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EAN : 9782879295121
190 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (12/01/2006)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Israël, janvier 1991. Une attaque de l'Irak à l'arme chimique est redoutée, la guerre du golfe est imminente. Constance Kahn, une jeune Française, a choisi de s'installer à Jérusalem pour écrire son mémoire sur Flavius Josèphe.
Elle partage sa vie avec Nathanaël, un peintre révolté et imprévisible, travaille dans une boutique bio, a pour amie Tamar, étudiante comme elle en histoire antique, et sur le point d'accoucher. Dans quinze jours tout ce monde aura peu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  07 septembre 2019
Janvier 1991, les exactions de Saddam Hussein poussent la communauté internationale à lancer un ultimatum à l'Irak. La guerre est peut-être pour bientôt. Toutefois, avec En retard pour la guerre, l'autrice Valérie Zenatti choisit non pas de raconter ce conflit, plutôt de démontrer l'impact qu'il a pu avoir 1 000 km plus loin, à Jérusalem. Les Juifs craignaient des représailles (il faut croire qu'à l'époque, déclarer s'en prendre à l'État d'Israël était la réponse automatique des pays arabes avoisinants…), des missiles de longues portée, des gaz, etc. Un climat lourd s'installe, certains cèdent à la panique, d'autres tâchent de rester calmes. Plus on se rapproche du dernier jour de l'ultimatum, plus on a cette impression de compte à rebours vers la fin du monde. C'était troublant.
Mais pas trop pour Constance Kahn, une Française installée depuis peu à Jérusalem pour écrire son mémoire sur l'historien antique Flavius Josèphe. Cette jeune femme regarde d'un oeil extérieur le climat se détériorer à Jérusalem. Les journaux y vont de grands titres prédisant la catastrophe, on distribue des masques à gaz, certains produits ne sont plus achetables… Se dirige-t-on vers une ration ? Puis, éventuellement, Kahn elle-même est gagnée un peu par toute cette agitation, surtout quand sa vieille voisine de palier perd la boule et tente de mettre le feu à sa porte. Je dois admettre ne pas avoir aimé ce passage bien qu'il démontre clairement comment la tension pouvait affecter n'importe qui. Pareillement pour sa relation avec Nathanaël, qui me semblait brouiller l'essentiel du message de l'autrice et complexifier inutilement le roman. À l'opposé, il y a ces petites scènes de la vie quotidienne, avant et pendant l'incertitude, qui n'apportent rien (ou si peu) à l'histoire. À certains moments, je me demandais si la guerre n'était qu'une intrigue de second plan. Ça donne l'impression d'être plutôt inégal.
Je l'écrivais plus haut, Constance Kahn travaille sur Flavius Josèphe, un auteur romain d'origine juive du 1er siècle qui a écrit, entre autres, La guerre des Juifs. Ça raconte la prise de Jérusalem par les Romains en l'an 70. Cette deuxième trame apporte une dimension supplémentaire au roman En retard pour la guerre. C'est comme si l'histoire de Kahn était une répétition de l'autre guerre, deux mille ans plus tard. Comme si tout était toujours inévitable dans ce coin du monde. Je trouve seulement que cette autre trame n'ait pas été davantage exploitée. Seulement de brefs extraits en début de chapitres. Et si La guerre des Juifs était difficilement utilisable de première main, Kahn aurait pu y penser davantage, imaginer comment les habitants de Jérusalem devaient se sentir à l'approche des Romains, lors de l'attaque de la cité, comparer les réactions des gens, etc. Mais bon, je dois critiquer ce roman et pas ce qu'il aurait pu être, je suppose que son public cible, les jeunes adultes, vont apprécier. Zenatti a réussi à bien faire passer les émotions de ses personnages et à rendre accessible les enjeux de ce conflit.
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garrytopper9
  02 avril 2015
Challenge ABC
Une fois de plus, grâce au challenge ABC, j'ai lu un auteur que je n'aurais sans doute jamais lu si l'on m'avais proposé son livre comme ça. Les auteurs dont leur noms commencent par la lettre Z ne sont pas légion (hormis Zola et Zweig je n'en connais pas d'autre.)
