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EAN : 9782756035734
160 pages
Éditeur : Delcourt (28/08/2019)
4.41/5   818 notes
Résumé :
Fripouille sympathique, Don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu'on appelait encore les Indes au siècle d'or.

Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l'Amazone, jusqu'à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l'Eldorado !
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Critiques, Analyses et Avis (199) Voir plus Ajouter une critique
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Afleurdelivres
  07 avril 2020
BD ABSOLUMENT GE-NIALE
Quelle prouesse! Bon sang quelle oeuvre magistrale! Quel tour de force graphique et littéraire !
Je ne suis pas férue de BD, c'est après avoir lu maintes critiques
dithyrambiques que j'ai acheté ce bijou du 9ème art et bien m'en a pris! Cette oeuvre parue en 2019, d'ores et déjà bardée de prix, m'a totalement bluffée.
Cette suite imaginaire d'un roman picaresque publié au 17e siècle est le récit autobiographie sous forme de roman d'aventures aux allures de polar d'un gueux des plus retors, Pablos de Ségovie, désirant s'élever dans la société et qui met tout en oeuvre pour y parvenir, usant de moyens peu orthodoxes.
Cette fripouille attachante, à la grande capacité d'adaptation, s'embarque avec une carte pour seule boussole en direction des Indes (actuelle Amérique latine) à la recherche de l'Eldorado et ses promesses d'or.
Cet anti-héros sournois, pourchassé, exilé et torturé, a plus d'un tour dans son sac! Il a fait sienne la devise paternelle « tu ne travailleras point ».
On suit ses pérégrinations entre mendiants et grands de ce monde, brigands et chefs de peuplade, de terres promises en terres oubliées, d'endroits sinistres et miséreux en forêts et palais luxuriants.
Le rythme et les situations sont dignes des plus grands films ou romans d'aventures avec une arnaque à l'horlogerie très complexe. Trompeuses apparences, énigmatique limite entre le faux et le vrai.
Raconté sous forme de flash-back le récit nous balade habilement entre présent et passé avec une excellente maîtrise des allers-retours.
Les auteurs ont fait le choix d'une histoire complète (one shot) dans un grand format de 160 pages découpées en trois parties.La première est assez classique, la seconde addictive et truculente commence à dévoiler certains secrets et le troisième acte est hallucinant.Les personnages sont très expressifs le dessinateur a le souci du détail, ses aquarelles sont magnifiques et le texte très bien écrit.
Cette BD prodigieuse parsemée d'humour enchaîne les retournements de situation jusqu'au sensationnel twist final.Un très beau visuel, un scénario complexe et ingénieux, une brillante synergie texte/image bref un chef d'oeuvre.
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ODP31
  21 septembre 2019
Faites comme moi une petite place dans vos bibliothèques surchargées, aux étagères menaçant ruine, pour cet album qui ne dépareillera pas entre Defoe ou Stevenson.
Si la mode est à l'adaptation des grands classiques en bande dessinée avec plus ou moins de réussite, le projet ici me parait plus ambitieux puisqu'il invente une seconde partie à un grand roman picaresque, « La vie de l'aventurier don Pablos de Ségovie », écrit par Francisco de Quevedo, auteur majeur de la littérature espagnole durant le Siècle d'or.
Contemporain de Cervantes, De Quevedo invente un héros, truculent vaurien, mendiant les mauvais jours, riche certains lendemains, escroc pour toujours. A la fin de ce roman, don Pablos embarque pour l'Amérique, les Indes de l'époque.
Notre héros ne partage que la particule avec Don Quichotte. Chez Don Pablos, les rêves se transforment en ambition, son coeur bat plus pour l'or que pour une dulcinée et la noblesse ne l'intéresse que parce qu'elle rime avec richesse. Il laisse l'esprit chevaleresque aux doux rêveurs suicidaires.
Guarnido, le dessinateur de « Blacksad » et Ayroles, le scénariste de « de Cape et de Crocs » réalisent un album qui fera date car il allie un dessin parfaitement adapté au récit d'aventures (traits expressifs, couleurs vives et paysages luxuriants), un scénario imprévisible qui recèle plus de rebondissements qu'un match de basket, et surtout une qualité d'écriture inédite pour le genre.
