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EAN : 9782070793655
96 pages
Éditeur : Gallimard (08/09/2016)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 51 notes)
Résumé :
"Personnellement, je suis quasiment certaine que c'est lui l'assassin, mais il me manque la preuve ultime, la preuve inébranlable". Après la survenue d'un drame épouvantable, Betsy se replonge dans ses souvenirs. Lui, personne ne peut l'imaginer en meurtrier calculateur. Pourtant, elle en a l'intime conviction... Qui soupçonne-t-elle d'avoir commis ce crime ? Deux nouvelles qui explorent avec justesse les sentiments qui peuvent nous habiter, de la jalousie destructr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  17 décembre 2019
"Personnellement, je suis quasiment certaine que c'est lui l'assassin, mais il me manque la preuve ultime, la preuve inébranlable."
Ainsi commence la seconde nouvelle qui donne son nom au livre.
Dans une langue qui est, comme toujours un régal à lire, Stefan Zweig nous fait nous interroger sur cette question essentielle : peut-on accuser sans preuve ?
L'intime conviction suffit-elle ou faut-il obligatoirement prouver la culpabilité ?
Le caractère odieux d'un crime justifie-t-il que l'on déroge à la règle fixée par la loi ?
Le sujet est grave.
Stefan Zweig n'en a pourtant pas fait une lecture austère, loin de là.
Il a mis beaucoup d'humour et de fantaisie dans son texte ; cela rend la lecture très agréable et fait par contraste encore plus ressortir l'abjection des faits.
Avec le talent que nous lui connaissons, l'auteur arrive en très peu de pages à donner vie à des personnages qui ont une réelle substance et à dépeindre parfaitement leur caractère.
L'un d'eux est particulièrement réussi et certaines passages m'ont particulièrement régalée. Nous avons tous croisé un moment ou un autre ce genre de personne : monsieur parfait ou du moins qui prétend l'être et le clame à tout bout de champ.
Parfaitement insupportable... et parfaitement bien créé et mis en scène par Stefan Zweig pour le plus grand plaisir du lecteur.
Cette seconde nouvelle est une grande réussite.
Je serai moins enthousiaste en ce qui concerne la première que j'ai trouvée pétrie d'angélisme.
Un homme qui passe sa vie à faire le bien autour de lui sans rien demander en retour, c'est très beau, c'est admirable... mais est-ce vraiment réaliste ?
Si l'humanité entière était honnête et désintéressée, oui, bien sûr, et ce serait merveilleux.
Dans notre monde égoïste et violent, je ne pense pas.
Je n'ai donc pas accroché à ce texte que j'ai trouvé vraiment trop peu crédible, mais vais garder précieusement le souvenir du second, réaliste et percutant.
Un livre très court qui se lit d'une traite, très original dans l'oeuvre de Stefan Zweig.
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kuroineko
  01 octobre 2017
Deux courtes nouvelles d'un maître du genre dans cet opuscule. le récit éponyme a surtout retenu mon attention. Comme souvent chez Stefan Zweig, l'intrigue est vue par les yeux d'un témoin, en l'occurrence la voisine du couple autour duquel tournera l'histoire.
L'auteur place petit à petit ses ingrédients, dressant un décor idyllique : deux demeures campagnardes, le calme, la tranquillité, un cours d'eau coulant avec flegme, ... Les époux témoins y vivent depuis déjà un bon moment. Ils accueillent un jeune couple qui s'installe dans la seconde maison.
Malgré son court format, Stefan Zweig réussit à dépeindre des caractères et des personnalités précises et construites en profondeur. S'ajoute à ce petit monde de bipèdes, un chien... C'est là que l'histoire se corse. Et nous offre un réel bonheur de lecture.
Est-il encore nécessaire d'appuyer sur les grandes qualités d'écriture de l'écrivain? Je ne crois pas. Et pour s'en convaincre toujours plus, il n'est qu'à lire encore et encore ce talentueux conteur.
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frconstant
  13 juillet 2017
Stefan ZWEIG n'est plus à présenter. Son nom, ses écrits sont mis en évidence dans toutes les bibliothèques, les librairies et les réseaux d'échanges littéraires. Né en 1881, ZWEIG est toujours d'une grande actualité! Aiguisé par ses nombreux voyages, l'expérience du 1er conflit mondial qui le conduira à s'associer au mouvement pacifiste international dès juin 1917 et, surtout, par sa capacité jamais démentie de regarder l'humain avec lucidité et empathie même quand la critique de ses actes s'impose, il est et este une des belle plume humaniste qu'il nous est donné de lire avec félicité.
Dans ce très bref ouvrage contenant deux nouvelles, ZWEIG souligne l'existence d'hommes qu'on n'oubliera jamais et les qualités de vie qu'il leur attribue - rappelons-nous l'époque de ses écrits - ouvre une fenêtre d'authenticité sur le partage des biens et services à donner comme à recevoir!
La seconde nouvelle nous interroge sur l'équilibre devant présider à toute forme de relation entre l'Homme et l'Homme, entre l'Homme et l'animal. Mais au-delà, en surplus, il prolonge sa réflexion par une interrogation qui tenaille tant d'hommes et de femmes parmi nous : Avons-nous le droit d'accuser sans preuve factuelle ? Pouvons-nous décider de la culpabilité de l'autre sur base de nos seules certitudes, nos déductions, nos observations, croyances et cogitations de toute nature ? Qu'est-ce qui doit nous retenir d'accuser sans preuve ! … Quand on connaît les dégâts de la rumeur, comme ceux des non réponses avec lesquelles les victimes doivent parfois vivre, cette question d'éthique reste d'une actualité brûlante ! ZWEIG l'avait dit, déjà ! Et avec quelle maîtrise !
