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EAN : 9782020133401
Éditeur : Seuil (17/05/1991)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 109 notes)
Résumé :
Dans la langue familière, se marier est souvent pris comme synonyme de faire une fin, ce qui semble impliquer qu'a été conclue une association assurant au nouveau couple l'opulence et la paix jusqu'à son dernier jour. Or ce jour-là est lointain, ceux qui s'écoulent entre-temps onéreux et la fin est en réalité celle de la vie antérieure à la cérémonie : tel est le paradoxe du mariage dont le jeune avocat angevin Abel Bretaudeau mesure la vérité dès le retour du voya... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Lune93
  16 mai 2019
Je me suis régalée.
Définition de 1968 pour le titre du livre : "Tout ce qui dans le mariage relève normalement de la femme".
Début de l'histoire en 1953 et prend fin pour nous, lecteurs, en 1967.
Une jeune femme, un jeune homme se plaisent, se marient et ont 4 enfants. Voilà pour la base.
C'est la description du début de la vie d'un homme jeune qui commence à découvrir les femmes et l'amour charnel jusqu'au jour où il va épouser son élue.
Il dépeint le couple et sa fougue, son mariage, la venue d'un enfant puis de deux puis de jumelles.
L'envahissement de la belle-famille car de son côté, ils sont en sous-effectif comparé à la famille de son épouse.
Très intéressant d'avoir le point de vue d'un homme sur les différents moments de sa vie au quotidien avec des changements considérables tout au long de ses années de mariage. On est quasiment dans sa tête. Ce qu'il pense du mariage, ses réflexions intérieures concernant son épouse qui n'est plus celle avec des seins fermes, fine et qui consacre uniquement son temps à le chouchouter, il remarque que celle-ci n'est plus qu'une mère, qu'elle a pris du poids, que ses soucis ne sont que domestiques. L'éducation des enfants qui est pris en charge uniquement par la maman et même lorsque en tant que père il essaie de s'aventurer sur le terrain, Mariette le remet en place.
A un moment de sa vie, il souhaite retrouver une femme qui soit avec lui, discute avec lui, il ne veut plus entendre parler d'enfant, de vaisselle, de machine à laver le linge et les cancans de la belle-famille qui se retrouve très souvent chez lui. Va t-il tenir ? Va t-il prendre une maîtresse ? Va t-il s'affirmer auprès de Mariette ? Va t-il prendre sa valise et partir ?
Abel, avocat, va disséquer son mariage pendant 15 ans avec un état d'esprit brutal.
Lu en mai 2019 / le Livre de Poche - Pas de prix pour ce livre car il provient d'un échange que j'avais fait avec un babelio fort sympathique.
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sof-3195
  05 septembre 2012
Un livre incontournable, dont la lecture devrait être imposé à tout couple souhaitant s'unir par le mariage. Bazin par son style bien unique, traite un sujet encore sensible à l'époque, tout en brisant les tabous, en évoquant la réalité de la vie conjugale pour enfin conclure que le mariage n'est pas toujours cette heureuse fin dont fantasment beaucoup de jeunes couples.
Résumé (j'ai taché de gardé le style de l'auteur) :
Après une amitié d'enfance insensiblement devenue tendre, un lot de jolis souvenirs, de baisers, de caresses blanches, Abel Bretaudeau épouse Mariette Guimarch. Très vite leur mariage perd de sens, de commencement, devient fin. le partage charnel semble réduit à un devoir conjugal, et une soumission paralysante empêche d'évoquer l'intime du couple.
Bien que portant son nom Mariette semble loin d'être devenu une Bretaudeau, c'est Abel qui semble devenu un Guimarch !
Abel se rend compte alors que le mariage est bien différent de ce qu'on pourrait voir dans les films, littérature ou théâtre, car nul n'évoque le mariage que les mêmes gens vivent; lent, long, quotidien et dont le lit n'est pas le seul autel. A travers leur vie quotidienne, Abel apprend à mieux connaître sa femme, ses qualités, ses défauts. Finalement, il admet que vivre ensemble n'est pas si facile, l'homme et la femme sont rarement sur la même longueur d'ondes, chacun cherche son double chacun trouve autre chose: un être, qu'on apprend bien des choses, mais on n'apprend pas à vivre ensemble: le mariage est sa propre école mixte.