Je pense que même les plus réfractaires aux BD peuvent trouver leur dose de prose dans ces bulles. de la littérature crayonnée et colorisée à l'ancienne.
L'Histoire, me direz-vous. Don Pablos ne débarque pas en Amérique. Il y échoue après être passé par-dessus de bord du galion qui le transportait, incapable de toucher un jeu de cartes sans tricher.
Une fois à terre, il part à la recherche d'un lieu mythique qui enchante les rêves de tous les aventuriers du nouveau Monde : l'Eldorado !
Dopé par un fort instinct de survie, le vaurien est un farouche activiste du moindre effort. Il suit en cela un des commandements de son père : « Tu ne travailleras point ». Il consacre toute son énergie à ses manipulations qui le conduisent à s'aventurer à la frise des Cordillères, dans la jungle amazonienne, à fréquenter des tribus sauvages, des esclaves, des inquisiteurs et de riches négociants.
Il n'y a de la chance que pour la canaille. Don Pablos n'en manque pas. Ce n'est pas une étoile qui veille sur lui, c'est toute une constellation qui éclaire son chemin jusqu'au sommet du royaume.
Don Pablos n'a donc rien du gendre idéal mais son culot et sa bonhomie le rendent sympathique et drôle. Comme dans toute oeuvre picaresque, c'est le filou qui raconte son histoire et tel le Scapin de Molière, on lui pardonne tout, le lecteur devenant un complice amusé de ses fourberies.
Sur une île déserte, comme je m'ennuie dès que je reste allongé plus de vingt minutes sur une plage, je n'emporterai que des pavés de plus de 600 pages.
Du moins, c'était ce que je croyais jusqu'à la découverte de cet extraordinaire album de 160 pages que j'enregistrerai en supplément de bagages.
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marina53
  15 décembre 2019
Don Pablos de Ségovie grandit en Castille, au coeur d'une famille de gueux, adeptes des arnaques, des coups bas, des entourloupes, fourbes et peu scrupuleux. Lui qui rêve de gloire et d'argent, le voilà bien mal né ! Partant du précepte maintes fois seriné par son père, "Tu ne travailleras point", le jeune homme ne manque ni d'audace ni de sang-froid pour embobiner à qui mieux-mieux. Espérant améliorer son sort, il embarque, à bord d'un galion, vers le Nouveau-Monde. Mais, après s'être fait prendre à tricher aux cartes, il se fait jeter manu-milatari par dessus bord. Dérivant au gré des vagues, il finit par accoster sur une petite île, peuplée d'hommes noirs, les Cimarrones, esclaves rescapés d'un naufrage qui, visiblement, ne le portent pas dans leur coeur. Ils le laissent finalement en vie, amusés de ses pitreries et pas mécontents d'avoir deux bras en plus pour les aider dans la construction de leur nouvelle communauté. Mais, Pablo a d'autres ambitions et d'autres rêves et s'enfuit, en pleine nuit, vers un autre Eldorado...
Alain Ayroles et Juanjo Guarnido nous offrent un roman graphique d'une incroyable richesse, aussi bien sur le fond que sur la forme ! Sur 160 pages, l'auteur nous plonge au coeur d'une épopée riche en rebondissements. L'on suit les tribulations de Pablos, de sa Castille natale à l'Eldorado en passant par le Pérou. Né gueux, Pablos n'a d'autre projet que de s'élever. Et pour ce faire, l'homme ne manque ni d'audace ni de ruse ni de perversité. L'auteur, lui non plus, ne manque pas de filouterie, brouillant les pistes, effectuant des revirements, le tout ponctué de flashbacks mettant en lumière un récit foisonnant. Tout est minutieusement et parfaitement orchestré. Les dialogues sont d'une incroyable verve, les personnages atypiques et grandioses. Graphiquement, le travail de Juanjo Guarnido est de toute beauté. le trait est précis et détaillé, les couleurs riches, les paysages magnifiques (notamment cette jungle chatoyante et cette double page de l'Eldorado), les décors cossus.
Une fresque historique incroyable...
