AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Gojko Lukic (Traducteur)Gabriel Iaculli (Traducteur)
ISBN : 2264046473
Éditeur : 10-18 (19/06/2008)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Un écrivain serbe est dépêché en Mongolie pour y écrire un guide de voyage. Lui qui rêvait de s'extirper de sa morosité quotidienne, atterrit dans un pays perdu, lieu de tous les possibles - où, de temps à autre, on brûle encore des sorcières. Il échoue au bar de l'hôtel Gengis Khan à Oulan-Bator, où il voit défiler un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, un mort vivant au passé lubrique et même l'énigmatique Charlotte Rampling. Que t... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
CraboBonn
  21 décembre 2012
Voila un OLNI (Objet Littéraire Non Identifie) qui a atterri dans notre bibliothèque je ne sais trop comment. Alors contrairement a ce que le titre peut laisser croire, ce n'est pas un guide touristique mais plutôt un récit qui vogue entre absurde et burlesque, entre folie et extravagance, entre on ne sait pas bien quoi et rien de très commun.
Un livre en deux parties. Une première partie qui donne son titre au récit ou le personnage principal (alias l'auteur) est envoyé en Mongolie suite a la lettre qu'il reçoit d'un ami, quelques jours après le suicide de ce dernier. La-bas, il rencontre divers personnages improbables, prétextes a des discussions de tout genre. L'absurde sert parfois la réflexion, mais pas toujours. Dans la seconde partie, l'auteur tente un peu de donner une justification a la première partie et pose ses névroses sur le papier, laissant souvent l'impression de juste tenter de noircir des pages … C'est pourtant dans cette seconde partie que j'ai trouve 2 passages qui éclairent assez bien le livre et/ou qui en résume la forme. Je les pose tels quels:
« … et nous nous sommes appliques avec entrain a détruire les formes, a dénigrer le temps et a nous moquer des lieux. »
« L'option stratégique de mon roman comprend 3 directions: La première : réunir d'une manière sélective un certain nombre de choses qui méritent d'être sauvées de la lèpre de ce monde. La deuxième: créer une oeuvre qui ne présentera aucune référence a la réalité de l'Etat. La troisième: introduire dans ce monde, par manipulation littéraire, un certain nombre de choses, de notions et d'être qui ne font pas partie de sa structure »
Au final, je reste cependant sur une impression mitigée … J'aime les « démonstrations par l'absurde » mais ici, j'ai plus eu un sentiment global d'absurdité gratuite, de manque de profondeur … mais peut-être est-ce du a une volonté que j'ai de donner du sens a l'absurde et de ne pas en voir sa beauté ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
totom
  23 avril 2012
Un bijou d'absurdité et d'humour, j'y retourne régulièrement, et l'ai offert une bonne vingtaine de fois.
Ce livre n'est pas un guide, et la Mongolie où il se déroule ne se trouve que dans la tête du narrateur. Aussi difficile à résumer quà oublier.
Si Boris Vian avait un fils, il s'appellerait Svetislav Basara.
Commenter  J’apprécie          60
Bartleby
  10 juin 2008
http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/search/label/Basara
Extrait :
Svetislav Basara est un écrivain serbe qui est à la littérature ce que Cioran est à la philosophie. le Guide de Mongolie n'a rien d'un guide touristique ; c'est un violent pamphlet contre l'humanité, tout simplement. C'est la charge des cavaliers de l'Apocalypse sur le monde et rien ne résiste, tout explose : le style, la logique narrative, les idées.
Ce petit roman commence par l'enterrement d'un ami de l'auteur qui s'est suicidé. Basara assiste à son enterrement, puis va se soûler avec le pope qui s'est occupé de la cérémonie (« Il nous faut boire. C'est tout ce que nous pouvons faire pour notre salut. »). le ton est immédiatement donné. Comme l'explique le pope, ce n'est pas de la mort qu'il faut avoir peur, mais de la vie :
« C'est là que grouillent les diables noirs, les sorcières, les magiciens, les esprits malins. »
Commenter  J’apprécie          10
vik
  30 mars 2013
"La gloire littéraire ne m'intéresse pas. L'opinion des critiques encore moins."
Puisque l'auteur n'a cure des critiques, je m'en vais simplement lui faire part de ma satisfaction à l'égard de son livre qui s'inscrit inévitablement en faux contre l'anéantissement général du Monde.
Le post-modernisme se construit doucement et avec Basara il passe désormais la frontière de l'éternité !
Merci Basara ! Je veux encore savourer la sinuosité de votre écriture anti-conformiste qui se joue des putains de conventions littéraires avec brio et cynisme.
Commenter  J’apprécie          20
UnMondeLivresque
  28 février 2016
Dans l'ensemble, c'est sur une impression mitigée que l'auteur me laisse. J'ai vraiment été absorbée par la première partie, où l'absurde et l'autodérision étaient bien présents mais avec un minimum de logique. La seconde partie en revanche... Je n'ai vraiment pas réussi à suivre le raisonnement de l'auteur (en avait-il un?). Je l'ai fini parce que je n'allais pas abandonner un livre alors qu'il me restait 30 pages à lire, mais je n'en étais pas loin. J'aime l'absurde, mais l'absurde avec un peu de profondeur, là, j'ai eu l'impression que l'auteur écrivait pour combler les pages manquantes. Cependant, cette deuxième partie est décisive pour la compréhension du roman et quelques passages méritent d'être lus.
En conclusion, je suis contente d'avoir lu ce livre. Est-ce que je le relirais? Je ne sais pas du tout... Si j'ai envie de me retourner le cerveau une nouvelle fois, et que ma curiosité face à ces passages incompris (comprenez lus en diagonale) me prend, peut-être. Mais ce jour-là n'aura pas lieu cette année! Sinon, ce n'est pas un mauvais livre. Si vous êtes adepte de l'absurde, du burlesque, de l'extravagance, vous risquez de l'adorer! Il est évident que ce livre marque, et que l'auteur à pris plaisir à nous provoquer pour nous faire réfléchir. Ce n'est pas un roman qui sera apprécié par tout le monde, loin de là, vous êtes seuls juges de vos attentes livresques. Cet ovni littéraire mérite néanmoins d'être connu.
Lien : http://un--monde--livresque...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
totomtotom   25 mars 2010
-Seul l'alcool, m'a-t-il dit, ce désinfectant souverain, est capable d'éradiquer les bêtises qui se sont accumulées dans le cerveau. Il y a des moyens encore plus efficaces, mais ils sont mortels. Si tu rencontres un homme qui ne boit pas, fuis-le comme la peste. Un type capable de supporter toute la misère du monde sans drogue ou sans alcool est certainement dépourvu d'âme.
Commenter  J’apprécie          90
JaphyRiderJaphyRider   08 novembre 2012
Cette année-là, année du dragon de fer selon le calendrier chinois, si le printemps avait été vieux jeu, l’été fut extravagant. Il neigea deux fois en juillet, une fois le jour ne se leva point, et la nuit dura ainsi quarante-huit heures. Tout alla à l’avenant, jour après jour. Il ne se passait rien
Commenter  J’apprécie          20
UnMondeLivresqueUnMondeLivresque   02 mars 2016
"Et me voilà de nouveau entrain de marcher au plafond. Carlos Fuentes avait raison: sitôt répété l'extraordinaire devient ordinaire, de même que dès que cesse la répétition, ce qui auparavant passait pour fait commun prend figure de prodige.... L'aptitude à marcher à la verticale ne me grise plus. Je m'ennuie et fume une cigarette après l'autre. Depuis quelques jours, une question me chiffonne: marcher au plafond, est-ce du siddhi, ou simplement le fait que je me transforme en insecte?"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
vdavda   24 mars 2018
Simplement, l'alcool m'avait si bien dégraissé le cerveau et les nerfs, les avait si bien nettoyé des résidus de calmants et d'hallucinogènes, que pour un moment j'ai vu le monde tel qu'il est en réalité, c'est-à-dire tel qu'il était avant que des cartographes, des bibliothécaires et leurs auxiliaires ne l'aient transformé en un lieu de détresse, en un bourbier dont la destination est de rendre les hommes irritables, affligés et méchants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
laurannslauranns   09 novembre 2015
Bien qu'il eût lui aussi une montre, il regardait toujours la mienne, afin de faire l'économie de vingt misérables secondes.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : mongolieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15560 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre