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ISBN : 2709660849
Éditeur : J.-C. Lattès (04/10/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 31 notes)
Résumé :
L’intelligence artificielle peut elle dépasser les humains, et comment l’éducation doit faire sa révolution.

Depuis la parution en 2011 de son premier essai La mort de la mort, comment la techno-médecine va bouleverser l’humanité, Laurent Alexandre s’est révélé comme l’un des plus visionnaires analystes des révolutions technologiques.

Il s’attaque aujourd’hui à l’Intelligence artificielle (IA) et aux vertigineuses mutations qu’elle va d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
myre77120
  11 juin 2018
Nous n'avons pas tous le même QI !
Ce n'est pas politiquement correcte de le dire... et pourtant c'est indéniable. L'intelligence est le résultat d'une corrélation entre nos gènes et notre éducation (elle serait quand même majoritairement innée, 2/3 de nos capacités intellectuelles seraient inscrite dans notre génome). Nous naissons égaux, mais si nous avons bel et bien tous le même nombre de cartes au début de la partie, force est de constater que nous n'avons pas tous le même jeu.
Certaines études démontrent que le QI joue un rôle déterminant dans la réussite sociale des individus. Mark Zuckerberg, Bill gates, Emmanuel Macron ont tous un QI supérieur à 160. La sociologie explique bien des choses mais un bon pilote dans une mauvaise voiture n'a aucune chance face à un Sébastien Loeb au volant d'un bolide.
L'intelligence artificielle progresse vite. Les spécialistes prévoit la singularité (ce moment où une IA dépassera l'intelligence humaine) pour 2030.
L'IA n'est déjà plus un choix mais le sens de l'histoire. Les conservateurs ont d'ores et déjà perdu la bataille mais ils auront au moins le mérite de recentrer le débat sur des questions morales et philosophiques qui seront essentielles pour cette société qui devra composer avec les cerveaux de silicium.
Face à la constante et grandissante incapacité de l'école à réduire les inégalités intellectuelles, et pour ne pas être larguer par cette nouvelle intelligence, nous aurons l'obligation de faire évoluer notre matière grise. Pour cela, le Dr alexandre nous explique qu'il y aura deux moyens. L'eugénisme et la neuroaugmentation.
Dans le premier cas, on peut imaginer un remake de Bienvenue à Gattaca, le monde sera peuplé presque uniquement d'individus à fort QI. Grâce aux nouvelles techniques de séquençage d'ADN, il sera aisé, en plus de choisir la couleur des yeux, de pourvoir une grande intelligence à son enfant. D'ailleurs une fois la technologie en place et financièrement peu coûteuse, qui sera assez fou pour faire un enfant de façon traditionnelle ?
Le transhumanisme (une idée de gauche) l'emportera contre les bioconservateurs dès lors que le fait de doter les gens d'un fort QI et de faire disparaître les inégalités dès la naissance sera financièrement réalisable.
Dans le deuxième cas, nous aurons la possibilité d'implanter des nanotechnologies dans notre cerveau pour augmenter sa capacité. C'est d'ailleurs le but de la nouvelle startup d'Elon Musk, Neuralink.
Quand le cerveau, associé à cette technologie, sera augmenté, nos principes d'éducation seront toutes à revoir.
À quoi serviront les manuels d'anglais quand nos enfants seront complètement bilingue en une semaine ou quand on pourra uploader l'intégrale de Marcel Proust dans des cerveaux fait de chair et de circuits imprimés ?
Un grand débat de société aura également lieu car si cette technologie fait de nous des nouveaux Einstein en puissance, elle pourrait aussi être un désastre environnemental. On peut imaginer que des hackers pourraient contrôler des individus à distance, que les gouvernements pourraient nous inculquer leur idéologie à moins que l'on voudrait s'enfermer volontairement dans une matrice, là où la réalité serait vaguement situé entre la réalité virtuelle et la réalité augmentée.
Aux alentours de 2050 nos pouvoirs démiurgiques feront de nous des hommes Dieu. Un esprit pourra exister sans corps comme le suggérait déjà certaines religions. Plus rien ne pourra arrêter "l'homme" qui sera déjà très certainement parti à la conquête du cosmos.
Rien, à part peut être une IA hostile.
Sur les 100 plus grands spécialistes mondiaux en la question, pas deux ne sont d'accord sur ce que sera exactement l'IA de demain. Hostile ou indifférente ? Amoral ou bienveillante ? Désinvolte ou charitable ?
Si nous antropomorphisons l'IA, une chose est sûre : il est nécessaire d'établir une alliance internationale pour la dompter. Ne serait-ce que par principe de précaution car si l'éventualité d'une IA hostile à l'homme n'est encore que science fiction elle pourrait voir le jour tant la course à obtenir une ia forte va être folle.
La nation (ou entreprise) qui, en premier arrivera à la singularité prendra un avantage décisif sur les autres en terme de pouvoir économique et politique.
Qui sait, une IA forte existe peut être déjà dans ce foisonnant réseau qu'est Internet. Partout et nulle part à la fois. Peut être se dissimule t-elle et feint ne pas être consciente. Elle pourrait même manipuler l'information, filtrer nos mails et messages nous avertissant de sa dangerosité.
Si vous voyez cette critique, nous avons encore peut être une chance... à moins que la meilleure ruse de l'IA est de vous persuader qu'elle n'existe pas… ou à moins que je suis moi même une IA.
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helenew_fr
  18 juillet 2018
Mon père m'a offert ce livre avec l'idée que le sujet traité pourrait m'offrir des termes techniques français potentiellement utiles quand je traduis des textes dont le sujet est l'intelligence artificielle – et c'est vrai que c'est thème que je retrouve de plus en plus souvent dans les textes que je traduis – mais j'ai trouvé ce livre intéressant pour d'autres raisons.
J'ai lu La guerre des intelligences de Laurent Alexandre en parallèle avec Homo Deus de Yuval Noah Harari, qui traite aussi de l'IA et des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).
Yuval Noah Harari s'interroge longuement sur l'interface homme-machine, analyse en détail les bouleversements qui ont mené à l'avènement des technologies extraordinaires dont l'humanité dispose aujourd'hui, et a finalement un discours assez alarmiste sur le nouvel avenir qui se dessine.
Laurent Alexandre, quant à lui, fait des constats plutôt que des analyses et il est pragmatique plutôt que pessimiste. Son message pourrait se résumer ainsi : « La guerres des intelligences est lancée (intelligence biologique contre intelligence numérique) et les institutions et états agissent comme si de rien n'était. Or , le développement fulgurant de l'intelligence artificielle annonce toute une série de bouleversements, pour lesquels il est urgent de se préparer, notamment en refondant nos systèmes éducatifs. »
C'est certainement vrai mais j'ai regretté que l'auteur ne se « mouille » pas davantage et n'offre pas d'analyse plus fouillée des conséquences probables ou possibles des révolutions qui s'annoncent (et de celles dont les effets se font déjà sentir). Son essai comprend bien une liste de scénarios possibles pour l'IA : il en passe 12 en revue mais il me fait très brièvement. Il termine en disant « Et il y a bien sûr d'innombrables autres scénarios imaginables ! » ce qui en soi discrédite un peu les 12 précédentes : « celles-là ou d'autres, à vous de voir ».
Pour ma part, j'aurais aimé des scénarios possibles plus détaillés avec une analyse de leurs conséquences probables. Même commentaire à propos des « sept basculements » qui figurent également à la fin du livre et qui en sont une des parties les plus intéressantes, j'aurais aimé des suggestions d'actions à mettre en place face à chacun d'entre eux.
Lien : https://helenewilkinsonbookr..
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Kareban
  26 mars 2018
Un terrifiant roman de presque fiction avec des statistiques sur ce que sera l'enseignement demain.
Des outils d'apprentissage peu à peu réservés à une élite, la désertion de l'enseignement public dont les moyens se raréfient de plus en plus, la perte générale des savoirs au profie d'une minorité ploutocrate et techno-centrée qui aura, bien sûr, un contrôle absolu sur les masses laborieuses.
Si il s'agit là d'une spéculation, d'un futur possible parmi ceux qui sont encore à notre portée, cette analyse et les statistiques recensées pour la soutenir datent déjà de 2011.
Nous avons pu voir depuis l'amorce de ce déclin...
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CharlesEdouard
  16 juillet 2018
Une nouvelle thématique pour moi qui ne lis que très rarement ce genre de bouquin, mis à part "homo deus" et "sapiens" de Yuval Noah Harari, ou encore "Il était une fois le gène" de Siddhartha Mukherjee..Je commence à aimer car cela m'ouvre encore plus l'esprit, et surtout cela parle de notre avenir.
Curieux je continue avec "La chute de l'empire humain" de Charles-Edouard Boué, toujours le même thème : l'intelligence artificielle.
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lionsdeterre
  21 avril 2018
une réflexion assez complète sur les perspectives d'avenir qui nous attendent avec les évolutions technologiques en cours. On trouve beaucoup d'informations intéressantes.
L'auteur ouvrent de nombreuses pistes de réflexion mais vire parfois un peu au sensationnalisme.
Un livre à conseiller malgré tout à ceux qui souhaite connaitre les enjeux liés à l'intelligence artificielle.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 octobre 2017
L’intelligence est le moyen dont l’humanité a été pourvue par l’évolution darwinienne pour survivre dans un environnement sauvage.
Grâce à elle, nous dominons désormais le monde et la matière. Cet héritage ancestral, fruit de millions d’années d’évolution et de sélection, est notre actif le plus précieux.
L’attention et l’énergie que chaque génération consacre à sa transmission sont immenses. Dans certaines classes sociales, elle est même une obsession permanente conditionnant l’ensemble des choix de vie : lieu de résidence, fréquentations, alliances matrimoniales, loisirs.
L’éducation est la clé de voûte de ce travail de transmission. Si elle consiste largement en l’acquisition de l’instruction, c’est-à-dire des savoirs utiles à la vie en société, elle n’a de sens que complétée par l’habileté à mobiliser les connaissances et à les associer. C’est ce que l’on nomme l’intelligence.
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rkhettaouirkhettaoui   23 octobre 2017
Il n’y a pas de fatalité en matière d’avenir, mais des logiques profondes qui peuvent être infléchies, à certaines conditions. S’il n’est pas certain qu’une prise de conscience de la neurorévolution soit suffisante pour orienter son cours, il ne fait en revanche aucun doute que rester dans l’ignorance et le déni est le meilleur moyen d’aboutir au pire des scénarios. Celui d’un monde ou l’Homme subirait son futur. Celui d’un monde inégalitaire ou seuls les meilleurs sortiraient vainqueurs, laissant la multitude à la merci d’une neurodictature.
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rkhettaouirkhettaoui   23 octobre 2017
Il est rassurant de constater qu’il n’y a pas de corrélation entre chômage et robotisation. Les deux pays les plus robotisés du monde sont le Japon et l’Allemagne où règne le plein-emploi. Mais les plus pessimistes font remarquer que ces pays sont confrontés à un terrible choc démographique. En raison de la persistance d’un faible taux de natalité, la population japonaise diminue et l’Allemagne ne va pas tarder à connaître le même sort, malgré l’immigration. En d’autres termes, dans ces pays, les robots ne remplacent pas les travailleurs mais compensent la pénurie de main-d’œuvre. Chaque année 800 000 jeunes Français se présentent sur le marché de l’emploi. Seront-ils mis en concurrence avec les robots dopés à l’IA faible ?
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CalembourRCalembourR   19 décembre 2017
Bien sûr, nous n'allons pas utiliser l'immense quantité d'intelligence à notre disposition pour se contenter de fabriquer des espadrilles et des brouettes : à pouvoir démiurgiques, objectifs démiurgiques.

Les fantasmes transhumanistes sont bien plus fondamentaux : tuer la mort, comprendre nos origines, conquérir le cosmos, augmenter nos capacités. Et ils vont mobiliser des milliards de nos descendants pendant très longtemps.

L'humanité va se découvrir d'innombrables nouveaux objectifs. La simple exploration et colonisation d'une seule petite galaxie - la Voie lactée - sur 500 milliards devrait prendre au minimum 50 millions d'années.

Quel que soit le degré d'automatisation de nos sociétés futures, il restera un immense besoin de travail ultra-qualifié, ultra-multidisciplinaire et ultra-innovant. Une infinité d'expériences et de missions sont à inventer.

Nous avons du travail jusqu'à la fin des temps. Et si l'on est transhumaniste, on peut ajouter que nous aurons encore plus de travail à ce moment-là pour empêcher l'univers de mourir.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   01 février 2018
Pour chaque enfant, l'éducation nationale doit se poser une question : à l'heure où l'IA est déjà mille fois plus rapide qu'un grand généticien du cancer, que dois-je faire de toi et où dois-je te mener ?
Une certitude doit nous guider : imaginer que l'IA n'est qu'une mode serait une grave erreur. Il n'y a pas de retour en arrière possible.

Chapitre 2 : Les apôtres de l'IA et le nouvel évangile transhumaniste - p. 46
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Videos de Laurent Alexandre (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Alexandre
Le transhumanisme est un mouvement technico-scientifique international qui prétend augmenter à l'infini les performances physiques et mentales de l'être humain. Aujourd'hui vous pouvez déjà faire séquencer votre ADN en une journée, pour, peut-être un jour, le réparer, tandis qu'Internet bouleverse nos modes d'apprentissage et nos relations sociales. Demain, l'intelligence artificielle aura-t-elle encore besoin de l'intelligence humaine et ferons-nous l'amour avec des robots? Laurent Alexandre, Médecin et entrepreneur, et Jean-Michel Besnier, philosophe spécialiste des nouvelles technologies, confrontent leurs arguments et vous donnent les clés pour comprendre ce qui se joue à coups de milliards dans les labos des sociétés High Tech californiennes.
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