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Christophe_bj
  19 juillet 2020
Attention, chef-d'oeuvre ! ● Nous sommes au XVIe siècle, Pablos, un « gueux » de Ségovie, nous raconte sa vie aux « Indes » (en Amérique du Sud), qui se trouve entièrement organisée autour de son désir immense de devenir riche, au prix de multiples fourberies, tout en restant sympathique et attachant aux yeux du lecteur. L'Amérique du Sud, avec notamment le mythique Eldorado, est le continent idéal pour satisfaire ce désir. ● Présentée comme le second volume de l'Histoire de la vie de l'aventurier nommé don Pablos de Ségovie, qui se termine au moment où Pablos s'embarque pour les « Indes », cette bande dessinée picaresque est absolument fascinante. Son originalité et son audace sont extraordinaires. Il fallait vraiment que les deux auteurs croient en leur talent pour imaginer que l'histoire d'un picaro du XVIe siècle en Amérique du Sud en bande dessinée puisse avoir du succès de nos jours. C'est qu'ils possèdent plus que du talent : une véritable virtuosité qui étincelle à chaque instant. Mais il faut ajouter que l'ouvrage n'est pas que virtuosité technique, elle a aussi et surtout une âme, une profondeur ahurissante, sans oublier beaucoup d'humour. ● le dessin, somptueux, est un enchantement à chaque page. Chaque vignette, peinte à l'aquarelle, est un petit tableau. Les couleurs sont extraordinaires. Juanjo Guarnido est un génie de l'ombre et de la lumière. Des bougies ou des feux qu'il peint émane une lumière qui semble illuminer la pièce où se trouve le lecteur. Les jeux d'ombres sont magiques, par exemple la vignette 6 de la page 151, qui représente une pièce d'un château la nuit et dont on voit les ombres des fenêtres éclairées par le clair de lune se projeter sur une galerie de tableaux, le tout dans un camaïeu de gris et de beiges. On pourrait multiplier les exemples de clair-obscur et de reflets, ils pullulent et sont tous admirables. On reste bouche-bée devant tant de talent. Il y a aussi des citations des tableaux de l'époque que le dessinateur s'amuse à reproduire. Les pages 72 et 73 font tomber en pâmoison : quelle surprise quand on découvre cette double page ! le format hors normes de l'album contribue à la beauté des dessins. On se sent happé dans ces pages, on a l'impression de vivre au milieu du décor créé. ● La narration est à la hauteur du dessin : la construction narrative, complexe, riche, est magnifique. L'arnaque racontée est sublime. le récit est jusqu'au bout plein d'action, de retournements de situation et de surprises. le jeu du prologue et de l'épilogue est très ingénieux. ● On ne peut aussi qu'être admiratif sur la qualité et la quantité de la documentation qui a dû être collectée par les auteurs et la somme de travail que représente une telle oeuvre. ● le pari est gagné très haut la main et je n'hésiterais pas à qualifier cette création de chef-d'oeuvre, encourageant tout le monde à la lire. Je sais déjà que je vais l'offrir en plusieurs exemplaires autour de moi.
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berni_29
  29 février 2020
Oyez, oyez, chers lecteurs ! Approchez-vous un peu que je vous conte l'existence de l'aventurier Don Pablos de Ségovie !
Les Indes Fourbes est une bande dessinée commise par Alain Ayroles au scénario et Juanjo Guarnido au dessin. Elle conte les aventures de Don Pablos de Ségovie au XVIe siècle en Amérique du Sud et en Espagne.
Nous sommes ici au Siècle d'or. En cette période, l'Amérique s'appelait encore les Indes et l'Espagne régnait en maître sur une bonne partie de ce continent...
Mais qui est Don Pablos de Ségovie ? Comment résumer en quelques mots sa personnalité ?
L'histoire débute en Castille. Dès les premières pages, nous voyons se dessiner le destin atypique que lui assignent ses parents. Né dans une famille de gueux, il va entrer dans la vie en en faisant le moins possible, du moins de manière honnête, avec le dessein d'en en tirer le plus grand profit. Voilà ! Tout est à peu près dit dans ce curriculum vitae d'un partisan du moindre effort et totalement vénal.
Si la misère en Espagne est le sort de tous les gueux de son espèce, qu'importe ! Don Pablos quittera les bas-fonds qui l'ont vu naître et ira forger son destin vers le Nouveau Monde...