Un nouveau chapitre de leur vie commune s'ouvre avec la naissance de leur premier enfant, il devient beaucoup plus mariés qu'hier.
Très vite Nicolas (leur enfant) occupe le centre de leur vie de couple. Mariette, de conjointe devient essentiellement mère avec une faiblesse maternelle envers son enfant et une moindre allégeance envers son mari; et bientôt leur union donnera encore trois enfants, la jeune femme ne sera alors qu'une femme jeune de plus en plus ménagère; les soins de sa beauté passant forcément après d'autres.
Mariette est devenue une de ces femmes invisibles comme en ont la moitié des Angevins, une de ces femmes bloquées dans le champs de gravitation intense de la famille qui concentre leur espace sensible en raison directe du nombre de gosses et en raison inverse du carré de l'éloignement: Mariette en fait trop pour ses enfants, elle ne s'autorise plus à vivre; la vie pour Abel devient de plus en plus monotone et les accrochages avec sa femme se multiplient, surgit Annick, cousine Guimarch très charmante jeune fille dans les vingtaine, dont la beauté rappelle à Abel, celle de Mariette qu'il a épousé, il s'en vole avec elle en l'air dans un îlot et n'éprouve guère l'impression d'avoir trompé sa femme, car dans l'envie qu'il garde pour Annick, Mariette n'est pas étrangère.
Annick, craignant le scandale, préfère s'éloigner d'Angers.
Abel et Mariette se revoient au mariage d'Arlette, se rappellent de leur commencement et se souviennent de la raison de leur engagement.
Enfin, Abel, dans son Bureau, philosophe sur sa vie après le mariage et constate que le mariage est bien une fin, la fin d'une vie, mais pour le commencement d'une autre.
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allard95
  25 novembre 2015
Ce livre a choqué la France bien pensante des années 60, pour avoir remis en cause le mariage, la famille, alors pièce à valeur non contestée de la construction d'une vie humaine, et passage logique et obligé de la mi-vie. Hervé Bazin en rajoute: à l'usure progressive de l'amour originel, à la banalité des gestes et préoccupations quotidiennes de la mère de famille, à l'obligation de calculer (même avec une bonne situation, il faut faire des choix), à la présence trop intrusive de la belle famille, il ajoute des éléments ordinairement tabous dans la description de la vie du couple: la sexualité des jours ordinaires, le changements du physique de sa femme au fil du temps qui passe et des grossesses, les incidents, frictions, chamailleries de la vie quotidienne, le dérisoire des loisirs des vacances à la mer...... Il y a pourtant des absents: jamais un enfant n'est présenté de façon positive (ce n'est qu'une sorte d'animal bruyant et capricieux, et en plus une bouche à nourrir.....), le physique de sa femme évolue, certes, mais n'a-t'elle vraiment aucun charme à 38 ans? Et pourquoi ne souligner que les évolutions négatives, physiques et morales, de l'autre....? La fin du livre laisse espérer que l'auteur (ou du moins le personnage qui écrit) a fini par percevoir un peu de positif dans sa situation de père de famille. Sur le fond, donc, la thèse est plus que criticable. Mais ce livre est bien écrit, travaillé; son auteur n'est pas sans talent. Et cette vie provinciale - l'action se situe entre Angers et le Morbihan: les lieux qu'a connus l'auteur - des années 50 et 60 est d'un réalisme terrible. Je voudrais être face à Bazin, pour lui porter la contradiction. Mais je lui dirais quand même que réellement, j'ai apprécié son livre.
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nagwen
  13 mai 2009
C'est un roman méconnu qui m'a beaucoup amusée. Tout d'abord parce qu'il s'agit en quelque sorte d'une chronique de moeurs des années 1960. Hervé Bazin y dépeint le couple d'Abel et Mariette, de la découverte de l'autre à la lassitude, en passant par les maternités subies, les ennuis d'argent et le caractère envahissant de la tribu de Mariette... J'ai aussi beaucoup aimé la douceur et l'humour avec lesquels l'auteur nous dépeint des épisodes de vie que peuvent connaître tous les couples, les quiproquos et incompréhensions, les désaccords... Tout cela est retracé avec humour, particulièrement la vie sexuelle du couple qui devient profondément ennuyeuse alors qu'elle était prolixe à leurs débuts! Et Hervé Bazin s'y connaissait en mariages! Mariette est peinte avec douceur même si certains passages montrent comment une femme peut vivre plus comme une mère qu'une épouse et rendre ainsi compliquées les relations de couple! Mais Abel n'est pas exempt de critiques, il est assez faible, transparent et se laisse vampirisé par sa belle famille...

