fatidique ! Les choses commencent lentement, et plus on se rapproche de la nuit fatidique et plus la tension monte et les plus événement s'accélèrent (quitte à finalement être expédiés, car l'intérêt de ce court roman est ailleurs).
L'humour !
Stylistiquement c'est du Zelazny : rien à tomber de sa chaise au niveau de la plume, mais une imagination débordante et une envie manifeste de la partager avec le lecteur.
Car on apprend la véritable identité des joueurs à travers leurs familiers.
Et oui, les véritables protagonistes de cette histoire ce sont les animaux de compagnie qui doivent jouer les espions, les enquêteurs, les messagers, les coursiers pour leurs maîtres respectifs. Ils sont dotés de parole entre minuit et 1h du matin, et il faut bien mettre à profit ces périodes de communication pour faire avancer ses pions.
On peut être sceptique sur l'intérêt d'avoir des animaux comme personnages mais ils sont bien fichus avec les intrigues, les déboires, les espoirs, et les trivialités de leur condition… le chien Snuff, la chatte Graymalk, le serpent Quickline, le rat Bubo sont ainsi très sympathiques.
Bref, Zelazny nous conte une confrontation cruciale pour l'avenir du monde de manière légère et drôle, sans se prendre au sérieux une seule seconde : un gros bol d'air frais !
Lien : http://www.chemins-khatovar...
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bdelhausse
  13 juin 2018
On ne présente plus Roger Zelazny et ses Princes d'Ambre. Mais quand on a un tel succès avec une saga, il n'est pas rare que le reste de la production littéraire soit quelque peu oublié, même si elle est de qualité. Il y a d'autres cas comme Moorcock ou Farmer.
Ici, le titre français fait largement penser à Shakespeare, mais le titre anglais ne participe pas de ce rapprochement, puisqu'il est tiré d'un poème d'E.A. Poe, lequel est clairement une référence pour Zelazny.
Zelazny déroule davantage une évocation tout à fait personnelle du mythe de Chtulhu... sous la forme d'une comédie (de moeurs, bien souvent). Le tout est fait avec un humour également très personnel, qui n'est pas sans rappeler certaines joutes oratoires des Neuf Princes d'Ambre. Le ton est enjoué le plus souvent, mais l'auteur sait y faire pour distiller l'horreur et le suspense.
La pleine lune va coïncider avec Halloween... quelle belle occasion pour les Ouvreurs de se réunir afin d'ouvrir un portail pour inviter les Grands Anciens à revenir sur terre. Les Fermeurs se doivent d'empêcher cela. Et Zelazny nous déroule une belle bande de personnages peu recommandables, de Jack l'Eventreur à Larry "Wolfman" Talbot, en passant par Dracula (appelé le Comte)... ou le Bon Docteur (Frankensetin, of course). Vient également à passer par là le célèbre détective de Baker Street qui va multiplier les déguisements les plus invraisemblables. Il y a de clairs hommages à la littérature victorienne gothique, avec Shelley, Stoker... Mais, à mon sens, le personage de Talbot fait clairement pencher la balance vers les références cinématographiques. On imagine clairement le Comte ressemblant à Bela Lugosi, ou la créature de Frankenstein sous les traits de Boris Karloff. Hommage appuyé au cinéma noir et blanc de la Hammer ou des films de série B qui ont bercé mon adolescence.
Le tout est raconté par Snuff, un vieux chien qui en a vu d'autres et largement pourvus de pouvoirs magiques. Dont celui de deviner où se déroulera le rituel d'ouverture de portail. Chaque intervenant possède son familier, comme il se doit.
Et Zelazny, en très grand auteur, en remet une couche... Il y a Cthulhu, une comédie... et une enquête, un suspense... pour savoir qui est Ouvreur et Fermeur et qui dézingue à tout vat les protagonistes. le mélange des genres est tout àfait convaincant.
Au final, un divertissement, une parenthèse, un vent frais très agréable qui revisite pas mal de clichés et d'univers et qui se laisse lire. J'aurais aimé une fin un peu plus longue et moins précipitée, mais ce n'est qu'un détail.
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adeline80
  16 avril 2018
Feu Roger Zelazny à fait publier son roman en 1993 et la traduction française à suivi de peu, en 1995. Peut-on alors s'avancer en parlant de modernité? le roman semble en effet avoir était écrit en 2017 alors que la vague du stream punk, des animaux de compagnies sont en vogues et le roman semble refléter une soirée enquête comme pourrait les pratiquer les rôlistes d'aujourd'hui. De plus le vocabulaire employé n'est pas très riche (mais on en reviendra un peu plus tard car il y a selon moi une raison à cela).
