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Patrick Eris (Traducteur)
ISBN : 2207250083
Éditeur : Denoël (13/04/2000)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 47 notes)
Résumé :

Roger Zelazny (1937-1995) est l'un des plus grands noms de la science-fiction contemporaine, il a eu le prix Hugo pour Seigneur de lumière et a marqué la fantasy avec son cycle des Princes d'Ambre. Route 666 date de 1969 et a certainement influence tous les Mad Max présents et à venir. Il a même été porté à l'écran par un émule involontaire d'Ed Wood.
Hell Tanner est un enfoiré de première, un Hell's Angel qui n'a jamais eu le moindre respect pour la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  05 janvier 2017
Un bijoux que l'on ne manquera pas de rééditer , je le souhaite vivement ...
Un petit bijoux de SF post apocalyptique ... qui ne vaut pas son poids en euro mais qu'il faut lire absolument et qu'il faut absolument se procurer à un prix raisonnable ...
Ce roman nous plonge dans un monde détruit par les radiations nucléaires et la guerre nucléaire .
Il préfigure tous les mad max et tous les post apocalyptiques road movies ...
Ce monde est totalement chaotique : ruines .. épidémies ... radiations ... monstres mutants .. vents violents et pollutions chimiques ...
Un motard marginal , assez misanthrope et presque délinquant est réquisitionné pour transporter en véhicule blindé ( un convoi de trois véhicules ) un vaccin contre la peste de Californie à Boston ( par la route 666 ).
Comme dans tous les road movies ( qui se respectent ) ... le personnage évolue se transforme : C'est le thème de la Route ...
Ce texte est très bien écrit et le bouquin absorbe le lecteur dès les premières pages .
Le voyage est fantastique .. on va de ruines .. en paysages sinistrés et dangereux .
Le danger est omniprésent et le style est à la hauteur .
Je savoure toujours aussi le côté enfermé presque en permanence dans un véhicule blindé .
Le personnage s'imprègne progressivement de ses obligations envers les victimes de la peste et c'est le constat de l'altruisme , gratifiant , nécessaire et approprié , qui triomphe de façons crédibles et habilement posées .
Un MUST ....
La route 666
PS : Il y a une série B sympatoche tirée du livre .
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Ambages
  18 avril 2017
"Il revint en arrière, au jour où il était le Numéro Un, et ressentit une gêne qui lui était familière. Il avait loupé les affrontements de cette nuit-là, lorsque les flics avaient envahi la Côte et que toute sa meute avait été abattue ou déportée. Depuis, il n'était plus rien, qu'un pays sans habitant."
Un Hell's Angel sans meute, c'est un type à la dérive. Alors que le pays ait été ravagé par une pluie de têtes nucléaire, que les hommes deviennent fou et la nature ravagée, il s'en fiche. Mais Hell n'est pas un mauvais type. Quand les autorités lui proposent un deal, libération contre le convoi de la dernière chance pour Boston, il accepte d'aller livrer les vaccins. Dans cet univers post apocalyptique, il partira dans une voiture et traversera le pays en suivant la route 666, fera des rencontres, bonnes ou mauvaises.
J'ai particulièrement apprécié la manière dont Roger Zelazny décrit l'environnement, les tempêtes, les couleurs dues aux radiations, il y a un souffle dans son écriture. le récit est ponctué de flashs qui font remonter Hell dans son passé ou bien de petites scènes qui permettent à l'auteur de faire découvrir aux lecteurs ce qui se passe sur le bas côté de la route, de sorte que l'on plonge réellement dans son monde détruit, en mettant de temps en temps le frein à main. Hell est un personnage à la dérive qui donne tout. J'ai souri car parfois c'est vraiment une caricature dotée d'un sens romantique à tout épreuve "Il tira son couteau et grava sur le garde-boue : elle s'appelait Cornélia. Je ne connais pas son âge ni son nom de famille, je ne sais pas d'où elle venait, mais c'était la nana de Hell Tanner et je l'aimais. Puis il retourna à sa propre machine, démarra le moteur et reprit la route. Boston n'était plus qu'à une cinquantaine de kilomètres."