C'est un roman, écrit en 1966, qui reste tout de même d'actualité! Il traduit la difficulté que les jeunes peuvent avoir à vivre en couple, à s'apprivoiser tout en s'affranchissant des clichés de leur époque. Hervé Bazin évoque aussi l'usure du couple face au quotidien et j'ai trouvé qu'il remettait bien les choses à leur place! Un très bon roman, drôle, tendre, comme le sont toujours les romans d'Hervé Bazin. Je dois dire que c'est le titre qui m'a d'abord attirée, cet auteur avait un don pour les titres de romans... Il y a toujours du mystère et de l'originalité! mais tout prend son sens par la suite...
Lien : http://lecturesnag.blog.free..
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Marpesse
  17 août 2016
Alors que j'ai adoré ce qu'on pourrait appeler la trilogie autobiographique Vipère au poing - La mort du petit cheval et le cri de la chouette, j'ai été très déçue par le Matrimoine qui m'est tombé des mains. J'avais l'impression que le narrateur s'écoutait écrire (avec, en quelques pages, des tournures assez rebutantes, des jeux vieillots sur les sonorités).
Le sujet m'intéressait pourtant, mais l'atmosphère surannée ne m'a pas charmée du tout, et la narration est diluée dans des détails ennuyeux.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Lune93Lune93   16 mai 2019
Page 129 :
Mme Meauzet, elle-même, se dérangera, prophétisera, d'après la forme du ventre, d'après le mouvement de son alliance transformée en pendule : "Je crains que ce ne soit une fille."
Mais Mariette s'en moque bien :
"Fille ou garçon, je prends !"
C'est vrai : pourquoi les femmes (et surtout les plus vieilles) craignent-elles si souvent qu'un enfant soit une fille, c'est-à-dire ce qu'elles sont ?
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Asa_80Asa_80   12 mars 2014
Le début, la fin de l'amour, voilà de bonnes histoires ; le milieu n'est censé intéresser personne. Je demande où est le mariage : ce mariage que même les gens vivent, presque tous, et où, presque tous, ils demeurent ; ce mariage lent, long, quotidien, dont le lit n'est pas le seul autel, mais aussi la table de cuisine, le bureau, la voiture, la machine à coudre, le bac à laver. S'ennuient-ils donc si fort dans l'institution, nos voyeurs, qu'ils n'en puissent rêver (rêver seulement : il faut vivre) que le bandant exorde ou l'agréable issue ?
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Lune93Lune93   16 mai 2019
Page 63 :
Un an de mariage, ça porte à réfléchir. Noces de coton ! Je trouvais la tradition prudente qui, à deux ans, les veut seulement de papier, à trois de cuir, à cinq de bois, à dix d'étain, à vingt-cinq d'argent et, progressant enfin dans la joaillerie, prévoit l'or à cinquante, le diamant à soixante, la platine à soixante-dix, pour retomber dans le chêne à quatre-vingts (celui du cercueil, sans doute).
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sof-3195sof-3195   18 septembre 2012
Ces bonnes femmes ! ça croit toujours que leur lit de noces sera le même que leur lit de mort. Elles sont montées une fois pour toutes dans le train et ne se doutent plus qu'en face il y a du paysage. Tu n'as pas sauté. Mais tu te penchais. E pericoloso sporgersi !
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Lune93Lune93   16 mai 2019
Page 101 :
C'est ma faute. Retour du Palais, Mariette m'avait accueilli comme d'ordinaire. Du moins en apparence : nous n'avons pas toujours le coeur dans l'oeil pour savoir déchiffrer un visage.
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Videos de Hervé Bazin (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Bazin
Radioscopie inédite n°12 Hervé Bazin au micro de Jacques Chancel (1978).
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