Le topo: Des animaux de compagnie, tous différents les uns des autres, secondent leurs maîtres (qui appartiennent à la culture littéraire de la fin XIXème, au début XXème en passant par des films du début du cinéma d'épouvante) dans le plus étrange des jeux: ouvrir ou fermer un portail sur une créature des plus abominable qui soit (Voyons ici une référence à H.P. Lovecraft). Seulement au début du jeu, aucun ne sait le nombre des participants, leurs emplacement géographique et si ces derniers sont ouvreur ou fermeur. Seul est connu la date le 31 octobre (jour d'Halloween) et les objets qu'ils faut rapporter.
Ce roman est un peu pauvre à mon goût, l'auteur n'a fait que survoler l'idée et des choses mérite d'être approfondie. Les références sont quelques fois pas assez pousser. Et le vocabulaire assez pauvre pourrait rebouter ceux qui possède une culture littéraire (sans prétention aucune). Il y a quand même du bon dans tout cela, le vocabulaire peut se justifier car celui-ci est prononcer par des animaux de compagnie (un animal ne connaît pas beaucoup de vocabulaire). J'ai aussi apprécier la certaine nonchalance des personnages qui parfois est tourner à l'absurde selon les conversations.
Pour conclure, le roman reste à lire avec plaisir mais si vous voulez du littéraire passer votre chemin ...
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critiques presse (1)
Elbakin.net   15 mai 2017
Zelazny est un auteur facétieux, et en voici une nouvelle preuve. S’il ne s’agit certes pas d’un chef-d’œuvre, il semble vite évident que l’auteur s’est amusé à écrire cette histoire, plus ludique qu’indispensable.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SphilaptereSphilaptere   20 décembre 2018
Une nuit alors que nous étions dans un cimetière depuis peu, un vieux chien de garde est arrivé, et nous avons parlé un moment.
- Salut. Je suis un chien de garde
- Moi aussi.
- Je vous surveillais.
- Et je te surveillais.
- Pourquoi ta personne creuse un grand trou ?
- Il y a des choses là-dessous, dont il a besoin.
- Oh. Je pense qu'il ne devrait pas faire ça.
- Je peux voir tes dents ?
- Oui. Voilà. Je peux voir les tiennes ?
- Certainement.
- Ce n'est pas grave, peut-être. Tu crois que tu pourrais laisser un gros os quelque-part dans le coin ?
- Je pense que ça peut se faire.
- C'est vous qui étiez là le mois dernier ?
- Non. C'était la concurrence. Nous, on faisait nos courses ailleurs.
- Ils n'avaient pas de chien de garde.
- Mauvaise préparation. Qu'as-tu fait ?
- Beaucoup aboyé. Ils ont eu peur et sont partis.
- Bien. Donc nous avons sans doute une longueur d'avance.
- Ca fait longtemps que tu es avec ta personne ?
- Une éternité. Depuis quand es-tu un chien de cimetière ?
- Toute ma vie.
- Tu aimes ça ?
- Je gagne ma vie, a-t-il dit.
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tgranductgranduc   13 octobre 2012
Je suis un chien de garde. Mon nom est Snuff. Je vis avec mon maître Jack dans les faubourg de Londres. J'aime beaucoup Soho la nuit avec ses brumes odorantes et ses rues sombres. Tout y est silencieux et nous faisons de longues promenades. Jack est sous le coup d'une malédiction depuis très longtemps et doit faire l'essentiel de son travail la nuit pour éviter le pire. Je monte la garde pendant qu'il s'active. Si quelqu'un approche, je hurle.
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shamandalieshamandalie   04 mars 2018
A peine avais-je entrouvert la fenêtre que Needle se faufilait à l'intérieur. Elle tomba d'épuisement sur le sol, pantelante. Un autre bong retentit dehors.
- Je te revaudrai ça, Snuff, dit-elle. Donne moi une minute...
Je lui en donnai deux et elle commença à reprendre vie.
- Tu as des puces par ici ? Demanda-t-elle. Je viens de faire pas mal d'exercice et j'ai un petit creux.
- des puces, des puces... Ce n'est pas facile à attraper, elles sautent vite. Tu ne préférerais pas un fruit ?
- Mouais, les fruits, c'est bon aussi.
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shamandalieshamandalie   04 mars 2018
Je renversais la tête en arrière et me mis à hurler. Il ne remarqua rien. Tant pis. ça fait toujours du bien de hurler un bon coup quand on se sent frustré.
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shamandalieshamandalie   04 mars 2018
Je partis à la recherche de Graymalk. En vain. Elle était introuvable. Les chats ne sont jamais là quand on a besoin d'eux.
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Lecture par Roger Zelazny à la 4th Street Fantasy Convention en 1986
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