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ISBN : 2070453219
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Je n'ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m'avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m'accompagne tout le temps. Même quand je dors. C... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 janvier 2012

    brigittelascombe
    "Une soupe indigeste", plaisantait sa maman ("catholique,professeur et philosophe") à propos de la foi mêlée de "spinozisme,taoisme,soufisme et bien d'autres choses" de Franz-Olivier Giesbert, "chrétien et heureux de l'être".
    Dans cet essai philosophique autobiographique, l'auteur revient sur cette trilogie imparable "Dieu, ma mère et moi" qui a marqué son enfance, sa jeunesse et sa vie d'adulte; et rend hommage à l'héritage transmis par celle qu'il a aimée et qui l'a aimé.
    Comme Julien Green dans Jeunes années, il a gravé dans sa mémoire certaines phrases de sa mère. A l'instar de Georges Bataille qui confiait:"L'érotisme est l'approbation de la vie jusque dans la mort", Olivier-Franz Giesbert ne doute pas que sa mère, grande âme, n'approuva pas ses "séances d'onanisme compulsif" puisque "Dieu ne juge pas" et qu'elle disait:"Il ne faut pas avoir peur de se faire du bien" . Il se rappelle qu' elle le sermonnait à propos de ses divorces: "Cadenasse-toi maintenant".
    Avec beaucoup d'humour,il dépeint une mère "remontée" contre Moïse le zélé, "ce Gengis Khan", ce psychorigide dont la trempe a sauvé Israël;
    Il aborde Les Confessions de Saint Augustin qui lui ont permis "de se réconcilier avec lui-même" grâce à un face à face avec un Dieu humain.
    Où est Dieu?
    Partout,dans la nature, il suffit de baisser ou lever les yeux pour en avoir la preuve. Dieu est joie. Dieu est "l'étincelle séminale de Claudel". "Dieu existe Je l'ai rencontré" dit André Frossard.
    Où est Dieu?
    Il évoque le doute avec La nuit d'Elie Wiesel qui évoque la pendaison d'un enfant à Auschwitz ou "le doute méthodique" de Descartes".
    Où est le père? a-t-on envie de questionner.
    Dieu le père, image d'un père rayonnant transmis par la foi de la mère, pères philosophes admirés de ce "spinoziste tendance Kerouac" placés à la proue des débats avec une mère passionnée par Kant et Descartes.
    Un livre qui questionne et interpelle, qui aborde des thèmes généraux tournant autour de la foi,du doute,de l'héritage littéraire et de l'héritage familial.
    Un livre parsemé de citations et de références philosophiques de Franz-Olivier Giesbert (écrivain,essayiste couronné par le grand prix de l'Académie française 1992 pour L'affreux, le Prix Interallié 1995 pour La souille, le grand prix littéraire de Provence 2007 pour L'Immortel).
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    • Livres 5.00/5
    Par plotin, le 25 août 2012

