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EAN : 9782070400911
336 pages
Gallimard (13/09/1996)
4.01/5   281 notes
Résumé :
Premier roman de moi publié, Tanguy fut-il aussi le premier que j'aie conçu comme un texte littéraire ? [...] Cette réimpression intervient peu de temps après la parution de Rue des Archives, qui en éclaire, les aspects cachés, ce que de nombreux lecteurs nont pas manqué de relever. Les deux livres se répondent en effet l'un l'autre. [...] De Tanguy à Xavier, il y a plus que l'épaisseur d'une vie, il y a toute l'amertume d'un désenchantement, qui doit moins à l'âge ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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rulhe
  08 septembre 2016
Tanguy est un petit garçon perdu dans l Europe bouleversé par la guerre.il connaitra la peur 😓 l exil,la faim,l horreur des camps de concentration.mais il découvrira partout de merveilleuses solidarité de déchirantes amitiés.Tanguy traverse le monde atroce des adultes en guerre avec un Coeur d enfant,sans rancune et sans haine.et c'est pourquoi il sera sauvé.
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oran
  05 novembre 2017
En préambule, petite information technique : en tentant d'enregistrer sur Babelio avec le code ISBN – 9782081249691- figurant sur le livre «Tanguy histoire d'un enfant d'aujourd'hui» chez Flammarion, collection "étonnants classiques" je trouve « le soleil des Scorsa » avec la couverture correspondant à Tanguy dans cette collection ! Voulant éviter toute confusion, je me suis donc contentée de cliquer sur ce titre dans une collection !
Tanguy – Histoire d'un enfant d'aujourd'hui-, c'est l'histoire des vingt premières années de l'existence meurtrie de Michel Janicot (patronyme paternel) qui deviendra Miguel del Castillo (nom de sa mère),
C'est le récit violent d'un jeune être traumatisé, maltraité durant son enfance et son adolescence , victime des mensonges, des trahisons, de l'incurie de ses parents, ayant dû affronter de terribles épreuves : les tourments de deux guerres, celle d'Espagne, la seconde mondiale, son abandon par sa mère, sa déportation dans un camp de concentration, la faim, le froid, la mort, et peut être pire que tout, les sévices endurés dans la maison de redressement, tenue par des religieux, les privations sans fin, les coups démultipliés, les outrages sexuels …
Un premier roman autobiographique, avec un narrateur externe, Tanguy ce n'est pas JE c'est IL , une distance volontaire pour se prémunir, une sorte de papier bullé utilisé pour amortir les chocs de la narration, une barrière fictive pour ne pas sombrer dans l'émotion, pour tenter de moins souffrir.
Un livre où del Castillo livre sa juste vérité, son unique vérité, son « âpre » mais « sincère vérité. »
Comment peut-on endurer tant de monstruosité et pouvoir poursuivre son chemin ?
Grâce à l'écriture comme exutoire, c'est elle qui lui accordera la survie, qui lui permettra de poursuivre sa route, coûte que coûte « Je suis un enfant des livres, qui m'ont engendré, élevé, maintenu en vie » « Ecrire (pour) surmonter le malheur ».
J'ai terriblement aimé ce livre bouleversant.
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letitbe
  18 juillet 2009
L'auteur nous raconte son enfance. Obligé de quitter l'Espagne au moment de la guerre civile, réfugié en France, Tanguy va vivre l'abomination des camps de concentration, l'enfer d'une maison de redressement en Espagne et bien d'autres moments marquants. On ne peut qu'être sensible au parcours de cet enfant malmené par la vie et par les hommes. Un témoignage bouleversant écrit avec sobriété. A découvrir.
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Vermeer
  17 février 2016
Si le concept de résilience a un sens, lisez Michel del Castillo. Oubliez l'enfance choyée entourée de'amour et de joies...Difficile de vivre pire !
Né en 1933 en Espagne, il fuit en France avec sa mère communiste après la victoire des Franquistes (son père, un Français les a abandonnés et est reparti en France, il'auteur raconte sa vie dans "De père Français"). Interné dans un de ces tristes camps du Sud de la France, il est séparé de sa mère qui repart en Espagne. Alors qu'il repart seul la rejoindre à l'âge de dix ans, il est arrêté car fils de communiste et livré comme otage par sa propre mère et est envoyé dans des fermes et des camps de travail allemands. En 1945, il revient en Espagne où il passe son adolescence dans un camp de redressement pour mineurs près de Barcelone. Il s'enfuit et bénéficie de quelques années heureuses dans une école près de Madrid. A aucun moment, il ne réussit à lier un lien d'amour avec ses parents.Sa mère est au mieux indifférente et au pire l'abandonne lui refusant la moindre affection.
Michel de Castillo essaie dans ce récit de retrouver son regard d'enfant naïf sur les guerres et encore plein d'espoir sur la possibilité de bonté des hommes, d'amour et de bonheur.
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Lamifranz
  04 juillet 2022
Les tourbillons de l'histoire tumultueuse du XXème siècle, qui ont roulé dans leurs vagues déferlantes des millions de destinées, sont à l'origine de beaucoup de témoignages bouleversants, qu'ils soient rédigés sous forme de journaux, de souvenirs, de témoignages, de reportages, d'autobiographies romancées, et de pures oeuvres de fiction. Les exemples abondent par centaines, je me bornerai à citer deux journaux intimes : celui d'Anne Frank (1947) qu'on ne présente plus, et celui moins connu, et tout aussi poignant, d'Hélène Berr (posthume, 2008), jeune étudiante parisienne sous l'Occupation, morte à Bergen-Belsen en 1945.