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MissSherlock
  24 avril 2017
Ce recueil contient deux courtes nouvelles de Stefan Zweig.
La première, Un homme qu'on n'oublie pas, est un récit humaniste émouvant. Zweig conte l'histoire d'un homme simple, vivant dans la rue, rendant de menus services aux habitants et ne se faisant payé que lorsqu'il en a besoin.
Zweig prétend qu'il s'agit d'une histoire vraie ce qui rend ce récit d'autant plus touchant.
La seconde nouvelle, la plus longue, Était-ce lui ? est un vrai suspense. La narratrice, Betsy, débute son récit de façon fracassante : un drame est survenu et elle soupçonne quelqu'un d'être... un assassin ! Une fois le décors planté, Betsy se plonge dans ses souvenirs jusqu'au moment fatidique.
Zweig déroule son récit habilement en maintenant un joli suspense. Petit à petit, le lecteur comprend qui est le coupable et ça fait froid dans le dos.
Cette histoire est un vrai drame, cruel et violent. J'ai eu le souffle coupé lors d'une scène brutale.
Les deux nouvelles sont fort bien écrites et se lisent rapidement et avec un grand plaisir.
J'en redemande !
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andras
  14 septembre 2016
Ce petit recueil contient deux nouvelles de Stefan Zweig. Dans "Etait-ce lui ?", la plus longue des deux, la narratrice nous raconte comment son mari et elle se sont fait construire un cottage à la campagne, dans un endroit verdoyant avec un canal aujourd'hui désaffecté mais très "romantique" passant au bas de leur propriété. Quelques temps après, un couple beaucoup plus jeune se fait construire une maison à côté de la leur. Autant le mari est jovial et exubérant, autant sa femme est discrète et mélancolique. La narratrice a alors l'idée d'offrir un chiot à sa jeune voisine. La nouvelle commence par ces mots : "Personnellement, je suis quasiment certaine que c'est lui l'assassin mais il me manque la preuve ultime". La narratrice va nous éclairer pas à pas sur ce qui l'a amené à émettre cette étrange hypothèse. Une étude toute en finesse comme sait si bien les faire Stefan Zweig.
La nouvelle intitulée "Un homme qu'on n'oublie pas" est très courte. L'auteur nous parle d'un homme dont il a fait la connaissance dans la rue de façon fortuite et à l'égard de qui il se sentira redevable toute sa vie.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   17 décembre 2019
Il faudrait des tomes et des tomes pour narrer la suite ininterrompue des excès générés par cette passion nouvelle ; nous entendions souvent de vigoureux aboiements provenant de la maison voisine. Or, ce n'était pas le chien qui aboyait, mais son maître, aplati au sol, qui s'efforçait en imitant le langage canin d'inciter son trésor à entamer avec lui un dialogue incompréhensible pour le commun des mortels. Le régime de l'animal objet de tous ses soins l'occupait davantage que le sien ; il observait scrupuleusement tous les conseils diététiques des professeurs ès science canine ; l'alimentation de Ponto était bien plus raffinée que celle de Limpley et de sa femme ; et comme il avait un jour été question de typhus dans le journal − soit dit en passant dans une tout autre région − on ne donna plus à boire au chien que de l'eau minérale ; qu'une puce irrévérencieuse s'avisât à l'occasion de rendre une visite au sacro-saint animal et de l'avilir ainsi avec scélératesse en l'obligeant à se gratter la patte ou à fouiller du museau dans son pelage, et Limpley se lançait avec ardeur dans cette triste besogne qu'est la chasse à la puce ; penché en bras de chemise sur une bassine pleine d'eau bouillie, armé d'un peigne et d'une brosse, il travaillait sans relâche jusqu'à ce que fût occis le dernier des hôtes indélicats. Il ne ménageait pas sa peine, ne reculait devant aucune humiliation, et jamais fils de roi n'eût pu être traité avec davantage de tendresse et d'attention.
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Nastie92Nastie92   22 février 2020
Dans les moments d'extrême détresse, le regard d'un animal peut être bien plus intense, je dirais presque plus éloquent que celui des hommes, car nous confions l'essentiel de nos sentiments, de nos pensées à la parole qui transmet, tandis que l'animal non doué de langage est contraint de condenser toute son expressivité dans sa pupille.
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MissSherlockMissSherlock   23 avril 2017
Jamais, avant de connaître Limpley, jamais nous autres vieilles gens n'avions imaginé que des qualités aussi positives que la générosité, la franchise et la caleur des sentiments pussent vous pousser au désespoir par leur démesure intempestive.
Commenter  J’apprécie          70
andrasandras   14 septembre 2016
Jamais avant de connaître Limpsey, jamais nous autres vieilles gens n'avions imaginé que des qualités aussi positives que la générosité, la gentillesse, la franchise et la chaleur des sentiments pussent vous pousser au désespoir par leur démesure intempestive.
Commenter  J’apprécie          60
RetterRetter   01 février 2017
L'inactivité ne peut que mener à la mélancolie, et cette mélancolie à son tour à une forme de haine envers cette gaieté provocante et épuisante pour tout être normal.
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Videos de Stefan Zweig (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig
Le 11.01.2021, François Wolfermann (librairie Kléber) lisait un extrait de “L'Uniformisation du monde” de Stefan Zweig.
Librairie Kléber : Sur Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCEr_libcT2X7H-lyeUPQuHw Sur Twitter : https://twitter.com/librairiekleber Sur Instagram : https://www.instagram.com/librairiekleber/
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