    plotin
    Franz-Olivier Giesbert : au premier abord, son parcours professionnel et ses prises de Positions médiatiques m'incitaient à une certaine réserve.
    Son parcours professionnel d'abord. journaliste puis directeur de la rédaction au Nouvel Observateur (hebdo de gauche) dans les années 80, puis directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro (quotidien de droite) dans les années 2000, enfin actuellement directeur du Point (hebdo classé au centre), cette vie professionnelle basculant entre gauche et droite m'a toujours paru un peu suspicieuse. Ses relations d'amitié avec Mitterrand et Chirac également.
    Ses prises de position médiatiques ensuite. Comment expliquer en effet les couvertures du Point ces derniers mois ? Les quelques semaines précédant les présidentielles de 2012, les Unes du Point étaient critiques vis-à-vis de la droite et de Sarkozy, et partisanes vis-à-vis de la gauche. Une fois l'élection acquise à Hollande, les Unes du Point changeaient de camp, plutôt accommodantes pour la droite et sévères pour la gauche. Suspicieuses également ces volte-face.
    En fait, la lecture de son dernier livre « Dieu, ma mère et moi » m'a fait découvrir la face cachée du personnage et me l'a rendu d'autant plus sympathique que je me retrouve étrangement dans le sujet abordé. Il y a des moments où l'on regrette amèrement de manquer de lettres et de ne pouvoir coucher par écrit les idées que l'on a dans la tête ! C'est tout le bonheur de la lecture quand on a la chance de rencontrer des auteurs érudits et accessibles. FOG en est indéniablement un.
    Dans l'avant-propos de son livre, FOG annonce la couleur dès la première page : « Je n'ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Quand maman a accouché de moi, j'étais déjà, je le sais, rempli d'un plein bon Dieu de joie qui, depuis, ne m'a plus quitté ». FOG a la foi, une foi de charbonnier. Faisant fi des ricanements des « grosses poules du nihilisme contemporain, celles qui ont décidé que tout valait mieux que la religion, celles qui ne supportent pas la vue de croyants en train de prier à genoux parce qu'elles ne peuvent imaginer qu'ils s'élèvent en s'abaissant », FOG clame son ralliement au christianisme, tout en se retrouvant dans les philosophes grecs, le bouddhisme, l'indouisme, le judaïsme, le soufisme, le taoïsme, l'épicurisme et bien d'autres choses. Pourquoi chaque religion devrait rester emprisonner dans ses frontières ? Après tout, l'homme est bien en quête du même Dieu.
    « Croire me donne la joie » revendique FOG. Il n'y a, selon lui, qu'à ouvrir les yeux pour être confronté à l'évidence de Dieu. La foi n'a pas besoin de savantes démonstrations. Elle est naïve. Elle ne s'apprend pas dans les textes mais se découvre dans un ciel étoilé, un paysage grandiose, le mystère d'un temple perdu au fin fond de la Birmanie, l'humble vérité des saints.
    FOG évoque avec conviction les personnalités qui l'ont influencé : les philosophes (Plutarque, Giordano Bruno, Pascal, Spinoza, Kant, Simone Weil, Jacques Derrida), les écrivains (Julien Green, André Frossard, Jack Kerouac) les mystiques (Mani, saint Anselme, saint Augustin, saint François d'Assise, Sainte Thérèse de Lisieux).
    Il y a de la joie dans ce livre. Et cela se ressent. J'ai goûté le même plaisir en lisant ce livre qu'en lisant celui de Jean d'Ormesson « C'est une chose étrange à la fin que le monde ». le livre de FOG parle de Dieu, celui de d'Ormesson de l'Univers. Les deux livres se retrouvent sur cette capacité à nous élever, à nous faire prendre de la hauteur. On ne peut pas y rester indifférent.
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    • Livres 3.00/5
    Par liratouva2, le 20 février 2012

    liratouva2
    A lui seul, le titre est un parfait résumé du livre. Franz-Olivier Giesbert y parle de lui, à travers ses croyances philosophiques et sa foi religieuse. Il y est donc tout naturellement question de Dieu et de sa mère qui, philosophe et catholique, lui a transmis cette foi du charbonnier d'une grande tolérance qui le caractérise.

    Réduit ainsi à ces trois thèmes principaux, ce texte m'aurait difficilement plu s'il s'était révélé trop anecdotique ou trop impudique, du genre de ces innombrables récits de vie de personnalités plus ou moins célèbres qui sortent régulièrement toutes les semaines. On en est loin ici.
    Ce qui m'a séduite, c'est le ton adopté, très personnel, souriant, léger, désinvolte, très agréable. Je me suis sentie emportée dans une conversation amicale où l'autre raconte plein de choses passionnantes.
    J'ai passé un bon moment en sa compagnie. le journaliste m'agace parfois sur les plateaux quand il coupe trop souvent la parole aux autres mais ici je le trouve très attachant et sincère au milieu de tous ses paradoxes.
    ...

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2012/02/dieu-ma-mere-et-moi-franz-oli..
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    • Livres 4.00/5
    Par vayhair, le 12 mai 2012

    vayhair
    L'auteur reprend avec sa mère le dialogue interrompu par la mort de celle ci il y a plus de vingt ans.
    Pour lui Dieu est dans tout pour peut que l 'on sache y voir : dans un ciel étoilé , dans le frisson du vent dans les cheveux , dans le mystère d'un temple égyptien , la prière d'un vieux couple.
    Il passe en revue les grands noms de la philosophie: Kant Nietzche, Derrida ..
    Spinoza aussi de St Augustin , St François d'Assise et se dispute avec sa mère au sujet de Descarte dont elle est passionnée.
    F.O Giesbert défend bien ses Positions contre un Dieu Créateur en faveur dun Dieu omniprésent dans la nature et les animaux.
    Il possède une grande liberté d'expression ,de séduction et d'humour. Un livre à lire quelques soient ses convictions philosophiques ou religieuses.

