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ISBN : 2010112946
Éditeur : Hachette Jeunesse (30/11/-1)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 186 notes)
Résumé :
Don Juan Carlos, plus connu au Costa-Rica sous le nom d'El Frances, marche seul sur la plage et se dirige vers les montagnes du Panama. Accrochées autour du cou, ses bottes. Glissés à l'intérieur : son passeport et trois kilos d'or repartis dans chacune d'entre elles. Pour tout autre compagnon, un holster qui contient un gros calibre 44 Magnum, quelques bâtons de dynamite, un jean et une chemise. Juan Carlos laisse derrière lui pas mal de regrets et plus de 80 plain... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
ibon
13 avril 2013
C'est le premier roman autobiographique de l'aventurier Cizia Zykë. A ce titre Bernard Pivot l'invite à ApostropheS en 1982: le charisme du bonhomme et le récit de ses aventures vraiment vécues, contrairement à Gérard Devilliers(SAS) qu'il déteste, le mènent au succès immédiat.
A l'entrée des années 80, ce bourlingueur, la trentaine, vient de perdre son fils de 1 an. Pour tenter d'oublier ce drame, il part avec sa femmes flamber tout leur argent à Macao. A sec, ils repartent pour le Costa-Rica pour se refaire. A peine arrivés, ils se quittent. Son seul espoir de survie: c'est le piment de l'aventure. Alors il s'enfonce dans la jungle avec d'autres pour la quête de l'or.
Son côté "macho sans foi ni loi" fait merveille dans la jungle. Que de péripéties! Mais Zyke, avec son air "faut pas m'chercher",a le sens de l'amitié et met un point d'honneur à récompenser les types qui le suivent. Il est bon prince.
Certes ce n'est pas de la grande littérature mais un tel récit, brut, qui sent vraiment le vécu et raconté parfois avec humour, emporte l'adhésion.
Je l'ai souvent recommandé à des amis qui n'aimaient pas lire. A 20 ans c'était d'ailleurs la seule littérature qui pouvait m'intéresser. Maintenant j'ai élargi l'éventail de mes goûts mais ce genre d'écriture "coup de poing" demeure revigorante.
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dgwickert
26 avril 2016
Un superbe livre de Zyke, mieux que "Sahara". L'aventure pure !
C'est là que j'ai découvert qu'il existait des garimperos qui gagnent une misère en rapportant des sacs de boue du fond des trous en Amérique centrale et du sud.
Le Costa Rica est un magnifique petit état d'Amérique centrale avec plages et un superbe "zocalo" dans sa capitale....Mais là, il s'agit d'Indiana Jones parmi les trafiquants, les gâchettes rapides, les prostituées et l'alcool qui coule à flots, plus la boue partout...Pour quelques pépites de plus !
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CeCedille
08 octobre 2012
Fiez-vous aux apparences ! le contenu est conforme à l'image. Les ray-ban, la barbe, le fusil d'assaut, la clop (version pétard), les tatouages, les pectoraux. Tout y est. Et aussi une propension à tirer à vue sur tout ce qui le contrarie, à s'entourer d'abrutis alcoolisés qu'il fait travailler comme des nègres -qu'il n'aime pas -, pas plus que les ticos, ou ses associés dans les affaires - qui sont tous pervers et néfastes. Toutes les dix pages ils mordent la poussière -ou la boue-, et c'est bien fait pour eux. Les flics sont pourris, les femmes immondes, sauf sa belle blonde ou les nymphettes vierges qui servent, toutes les dix autres pages, au repos du guerrier. Lequel est, de surcroit, trafiquant de stups, joueur compulsif et chercheur d'or, comme le rappelle, le titre du livre, qui décrit complaisamment les conditions assez peu conformes au droit du travail dans lesquelles l'auteur mène son exploitation, quelque part au coeur de le forêt impénétrable et hostile du Costa Rica.
Écrit avec un vocabulaire limité à quelque centaines de mots, le narrateur se régale et se vante de ses propres exploits qui sont, pour l'essentiel, les pires turpitudes. Égoïste, jouisseur, brutal, cynique, misogyne, raciste, pilleur de tombes précolombiennes... Sans loi, mais pas sans foi, car une bible l'accompagne, dont il lit toujours un verset avant de déchirer la page pour se rouler un joint ou pour tout autre usage scatologique.