J'ai vraiment bien aimé la plume de Zelazny, son sens de l'humour, son code de l'honneur qu'il dépeint au profit du personnage de Hell avec son côté désabusé ainsi que son second degré dans l'écriture.
"Un décor sans intrigue ni personnages. Vous pouvez lui donner une définition, celle que vous voulez, et l'appeler comme bon vous semblera : le Chaos, la Création, un Cauchemar, le Cadran solaire ou ' ' (Remplissez vous-même les blancs.)"
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Tatooa
  09 octobre 2014
Un excellent petit bouquin "post-apocalyptique" à la "mad Max", je me suis régalé ! Il semblerait que je sois abonnée aux "road-trips" en ce moment. Bon vu le titre de celui-là, je m'y attendais un peu (avec "le livre des crânes", c'était moins évident, de suite, mouarf !). J'ai eu la chance de tomber dessus chez mon bouquiniste, pas cher, mais j'ai été un peu effarée par les prix des vendeurs sur amazon et autres sites où on trouve des bouquins d'occasion, ça m'a sidérée !
Nous avons donc ici un affreux jojo qui porte un nom prédestiné, Hell Tanner, qui est né après la guerre nucléaire et qui n'a connu qu'un monde dévasté. Dans ce monde dévasté, il y a toujours des Hell's Angels, qui sont toujours aussi chtarbés, et quand on fait de la moto dans un monde où un frigo, un camion, une chauve-souris géante ou n'importe quoi d'autre d'aussi flippant peut vous tomber sur la tête à n'importe quel moment, et où les poches de radioactivité sont nombreuses, il faut l'être, chtarbé ! Ce chtarbé-là a l'occasion d'échapper à la prison, s'il convoie un lot de médocs contre la peste de L.A. à Boston, par la route 666.
La route 666, c'est la route de l'enfer, mais dans ce livre, c'est le monde entier, qui est l'enfer, de fait.
Pour ceux qui connaissent l'énorme capacité descriptive de Zelazny en peu de phrases, ils ne seront pas surpris d'apprendre que ses mots font de l'apocalypse un monde qu'on n'a pas du tout envie de connaître... C'est un petit bouquin qui illustre bien son talent, l'être humain y est décrit avec un cynisme que j'aime bien chez les auteurs, et Hell Tanner est un "héros" de son temps, violent, sans pitié et sans détour, au moins avec lui on sait à quoi s'attendre, et pour ma part j'aime bien ça. Bourré d'action (ça n'arrête pas, il n'y a pas une page sans qu'il arrive quelque chose !), il est addictif, prenant, et les revirements intérieurs de Tanner, qui pourtant ne se pose pas forcément énormément de questions, sont assez réalistes pour qu'on puisse, si ce n'est s'identifier à lui, du moins le comprendre.
J'ai passé un très bon moment et je suis resté accrochée à ce bouquin jusqu'à ce que je sache s'il arrivait au bout de cette route 666 ! Et je ne vous le dirai pas !  
Après j'en aurais bien pris un peu plus, il est vraiment très, trop court !
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UnKaPart
  19 juin 2018
Un titre pareil fleure bon l'horreur satanique à deux ronds cinquante. C'est déjà mieux que la première édition française de 1974, Les culbuteurs de l'enfer, qui, elle, sentait la nique tout court.
Perdu (ou dommage, c'est selon), ni épouvante ni classé XXX. Mister Z nous embarque dans du post-apo “à la Mad Max”. Guillemets de rigueur, Route 666 est sorti dix ans avant que Mel Gibson ne taille la route à l'écran.

Damnation Alley paraît en 1967 sous forme de novella (machin flou quelque part entre la très longue nouvelle et le très court roman), avant de devenir un roman deux ans plus tard. de l'aveu de Zelazny, la première version est meilleure que la seconde.
Le bouquin a été adapté au cinéma en 1977 (Damnation Alley en VO, Les survivants de la fin du monde en VF, gros nanar dans toutes les langues), violé et transformé en film de zombie pourri en 2001 (Road 666) – faudrait être aveugle et débile pour ne pas capter où le scénariste est allé piocher son pitch…
Sans constituer un titre majeur de la biblio de Roger “Princes d'Ambre” Zelazny ni une oeuvre fondatrice du genre – on trouve déjà de l'holocauste nucléaire, de la peste et des pérégrinations routières chez Wilson Tucker dans The Long Loud Silence (1952) – Damnation Alley a marqué les esprits et la science-fiction. En vrac, la série de romans câblé de Walter Jon Williams, Fallout dans le domaine du jeu vidéo, le personnage de Snake Plissken, ainsi qu'une franchise de films qui a eu son petit succès : Mad Max. Sans parler des hordes de pillards venus picorer des idées en loucedé pour leurs romans/films/séries. On a vu pire destinée.

Le roman n'est pas exempt de défauts, à commencer par son titre français. Allusion à la route 66 qui traversait les trois quarts de l'Américanie de Santa Monica à Chicago et vice-versa, parsemée d'embûches infernales dans cet univers d'apocalypse : une highway to hell qui ferait plaisir à AC/DC. de 66 au chiffre de la Bête, il n'y a que six pas. Sauf que la traduction ne me paraît pas judicieuse et source de contresens. A l'époque où Zelazny a écrit son roman, il existait une vraie route 666 qui reliait l'Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique et l'Utah. Elle a changé de nom depuis à cause de sa numérotation connotée mauvais genre. En attendant, Zelazny n'aurait pas (et n'a pas, si j'en crois le texte en VO) employé ce chiffre, qui eût été source d'erreur. Perso, quand j'ai lu la quatrième, je me suis demandé comment Hell Tanner comptait aller d'ouest en est en suivant une route orientée sud-nord.

Hell Tanner, tant qu'on en parle… Anti-héros par excellence, bad guy qui pourrait attirer la sympathie s'il n'était pas un criminel violent, trafiquant, meurtrier, violeur, tout content de posséder un poignard SS… Un CV et un casier longs comme l'organe de Siffredi. Au bout d'un moment, plus moyen de jouer sur le romantisme du Hell's Angel, motard et brigand libre comme l'air. le type est un tel fumier qu'on a envie de le voir crever au bout de dix pages… et il va falloir le supporter encore deux cents autres.
Même si on se doute que le trajet aura valeur de quête rédemptrice, comment veux-tu racheter un type pareil ? Zelazny a tellement chargé la barque d'entrée qu'il est impossible de s'identifier à Tanner. Même s'il essaye de corriger le tir et d'humaniser le personnage par la suite – thème classique de la quête, du voyage et de la route qui te transforment –, non, je n'ai jamais réussi à oublier qui il était au départ (viol et torture, hein, pas le petit délinquant au coeur d'or sous sa carapace de gros dur).

Reste enfin le cas des inserts destinés à gonfler la novella en roman. Après coup, Zelazny reconnaîtra qu'ils n'ont pas été la meilleure trouvaille de sa carrière. Il a raison, l'animal.
Ces passages situés dans la ville de destination, Boston, sont censés servir à augmenter la tension. La situation part en vrille, restera-t-il quelque chose ou quelqu'un debout quand Tanner pointera le bout du nez ? C'était la théorie… En pratique, des flashes pas utiles voire contre-productifs. D'une part, l'épopée de Tanner en devient hachée et perd en tension dramatique. D'autre part, il ne sait rien de ce qui se passe à Boston (le texte insiste assez sur l'impossibilité de communiquer à longue distance) et il aurait été plus malin de laisser le lecteur dans la même situation. L'inconnu aurait mieux valu que la dilution.

