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EAN : 9782844202864
95 pages
Éditeur : Thierry Magnier (30/11/2007)
3.88/5   34 notes
Résumé :
Famille décomposée tranquille... Les parents d'Aurélie se séparent sans drame. Bien. Si bien qu'Aurélie ne trouve plus de place pour dire sa peine. Traversée de questions sur l'amour, déchirée de ne pas oser en parler, elle n'a d'issue que dans le mensonge. Après le week-end chez son père, dans le train qui la ramène chez sa mère, Aurélie s'invente donc une vie chaque fois différente, toujours tragique. Elle la raconte... et si l'histoire est imaginaire, les larmes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
sylvie
  21 mai 2008
je suis tombée au hasard des rayons sur ce petit roman là, dans une collection de livres pour adolescents, et je l'ai trouvé bien écrit.
Il traite d'un sujet très présent dans la littérature pour la jeunesse, à savoir, la séparation ou le divorce des parents.
Ici, pas de drame, pas de larmes, ni de colères, pas de vainqueurs ni de vaincus, d'abandonnés ou de trahis... Les parents se séparent dans le calme, le respect, la bonne humeur, à l'amiable, sans cris, ni haine, presque comme si de rien n'était... D'ailleurs, ils le répètent à leur fille, "rien ne changera pour toi"...
Et c'est le monde de l'adolescente qui vacille, elle semble seule à affronter ce tsunami qui dévaste sa vie sans que personne ne s'en rende compte. Alors, elle doute d'elle même, elle se perd... A qui dire cette peine immense que ce bouleversement suscite en elle, s'il n'y a vraiment pas lieu de paniquer, de pleurer, d'être triste...
L'enfant ne comprend plus rien. En plus, elle n'a rien vu venir, elle n'a jamais remarqué que ses parents ne s'entendaient plus. Elle se pose des questions sur l'amour, le couple, la vérité des sentiments, leur pérennité...
Elle est folle de rage mais se tait et ne pleure pas.
Jusqu'au jour où pendant le trajet en train qui l'amène chez son père, elle se met à raconter un drame qu'elle invente et qui lui font lâcher ses larmes devant ses voisins de compartiment médusés...
En descendant du train, elle se sent mieux. Alors, elle recommencera à chaque trajet et le lecteur rira des mélodrames qui sortent de sa bouche pleine de sanglots. Mais bientôt un jeune homme compréhensif l'abordera...
J'ai bien aimé ce roman court et facile à lire qui met en scène les douleurs d'une adolescente face à la séparation de ses parents. le mensonge prend pied dans sa vie de manière très originale et semble lui sauver la mise pour passer un cap difficile.
Ce récit met bien en évidence que les souffrances doivent trouver un chemin pour se dire, et que ça leur est parfois fort difficile.
Les parents semblent tellement vouloir "bien divorcer" qu'ils n'ont pas prévu que ça pouvait être un évènement douloureux pour leur fille, et de ce fait, elle est perdue, seule face à sa peine, sans personne qui soit capable de la reconnaître et de l'entendre.
Les mots de l'auteur sont justes et nous glissons sans peine dans la tête de cette jeune fille égarée.
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/05/une-heure-une-vie-jeanne-benameur.html
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Commenter  J’apprécie          80
anniefrance
  12 mai 2020
j'apprécie l'écriture et les thèmes de Jeanne Benameur depuis son premier livre: Samira des quatre routes (en 1992, je crois) j'adore découvrir des talents!
Ici, il s'agit d'un petit roman (JB en est coutumière) dont le public visé est le collège.
Aurélie est stupéfaite lorsque ses parents lui annoncent leur séparation: elle n'a rien vu venir car il n'y a jamais eu de querelles. Pas de drame, ils se séparent à l'amiable et "rien ne changera pour toi" "on ne veut pas que ta vie à toi soit perturbée". On rêve! La pauvre ado est désemparée et n'a personne à qui se confier même pas à son amie Yasmina "je voudrais hurler mais c'est comme si leur calme m'avait anesthésiée . Je n'arrive à rien. Je n'arrive même pas à pleurer"
Elle ira voir son père un week-end sur deux, au début, l'aller en train, c'est avec sa mère et le retour avec son père. Puis elle revendique son autonomie: elle voyagera seule, le trajet ne dure qu'une heure. La première fois, il ne se passe rien. Au retour, elle pleure: un vieux monsieur lui parle et cela commence: elle invente une histoire: père en prison, elle revient du parloir où sa mère refuse de l'accompagner "je n'avais même pas honte de mentir"; elle se sent mieux grâce aux paroles et l'écoute de cet homme.