En fouillant dans la petite bibliothèque de ma ville je suis tombé sur un auteur inconnu, Valérie Zenatti. Ce livre est son premier roman et nous raconte la vie de quelques personnes quelques semaines avant que la guerre du golfe n'éclate. L'idée est sympathique, et même si ce n'est pas mon type de lecture, le sujet aurait put être intéressant.
Hélas ce n'est pas écrit d'un assez bonne manière. Attention, je ne dit pas que c'est mal écrit, je ne suis pas écrivain donc je ne donnerai certainement pas des conseils d'écriture. Non, là ou se trouve le problème c'est dans la façon dont se déroule l'histoire. On se retrouve avec de nombreux chapitres qui font office de petite scènes dans lesquelles il ne se passe hélas pas grand chose. Une fois Constance (le personnage principal) va acheter des fruits, une autre fois elle va ici, et puis là-bas etc…
De plus il y a une multitude de personnages annexes qui ne sont pas développés, et les deux ou trois personnages principaux ne sont pas attachants. Alors il y a le coté préparation à la guerre, le fait de devoir faire une pièce stérile, la flambée des prix, les changements d'attitudes des habitants alors que leur dernier jour approche. Tout cela est très bien rendu, mais le soucis c'est que cela se passe durant les 50-60 première pages et qu'après, on à le sentiment de élire encore et toujours les mêmes choses.
L'idée de départ était bonne et cela aurait pu donner un livre intéressant, mais je ne sais pas, sur moi ça n'a pas fonctionné, à aucun moment je ne suis vraiment rentré dans le livre.
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andreas50
  06 juillet 2018
C'est par hasard que je lis mon premier roman de Valérie Zenatti; auteure que je ne connaissais pas; et c'est la déception. J'ai trouvé En retard pour la guerre; ce journal, ce roman, ce témoignage; brouillon, pâlot, sans intérêt. Bien sûr, Constance Kahn a vécu des moments traumatisants à l'époque de la première guerre du Golfe. Nous avons toujours en mémoire les envois de fusées Scud sur le territoire d'Israël, la hantise des supposées charges chimiques que Saddam Hussein avait déjà déversées sur sa propre population. Constance qui est à Jérusalem pour rédiger un mémoire sur Flavius Josèphe, qui raconte l'assaut de cette ville par les Romains. Paradoxe de l' Histoire, Israël se prépare à une nouvelle guerre, plus sournoise, peut-être totale. Constance, comme la population,est dans l'inquiétude, la peur du lendemain, qui provoque le désir de profiter pleinement de la vie jusqu'aux excès en tous genres comme si la fin du monde était là. Pour Constance, l'approche du danger lui rappelle les traumatismes de son enfance salie, abusée par un oncle incestueux. Et puis il y a sa relation amoureuse avec un compagnon tyrannique qui ne lui apporte que frustration et insatisfaction. C'est finalement auprès de sa meilleure amie Tamar, enceinte, attentionnée envers Constance que celle-ci va retrouver sérénité, apaisement, avant de découvrir un véritable amour en la personne d'un autre étudiant.
Bref, l'ensemble de l'histoire manque d'ordre, de consistance. le côté émotionnel, dramatique ne passe pas, et laisse le lecteur sur sa faim.
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Albina
  15 avril 2018
L'idée de départ était séduisante : établir un parallèle entre un passé ancien : l'histoire de Jérusalem, assiégée par les Romains, racontée par Flavius Josèphe, et une période dramatique vécue en Israël par une jeune étudiante lors de l'opération « tempête du désert » (la guerre contre l'Irak). Mais on a malgré tout un peu de mal à voir le rapport entre les deux si ce n'est à travers ce sentiment terrible de se retrouver en état de siège. Dans le premier cas, l'histoire se terminera par la victoire des Romains et la trahison de Flavius, dans l'autre, Israël se défendra efficacement, ne subira aucun dommage réel sinon cette peur diffuse et bouleversante devant l'imminence d'une catastrophe éventuelle et la nécessité pour les habitants de mettre des masques à gaz et de se calfeutrer entre les murs.
L'auteur néanmoins nous rend ce sentiment de panique palpable tout comme elle nous fait partager les aventures de son héroïne Constance, prisonnière d'un passé glauque et victime d'un viol incestueux dont elle a du mal à s'affranchir. L'enfant blessée dans sa chair et dans son mental a tendance à rester passive face à un amant rustre et abusif. Elle finira par le quitter et rencontrera un étudiant... Il y a parfois quelques évocations poétiques et l'histoire assez captivante se laisse lire agréablement.