"Tanguy", le premier roman de Michel del Castillo, paru en 1957, est bâti sur les souvenirs de l'auteur. C'est le récit d'une enfance douloureuse et tragique, qui couvre les périodes de la Guerre d'Espagne (1936-1939) de la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et de l'après-guerre, jusqu'à un épilogue en 1955. La mère de Tanguy, une activiste "rouge", est obligée de quitter l'Espagne, avec son petit garçon de 5 ans. Direction la France, où vit le père de l'enfant. Mais celui-ci, loin de leur venir en aide, les dénonce. Tanguy et sa mère sont internés dans un camp de concentration du sud de la France, réservé aux détenus politiques (juifs et républicains espagnols). Ils arrivent à s'en sortir, et quelque temps après, ils se séparent, espérant repasser par l'Espagne pour gagner Londres. Mais Tanguy est repris par la police française, et cette fois livré aux Allemands. Nouvelle expérience de camp, mais c'est maintenant un camp de concentration nazi où Tanguy fait la dure expérience de la mort au quotidien. Par ailleurs il a toujours le sentiment d'avoir été trahi par son père, et aussi par sa mère. de retour en Espagne, il est interné dans une maison de redressement tenue par des prêtres intolérants et sadiques, il s'enfuit, connaît un moment de repos dans un collège catholique, et reprend le chemin de la France. Là, il retrouve son père, et après une énième dispute, il rompt définitivement avec lui. Quand, longtemps après, il retrouve sa mère, il s'aperçoit qu'elle toujours aussi murée dans ses convictions, persuadée du bien fondé de sa haine et de son engagement. Tanguy, qui au cours de ses périples, a appris à la fois l'absurdité et la souffrance de la vie, mais aussi sa beauté, grâce aux rencontres de certaines personnes exceptionnelles, ne peut la suivre, et tous deux se séparent "sans déchirement, comme se séparent des rails qui conduisent vers des directions différentes".
Rédigé à la troisième personne, comme si l'auteur marquait une certaine distance avec son personnage et son histoire, "Tanguy" est un roman bouleversant : à la fois réaliste (d'autant plus qu'il est vu par les yeux d'un enfant qui mûrit trop vite) et idéaliste (Tanguy a une idée très simpliste du bien et du mal, il ne porte pas de jugement, au total il n'est qu'une victime), le roman vaut par son style pur, simple, sans aucun ornement inutile. le récit à lui seul impose le rythme, enrichi de temps à autre par de riches rencontres qui emp^chent Tanguy de tomber dans la haine ou le découragement.
"Tanguy" est un livre qu'il faut avoir lu, non seulement pour avoir une idée particulière de ce qui se passait "chez nous" dans cette époque troublée, mais encore pour comprendre l'itinéraire de cet enfant perdu dans une Europe déchirée par la guerre et les passions.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
oranoran   05 novembre 2017
Ces magnifiques religieux qui prennent soin de vos corps et de vos âmes. Ils font de vous des hommes ; et cela… un peu malgré vous. Bien sûr, il leur arrive d’avoir à frapper ; bien sûr, vous vous plaignez… Mais le métal brut, s’il le pouvait, ne se plaindrait-il pas, lorsque le forgeron frappe ; et pourtant quelle fierté que celle de ce même métal, une fois devenu objet précieux!... Il en va de même, chers enfants, de vous…
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oranoran   04 novembre 2017
Tanguy, lui, ne croyait pas à un monde divisé en deux camps. Il ne voulait pas de haine. Peut être était-il utopiste, peut-être était-il clairvoyant. Mais il s'obstinait à aimer la vie et les hommes avec un désespoir farouche
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watercolorandbookspariswatercolorandbooksparis   22 septembre 2019
Ce livre m'a touchée au plus haut point, il m'a bouleversée. Comment retenir ses larmes en lisant la vie de cet enfant que rien n'épargne, ni l'horreur de la guerre, ni la barbarie des hommes, ni même sa propre famille ! Une autobiographie romancée incroyable, juste, sans détours. Un roman brut, dur, extrême, avec heureusement des moments de répit et de pure poésie. Un roman sensible et extrêmement intéressant pour mieux comprendre l'horreur de cette guerre, mais attention il y a des passages et des descriptions d'une dureté extrême !
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Bruno_CmBruno_Cm   10 avril 2013
Il croyait que cette ligne rouge tracée sur les cartes était la seule barrière qui le séparât réellement de ce bonheur et de cette tranquillité auxquels il aspirait. Maintenant il comprenait qu'il y en avait bien d'autres, mais que, s'il voulait chercher à tout prévoir, il ne sortirait peut-être plus jamais de sa chambre ni même de son lit. Il fallait commencer par quelque chose...
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myriampelemyriampele   29 août 2012
Le travail pour lui avait un autre grand avantage: il empêchait de penser. c'est ce dont il avait le plus grand besoin. Il se saoulait de fatigue, comme d'autres de vin.
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Michel del Castillo vous présente son ouvrage "Mamita" aux éditions Fayard.
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