Dans le train, elle se sent libre, elle peut être qui elle veut. A chaque trajet, elle invente une nouvelle histoire tragique.
Elle s'aperçoit que sa mère change sous l'influence d'une amie trop souvent présente: elles sortent ensemble, échangent leurs vêtements etc. mais le père s'en fout.
De plus Yasmina a un petit copain. Aurélie ne croit plus à l'amour.
Surprise, un jeune homme l'aborde en lui demandant ce qu'elle va lui raconter à lui, il a tout entendu et la surnomme miss Vie d'enfer. "J'attends mon feuilleton. le nouvel épisode." mais il lui dit que lui aussi il a fait çà.
Lire le livre pour en apprécier l'écriture limpide, la traduction des émotions et...la fin.
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myriampele
  27 octobre 2019
Un beau petit livre pour parler aux jeunes de la séparation des parents. C'est optimiste, et joliment écrit.
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mireille.lefustec
  17 avril 2013
Excellent! Je ne peux mieux dire.Jeanne Benameur est une femme qui écrit à la perfection . Aucun mot superflu , une émotion tangible que l'on partage avec ses personnages. Bref,je suis une admiratrice totale.
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urusezel
  14 décembre 2012
Très riche en écriture et émotions, ce petit roman nous montre à travers le regard d'une jeune fille, la difficulté d'un enfant face à la séparation des parents. Avec pour ingrédients, le mensonge au service d'une incapacité à gérer les problèmes des grands et des dialogues au sein d'un train, ce livre va divertira autant qu'il avertira...!
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
VanessaVVanessaV   22 mars 2014
Quand je parle je suis la fille dont je parle. Dans ma tête l'histoire est vivante. Je lui donne ma voix, c'est tout. C'est mal? Je pleure vraiment. Tout ce chagrin, il est vrai. Il est en moi. Il me serre la gorge tout le temps. J'ai vraiment l'impression que c'est ma faute si je ne vis plus avec mes parents ensemble. Ce qui est faux c'est juste l'histoire mais tout ce que je ressens c'est vrai. Alors, est-ce que c'est un mensonge?
Je replonge le nez dans mon faux journal d'orpheline. Je pleure encore mais je sens enfin que ça s'ouvre à nouveau en moi, au fond de moi... Comme un apaisement. Les larmes me font du bien.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   17 avril 2013
Je suis devenue une fille trouée de questions. j'ai des courants d'air dans tout le corps et j'ai froid. Quand ça souffle j'ai peur .Personne ne peut comprendre ça.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   17 avril 2013
Mais tout a changé. Ils ont tout décidé de moi,de ma vie,sans moi,sans rien me demander. Au mieux pour moi! Sans rien me demander ! Il n'y a pas quelque chose qui cloche là ? Ils savent pour moi,c'est ça ? Et moi,qu'est-ce que je sais?
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mireille.lefustecmireille.lefustec   17 avril 2013
Dans ma poitrine il n'y avait plus de place,même pour soupirer. J'avais les poumons à sec. L'impression que ça respirait dans le désert là-dedans. J'étais aride. Pas une larme à verser.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   17 avril 2013
Quand mes parents m'ont annoncé qu'ils avaient des choses importantes à me dire, on était tous les trois dans le salon.
Ils parlaient.
ça me faisait le gouffre à l'intérieur.
Ils parlaient, ils parlaient.
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Vidéo de Jeanne Benameur
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Les livres évoqués :
/ "Le désir – Aux couleurs du poème", anthologie / "Notre nom est une île", Jeanne Benameur / "La robe froissée", Maram al-Masri / "Ceux du large", Ananda Devi / "Passagers d'exil", anthologie
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