Route 666 mérite pourtant le coup d'oeil. Entre aventure et monde aussi hallucinant qu'halluciné, les qualités du texte rattrapent ses défauts. de l'action, du vroum-vroum, du pan-pan, de l'humain aussi, quelque part entre le salaire de la peur et Au coeur des ténèbres, les radiations en plus.
Le roman retranscrit la hantise nucléaire des années 50-60, époque où tout pouvait péter du jour au lendemain. le coup de gueule de trop entre Soviétiques et Américains et paf ! ça partait. Quand Zelazny écrit Damnation Alley, la crise des missiles de Cuba est encore dans toutes les mémoires (excepté celle de JFK, étalée sur le capot de sa voiture).
La thématique a nourri beaucoup d'auteurs. Il est amusant de constater avec le recul que ce qui les chagrine n'est pas tant la disparition possible de l'humanité que la fin de la civilisation organisée. La mort est moins grave que le bazar… L'humanité et son sens des priorités… C'est d'ailleurs ce qui motivera Tanner. Il n'a pas sa place parmi la société des hommes… mais encore moins parmi les chauve-souris mutantes qui peuplent les villes mortes qu'il traverse. Mû par la préservation de son petit univers à lui, du monde qu'il connaît, même s'il le déteste, vive l'altruisme…

Récit estampillé guerre froide mais pas que. Route 666 emprunte au roman de chevalerie. Tanner, chevalier noir qui aurait troqué l'armure et le palefroi pour un blouson de cuir et une moto. Un chevalier et sa monture, comme ils disent dans K2000… et “l'enfer le suivait” (ça, c'est dans la Bible, passage des Quatre Cavaliers), il ne se prénomme pas Hell pour rien. le road-trip tient de la quête arthurienne. A défaut d'apporter la lumière divine par le biais du Graal, le triste sire Tanner a pour mission de sauver, gagnant au passage le pardon pour ses crimes (au moins sur le papier).
Western aussi, avec ses grands espaces sauvages, sa version post-apo de l'attaque de diligence et son cow-boy solitaire. On retrouve le même phénomène d'inversion qu'avec le roman de chevalerie : ici, Tanner se dirige vers l'est. Western d'un nouveau genre, comme le spaghetti qui émerge à la même époque au cinéma, où il n'est plus question que le gentil shérif aux bottes immaculées fasse triompher l'ordre et la loi pour le bien commun. Tanner incarne la violence, l'amoralité, les motivations individualistes, l'absence d'attaches, la marginalité. Bref un héritier du Conan de Robert Howard, lequel n'a pas seulement fondé l'heroic-fantasy mais a aussi marqué en profondeur la notion d'anti-héros.
Héritage enfin des épopées classiques, L'Odyssée et L'Enéide, road-trips post-apo avant l'heure (des histoires de vadrouilles après la destruction totale d'une cité, ça colle à la définition). Tempêtes, tornades, pluies de rochers, zones irradiées, monstres mutants géants, char d'assaut en guise de cyclope, le menu de Route 666 n'est pas sans rappeler celui des grands chefs Homère et Virgile.

Court et pêchu, Route 666 vaut surtout pour ce qu'il y a sous le texte et en dehors. En dessous, une définition du post-apo qui ne se limite pas à la science-fiction où on a coutume de le cantonner. Genre transversal et touche-à-tout, qui tient ici autant à la SF qu'à la fantasy, au western, à l'épopée, au roman de chevalerie : une chanson de geste moderne.
En dehors, une postérité assez conséquente pour que le bouquin ait donné l'impression de fonder un genre, celui du road-trip post-apo. S'il existe des précédents qui battent cette idée en brèche, il n'en reste pas moins que Damnation Alley en est devenu le canon, donc un incontournable.
Lien : https://unkapart.fr/route-666/
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lianne
  18 avril 2018
Un Road Trip d'enfer dans ces États-Unis dévastés et dangereux. Court mais efficace, l'ambiance hallucinée est au rendez-vous, dommage que l'histoire ne soit pas aussi convaincante.