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Vermeer
  30 mai 2018
L'action se passe essentiellement à Jérusalem et Tel Aviv au moment de la guerre contre l'Irak en 1991. Constance, une étudiante française, y rédige une thèse sur Flavius Josèphe qui raconte l'assaut de Jérusalem par les Romains. Nous découvrons à la fin du roman qu'elle n'est pas là uniquement pour cela mais aussi pour échapper à une histoire personnelle traumatisante (en écho au début du récit).
L'auteur y décrit l'attente, la peur, la panique inhérentes à toute guerre et la vie qui continue (l'accouchement de son amie).
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
garrytopper9garrytopper9   02 avril 2015
Nos vies ne peuvent pas s’achever ici, ainsi. La mort dans cette nuit de vacarme n’est pas dans l’ordre des choses, ne peut pas clore les années écoulées depuis notre naissance. Je ne perçois aucun enchainement logique entre ce que nous avons vécu et cette conclusion.
Je refuse de m’y résoudre.
Pas encore.
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VermeerVermeer   30 mai 2018
J'ai senti que je contenais en moi des milliers de possibles, tels des points lumineux. Je ne pouvais pas les nommer, dire de quoi ils étaient faits mais ils étaient là, flottant dans le bonheur et la douleur d'exister, d'avoir les yeux ouverts, de lever la tête vers le ciel, marcher vers la mer, et se sentir vivante.
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SachenkaSachenka   07 juillet 2020
- Le temps passe si vite. Il faut profiter de chaque seconde.
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AlbinaAlbina   15 avril 2018
P168 « Le passé n’existe pas, pas plus que l’avenir. C’est bien en hébreu biblique qu’on parle d’accompli et d’inaccompli, non ? Ce qui est accompli est en toi, le bien et les saloperies, les caresses et les coups, c’est gravé à jamais, ça ne s’efface qu’avec la mort… »
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mimipinsonmimipinson   08 août 2011
« Oui, mais quoi ? Comment saisir l’essentiel ? Distinguer ce qui, dans le présent ,sera important sera une fois transformé en passé ? »
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Videos de Valérie Zenatti (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valérie Zenatti
33EME FÊTE DU LIVRE DE BRON 6—10 MARS 2019 HIPPODROME DE PARILLY + LIEuX PARTENAIRES
Au fil des grands romans, essais, bandes dessinées, recueils poétiques ou livres jeunesse publiés dans l'année, nombreux sont les auteurs qui explorent les liens entre nature et culture, animalité et civilisation, instinct et normes sociales, urbanité et sauvagerie.
De Serge Joncour à Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018 pour Leurs enfants après eux, en passant par la brillante essayiste Marielle Macé, l'écrivain David Diop ou le grand anthropologue Philippe Descola, cette interrogation sur la part animale se double d'une réflexion profonde sur les enjeux de notre monde contemporain – l'urgence environnementale, la violence sociale, la pauvreté, les migrations – autant de thèmes que la littérature et les sciences humaines permettent d'éclairer et de mettre en perspective.
Mais La Vie Sauvage, c'est aussi la vie vivante, électrique, désobéissante, audacieuse et imaginative, cette part de rêve et de poésie, de subversion et d'invention que les livres continuent de porter envers et contre tout.
La littérature aussi est une forme de vie sauvage !
Avec DOMINIQUE A · NINE ANTICO DIDIER CORNILLE · GAUTHIER DAVID PHILIPPE DESCOLA · DAVID DIOP · FABCARO · JÉRÔME FERRARI · JÉRÉMIE FISCHER · RAPHAËLE FRIER · CLAIRE GARRALON · PIERRE GUYOTAT · SERGE JONCOUR · ANDREÏ KOURKOV · OLIVIA DE LAMBERTERIE · RÉGIS LEJONC · NICOLAS MATHIEU · LAURENT MOREAU · FRANÇOIS MOREL · JEAN-CLAUDE MOURLEVAT · FRANCK PRÉVOT · VÉRONIQUE OVALDÉ · ATIQ RAHIMI · DELPHINE DE VIGAN · ÉRIC VUILLARD · VALÉRIE ZENATTI.
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