Ses tribulations vont le mener, par tous les moyens, à la recherche de ce lieu mythique qu'est l'Eldorado, la fameuse cité d'or qui hanta les rêves de tous les conquistadors.
C'est l'itinéraire d' un vaurien, un lève-tard, qui va traverser l'océan et côtoyer les abimes, visiter les entrailles de la terre, se hisser jusqu'à la cime des montagnes les plus escarpées.
Incroyable de voir comment ce misérable mal né va renier son sang, changer tant de fois de nom et de visage, côtoyer les plus grands, les palais royaux, devenir gentilhomme à son tour, connaître la gloire...
Don Pablos de Ségovie, c'est une crapule, fripouille à la fois sympathique et peu recommandable, autant rusé que maladroit, qui sait se déjouer des mauvais tours que lui sert son existence avec une capacité incroyable pour se sortir des situations les plus désespérées...
J'ai été ébloui, emporté, chaviré dans ce récit picaresque, immense par son ampleur et sa qualité d'émerveillement, touché par les contrastes, les images dignes d'un tableau de Velázquez, mêlant les contrastes, nous sommes tour à tour parmi la gueusaille, la ripaille et les putains des bas-fonds et brusquement nous plongeons dans le vertige d'une forêt équatoriale arborescente, ivre de couleurs et d'odeurs.
J'ai adoré ce récit jubilatoire, démesuré, cruel, totalement rebelle et canaille, semé d'invraisemblables rebondissements quasiment à chaque page.
Le dessin est époustouflant, tout en mouvement. Les mots sont dignes des tirades du Cid.
Le plaisir de conter se ressent dans chaque planche dont les auteurs semblent avoir été touchés par la grâce. Sans doute eux aussi ont su trouver l'Eldorado de l'inspiration...
Les images sont somptueuses, magiques, fourmillant de détails... Les personnages sont truculents. Les dialogues recèlent de pépites d'humour. Certains scènes aussi sont drôles, décrivant Don Pablos plutôt en anti-héros, que les chiens, les chevaux, les lamas n'apprécient guère et le lui font comprendre...
Don Pablos est en fait la continuation d'un roman phare de la littérature espagnole : El Buscón, la vie de l'aventurier Don Pablos de Ségovie, une oeuvre de Francisco de Quevedo du XVIIe siècle, qui avait promis un deuxième volume à son oeuvre, qui ne vit jamais le jour.
Cette lecture a été pour moi un immense coup de coeur.
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critiques presse (10)
LePoint   04 décembre 2019
Mélange d'érudition et de canular, Les Indes fourbes s'inscrit dans la lointaine lignée du Nom de la rose ou du Pendule de Foucault, l'une des difficultés confessées par Ayroles ayant été de construire une intrigue complexe, fourmillant de références culturelles diverses, sans affecter le plaisir de lecture.
Lire la critique sur le site : LePoint
ActuaBD   14 novembre 2019
Il faut être bien retord pour trouver quelques défauts dans ce récit captivant à l’intrigue ultra-construite. Et même si la perfection est inatteignable par essence, soyons honnêtes, Les Indes fourbes s’en approchent de très près. Plus qu’un coup de cœur de l’année, cette réussite marquera sans aucun doute le neuvième art de son empreinte.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Bedeo   23 octobre 2019
Album géant et travail de titan, les comparaisons manquent pour qualifier ce travail finalement plus proche de l’épopée BD que du roman picaresque, tant son souffle est fort et sa matière, d’essence mythique.
