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EAN : 9782075079846
168 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (19/01/2017)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 751 notes)
Résumé :
Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde... Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.
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Critiques, Analyses et Avis (155) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  27 novembre 2019
"Je n'ai jamais eu autant envie de foutre le feu!". Citation de l'auteure.

Polémique au 43e festival international de la BD d'Angoulême, le jury n'avait retenu aucune femme parmi les 30 auteurs en lice, l'an passé, pour le Grand Prix!

15 portraits de femmes, dans ce tome 2, de Peggy Guggenheim (amoureuse de l'art moderne) à Katia Krafft (volcanologue) en passant par Phulan Devi, la Reine des bandits.

J'ai aimé l'histoire de Sonita, qui naquit à Herat, Afghanistan. Herat, les talibans, la charia...
Sa mère veut la marier, alors qu'elle a 9 ans!

Heureusement, la famille fuit en Iran, avant le mariage et on dépose Sonita, chez une tante, en Iran, comme un vulgaire colis...

Sonita prend conscience que les filles sont considérées comme une marchandise.
" Moi, mon mari m'a achetée pour 3000 dollars, combien tu vaux?"
Certaines petites reviennent enceintes alors que d'autres disparaissent simplement"

Sonita entend une musique à la radio, qui la subjugue. "Ce rythme, ce débit, cette rage", elle va écrire du...Rap!
" Relis le Coran, il ne dit pas que les femmes sont à vendre"
Rokhsasreh, une réalisatrice iranienne découvre le rap de Sonita. Avec un drap noir, la caméra de Rokhsareh, et un peu de maquillage, elle tourne le clip de "Mariées à vendre."

En 2 semaines, la vidéo est partagée, commentée, relayée partout.
"Laisse moi crier
Laisse moi sortir de cette prison"

Sonita retourner demander un passeport en ... Afghanistan, alors que sa mère et son frère veulent la marier...
-"C'est indécent, si les gens à Herat savaient que tu chantes, on serait déshonorés ! "