Un jour quelqu'un a voulu rayer les États-Unis de la carte. Il a envoyé de quoi tout anéantir. Mais ses bombes ont laissé en vie les 2 cotés opposées du pays : le nord est (Boston) et le sud ouest (la Californie). L'histoire se passe des années après, plus personne n'a traversé le pays depuis très longtemps et on n'a plus des rumeurs de ce qu'il se passe de l'autre coté.
Hell Tanner est un Hell's Anger, enfin un ancien vu qu'il est le tout dernier vivant dans sa zone, l'ancienne Californie. Il sème le chaos derrière lui ou qu'il aille et cumule les arrestations pour tout les crimes possibles et imaginables.
Mais voila la situation change, un homme a réussi à traverser le pays et il apporte une bien mauvaise nouvelle : une épidémie de peste ravage les derniers survivants de l'autre coté. Hors il se trouve que c'est la Californie qui a toutes les réserves de médicaments. du coup celle ci va envoyer à son tour une expédition sur la fameuse Route 666, chargée de délivrer les médicaments et essayer de sauver le maximum de personnes à Boston.
Voila pourquoi les autorités décident d'accorder a Hell Tanner l'amnistie pour tout ses crimes si il accepte d'être un des 4 chauffeurs qui vont se lancer pour essayer de faire la traverser a bord de voitures blindées et sur-équipées ...
Et bien en voila un road trip ! Paysages dévastés et encore radioactifs, créatures dignes de téléfilm d'horreur, catastrophes météorologiques et géologiques ... Tout y passe.
Niveau ambiance post-apocalyptique on est en plein dedans. Ce qui n'est pas étonnant car ce livre a servi de source d'inspiration pour créer les Mad Max. du coup l'ambiance et les monstres sont étrangement similaire et on retrouve avec plaisir cet univers.
En fait le seul souci que j'ai eu c'est qu'au final on avait plus l'impression que c'était une énumération de tous les problèmes qui pourraient survenir dans ce genre de situation. Ils arrivent l'un après l'autre, et des fois on a un peu l'impression que les erreurs sont toutes humaines et que si personne n'arrive à passer c'est surtout parce qu'ils agissent trop souvent comme des idiots sans cervelle (ce que n'est pas Hell Tanner) plus que parce que le danger est vraiment hyper important.
Limite je me demandais pourquoi plus personne ne traversait. Mais vu que ça nous met vraiment dans l'ambiance, ça n'est finalement pas bien important.
Le personnage de Hell Tanner par contre était très sympa dans le genre personnage "torturé mais qui a décidé de faire le bien une dernière fois dans sa vie". En fait ce voyage est un espèce d'au revoir pour lui, un dernier défi et il n'a pas l'intention d'échouer. C'est un peu sa façon à lui de se ranger, d'arrêter les conneries.
Ce n'est pas pour autant un personnage sympathique. Il est totalement concentré sur le but final et si il doit mettre un autre en danger pour survivre, il le fera sans aucun hésitation. Il ira jusqu'au bout, rein ne peux l'arrêter.
J'ai trouvé que les points de vue à Boston n'apportaient finalement pas grand chose, à par pour nous rappeler que l'épidémie se répand petit à petit. Mais vu que les voitures ne prennent pas leur temps et ne peuvent pas voyager plus vite, finalement on ne ressent pas cette frustration du temps perdu face à l'inévitable. du coup le ressort dramatique ne sert pas à grand chose.
J'ai aussi été un peu déçue de la fin. En fait elle n'était pas vraiment crédible pour moi, Je ne peux pas trop en parler pour ne pas spoiler et je veux bien que le coté réalisme des situations soit un peu mis de coté dans un roman de ce genre mais celle ci a un peu été la goute d'eau qui a fait déborder le vase pour moi à ce niveau la.
Ce que je retiendrais de ce livre assez court c'est surtout l'ambiance et le personnage. A eux seuls ils arrivent vraiment à nous marquer, on est vraiment dans un roman post-apocalyptique très efficace et sans répit. Dommage que le reste ne suive pas vraiment.