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    • Livres 3.00/5
    Par jack56, le 26 juin 2012

    jack56
    A chacun sa vision de l'univers et même si je ne partage les croyances de l'auteur, j'ai apprécié son analyse du monde dans lequel nous évoluons et je me suis enrichi de sa culture.

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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 17 janvier 2012
    Franz-Olivier Giesbert aime la controverse. S’exposant sans modération dans ses divers récits, il ne craint pas de se retrouver raillé, contesté, voire brocardé. Il n’a jamais fait dans la mesure. Pour le coup, reprenant avec sa mère le dialogue interrompu par la mort de celle-ci voici plus de vingt ans, il parle de Dieu et met à nu sa foi chrétienne universelle.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 20 février 2012

    Je n'ai jamais eu à chercher Dieu: je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m'avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m'accompagne tout le temps. Même quand je dors.
    C'est ma mère qui m'a inoculé Dieu. Une caricature de sainte mystique qu'un rien exaltait, des pivoines en fleur aussi bien qu'une crotte de son dernier-né, au fond du pot. Je suis sûr qu'elle avait de l'eau bénite en guise de liquide amniotique. Elle exsudait la foi.
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  • Par brigittelascombe, le 24 janvier 2012

    Un jour que je m'étais ouvert de mon désarroi à ma mère,elle m'avait répondu:
    "Si Dieu n'existait pas,ce serait encore pire.
    -Non ce serait plus clair.On saurait à quoi s'en tenir.
    -Sans Dieu,plus rien n'a de sens.L'expérience t'apprendra que les incroyants se pourrissent la vie.Je les plains.
    -Maman,tu es en train de me dire qu'il suffit de croire en Dieu pour être heureux?
    -Ce n'est pas si simple.Mais Dieu,la Bible et le reste,c'est une belle histoire.Elle t'élève,elle te transporte,elle te fait du bien.Elle nous fait oublier que nous ne sommes rien.
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  • Par brigittelascombe, le 24 janvier 2012

    Je suis né avec la foi,une foi increvable qui a inscrit sur mon visage,entre deux crises de mélancolie cet air de niaiserie ébahie,que l'on retrouve dans les monastères où la vie semble un sourire inaltérable.

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  • Par plotin, le 25 août 2012

    .....Ce jour-là, je suis devenu définitivement chrétien. C'est un gros mot, je le sais. J'entends déjà les gloussements des grosses poules du nihilisme contemporain. Des gouapes du poulailler. Des petites frappes de la modernité. Elles ont décidé que tout valait mieux que la religion. Les idéologies, fussent-elles mortifères. Le culte de l'argent-roi ou de l'homme-Dieu. Elles ne supportent pas la vue de croyants en train de prier à genoux parce qu'elles ne peuvent imaginer qu'ils s'élèvent en s'abaissant. Il semble même que ce spectacle les effraie. Il faut leur pardonner. Elles sont comme des canards sans tête. Elles ont perdu leur âme mais je crois trop à la force de la foi pour douter qu'un jour, dans le néant de leur monde, elles ne finissent par retrouver cette âme par terre, dans un coin, au milieu des rognures.
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  • Par liratouva2, le 20 février 2012

    C’est cette histoire que j’ai voulu raconter, une petite histoire philosophique à trois personnages: Dieu, ma mère et moi.

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Vidéo de Franz-Olivier Giesbert

Publiée le 27 mars 2012 par KTOTV Autour de Jean-Marie Guénois ce vendredi : Sylvie Germain pour Rendez-vous nomades, chez Albin Michel, le cardinal André Vingt-Trois qui publie chez Pocket Quelle société voulons nous ? Il offre ainsi à ceux qui vont préparer leur vote aux élections un itinéraire de réflexion fort d'un regard qui considère l'histoire des hommes du point de vue de ses enjeux profonds et éternels. Et Franz-Olivier Giesbert pour Dieu ma mère et moi publié chez Gallimard. Emission du 27/01/2012








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