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Jacqueline Raoul-Duval (Traducteur)Teresa Matteucci-Lombardi (Traducteur)
ISBN : 2266050494
Éditeur : Pocket (22/01/1993)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 99 notes)
Résumé :
On l'espère, on le subit, on le pleure... On ne l'explique pas. Comment naît l'amour ? Pourquoi tombe-t-on amoureux ? L'amour est-il une révolution ? Peut-on être amoureux de deux personnes à la fois ? A ces questions, Francesco Alberoni répond par deux mots : l'amour naissant, " l'Innamoramento " italien. L'étincelle dans la grisaille quotidienne, l'ouverture joyeuse au monde. Le bonheur mêlé d'inquiétude parce qu'on ignore si ce sentiment est partagé. Le moment ex... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
thegoodgirl
  24 octobre 2017
Je me demande encore ce qui m'a poussé à ouvrir cet essai à la fois très intéressant par sa démonstration mais aussi troublant par ce qu'il pointe du doigt.
Troublant car l'amour serait donc si mécanique, prévisible, dénué de toute surprise dans sa mise en place? Et bien m...e alors!
La société humaine et les hormones ont tout prévu!
Encore un livre édité dans les années 70, encore un livre sur l'amour: c'est visiblement ma période Love, love, love :-)
Pardon, ici c'est sérieux, c'est de la sociologie et ce que nous explique Francesco Alberoni, spécialiste italien renommé, est interpellant.
Il s'intéresse à l'amour naissant, Innamoramento en italien, qui n'a pas son équivalent en français. Il compare cette étape de l'amour (les premiers temps amoureux, les plus passionnés dont la durée varie d'un couple à l'autre) aux mouvements collectifs tels les révolutions. Ou comment la naissance d'un couple est la construction d'un mouvement collectif à deux.
Présenté comme ça, c'est un peu bizarre me direz vous, mais l'auteur réussit avec brio à décortiquer les premiers temps amoureux et à apporter des arguments à chaque étape de la constitution du couple. le résultat est suffisamment réaliste et expliqué pour convaincre.
Chacun pourra se reconnaitre dans ce mouvement universel et particulier qu'est l'amour.
La première partie du livre est passionnante sur les premiers temps amoureux (la rencontre, le désir réciproque extrêmement fort, la dépendance, le côté addictif...), comment l'amour passionnel se transforme (ou pas) en amour stable, le désir d'enfant et l'amour parental, l'adultère, la jalousie.
Dans le dernier tiers du livre, il transpose sa démonstration à la religion, à la spiritualité et à l'engagement politique. Personnellement j'ai trouvé cela moins convaincant.
C'est un ouvrage facile à lire mais parfois la traduction de l'italien vers le français crée de longues phrases que j'ai dû relire plusieurs fois pour bien comprendre.
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Nayac
  28 septembre 2015
Le choc amoureux... mais lisons bien le sous-titre: "recherches sur l'état naissant de l'amour.
Naissance donc... mais aussi extinction en désamour. En revanche très peu de pistes sur la cristallisation de cette étape fugace en l'Amour.
Ou, plutôt, peu encourageant.
L'auteur nous donne la piste du mysticisme, et plus prosaïquement, culture de la diversité et de l'extraordinaire. Est évoquée aussi la dissociation entre d'une part la sexualité, un art érotique, et par ailleurs, le mariage , la passion et même l'amitié.
Non sans avoir prévenu, en répondant à la question "un amour naissant peut il conserver sa fraîcheur? : "cela peut durer".....
Mais cet empressement vers la conclusion ne doit pas faire oublier quelques caractéristiques de l'amour naissant:
- l'amour naissant analysé comme recherche de la reconnaissance par l'autre de notre caractère extraordinaire
- la perturbation de cet amour naissant lorsque vient le premier enfant désiré
- l'amour naissant comme révolution, bouleversement des relations familiales, amicales
- "le processus des épreuves" (multitudes de petits renoncements organisés par l'autre) comme cause de désamour: "la fleur tropicale, arrachée à son milieu, s'étiole dans le petit vase posé sur la fenêtre".
Et enfin:
- "dans l'amour naissant, l'aimé est le produit de l'imaginaire".....

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sebrider
  26 août 2015
Comme je l'avais induit l'amour et la sexualité sont deux choses différentes bien qu'il existe des liens dialectiques (effet réversif) entre la sexualité et l'amour, puis entre l'amour affective et l'amour charnel ...
Ainsi, l'amour n'est pas à confondre avec la sexualité.
Le sexualité est un phénomène biologique et individuel. L'onanisme et le sexe sont des processus de soulagement/assouvissement du corps.
A contrario, l'amour est un phénomène sociologique. Il est généré par une affection (énamourer) entre deux personnes et un attachement commun instable. Il n'est pas le fruit du hasard mais d'un chaos déterministe (ni hasard, ni détermination et encore moins de prédétermination ou destin).
