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ISBN : 2365750311
Éditeur : Marivole Editions (18/01/2013)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Au-delà de l'Alsace, ce drame familial, aux origines culturelles et politiques, n'est-il pas, hélas, vécu encore aujourd'hui par des populations désireuses de rester fidèles à leurs traditions !
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
EricB
  08 décembre 2013
Après avoir terminé ses études de droit à Berlin, Jean Oberlé retourne ches les siens, à Alsheim. Dans cette Alsace annexée à l'Empire allemand, à la fin du XIXème siècle, son père Joseph est à la tête d'une scierie prospère. Jean s'est fixé pour but de lui succéder. Il retrouve une famille déchirée : son père et sa soeur Lucienne font tout pour acquérir, ou en tout cas accepter, l'esprit allemand, que Jean, sa mère et son grand-père Philippe, le patriarche impotent, ancien député protestataire, rejettent farouchement. Jean fait preuve de bonne volonté. Il aime Odile Bastian, la fille du maire. Bien que les Bastian soient d'authentiques patriotes français. rien n'est perdu, jusqu'à ce que Jean apprenne que sa soeur Lucienne s'est fiancée à Wilhelm von Farnow, un lieutenant aux 9e hussards rhénans, très "prussien" de mentalité. Avec un tel beau-frère, Jean ne pourra épouser Odile et n'aura plus qu'à déserter, car il entame, ou plutôt feint d'entamer, son service militaire dans l'armée allemande. Il rejoint la France par une voie clandestine. du coup, c'est Wilhelm qui ne peut épouser Lucienne, soeur d'un déserteur. Ce roman patriotique repose tout entier sur la tension permanente entre Alsaciens profrançais, Alsaciens "opportunistes" et Allemands conquérants. Il constitue une peinture très véridique du drame qu'a connu l'Alsace après 1870.
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allard95
  28 janvier 2019
Ce livre de René Bazin a été publié en l'année 1901. L'Alsace était annexée depuis trente ans; près de Strasbourg, dans leur village d'Alsheim, la famille Oberlé va se diviser, se déchirer: le père, exploitant forestier, vendra son bois aux Allemands. Comment vivre autrement, si les commandes ne viennent plus de France ? La fille, née après la défaite, n'aura connu que la nouvelle situation: elle ne verra pas de mal à se fiancer avec un officier teuton. Par contre, le grand-père - non loin du trépas -, la mère et le fils resteront intransigeants: ne rien lâcher, ne rien céder aux vainqueurs, aux oppresseurs.
Ce contexte cornélien et les dilemmes qui l'accompagnent nous sont décrits dans une langue parfaite, avec une précision absolue et une intensité dramatique croissante: nous sommes là en présence de la grande littérature. "Je suis l'Alsace", dit Jean, le fils, organisant sa désertion. En lisant ce livre, nous sommes avec lui dans ce village Alsacien, dans cette maison familiale au charme perdu, dans les forêts des Vosges, et dans les rues de Strasbourg. Nous prenons conscience du drame qui s'est déroulé là-bas entre les années 1870 et 1918, et nous accompagnons les Oberlé dans leurs déchirements.
Ce petit livre est un grand livre. Il ne faut surtout pas oublier cet auteur - que reste-t'il de son succès d'hier? - , homme de l'ouest tranquille qui a si bien su se transposer, un temps, dans l'est de la France opprimé.
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meknes56
  11 mai 2019
Un des meilleurs livre de René BAZIN.
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araucaria
  09 avril 2012
Magnifique texte, un peu désuet cependant, mais émouvant. Très agréable à lire.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
EricBEricB   19 janvier 2014
[Joseph Oberlé à son fils Jean] :
(...) Il faut que nous nous entendions bien, n'est-ce pas ? Je ne pense pas que tu aies, pour toi-même, une ambition politique; tu n'as pas l'âge, ni peut-être l'étoffe. Et ce n'est pas cela que je t'interdis. Je t'interdis de faire du chauvinisme alsacien ; de t'en aller en répétant, comme d'autres, à tout propos : "La France ! La France !", de porter sous ton gilet une ceinture tricolore ; d'imiter les étudiants alsaciens, qui, pour se reconnaître et pour se rallier, sifflent, aux oreilles de la police, les six notes de la Marseillaise : "Formez vos bataillons !" Je ne veux pas de ces petits procédés, de ces petites bravades et de ces grands périls, mon cher ! Ce sont des manifestations qui nous sont défendues, à nous autres industriels, qui travaillons en pays allemand. Elles sont en contradiction avec notre effort et notre intérêt, car ce n'est pas la France qui achète. Elle est très loin, la France, mon cher ; elle est à plus de deux cents lieues d'ici, tout au moins on le dirait, au peu de bruit, de mouvement et d'argent qui nous en vient. N'oublie pas cela ! Tu es, par ta volonté, industriel allemand : si tu tournes le dos aux Allemands, tu es perdu. Pense ce que tu voudras de l'histoire de ton pays, de son passé et de son présent. J'ignore là-dessus tes opinions. Je ne veux pas essayer de deviner ce qu'elles seront ! dans un milieu aussi arriéré que le nôtre, à Alsheim, mais, quoi que tu penses, sache te taire, ou bien fais ton avenir ailleurs !
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Nostradamus27Nostradamus27   24 juin 2018
Le vent la poussait, le vent froid, passant famillier de cette plaine, compagnon vagabond du Rhin. On ne pouvait distinguer aucun détail dans l'ombre où dormait l'Alsace, si ce n'est, à quelques centaines de mètres, des lignes de toits ramassés et pressés autour d'un clocher gris, tout rond d'abord et terminé en pointe. c'était le village d'Alsheim.

M. Ulrich se hâta, retrouva bientôt le cours du torrent, devenu un ruisseau rapide, qu'il avait côtoyé dans la montagne, le suivit, et vit se dégager, haute et massive, dans son parc d'arbres dépouillés par l'hiver, la première maison d'Alsheim : celle des Oberlé.
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elDelfinelDelfin   11 juin 2017
Le temps était froid et calme.
Un peu de brume montait aussi des ravins.
Elle ne portait encore point le parfum
des jonquilles et des fraisiers sauvages,
mais l'autre seulement qui n'a pas de nom
et n'a pas de saison, le parfum des résines,
des feuilles mortes, des gazons reverdis,
des écorces soulevées sur la peau neuve
des arbres, et l'haleine de cette fleur
éternelle qu'est la mousse des bois.
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rkhettaouirkhettaoui   04 janvier 2013
Je serais libre, je refuserais votre race, votre religion, votre armée, qui ne sont pas les miennes… Vous voyez que je vous parle franchement… Je tiens à vous dire que vous ne me devez rien,… mais aussi que je n’ai contre vous aucune animosité injuste.
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rkhettaouirkhettaoui   04 janvier 2013
Mon Dieu, nous avons souffert dans nos corps, dans nos biens ; nous souffrons encore dans nos souvenirs. Faites durer nos souvenirs cependant, et que la France non plus n’oublie pas ! Faites qu’elle soit la plus digne de conduire les nations. Rendez-lui la sœur perdue, qui peut revenir aussi…
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