15/20
Lien : http://delivreenlivres.blogs..
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AmbagesAmbages   18 avril 2017
Un décor sans intrigue ni personnages. Vous pouvez lui donner une définition, celle que vous voulez, et l'appeler comme bon vous semblera : le Chaos, la Création, un Cauchemar, le Cadran solaire ou ' ' (Remplissez vous-même les blancs.)
Imaginez le spectacle : il y a là des milliers de piliers semblables à ceux que Mermoz, cet intrépide aviateur, aperçut après avoir traversé l'Atlantique dans son aéroplane et négocié cette région de la côte d'Afrique qu'on appelle le Trou noir – d'immenses colonnes battues par la mer – les queues des tornades – ou, comme les a décrits Saint-Exupéry, « s'élevant tel un mur » - et à première vue on pourrait croire qu'ils ondulent sur place, puis leurs sommets s'enflent peu à peu et restent là, immobiles, supportant toute la force des vent qui balayent sans répit le monde entier, les nourrissent de la moisson des océans et des terres, gravés, croqués, limés, noircis parfois par les éclairs qui commencent par pulser, puis décrivent des figures évoquant des araignées avec trop de pattes ou des idéogrammes chinois qui filent et se pourchassent et se récrivent eux-mêmes dans des couleurs rouges maléfique, jaune éclatant, bleu de glace, blanc éblouissant, et parfois des verts et des violets mystiques selon les variations du spectre où il circulent, et si vous étiez là, ce qu'on ne peut souhaiter à personne, tout se passerait le temps d'un clin d'œil, le moment où le ciel englobe la terre et la mer séparés depuis le premier jour de la création pour en faire une masse de plasma, où il les transforme en rivières sombres qui s'écoulent le long de sin infini, les disperse en nuages nébuleux, les harcèlent du lever au coucher du soleil et continue toute la nuit durant, noie les étoiles dans leurs profondeurs aqueuses, oblitère la lune, étrangle ou teint le soleil, noircit le dôme qui recouvre le monde ou le teint de couleurs bariolées comme un œil de Pâques, fonçant dans les hauteurs ou à basse altitude, mais toujours en perpétuelle métamorphose, jonglant avec des milliers de particules solides, liquides ou gazeuses, selon des trajectoires que seuls de tels vents peuvent atteindre pour, parfois, se briser contre les sommets des montagnes les plus hautes, cinglant les arbres et les gratte-ciel, ou fondant sur la terre pour la dévaster et l'inonder de débris, la labourer, la fertiliser, la marteler de pluie, de pierres, de morceaux de bois, des résidus de mer et de terre, du métal, du sable, du feu, des tissus, du verre, des coraux, et parfois de l'eau, au cours de ses efforts pour discipliner la Terre et les mers qui ont peut-être trop profité de lui, trop longtemps, en ramenant à la raison ceux qui n'ont pas respecté les pactes entre les éléments de base, qui ont rempli les cieux de millions d'éléments polluants, qui ont souillé la stratosphère avec la radioactivité de cinq cents ogives nucléaires qui explosèrent prématurément, provoquant une réaction en chaîne spontanée qui troubla son bleu limpide durant ces trois jours où le pacte fut rompu, si bien que, tout en haut, les nuages se déchirèrent et s'en allèrent avant que ne s'élève un gémissement de protestation contre cette ultime familiarité, et peut-être le ciel crie-t-il toujours « Au viol ! » ou « A l'aide », ou même « Mon Dieu ! », et le fait qu'il ait encore la force de crier, d'appeler à son secours tout ce qui peut engendrer une parcelle d'espoir ou la promesse d'une purge finale, de la terre et de la mer comme des cieux, quoiqu'il puisse d'agir du hurlement des quatre cavaliers de l'Apocalypse qui s'élève de sa gorge alors qu'il avale pour mieux recracher ; et alors son souffle se lève, peut-être se gorge-t-il de flammes puisées à même les brasiers où sont tombées les bombes à cobalt ; car