C'est un phénomène ambivalent qui génère à la fois passion et haine, émancipation de soi et aliénation à l'autre, joie et tristesse, lien et rejet, stresse et détresse ... etc
D'autre part, l'état amoureux annihile la sexualité (ordinaire) comme si le corps se prépare à l'amour charnel (extra-ordinaire). Même si cela n'aboutit pas, la décompression brutal de ce processus physiologique confirme que l'amour charnel diffère du sexe. C'est bien plus puissant dans tous les sens du terme.
Cette spirale amoureuse avec ces drames psychologiques peut-être libératrice ou destructrice, un aboutissement vers un bonheur éphémère vers acceptation réciproque ou vers un malheur pérenne avec son vide et ses pleures.
Or, le livre de Francesco Albertini confirme parfaitement mon expérience récente même si des passages d'Henri Wallon ("La vie mentale") et Lev Vygotsky m'avaient déjà affirmé mon intuition.
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Bequelune
  25 mars 2018
Voici un livre court et stimulant sur l' « innamorento », mot italien que le traducteur a choisi de rendre par l'état naissant de l'amour. Soit ce moment extraordinaire qui arrive les premiers mois/années d'une relation amoureuse. La thèse du livre est simple et pourtant originale : Tomber amoureux est l'état naissant d'un mouvement collectif à deux. Elle permet de réfléchir à l'amour (mais pas n'importe quel amour, on parle bien du moment extraordinaire de l'innamorento) d'une façon très différente de ce que l'on a l'habitude.
J'ai trouvé les premiers chapitres vraiment très stimulants intellectuellement. Ils m'ont fait énormément réfléchir sur mes relations passés, ils m'ont fait du bien aussi en m'aidant à analyser certains moment sous un angle nouveau ; j'ai trouvé que Francesco Alberoni touchait souvent juste.
Par la suite il y a des passages moins intéressants mais la relative petitesse du bouquin évite trop de longueurs, l'auteur ayant une agréable tendance à aller à l'essentiel. Dans l'ensemble, bien que je n'ai pas été toujours à 100% convaincu par la coupure nette que Alberoni trace entre les moments extraordinaires (ce qu'il appelle les mouvements collectifs, révolutionnaires, dont l'innamorento est une forme particulière à deux) et la vie quotidienne, qui me semble un peu trop artificielle, j'ai beaucoup apprécié cet ouvrage.
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anewface
  01 juillet 2014
Le choc amoureux de Francesco Alberoni est un petit livre sympathique sur cet instant, ou plutôt ces instants, juste avant que ne commence véritablement le sentiment amoureux.
Cet instant, que les italiens appellent l'innamoramento, c'est le moment de l'amour naissant. le moment de l'étincelle... Mais il ne s'agit pas d'un véritable état, stable. Non, il ne s'agit que d'une moment, une transition vers, le plus souvent, l'amour ou l'oubli.
Naturellement, l'auteur n'oublie pas d'aborder les thèmes satellites, tel que la jalousie...
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Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2013
Lorsqu’on tombe amoureux l’autre apparaît toujours plein d’une vie débordante. Il est en effet l’incarnation de la vie dans l’instant de sa création, dans son élan, la voie vers ce que l’on n’a jamais été et que l’on désire être. L’aimé est donc toujours une force vitale libre, imprévisible, polymorphe. Il est comme un superbe animal sauvage, extraordinairement beau et extraordinairement vivant. Un animal dont la nature n’est pas d’être docile mais rebelle, n’est pas d’être faible, mais fort.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2013
une courte séparation suffit à nous prouver, une fois encore, que l’être aimé porte en lui quelque chose d’incomparable, quelque chose dont nous avons toujours ressenti le manque et qui s’est révélé à travers lui, et que, sans lui, nous ne pourrions jamais plus retrouver. Il nous arrive souvent de pouvoir en identifier un détail : les mains, le galbe d’un sein, un pli du corps, la voix, n’importe quoi qui représente, qui symbolise sa diversité et son unicité. C’est le « signe », le « charisme ». L’éros, la sexualité extraordinaire, est monogame.
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HekahmHekahm   08 août 2015
Quand on tombe amoureux, on continue longtemps à se répéter à soi-même qu'on ne l'est pas. Passé le moment au cours duquel l'évènement extraordinaire s'est révélé, on retombe dans le quotidien et l'on croit qu'il s'est agi de quelque chose d’éphémère. Mais à notre grand étonnement, cet évènement surgit à nouveau dans notre esprit, créé un désir, un tourment qui ne s'apaise que lorsque nous entendons une certaine voix ou revoyons une certaine personne.
