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ISBN : 2266164252
Éditeur : Pocket (24/08/2007)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Tout cela, il fallait le brader.
Tout.
Une lampe de chevet qui avait du style au début des années 80, un cadre rouge en bois peint, une pile de magazines de cinéma, un cendrier en métal doré, un dictionnaire d'espagnol, un service à thé imitation japonais, des assiettes dépareillées, un bob bleu rayé de blanc, un gant de base-ball rapporté des États-Unis et même une paire de boucles d'oreilles, un robot ménager, un stylo plume à fines dorures et une co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  30 mars 2015
Il est tombé sur l'annonce par hasard. Un vide-grenier est organisé rue de la Cité ce dimanche. Une belle occasion pour Antoine de se débarrasser de tous ces objets qui l'encombrent. Même si Anne est partie avec toutes ses affaires, les deux enfants en plus, pour s'installer avec son compagnon dentiste, il reste beaucoup trop de choses qui lui rappellent son passé. Il veut effacer son passage sentimental dans cette maison. Les livres qu'il ne lira plus, les vêtements qu'il n'ose plus porter, le hamac qui traine ses couleurs, le cadre rouge en bois peint qui a vu passer tant de photos, le bob bleu rayé de blanc qu'il portait enfant, le cendrier en métal doré, la paire de boucles d'oreilles et tout un tas d'objets qui le ramèneront immanquablement à son passé...
Jean-Philippe Blondel installe son stand, rue de la Cité et brade tous ces objets. Un après l'autre, dès lors qu'ils trouveront preneur pour une bouchée de pain, ce sera l'occasion de retourner dans le passé d'Antoine et de nous raconter ce à qui ou à quoi il se rattache. Autant d'événements intimes que l'on partage avec lui, le plus souvent touchants, autant d'émotions qu'ils suscitent, autant de souvenirs qui le happent. Et, pourtant, ce à quoi aspire Antoine est la liberté, un voyage au bout du monde pour pouvoir se détacher de tout ce qui l'entoure. le roman est habilement construit en deux grandes parties, l'une s'attachant à Antoine et l'autre aux acquéreurs, l'objet devenant le lien intime entre eux. D'une écriture pudique, sensible et mélancolique, ce roman délicat émeut de par sa simplicité et de l'évocation des petits riens du quotidien.
Un minuscule inventaire qui regorge de souvenirs...
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carre
  08 février 2012
Lors d'un vide-grenier, Antoine qui vient d'être quitté, espère en exposant faire le vide dans sa maison et dans son coeur. L'espoir de renaitre de nouveau.
Mais les objets vont rappeler des souvenirs à lui comme à ces acheteurs.
Le plaisir de lire Blondel s'affirme livre après livre, d' une écriture simple, il arrive à nous émouvoir sur les petits bonheurs ou les peines de nos vies.Blondel égraine les souvenirs avec une justesse qui sans en avoir l'air fait mouche. Et nous cueille avec beaucoup de délicatesse. Je trouve que l'univers de Blondel fait écho avec celui de Klapish au cinéma. Cette manière de mettre les mots justes sur nos quotidiens. Très agréable à lire.
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cathe
  21 septembre 2015
Au départ on a l'impression que çà va être lassant : un homme divorcé profite d'une brocante pour se séparer d'objets personnels. Pour chaque vente, un flash-back raconte l'histoire de l'objet. Et pourtant la magie opère tout de suite. Les objets ne sont que des prétextes pour entrer dans la vie du narrateur (un narrateur qui m'a d'ailleurs beaucoup rappelé celui de Jean-Paul Dubois dans "Une vie française"…). Que d'occasions perdues dans cette vie, que de rendez-vous manqués, de numéros de téléphone jamais rappelés ! Certes le bonheur a été présent avec sa femme, au début au moins…

Et, au moment où l'on commence quand même à se lasser un peu de ce procédé, Blondel a la bonne idée de passer de l'autre côté du miroir et de nous montrer la vie des objets chez leur nouveau propriétaire. Alors là la ficelle est certes un peu grosse, tous ces gens qui retrouvent des objets dont ils étaient proches il y a dix ou vingt ans ! Mais bon, curieusement on se surprend à suivre le fil des souvenirs et à dévider les morceaux de vie avec eux. D'ailleurs n'est-ce pas ce que l'on cherche, nous aussi, quand on déambule dans un vide grenier ?
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luocine
  06 avril 2018

J'avais lu, sur les commen­taires à propos d'un de ses livres, que celui-ci plai­sait à beau­coup de blogueurs et blogueuses. Comme je le comprends ! Il a tout pour plaire ce roman. D'abord l'art de racon­ter, à propos d'objets anodins tout ce qui les rattache à un pan de vie. Comme ces boucles d'oreilles qu'il a retrou­vées et qui lui rappelle une partie de sa jeunesse. Une virée à Paris, ville où il se promène jeune adulte avec trois autres amis, un premier amour qui n'a pas duré très long­temps, et ce cadeau qui devait scel­ler une grande amitié. Les années 80 époque où

Les Free Time viennent d'être supplanté par les MCDonald's. Tout le monde porte les United Colors de Benne­ton
Peu à peu, au fil des objets, sa vie se déroule à travers les pages de ce roman, construit sur la douleur d'un divorce mal vécu. Sa femme partant avec un dentiste, certaines phrases sur cette hono­rable profes­sion sont très drôles même si elles sont caus­tiques. Mais le charme de la construc­tion du roman ne s'arrête pas là, chaque personne qui s'arrête devant un objet le fait pour des raisons bien précises, et redonne une nouvelle vie à l'objet en ques­tion. le livre est construit en boucle et ce qui devait n'être un débar­ras, est porteur de vie : les objets perdus, prennent un nouveau départ vers des objets trou­vés. Et, grâce à l'acheteuse des boucles d'oreille, s'esquisse un départ possible vers une rencontre : l'auteur pourra-t-il ainsi sortir de la tris­tesse de son divorce ?
La multi­pli­cité des points de vue sur les objets permet de rendre compte des diffé­rentes percep­tion du même événe­ment. L'histoire du cadre rouge est vrai­ment atta­chante, l'homme a détesté ce cadre dans lequel sa mère affi­chait des photos de lui enfant qui ne lui rappe­laient que des mauvais souve­nirs, mais son épouse avait été touchée par le geste de sa belle -mère lui confiant un moment de l'enfance de celui qu'elle aimait.
Jean-Philippe Blon­del a ce talent parti­cu­lier de garder en lui, et de nous faire revivre des moments de notre passé par une chan­son, une marque de vête­ments, un événe­ment. