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ISBN : 2858520518
Éditeur : Editions René Château (28/03/2005)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Cela fait dix ans que Michel Audiard, le Dialoguiste n°1 du cinéma français nous a quittés. Irremplaçables, son talent et sa verve manquent cruellement au cinéma français d'aujourd'hui. Pour l'apprécier davantage, René Chateau a sélectionné ses meilleurs dialogues, des Tontons Flingueurs à Mélodie en Sous-sol en passant par Les Grandes Familles ou 100.000 Dollars au Soleil... Cet ouvrage, complété par de nombreux textes, interviews, polémiques, etc.... vous permettr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Seabiscuit
  02 septembre 2018
Ce fut pour moi, un cadeau de Noël ! Un cadeau sympa, façon titi parisien,envoyez caisse et bonjour M'sieurs dames ! Jean Gabin, Bernard Blier, Lino Ventura, Paul Frankeur, Annie Girardot, Pierre Brasseur, Jean Desailly, Fernandel, Micheline Presle, Maurice Biraud, Martine Carol, Françoise Rosay et tant d'autres. Cette liste n'est pas "Un appel aux morts" ni un tableau de chasse mais une toute petite partie seulement de la vitrine du cinéma français avec, en bouche, les mots de Michel Audiard. le livre se prend à n'importe quelle page et vous plonge dans vos souvenirs de cinéphile. Ce n'est pas un chef d'oeuvre dans la construction mais plutôt comme un sommaire qui invite à aller plus loin, découvrir l'univers de rythme que Monsieur Audiard savait mettre en branle pour donner de la voix à des personnages tantôt clochard, tantôt président du conseil, flic , voyou ou barbouze. C'est une tranche de l'histoire du cinéma français, une vitrine d'un Paris de carte Postale. Une bribes de mots et vous avez juste une envie, cueillir dans votre vidéothèque un vieux film pour le partager avec des amis. Ce que je retiendrais de Michel Audiard c't d'abord son style, ensuite sa culture et mais surtout la rapidité avec laquelle il était capable de pondre un dialogue d'une qualité rare.
"Mais dis-donc, on est tout de même pas venu pour beurrer les sandwichs !"
Non, on est là pour parler d'un immense talent. Je vais finir par ce que je crois profondément et par les mots de l'artiste : "Le boulot, c'est un truc qu'il vaut mieux commencer jeune. Quand tu démarres tout môme, c'est comme si t'étais né infirme : tu prends le pli et t'y penses plus."
Adieu mon pote ou à bientôt !
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alberthenri
  26 juillet 2015
Depuis quelques années, les mêmes snobs qui ne supportaient pas Audiard de son vivant, l'admirent et le citent en toute occasion, c'est agaçant, mais je n'y peux rien, et puis c'est connu, comme le chantait Brassens "les morts sont tous des braves types", passons sur le sujet.
Audiard, c'est vrai a parfois fait dans la facilité, la redite, la roublardise, il le reconnaissait lui même. Mais, cet écrivain contrarié avait un réel talent d'auteur, pour s'en convaincre il faut écouter attentivement ses dialogues (d'où, contrairement à une idée reçue l'argot est le plus souvent absent) ou lire ses romans. J'ai découvert Audiard à 13 ou 14 ans en regardant "les tontons flingueurs", ce fut une sorte de révélation, je ne savais pas qu'on pouvais faire partir les mots comme des feux d'artifice...
Bien sur, plus tard, j'ai découvert Céline et j'ai compris d'où venait la petite musique, d'ailleurs, Audiard a rendu hommage à Céline dans certains des films qu'il a réalisés, ainsi, dans "comment réussir quand on est con et pleurnichard", avec Carmet, Marielle, Rochefort, Birkin, Audran (quelle distribution tout de même!) il est question d'une concierge qui se nomme Mme Bérange, et bien c'est un personnage de "Mort à crédit", il y en a d'autres amusez vous à les trouver !
Audiard était un grand lecteur, il était autodidacte (comme moi tiens!) et lisait aussi bien des romans populaires que des auteurs plus ambitieux comme Proust, c'est cette culture à la fois livresque et empirique qui a fait d'Audiard ce qu'il fut un Auteur de grand talent ne vous en déplaise!
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Gripoil42
  10 juillet 2016
Audiard vulgaire ? Que n'a t-on pas entendu sur le personnage ? Pourtant rares sont ceux qui manient la langue française avec autant de "virtuosité". Les mots de cet auteur se savourent, ils sont empreints de la truculence et de cette forme d'"épicurisme" verbal ou écrit que l'on ne retrouve plus guère qu'auprès de "gastronomes" littéraires avertis. Parce que oui, Michel Audiard se déguste par petites touches, pas de goinfreries, il faut prendre le temps de lire cet ouvrage et ainsi découvrir un univers où la langue française, derrière une simplicité apparente, se montre beaucoup plus complexe que ne pourrait le laisser penser un coup d'oeil trop rapide. Car ce monsieur connait ses classiques, ça se lit et s'entend...
Vulgaire Audiard ? A chacun son opinion... Cet ouvrage est une "référence" en ces temps où le langage est "torturé"... Tiens... Pourquoi ne pas s'en servir dans les écoles et au collège ?...
A consommer sans modération. Si ! Si !...
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Canaju
  20 novembre 2011

Ce livre est un recueil des meilleurs dialogues d'Audiard, icône populaire unique et atemporel .On redécouvre avec bonheur son phrasé assassin et très "brut de décoffrage" où tout le monde en prend pour son grade : les cons, les intellectuels, les bourgeois, les prolos, les hommes, les femmes...Les mauvaises langues diront que c'est vulgaire.
Moi je vous dis : c'est infiniment drôle et brillant.
Mais ce livre ne se lit pas d'une traite. Il faut savoir le déguster au détour d'un passage et tomber, avec délectation, sur un passage savoureux de cynisme et d'humour. Oui, car Audiard excelle terriblement dans l'art de la mauvaise foi.
L'autoportrait et les témoignages proposés dans le livre sont, quant à eux, l'occasion de découvrir l'homme sous un autre jour : un personnage authentique, sensible et attachant. Et oui, on connait bien les films et les dialogues d'Audiard mais on connait moins le personnage.
Rafraichissant, c'est un livre à découvrir absolument !
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mosaique92
  28 mars 2018
Livre très inégal.
J'ai eu l'impression que le compilateur, René Chateau, voulait absolument ''pondre'' un pavé ; pour ce faire, outre des dialogues et/ou des citations de haute volée dont certains sont devenus des classiques, il en a inclus d'autres qui ont peu ou pas d'intérêt.
Dommage... l'immense talent de Michel Audiard méritait mieux.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
TarquinTarquin   02 mai 2013
Bernard BLIER : Les Tontons flingueurs
— Non mais ! T'as déjà vu ça ? En pleine paix ! Il chante et puis crac ! Un bourre-pif. Mais, il est complétement fou ce mec ! Mais moi, les dingues, je les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère. Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé, par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile !
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TarquinTarquin   02 mai 2013
Jean GABIN - Françoise ROSAY : Le Cave se rebiffe
— J't'enverrai un gonze dans la semaine. Un beau brun avec des bacchantes. Grand, l'air con.
— Ça court les rues, les grands cons.
— C'lui là, c'est un gabarit. Un exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon ! Y serait à Sèvres !
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CegesteCegeste   12 septembre 2014
Pierre BRASSEUR

C'est toujours la même chose ! Monsieur prend le séné mais ne passe pas la rhubarbe .Nous sommes tous les deux de la même famille et avons tous les deux de l'argent :toi tu représentes le patronat, moi le capitalisme .Nous votons tà droite ,toi c'est pour préserver la société ,moi pour écraser l'ouvrier. Nous organisons un dîner de vingt couverts : toi tu donnes une réception ,moi j'organise une partouze .Et si le lendemain nous avons des boutons ,toi c'est le homrd ,moi c'est la vérole.

Les Grandes Famille
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rasibusrasibus   10 octobre 2015
- Sachez qu'il y a aussi des patrons de gauche
--Oui, il y a aussi des poissons volants, mais ça ne constitue pas la majorité de l'espèce ...
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ricouricou   21 août 2012
Lino Ventura : Un taxi pour Tobrouk
- Quand dans le désert on trouve un macchabée qu'on ne peut pas identifier, on lui fouille les poches. Si on trouve un ouvre-boîtes, c'est un british, quand on trouve un tire-bouchon_ ben, c'est un français.


Jean Murat : Les Grandes Familles
- L'Algérie, tout est là ! On ne me pardonne pas d'avoir eu raison. Quand la rébellion a éclaté, je leur ai dit : " On en fusille 100 000 au hasard c'est terminé ! "100 000, c'était pourtant raisonnable.
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Videos de Michel Audiard (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Audiard
Michel Audiard - ARTE. 52'58''
Dans la catégorie : CinémaVoir plus
>Représentations scéniques>Cinéma, radio, télévision>Cinéma (744)
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« Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde ----. »

se tait
respecte
écoute
se tire

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