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alzaiaalzaia   17 juin 2018
Tomber amoureux - affirme-t-on - convient aux adolescents, aux jeunes. Pour l'homme mûr, la femme mariée (...) il est inconvenant de tomber amoureux. (...) Se passionner (...) s'enthousiasmer (...) se jeter à corps perdu dans une aventure sont, comme le fait de tomber amoureux, des caractéristiques de la jeunesse. (...) On retrouve, concentrés dans l'adolescence, presque tout les caractère de l'ETAT NAISSANT.(...) Lorsqu'on affirme que tomber amoureux sied à l'adolescence et à la jeunesse mais plus du tout aux autres âges de la vie, on ne se borne pas à constater un fait. On ajoute aussi que c'est déplacé, que ce n'est pas convenable, que cet accident ne devrait pas se produire. (...) Ce qui est permis à l'adolescence, c'est-à-dire rompre avec sa famille - est maintenant interdit. Se comporter comme des gosses sans l'être ne signifie qu'une chose : on rompt avec une INSTITUTION alors qu'il ne faudrait pas. (...) L'adulte, au contraire est "arrivé"; il a atteint un "statut" une "situation", une "place" où il doit rester. Mais l'ETAT NAISSANT rompt avec l'INSTITUTION consolidée pour créer une autre solidarité alternative. Il déplace, entraîne ailleurs, fait mourir et renaître. (...) Il est toléré (l'E.N) tant qu'il s'agit d'une "affaire de gosses" mais il devient redoutable s'il touche les adultes. Le mécanisme de contrôle, premier et fondamental, consiste alors à déclarer que tout cela est déplacé, à le discréditer en disant justement que c'est "une affaire de gosses", que des adultes se comportent comme des gamins.
L'INSTITUTION a horreur de l'ETAT NAISSANT. C'est la seule chose qu'elle redoute, car la seule chose qui puisse l'ébranler jusque dans ses fondements, par sa seule présence. Selon l'optique de l'INSTITUTION L'ETAT NAISSANT est, par définition, l'inattendu. Puisque sa logique est différente de celle de la vie quotidienne, il représente l'incompréhensible. Puisqu'il attaque les institutions au nom de leurs valeurs mêmes et les accuses d'hypocrisie, il incarne le fanatisme. Puisqu'il reconstruit le passé et déclare rompus les liens et les pactes, il est monstrueux. Face à un ETAT NAISSANT, même le plus insignifiant, l'institution est ébranlée dans ses certitudes. En reproduisant l'événement qui a donné naissance à l'INSTITUTION elle-même, en mettant à nu les forces qui l'alimentent, l'ETAT NAISSANT crée une situation pleine de risques mortels. Tous les mécanismes sociaux, toute la sagesse des traditions n'ont alors qu'un seul but : chercher à étouffer l'ETAT NAISSANT, à le rendre impossible. (...) Ainsi on oblige les amoureux à se définir comme quelque chose de différent de ce qu'ils sont. S'ils ne peuvent se définir dans les TERMES DE L'INSTITUTION, l'institution déclare leur expérience folle, dépourvue de sens, absurde.(...) La culture quotidienne cherche toujours à imposer ses dichotomies : ou tu aimes pour toujours ou tu n'aimes jamais (...) En réalité dans l'ETAT NAISSANT, le passé n'est pas totalement nié, il est nié pour être dépassé dans une nouvelle synthèse (...) Celui qui entre en amour vient d'un monde fait de règles, de certitudes, de voies tracées, d'interdictions. Sa vie se déroule toute entière selon les habitudes (...) Pour parler selon le langage théologique propre à la religion protestante ce sont les oeuvres et non la foi qui intéressent l'INSTITUTION. (...) l'amour, le pacte, le mariage naissent de l'ETAT NAISSANT (...) à un certain moment l'INSTITUTION PREND SA PLACE (...) La messe, qui dans l'ETAT NAISSANT religieux duquel elle est née, consistait à revivre le sacrifice de la croix (...) prétend, en tant qu'INSTITUTION, le rétablir sans la participation des hommes.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2013
Certains hommes, par exemple, sont attirés par des femmes vives, entreprenantes, brillantes, actives, puis ils découvrent qu’elles les étourdissent, les dominent. D’autres tombent amoureux de femmes maternelles, pleines de sollicitude, qui prennent soin d’eux comme d’un enfant. Ensuite, ils se sentent contrôlés comme des bambins.
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L'amourpassion
Bernard pivot reçoit Zoé OLDENBOURG, auteur de "La joie-souffrance", Muriel CERF pour "Une passion", Conrad DETREZ pour "Le dragueur de Dieu", Francesco ALBERONI pour "Le choc amoureux" et Oriana FALLACI pour "Un homme". L'amourpassion existe-t-il encore de nos jours ou bien n'est ce qu'une idée démodée? Face au sociologue Francesco ALBERONI qui analyse le meilleur moment du...
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