On peut aimer ce genre de texte, qui est au récit d'aventure ce que la collection Harlequin est au roman. On peut jubiler de l'outrance dans le mauvais goût et la transgression. Ainsi, dans les jeux vidéo, voit-on le joueur devenir l'affreux qui prend son plaisir à désintégrer les ennemis qui surgissent de tous bords. Cizia Zykë en a fait un fond de commerce lucratif, plaqué or. Il a largement exploité la veine des ses aventures « authentiques » inaugurées dans « Oro », et déclinées ensuite dans tous les continents. Tous les goûts sont dans la nature. Mais les lecteurs seront mieux inspirés de passer leur chemin et de redécouvrir les exploits plus distanciés d'Hubert Bonisseur de la Bath chers à Jean Bruce ou les récits mirifiques du commissaire San Antonio, chers à Fréderic Dard. Avec le même nombre de mots, ils laissent à la littérature une chance que Cizia Zykë, de son côté, pulvérise à la dynamite. Rebondissement inattendu dans son inoxydable scénario, l'auteur vient de passer l'arme à gauche. Paix à son âme !
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blandine5674
28 avril 2015
Autour d'un verre chez une amie, la discussion part sur les livres. Un quinquagénaire me dit, avoir lu un temps et me nomme le livre qui l'a le plus marqué : Oro. Je m'empresse donc de me le procurer. Et je le remercie. Il m'a permis de découvrir un grand aventurier français décédé en 2011.
Et quel aventurier ! Quel personnage atypique ! Intrigant, fascinant, charismatisme, misogyne, sans scrupule, cynique, flambeur, addiction aux jeux de hasard, fumeur de chichon, bouffeur de la vie sans foi ni loi, arnaqueur, roi de la gâchette quand on le contrarie. Les qualités ? Homme de parole, respecte l'amitié, libre, non matérialiste, de l'humour, non hypocrite.
Cizia Zykë nous raconte son aventure au Costa Rica en 1983 où il devient, en autre, exploitant d'une mine d'or où il dirige (à sa manière) une trentaine d'ouvriers, après avoir été pilleur de tombes précolombiennes. On le suit dans la brousse où l'on rencontre serpents, pépites, ivrognes, prostituées, trafiquants, flics véreux, etc.
Choquée par sa pédophilie et sa cruauté sur les animaux. La mentalité était-elle à ce point différente en 1983 ?
Je pense, que Cizia Zykë on l'aime ou on le déteste. C'est comme sa vie : il n'y a pas de demi-mesure. Ce monde existe…
Si lecture voir apostrophe avec Bernard Pivot. Autre aventurier de la même espèce : Limonov de Emmanuel Carrère.
Quelques jours plus tard : finalement je baisse ma note. Cause : j'ai fait des cauchemars du viol commandité par Cizia Zykë. Cet homme qui considère que certains humains ne le sont pas.

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LecturesdeWicket
13 février 2017
Avant de de critiquer librement « Oro », il faut mettre un visage sur Cyzia Zyke. Cet homme, c'est une brute, un mastodonte vulgaire invité par Bernard Pivot sur « Apostrophe » en 1985 avec la chemise ouverte, une gitane au bord des lèvres, qui arrivait à tenir Olivier de Kersauson en respect en racontant à demi-mot ses viols et ses meurtres. Voilà, vous savez….désormais, à vous de choisir si vous ouvrez la couverture du bouquin pour découvrir, essayer de comprendre, mais attention….vous ne serez plus jamais vraiment la même personne après cette lecture (les critiques binaires en attestent d'ailleurs).
