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Olivier Bal (Autre)
EAN : 9782374483252
Éditeur : Xo Editions (22/04/2021)
4.37/5   62 notes
Résumé :
" Dans cette forêt, tu peux toujours y entrer, mais tu n'en sortiras jamais… "

Des murs d'arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l'Oregon.
Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l'appelle l'Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien jour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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gruz
  22 avril 2021
La thématique des disparus est un peu la tarte à la crème du thriller. Elle a été tellement développée qu'on peut la voir comme asséchée ou au contraire l'imaginer inépuisable.
Avec ce roman, Olivier Bal prouve qu'on peut encore construire une intrigue intéressante et parfois surprenante autour de ce thème.
Le premier point à noter concerne l'ambiance. Nous sommes bien dans un thriller où le rythme ne faiblit pas, mais l'auteur s'est avant tout attaché à l'environnement. La forêt de séquoias dans l'état de l'Oregon devient vite un personnage à part entière, tant sa présence est étouffante et mystérieuse.
Et puis, il y a cette petite ville loin de tout, où tout le monde se connaît depuis toujours. L'atmosphère qui se dégage donne vite de la profondeur au roman. le coeur vert palpite.
Ceux qui ont lu L'affaire Clara Miller retrouveront avec plaisir Paul Green, le journaliste qui avait dévoilé l'affaire, presque au prix de sa vie. La forêt des disparus n'est en rien une suite, nous le retrouvons plusieurs années plus tard, terré dans ce trou perdu, considéré comme l'Étranger. L'intrigue peut donc être totalement appréciée sans avoir lu le roman précédent.
L'autre caractéristique importante, ce sont les personnages. L'écrivain a pris le parti d'écrire à la première personne, dans un roman choral où chacun vit en direct actions et émotions.
Cette manière de raconter donne un sentiment d'urgence et humanise les protagonistes. Un pari pas gagné d'avance, une telle narration pouvant vite tomber à plat si elle n'est pas maîtrisée. Olivier Bal fait parfaitement le job, avec sa plume alerte, vivante et cinématographique. Il réussi avec talent à décrire des scènes à travers les yeux des personnages pour les rendre palpables.
L'auteur n'a pas cherché à faire dans l'original, les ingrédients sont du déjà-vu, mais il a su insuffler ce supplément d'âme qui fait qu'on ne lâche pas le livre.
Et puis, au-delà du divertissement, petit à petit émerge un sujet plus profond qu'il n'y paraît, où la peur de l'Autre et de l'inconnu est omniprésente. L'action se déroule en 2011, loin de chez nous, mais ces idées résonnent pourtant en filigrane face au monde d'aujourd'hui. C'est bien la valeur ajoutée forte de l'intrigue.
Si vous cherchez un thriller à l'ambiance oppressante, bien mené par un auteur qui maîtrise son sujet, vous frappez à la bonne porte. Olivier Bal sait y faire dans le genre, même avec un sujet si souvent développé, et La forêt des disparus se révèle un roman immersif.
Lien : https://gruznamur.com/2021/0..
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Sourisetdeslivres
  20 juin 2021
Ça grouille, ça boit et ça s'esclaffe… tous les types n'attendent qu'une chose : que commence la traque.
« Si tu quittes Redwoods,
Tu erreras, perdu
Pour toujours, disparu,
Dans la forêt sans fin »
Une forêt qui prend, mais ne rend pas.
Olivier Bal l'a si bien décrite, l'a si bien imaginée que cela en fait un personnage à part entière.
Tu sens le pouls de la forêt battre, tu entends les frondaisons respirer.
Une nature tout sauf hospitalière.
Une nature où la trace de l'homme est quasiment inexistante.
Des dunes sauvages battues par le vent.
Des arbres torturés par les bourrasques.
Des falaises et des ilots rocheux aiguisés comme des lames.
Les séquoias qui écrasent tout. Qui domine tout.
Cette région dégage une mélancolie voire une amertume qui semble s'accrocher aux écorces, aux feuillages et aux âmes.
Cinq ans ont passé depuis le précédent opus.
Paul Green n'est plus.
Ici, il est l'étranger.
Le père Fouettard local.
Il vit retranché dans un vieux chalet au coeur de cette forêt.
Il a tout quitté, il n'a plus jamais ouvert un journal.
Il n'a plus enquêté jusqu'à ce que son ancienne vie se rappelle à lui.
C'est par le biais d'une des narratrices qu'il va se trouver malgré lui plongé au coeur de ces étranges disparitions : Charlie une jeune fille de Redwoods qui s'est enfouie et a trouvé refuge chez lui.
« Si tu quittes Redwoods,
De ses branches, ses bras,
L'arbre rouge, là-bas,
À lui t'attirerais. »
Oliver Bal écrit un roman choral où chacun vit en direct actions et émotions.
Tu as Paul évidemment, l'enquêtrice Lauren, sous les ordres du shérif Gerry.
Le fils de Lauren dont on lit des passages d'une lettre qu'il écrit à sa mère, en 2008.
Charlie comme je te le disais.
L'auteur va aussi t'emmener plus loin dans le passé, aux origines de la création de Redwoods, 150 ans plus tôt.
Olivier Bal t'emmène explorer les tréfonds de l'âme humaine, dans ce que l'homme a de plus sombre.
Des rituels sordides, un étrange symbole d'arbre, un arbre rouge, un homme-arbre créature surgie des temps oubliés
Le passé de la ville va ressurgir dans le bon et le mal.
Le bien, car les festivités des 150 ans de la naissance de Redwoods vont avoir lieu.
Le mal, car son passé n'est pas si glorieux que les natifs le prétendent.
« Si tu quittes Redwoods,
Ton histoire, ton passé
Formeront à jamais
Des racines oubliées. »
La forêt est imprégnée de la sombre histoire des lieux.
Des horreurs se sont jouées là par le passé.
La ville où se déroule l'intrigue doit sa renommée à un triste record : celui du plus grand nombre de disparitions inexpliquées aux États-Unis.
Chaque année 20 personne, la plupart des randonneurs étrangers, disparaissent au coeur de la forêt et n'ont jamais été retrouvés.
On ne sait pas.
On ne sait rien.
Le leitmotiv des habitants.
Olivier Bal m'a bluffée pour ce roman, avec, on peut dire une intrigue qui n'est pas nouvelle dans le thriller, il arrive à en faire quelque chose de tout à fait novateur grâce à l'ambiance et à l'atmosphère de la forêt et de la ville.
C'est lourd, poisseux, étrange.
Tu sens que quelque chose de pas très net entoure cette ville de l'Oregon, mais quoi ?
Tu peux aisément lire ce livre sans avoir lu le précédent.
C'est un nouveau lieu et une nouvelle enquête en rien liés à « L'affaire Clare Miller »
La forêt des disparus c'est l'histoire d'un secret terrifiant.
Un thriller diabolique et haletant.
À lire !

Lien : https://unesourisetdeslivres..
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Beatrice258
  21 juin 2021
Je suis à contre courant des critiques dithyrambiques lues un peu partout.
Rien à dire sur la qualité de l'écriture très soignée et fluide.
Tout comme le fait d'avoir fait le choix d'un roman choral, ici à trois voix, en alternance donc avec les trois protagonistes principaux.
C'est une belle réussite car on recueille instantanément le ressenti de chaque personne sur le moment.
C'est le contenu qui m'interpelle, même si j'ai bien compris le message que l'auteur voulait faire passer (enfin je crois).
La peur de l'étranger (c'est lui c'est sûr, il n'est pas de la région etc...) et bien entendu l'image de la forêt majestueuse où toutes nos peurs sont activées.
Même si elle peut servir aussi de refuge pour certains avec des moments de bonheur et de plénitude pour se ressourcer.
Et pour d'autres par contre, dans ce huit clos forestier, c'est la peur, l'angoisse, la mort, parce qu'ils sont réduits à l'état de gibier, de proies, par une traque sans relâche où des meurtres innommables sont commis, par une espèce de chasseurs détraqués et totalement déséquilibrés au nom d'une croyance quelconque qui a la vie dure (150 ans après) puisque nous sommes en 2011.
Mais pour le reste, c'est-à-dire l'intrigue en elle-même, il m'a manqué ce rythme soutenu, haletant, avec du suspens et du dynamisme, qui auraient permis à ma lecture, d'être addictive et captivante. Et je le regrette.
Avec le recul, je pense qu'indéniablement, je n'ai pas réussi à cerner le personnage si cabossé de Paul Green, n'ayant pas lu avant , l'affaire Clara Miller.
J'ai suivi l'avis de la majorité des lecteurs qui disaient que c'était inutile car deux histoires différentes.
Et bien non, je ne suis pas d'accord du tout , car c'est un manque réel pour bien comprendre la psychologie et la personnalité de ce pauvre Paul Green dans ce roman.
Je vais néanmoins tenter l'affaire Clara Miller et je conseille vivement, contrairement aux critiques, de le lire avant La forêt des disparus.
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blackbookspolar
  27 avril 2021
‘Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas…'
Une forêt un peu mystique, des disparus, des personnages dont on se méfie… On connaît tous cette intrigue, déjà moult fois utilisée dans l'univers du thriller. Un petit goût de réchauffé, de déjà-vu, de trop c'est trop ? Que nenni ! Si vous ne connaissez pas encore Olivier Bal, je comprends que vous puissiez penser ça. Mais quelle erreur ! Avec La forêt des disparus, l'auteur signe le grand retour du thriller mystique, mystérieux et français (chauvine que je suis!). Après L'affaire Clara Miller, j'ai eu l'immense plaisir de retrouver Paul Green, personnage percutant et touchant qua j'avais adoré suivre dans le premier tome.
A travers cette nouvelle histoire, Olivier Bal nous dresse un véritable tableau, un décor aussi magnifique qu'inquiétant : Une forêt primaire de séquoias multicentenaires, immense, qui abrite un village abandonné, détruit par un effondrement il y a presque 150 ans. Une petite ville, Redwood (elle porte bien son nom d'ailleurs), coincée entre mer et verdure. Isolée du reste du pays. Des personnages taiseux, énigmatiques. Bref les ingrédients parfaits pour une recette réussie. J'ai été happé dès les premières pages, ravie de retrouver l'univers de Paul Green et la plume de l'auteur que j'adore, si peu de temps après les avoir quitté (je vous avais bien dit que je rattraperai mon retard).
On retrouve le même mode de construction que le premier opus, roman choral mais avec moins de personnages. J'ai d'ailleurs adoré Charlie, « la môme », touchante et vraie. Concernant Lauren, j'ai aimé sa volonté de ‘jusqu'au boutiste' même si parfois, elle m'a semblé un chouia trop naïve mais peu importe, je m'y suis attachée et c'est ça qui compte vraiment pour moi.
N'imaginez pas faire une petite balade de santé à travers les chemins sinueux de la forêt, préparez-vous à être sur le qui-vive, à être méfiant. A qui pouvons-nous nous fier? Olivier Bal n'est pas un guide touristique comme les autres, il ne laisse rien au hasard, tout a un sens, c'est réfléchi et pesant. Il nous plonge dans une littérature noire en s'inspirant de nos peurs les plus profondes. Rappelez-vous les contes de notre enfance, imaginez ces histoires de gamins que nous aimions tant découvrir, se raconter. Ces personnages et ces décors qui faisaient frissonner les gosses que nous étions. C'est bon vous y êtes? Eh bien aujourd'hui, l'auteur revisite ces fables et ces légendes pour nous amener en plein coeur des ténèbres. Mais cette fois, il vaut mieux être préparé car notre regard ne sera plus le même. Un grand BRAVO, c'est une réussite.
Ce thriller prend son temps, il ne va pas à cent à l'heure. La pression monte crescendo sans jamais créer d'explosion. L'ambiance, l'atmosphère et la forêt sont des personnages à part entière. C'est, je pense, ce qui fait la force de ce roman. On est sous tension quasi en permanence, oppressé, dans l'attente d'avoir nos réponses. On tente de deviner, on y arrive, un peu, pour finalement se rendre compte qu'on a fait fausse route. On s'égare pour finir par se laisser guider par un fil conducteur addictif et prenant.
En conclusion, La forêt des disparus a vraiment été une lecture plus que plaisante. Je l'ai dévoré entre deux cartons, j'ai pris quelques minutes par-ci et quelques minutes par-là en plein dans mon déménagement tant il m'était difficile de le laisser de côté. Merci XO Éditions et Olivier Bal pour ce super moment de lecture, je suis sûre que je ne suis pas prête de l'oublier !
Vous l'aurez compris, je vous conseille ce livre, fortement (il est préférable de lire L'affaire Clara Miller avant mais ce n'est pas indispensable).
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NatM
  13 juin 2021
Je viens de sortir de la forêt des disparus et malgré l'atmosphère qu'il y règne, j'y serais bien restée encore... juste pour le plaisir de passer encore un peu de temps avec Paul Green et faire craquer quelques-uns de ses vinyles... Paul Green ! Pour celles et ceux qui ont lu le précédent livre de l'auteur "l'affaire Clara Miller" ce nom vous dit forcement quelque chose car il faisait déjà partie de l'histoire, pour les autres pas forcément besoin de lire le premier pour lire le second, même si c'est mieux ! En ce qui concerne Paul, peut-être qu'il aurait bien aimé qu'Olivier ne le martyrise pas encore une fois, que la jeune Charlie ne vienne pas toquer à la porte de sa cabane alors qu'il est bien peinard avec son chien et qu'il ne demande rien à personne, d'autant que quand on vient de nul part et qu'on atterri dans une bourgade, on est déjà « l'étranger » mais si en plus des disparitions de jeunes gens sévissent depuis plusieurs années, on a vite fait de vous regarder du coin de l'oeil... Olivier Bal revient avec un nouveau thriller et c'est une pure délectation ! Comme dans « l'affaire Clara Miller" c'est un roman choral où l'on vit chaque moment et émotion en même temps que les personnages, un bon point de plus pour aider le lecteur à ressentir une véritable empathie et vivre au rythme de leurs vécus. Une intrigue macabre, oppressante et efficace! A noter que l'auteur nous offre encore une belle musique de fond avec une playlist que j'écoute en boucle même après avoir tourné la dernière page ce très bon thriller !
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critiques presse (1)
Lexpress   17 mai 2021
"La Forêt des disparus", un polar choral dans l'Oregon sauvage.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
nathalou93nathalou93   12 juin 2021
Il voulais savoir où je me trouvais la nuit du 28 Avril, celle de la mort d’Alvin Dixon - « Chez moi, shérif, ai-je répondu. Mon chien, pourrait facilement confirmer mon alibi, mais il va vous falloir un bon traducteur canin »
Page 254 sur 441 - Chapitre 39
Commenter  J’apprécie          00
MatatouneMatatoune   30 mai 2021
Notre belle nation s'est construire sur les cadavres de millions d'innocents. Sous couvert de " Destinée manifeste" cette idéologie messianique promettant que le peuple américain était voué à conquérir la moindre parcelle du pays, s'est jouée en réalité une terrible épuration etnique, la destruction de milliers de tribus, l'annihilation de leur culture, de leur histoire...Et il n'en reste rien de plus aujourd'hui qu'un vague souvenir, à l'image de ce petit espace étriqué dans le musée, qui réunit à peine quelques flèches et cuillères...
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NatachaMNEANatachaMNEA   03 juin 2021
- En fait, je trouve que nos corps en disent parfois beaucoup plus sur nous que nos paroles.

(XO Éditions, p : 94)
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rkhettaouirkhettaoui   03 mai 2021
C’est bien ce que je pensais : je suis totalement nue. Reste calme, Emily. Il doit y avoir une explication. Je laisse courir ma main droite autour de moi. Le sol rocheux est glacé… Il y a une odeur d’humidité, de terre, et une autre, un peu plus acide, comme du soufre. Suis-je dans une cave, une grotte ? Une mine peut-être, mais laquelle ? Des milliers de souterrains ont été creusés à travers l’Oregon au cours de la ruée vers l’or, à partir de 1850. La plupart ont été condamnés. Je le sais, car en commençant ma randonnée il y a trois jours, j’ai été surprise de voir autant de panneaux de mise en garde en bordure de forêt :Ne tentez jamais d’entrer dans une mine abandonnée. Danger de mort.
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MatatouneMatatoune   25 mai 2021
Car je sais bien qu'en essayant de changer les choses, on met souvent plus de bordel qu'au départ.
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Videos de Olivier Bal (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Bal
Olivier Bal répond à nos questions sur son nouveau thriller, "La Forêt des disparus".
En savoir plus https://bit.ly/La-Foret-Des-Disparus
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