Lire la critique sur le site : Bedeo
LaCroix   04 octobre 2019
Alain Ayroles et Juanjo Guarnido ont imaginé la suite d’un grand roman espagnol baroque. Sous forme de bande dessinée ils narrent avec brio les frasques d’une fripouille à la recherche de l’Eldorado en Amérique du Sud.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Telerama   25 septembre 2019
En imaginant la suite d’El Buscon, le roman picaresque écrit au XVIIIe siècle par Francisco de Quevedo (1580-1645) le tandem a réalisé une authentique superproduction, un projet hors normes, tant sur le fond que dans la forme.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   23 septembre 2019
Le scénariste de “De cape et de crocs” et le dessinateur de “Blacksad” ont uni leurs talents, pour le meilleur. “Les Indes fourbes” est un conte amoral jouissif, au scénario et au dessin bluffants.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Sceneario   10 septembre 2019
C'est très bien écrit, bien mené et la mise en scène est excellente. Les auteurs se jouent par moment de nous. [...] Juanjo Guarnido nous a déjà estomaqué par son talent sur Blacksad. Avec Les Indes fourbes, il frappe encore un grand coup. C'est beau, lumineux… C'est fort, tout simplement.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   30 août 2019
Les Indes fourbes est un immense plaisir de lecture grand public, comme bien rarement en bande dessinée. Et qui se laissera lire et relire à l’envi avec, sans aucun doute, le même bonheur.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   27 août 2019
Ouvrage imposant et très dense (145 pages tout en couleurs), ce qui ne l’empêche pas d’être continuellement flamboyant et truculent, « Les Indes fourbes » est le savoureux fruit de la rencontre de deux artistes aussi rares que talentueux : Juanjo Guarnido et Alain Ayroles.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   20 août 2019
Dans cette entreprise, les images de Juanjo Guarnido servent le texte d’Alain Ayroles, à moins que ce ne soit l’inverse. Pour tout dire, l’osmose est parfaite et les amateurs de De cape et de crocs ne devraient pas être déçus.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
PresencePresence   29 août 2020
Seigneur, je suis de Ségovie. Je vous épargnerais le récit de mes premières années et de la vie que je menais en Castille. Sachez simplement qu'elles furent placées sous le sceau de l'indigence, de la fourbe et de la friponnerie. En dépit de mes constants efforts, malgré des trésors d'astuce et des joyaux d'imagination, je ne parvins jamais à m'élever au-dessus de ma misérable condition. Gueux j'étais, gueux je resterai. C'est pourquoi je résolus de partir pour les Indes pour voir si mon sort s'améliorerait en changeant de monde et de pays. C'est ainsi que par un beau matin, le cœur tout gonflé d'espérance, j'embarquai pour le Nouveau Monde.
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marina53marina53   15 décembre 2019
"J'ai ouï dire que cette créature qu'on appelle la Fortune est une femme capricieuse, fantasque, toujours ivre, et aveugle par-dessus le marché. Aussi ne voit-elle pas ce qu'elle fait et ne sait-elle pas ni qui elle abat, ni qui elle élève."

Pierre Ménard – L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche
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letilleulletilleul   31 août 2019
Seigneur, je suis de Ségovie.
Je vous épargnerais le récit de mes premières années et de la vie que je menai en Castille.
Sachez simplement qu’elles furent placées sous le sceau de l’indigence,
de la fourbe et de la friponnerie.
En dépit de mes constants efforts, malgré des trésors d’astuce et des joyaux d’imagination,
je ne parvins jamais à m’élever au-dessus de ma misérable condition.
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ODP31ODP31   21 septembre 2019
- Bienvenue en Nouvelle-Espagne, l'ami !
- Nôtre maître est planteur de canne. Il vient d'obtenir du vice-roi la jouissance d'une vallée encore vierge. Notre travail, c'est de la nettoyer. Joins-toi à nous ! Je te promets une honnête pitance et du vin à l'envi !

Un outil ! Avais-je traversé l'océan pour m'user les mains sur un manche ?
En mon for intérieur, je jurai de m'en servir le moins possible, fidèle en cela au deuxième commandement de mon père.
- Tu ne travailleras point.
Page 27
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TheWindTheWind   21 avril 2020
Dieu merci ! Les nobles sont là pour nous protéger de nos semblables. Pour nous autres, pauvres agneaux, sans cesse en butte à des brebis galeuses, à des moutons noirs qui nous veulent tondre la laine sur le dos, n'est-il pas rassurant de se savoir veillés par des loups ?
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Videos de Alain Ayroles (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Ayroles
1873, la conquête de l'espace continue ! Dans l'univers du CHÂTEAU DES ÉTOILES d'Alex ALICE, découvrez LES CHIMÈRES DE VÉNUS, la nouvelle série d'Alain AYROLES (les Indes Fourbes) illustrée par Étienne JUNG.
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