Qui est cet homme ? Un bandit notoire bordelais, habitué des séjours en prison avant sa majorité. Après ses 18 ans, un légionnaire ultraviolent rêvant d'aventures exotiques, après son licenciement de l'armée on le verra pilleur de tombes en Argentine, et il deviendra aventurier orpailleur en Amérique Centrale, une tranche de vie dont il publiera les mémoires dans « Oro ». Par la suite, on le verra roi des mafieux et homme de main à Toronto dont il racontera les anecdotes dans « Parodie », puis passeur clandestin et roi du marché noir automobile africain, épisode passé à la postérité dans « Sahara ». Il continuera ses pérégrinations criminelles jusqu'à son décès en 2011, avec, en fil rouge, une tentative de carrière littéraire concurrençant les SAS de Gérard de Villiers, dont il ne subsiste qu'une dizaine de navets.
Dans « Oro », Cyzia Zyke devient orpailleur clandestin au Costa Rica. Il s'entoure d'autochtones, des paysans et bandits locaux, et de quelques fidèles occidentaux. Il s'arme, part dans la jungle, et se lance dans cette incroyable entreprise ! A partir de là, on ne peut plus raconter…je vous laisse seuls, partir à la découverte de ce mythe. il s'agit d'une tranche de vie, pas d'un récit en trois étapes intermédiaires. Des viols aux meurtres, en passant par les épisodes de fortune en découvrant des pépites, aux épisodes les plus lugubres et les pertes de milliers d'euros au tripot, en passant par des visites au bordel, aux rendez-vous avec policiers et militaires corrompus, sans oublier la vie dans la jungle, son univers hostile, ses bêtes, ses maladies, ses hommes….ne cherchez pas, il n'y a pas de morale, pas d'happy ending. le récit est cru et relate les quelques années d'orpaillage avant la fuite du pays….poursuivi par des centaines de militaires armés jusqu'aux dents. Certes, cet homme est une ordure, un fou furieux innomable….et même si on ne lui prête pas les traits d'Indiana Jones, il s'agit quand même d'un des derniers aventuriers français.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ibonibon25 novembre 2012
Mais dans ce monde trop bien réglementé, il est dur d'être un aventurier et de suivre ses propres lois. Pour moi, la notion d'interdit n'existe pas: je veux le faire donc je le peux.

Hélas! Ce monde moderne n'est plus assez vaste. Il est impossible de se tailler un royaume, de vivre une aventure en dehors des lois, car la lutte est inégale. Tout est fait pour les faibles, groupés tous ensemble sous la bannière des lois à respecter.
Toutes mes aventures m'ont opposé à des gouvernements, en Afrique, en Asie, aux Caraïbes et la partie est toujours perdue d'avance.

Je suis cent fois moins pourri que ces dirigeants du tiers monde auquel je me heurte, mais eux ont l'avantage de la crédibilité et de la voix internationale.
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ibonibon23 novembre 2012
J'ai été plusieurs fois millionnaire, mais l'argent est reparti à chaque fois et aussi facilement qu'il était venu. Je n'accorde de l'importance à l'argent que lorsque je le dépense. Si je devais économiser, je ne serais pas moi-même et je n'aurai pas pu vivre ces aventures intenses qui furent les miennes. Une mentalité étriquée ne permet pas de vivre quelque chose de grand.
Toute ma vie, mon dernier centime sera dépensé pour la flambe, le confort, pour ne jamais faire de concessions à la médiocrité.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED06 avril 2013
J’ai toujours utilisé une psychologie fondée sur l’intimidation, la pression exagérée et la violence verbale. Mes menaces ont fait payer mes débiteurs, plus surement que les coups. Dans cette comédie cruelle, j’ai plus souvent fait peur que mal. Je me suis fait une réputation de tueur sans tuer personne et j’en suis fier
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ibonibon22 novembre 2012
Cizia, mon fils âgé d'un an, est mort dans mes bras, en une seconde, d'une maladie inconnue. La drogue et le jeu ont toujours fait partie de ma vie; mais cette fois, pour noyer notre spleen, nous avons plongé à fond dedans: l'Asie, Hongkong,Macao, autant d'échecs qui m'ont finalement amené à Osa.
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blandine5674blandine567428 avril 2015
Le soir, on fait bombance. Les deux cochons sont étalés sur la table en pièces détachées.
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Videos de Cizia Zykë (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cizia Zykë
Zykë chez le Pivot. On ne s'en lasse pas.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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