celles-ci continuent de battre leur pulsation de mort, elles sont désormais la terre elle-même, et peut-être n'offensent-elles pas le ciel, ou peut-être le provoquent-elles, le poussant à réagir ; mais pensez un instant à ces mille colonnes dans le ciel qui vous donnent à croire que le monde n'a pas été construit pour l'homme ; elles sont là, surgissant du sol pour s'élever vers le ciel, tels des anges, ou des dalles vertes de la mer, là où l'homme n'a jamais osé aller, puis relient le ciel à la terre en une communion sacrée, un transfert d'essences primordiales, avant de se taire à nouveau ; elles se plient et se détendent comme des ressorts ; et parmi tout ce que le ciel donne pour mieux le reprendre après l'avoir altéré, il n'y a rien de plus bouleversant que la vie elle-même, si toutefois vous pouvez la percevoir, et d'ailleurs il vaut mieux que personne n'assiste à ce spectacle, ne voie comment la lumière laisse la place aux ténèbres et provoque l'arrivée des flots recouvrant la terre, mieux vaut ne regarder que du soleil, de l'azur, des cirrus et des masses de cumulus, alors qu'une ville, un chien, un homme s'envolent dans le ciel pour y être transfigurés et redescendre sous forme de poussière, la substance même du limon primitif qui dégouline du néant pour, peut-être, tout reprendre à zéro, de la toute première cellule, mais c'est peu probable, car les vents n'ont rien à voir avec les hommes ou la vie elle-même, mais plutôt, comme dut le remarquer le brave Mermoz en ce jour d'apothéose, malgré leur proximité, ils sont distants, si distants.
Et plus que toute autre chose en ce monde, c'est cet éloignement qui force le respect.
Un décor, rien de plus ; ni scénario, ni personnages.
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TatooaTatooa   07 octobre 2014
Le conducteur alluma ses feux antibrouillard, remit la sirène, et appuya sur le champignon. Le rugissement du vent et le gémissement de la sirène semblaient s'affronter pour conquérir l'espace. Loin devant eux, au bout de l'horizon, s'étendit une aurore bleue qui palpitait comme un gyrophare. Tanner finit sa cigarette et l'homme lui en donna une autre. A ce stade, tous les autres flics en avaient allumé une.
- Tu sais fiston, dit l'homme à sa gauche, tu as de la chance qu'on t'ait rattrapé. Comment aurais-tu pu rouler en bécane par un temps pareil ?
- Moi, ça me plaît, dit Tanner.
- T'es cinglé.
- Non, je m'en serais sorti. ça ne serait pas la première fois.
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finitysendfinitysend   28 août 2012
Puis il y eut un bruit évoquant un bang tonique et un nuage de poussière et de cailloux s'abattit sur eux comme une malédiction du ciel . Une petite fissure naquit à l'angle droit du pare-brise -pourtant à l'épreuve des balles -et des pierres grosses comme des billes rébondirent sur le toit et le capot . Les pneux émirent un drôle de bruit en passant sur le gravier qui, désormais , jonchait la surface de la route .
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TatooaTatooa   08 octobre 2014
- Je crois que tu n'as pas tout capté, Greg. Je suis un Hell's Angel. Peut-être le dernier. Et je suis resté un Ange de l'Enfer, même si on a dû échanger nos jeans contre des cuirs rapport à ces foutues tempêtes. Tu sais ce que ça signifie ? Je suis le dernier, et je dois être à la hauteur de notre réputation. Personne ne vient nous emmerder, ou sinon on lui fait la peau. C'est comme ça. (Hell Tanner)
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LaGeekosopheLaGeekosophe   28 mai 2018
Tu rencontres quelqu'un, et tout d'un coup vous comprenez tous les deux que vous êtes pareils. Pas besoin de sang, pas besoin de protocole merdique. Vous êtes potes, un point c'est tout. Le reste, les rites sociaux , c'est du passé. Ils sont morts avec l'ancien monde.
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