"Ce que je voulais montrer, c'est que tout est 2 fois plus difficile pour les femmes."
Pénélope Bagieu.
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carre
  08 avril 2017
Pénélope Bagieu continue de mettre en lumière le parcours de femmes remarquables, qui grâce à leurs énergies, leurs talents, leurs forces ont réussies à imposer leurs idées, la reconnaissance de leur travail et surtout d'imposer leur liberté de pensée, souvent malgré le mépris des hommes suivant les époques. C'est toujours aussi bien foutu et ça se dévore avec grand plaisir. Encore mieux que le tome 1.
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Gwen21
  14 juin 2017
Pénélope Bagieu nous offre une nouvelle galerie de portraits de femmes, tous plus intéressants les uns que les autres. Déterminées, frondeuses et belles, ces femmes souvent méconnues méritaient vraiment d'être mises en pleine lumière.
Je ne vais pas répéter ici ce que j'ai écrit dans mon billet du tome 1, le tome 2 possédant les mêmes atouts. Je complète simplement mon avis avec cette remarque : Pénélope Bagieu fait davantage qu'illustrer des biographies bien documentées, elle fait aussi preuve d'engagement, ce qui pour un artiste est toujours louable, et par son crayon c'est un nouveau relief qui est donné aux combats de ces femmes... qui restent souvent hélas les combats de milliers de femmes, voire de la Femme, à travers le globe.
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boudicca
  19 février 2017
Les « Culottées », se sont des femmes qui, bien qu'issues de différents milieux, époques et pays, possèdent toutes au moins un point commun : elles se sont battues pour échapper aux carcans imposés par la société de leur époque et surtout pour faire ce qu'elles aimaient. A Wu Zetian, Joséphine Baker, les soeurs Mariposas et Clémentine Delait (la femme à barbe) succèdent donc la compositrice Betty Davis, la journaliste Nellie Bly, la volcanologue Katia Krafft ou encore Mae Jemison (première femme noire à avoir été dans l'espace). L'ouvrage comprend quinze nouveaux portraits d'héroïnes peu (voire pas du tout) connues mais qui, chacune à leur manière, ont suivi des parcours tellement atypiques qu'elles sont devenues pour beaucoup de femmes de véritables sources d'inspiration. Comme dans le précédent album, on peut saluer la diversité des profils choisis par Pénélope Bagieu qui met à l'honneur aussi bien des artistes que des scientifiques, des sportives, des rebelles ou encore des lanceuses d'alerte. Si les obstacles rencontrés ne sont évidemment pas les mêmes selon qu'elles viennent de France, d'Inde, d'Afghanistan ou encore des États-Unis, le besoin de liberté partagé par toutes ces femmes et leur indignation devant le traitement réservé à leur genre nous les rendent immédiatement sympathiques. Nul doute que la plupart des lectrices se retrouveront à un moment ou un autre dans le comportement de ces héroïnes déterminées qui, par le sport, l'activisme politique, la musique, les sciences ou l'art, sont parvenues à faire ce qu'elles voulaient, sans tenir compte de la réprobation des hommes et de la société.
Temple Grandin, par exemple, subira toute sa vie des moqueries à cause de son sexe et de son autisme, ce qui ne l'empêchera pas de s'imposer dans le milieu de la défense des animaux (elle se bat notamment pour l'amélioration des conditions de « vie » dans les abattoirs). Thérèse Clerc, elle, créera une structure pour personnes âgées tout à fait singulière dans laquelle les pensionnaires participent à des conférences et des sorties culturelles, font du sport et partent même en colo ! Nellie Bly sera pour sa part la première véritable journaliste d'investigation, n'hésitant pas à se faire interner dans un hôpital psychiatrique réservé aux femmes (avec une facilité déconcertante) ou à entreprendre un tour du monde. Katia Krafft sera quant à elle volcanologue, une passion qu'elle partagera toute sa vie avec son mari avec qui elle réunit une documentation scientifique exceptionnelle, tout en tentant de faire partager sa passion aux plus jeunes. Et puis il y a Cheryl Bridges qui battra le record mondial du marathon en 1971 ; Sonita Alizadeth à qui on doit des textes de rap consacrés au mariage forcé et à la condition des femmes en Afghanistan ; Hedy Lamarr qu'on connaît avant tout pour sa beauté et ses talents d'actrice mais qui s'est pourtant aussi distinguée comme inventrice ; ou encore Jesselyn Radack qui, après avoir subi les attaques odieuses de la part de son propre gouvernement pour avoir dénoncé les conditions de détention des terroristes présumés après le 11 septembre 2001, se consacrera exclusivement à la défense des lanceurs d'alerte (car ce sont eux « les vrais héros qui protègent la démocratie »).
Toutes ces histoires suscitent différentes émotions chez le lecteur. Une vive colère, d'abord, devant les épreuves endurées par certaines juste parce qu'elles sont nées femme. le parcours de Phulan Devi, notamment, est tellement atroce qu'on se demande comment la pauvre (devenue depuis une féroce bandit) a pu y survivre (elle sera violée dès l'âge de 10 ans par son « mari » puis ensuite à plusieurs autres reprises par des policiers ou voisins qui estiment qu'elle est désormais souillée et donc disponible pour n'importe qui). Mais l'indignation cède peu à peu la place au fil des chapitres à l'admiration, une admiration qui fait naître chez le lecteur un élan d'enthousiasme et d'espoir. Oui, il y a encore du boulot, oui, les obstacles à l'égalité homme/femme sont encore nombreux (même dans un pays comme le notre) mais surtout oui, il y a des solutions et oui tout le monde peut se battre, chacun à sa manière et à son niveau. Si l'ouvrage parvient à toucher autant le lecteur, c'est aussi et surtout grâce à l'angle adopté par Pénélope Bagieu qui opte pour un ton volontairement optimiste. Pas question pour ces femmes de s'apitoyer sur leur sort ! Les graphismes collent parfaitement à l'humour de l'auteur qui dote ses héroïnes d'expressions tour à tour blasées ou rayonnantes mais en tout cas toujours déterminées. A la fin de chaque portrait, une planche s'étalant sur une double page résume en une image le destin de chacun des personnages et celles-ci, plus travaillés et plus colorées que le reste, sont véritablement sublimes.
Avec ce deuxième tome de « Culottées », Pénélope Bagieu rend hommage à quinze femmes qui ont marqué leur époque, chacune à leur façon et chacune dans un domaine différent. Une lecture instructive qui secoue mais qui fait aussi beaucoup de bien au moral : on en ressort avec la pêche et des idées pleins la tête.
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sabine59
  24 janvier 2019
Un tome 2 aussi enthousiasmant que le premier. Et que j'ai même préféré !
Toujours quinze portraits de femmes qui, chacune dans leur domaine , ont prouvé leur pugnacité, et ont fait avancer les choses. Elles appartiennent plus, cette fois, à l'époque moderne.
De Temple Grandin, autiste ( je signale au passage l'excellente présentation de ce trouble) ayant lutté pour le bien-être des animaux, à Betty David, qui a affirmé son identité afro-américaine à travers la musique, de Sonita Alizadeh, afghane qui exprime sa rage de femme opprimée à travers le rap, à Katia Krafft, alsacienne , ayant montré qu'une femme pouvait être une brillante volcanologue, Pénélope Bagieu sait nous intéresser par des planches colorées et parlantes, des textes pétillants d'humour et très justes, quant aux injustices faites aux femmes.
Et quelles belles doubles pages poétiques et symboliques!
Une initiative pleine de verve et d'intelligence. Merci, Fanny! A découvrir!
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critiques presse (4)
BoDoi   31 mars 2017
Le dispositif est simple, le trait minimaliste et fluide. L’abondance de texte est contrebalancée par des décors rares ou inexistants, et des couleurs ponctuelles — sur les visages, beaucoup —, qui égaient et mettent l’accent sur les personnages. Le ton mêle rigueur et humour, portant des résumés forcément rapides, néanmoins bien rythmés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Liberation   13 février 2017
S’il y en a une qui pourrait avoir son portrait dans Culottées, c’est elle.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   08 février 2017
Un exercice complexe, et prépublié sur son blog, dont elle se sort plutôt bien grâce à la vivacité de son trait et à son humour piquant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bedeo   03 février 2017
La dessinatrice nous régale encore de découvertes plus surprenantes les unes que les autres de quinze féministes avant l’heure.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   25 juin 2017
■ Phulan Devi, reine des bandits (1963-2001)

Sa famille est d'une caste très défavorisée, les Mallahs (des pêcheurs). Phulan et ses soeurs vivent et travaillent très durement et meurent à moitié de faim.
Son père est toujours en train de chouiner et de subir :
- Ton devoir sur terre est de faire les corvées de tous ceux qui te l'ordonnent, sans te plaindre, en t'inclinant à leurs pieds. Les dieux ont voulu le monde ainsi.
Sa mère, toujours mi-furieuse mi-désolée de l'avoir enfantée :
- Les dieux !? Mais ils s'en fichent, de toi, les dieux ! Ils n'aident que les riches ! Toi, tu es pire que les puces sur les fesses d'un chien : tu es UNE FILLE. Sans mari pour te protéger, tu n'es RIEN !
Sa famille est maudite : ils ont trois filles, et sa mère est de nouveau enceinte.
- Si c'est une fille, je la laisse mourir !!
Evidemment, c'est encore une fille. Alors Phulan la garde en vie, en volant du lait aux voisins.
Ils ont aussi un fils. Il va à l'école. Mais pas ses soeurs.
- Non, Phulan, la seule chose que vous avez besoin d'apprendre, vous, c'est à rester hors de danger !
Danger de quoi ? Les hyènes ? La foudre ? Phulan ne comprend pas trop. Mais soit.
En effet, leur maman les met toujours en garde contre un péril terrible et mystérieux :
- toujours en groupe pour aller faire pipi dans les champs
- ne vous arrêtez pas si un homme vous appelle
- courez s'il vous bloque la route
- couvrez votre corps.
Alors, pour Phulan, le programme, c'est d'apprendre à se faufiler, à se cacher, à grimper et à cavaler... en attendant que ses parents récoltent assez d'argent pour sa dot, et puissent la marier.

(p. 72)
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boudiccaboudicca   10 février 2017
Un soir où elle n'a vraiment pas hâte de rentrer, après que tout le monde a déserté le stade de l'école, sans trop savoir pourquoi Cheryl se met à courir. Un tour de piste. Puis deux. Toute seule. Dans le noir. En cachette. Elle a mal aux pieds. D'ailleurs elle a mal partout. Ses poumons sont en feu. Mais quelque chose se déclenche. Alors elle commence à discuter toute seule dans sa tête, prends ses problèmes un par un, froidement, et analyse les situations dans lesquelles elles se sent coincée. Et tous les nœuds se défont, comme par magie. Soudain chaque problème a une solution. Tout vient de devenir surmontable. Ce sera son secret, son truc rien qu'à elle.
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ZilizZiliz   20 juin 2017
■ Sonita Alizadeh, rappeuse née en 1996 en Afghanistan.

[Sa mère] est venue la chercher.
- Ton frère a besoin de 9 000 $ pour se payer une femme. Et cet argent, on va le trouver en te mariant, toi.
- QUOI ?? Mais... et MOI, je suis moins importante ?
(Réponse : oui, elle est moins importante.)
- Tu veux me vendre. Tu veux VENDRE ta fille.
[...] La seule réponse que lui répète sa mère, comme un robot, c'est :
- C'est la tradition. C'est comme ça.
[...]
[ Deux ans plus tard : ]
Sa famille lui manque beaucoup. Elle a pardonné à sa mère (qui est désormais très fière d'elle) : mariée elle-même à un inconnu quand elle était encore très jeune, elle n'a fait que reproduire ce qu'elle connaissait, incapable d'envisager qu'une autre voie était possible pour une fille, et qu'elle pouvait accomplir quelque chose.

(p. 20 à 23)

♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=Bkza0sKuksE
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cecilitcecilit   11 mars 2017
Pinky doit travailler si elle veut aider sa mère et le choix de métiers accessibles à une jeune femme est assez limité. A 15 ans, elle intègre une école d'institutrices. Mais au bout d'un semestre, elle n'a plus de quoi payer les frais de scolarité et elle est renvoyée. Mais alors, on est censée se débrouiller COMMENT quand on est une fille ?!! Un jour, la jeune femme lit dans le Pittsburgh Dispatch un article qui la met (comme souvent) littéralement hors d'elle, intitulé "à quoi sont bonnes les filles?" ("La place d'une fille est à la maison. A coudre, à s'occuper des enfants sans quoi la société s'effondre, Une femme qui travaille est une MONSTRUOSITE"). Prête à imploser de rage, Pinky prend la plume et se fend d'une réponse assassine à l'éditorialiste responsable de ce torchon : Cher Monsieur, Laissez-moi vous parler d'un monde parallèle dans lequel les femmes sont obligées de travailler pour SURVIVRE.
Nellie Bly, journaliste 1864-1922
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cecilitcecilit   03 mars 2017
Thérèse Clerc (utopiste réaliste) s'occupe de sa mère en fin de vie, grabataire, alors qu'elle est elle-même grand-mère célibataire (et qu'elle ne roule pas sur l'or). Elle en bave sérieusement. Elle se promet que ses enfants à elle n'auront pas à s infliger ça. Elle se met alors à rêver d'un endroit idéal, ou les vieilles dames, après s'être occupées de leur mari et de leurs enfants toute leur vie auraient droit à la tranquillité, à l'autonomie, au bien-être et à la dignité. Un lieu de vie qui s'affranchirait du regard réducteur que la société porte sur elles (au choix : A/ un fardeau ou B/ une manne financière à qui vendre des croisières). Au début, personne ne croit à son projet utopique. Personne ne veut financer une maison pour vieilles dames (notamment parce qu'elle serait justement réservée uniquement aux femmes) mais les ravages de la canicule de 2003 mettent un bon coup de pression aux élus qui finissent par mettre la main à la poche.Le terrain est attribué par la ville de Montreuil. Commence alors la construction de la Maison des Babayagas.
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Videos de Pénélope Bagieu (112) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pénélope Bagieu
Couleurs pop, humour désopilant, et traits affirmés, l'adaptation en bande dessinée de Sacrées Sorcières par Pénélope Bagieu n'a rien à envier aux illustrations de Quentin Blake pour les célèbres romans de Roald Dahl. Cette BD, c'est un peu un retour en enfance pour moi. Et pour bien d'autres aussi je crois ! Les planches colorées mettent en scène l'étrange histoire d'un garçonnet et sa grand-mère face à une convention de sorcières dans l'hôtel où ils séjournent. Bien que récemment au fait de leur existence par sa mamie qui a eu le malheur d'en rencontrer une elle-même, avec pour preuve une phalange manquante, le jeune garçon ne s'attendait certainement pas à se retrouver piégé dans une salle remplie de ces sorcières. Qui plus est en présence de la Grandissime !
Caché derrière un paravent, il assiste à l'effeuillage de ces dames qui consiste à retirer perruques, gants et chaussures, révélant ainsi leur laideur, perçant le secret de leur identité... Impuissant face au plan machiavélique de la sorcière en chef dont le projet consiste à transformer et éradiquer tous les enfants de la Terre en souris, il ne s'attendait pas à une démonstration privée. Attirée préalablement par la Grandissime, une fillette fait son entrée pour être rapidement changé en...souris bien sûr ! Recette de la formule notée, les sorcières sur le point de sortir sentent une odeur de caca, la salle odeur des gosses... Sur le point d'être trouvé, le garçon arrivera-t-il à sortir en un seul morceau ? Parviendra-t-il à déjouer les plans des vilaines avec l'aide de sa mamie ?
Ma première rencontre avec ce titre s'est faite sous la forme du film Les sorcières sorti en 1990 et dans lequel Anjelica Huston incarne le Grandissime Sorcière. C'est un peu la patronne de toutes les sorcières quoi. Attirée et charmée par le film malgré le dégoût que m'inspiraient ces vilaines femmes aux crânes chauves et aux mains crochues, le monde de Roald Dahl s'ouvrait à moi !
De ces images imprimées sur mes rétines enfantines, se sont enchaînées celles de Mathilda, Charlie et la chocolaterie et Le Bon Gros Géant bien plus tard. Mais avant d'être diffusée sur la toile, Sacrées Sorcières c'est d'abord un formidable roman jeunesse aussi divertissant qu'émouvant dans lequel Pénélope Bagieu a puisé toutes les ressources nécessaires.
Le sourire aux lèvres, c'est avec une délectation non contenue que j'ai dévoré cet album de 300 pages, m'esclaffant parfois aux réparties drôlissimes de la mamie. L'artiste a donc su, et avec brio, s'approprier ce monument de la littérature jeunesse anglais et le moderniser avec autant de fraîcheur et de légèreté que le roman. Ainsi, le jeune ami simplet et gourmand de notre héros est remplacé par une fillette intelligente et perspicace, reflet de notre époque en mutation. Merci Pénélope !
Drôle, tendre et malicieuse, cette BD au rythme enjoué est une fantastique adaptation qui saura, j'en suis sûre, ravir les plus vieux comme les plus jeunes lecteurs. Énergique, laissez-vous tenter par le regard de l'illustratrice sur le monument jeunesse qu'est Sacrées Sorcières de Roald Dahl.
Retrouvez le podcast de cet article et bien plus encore sur ma chaîne YouTube Book'n'cook (https://www.youtube.com/watch?v=gM4kmpl15l0&feature=youtu.be) et le blog éponyme.
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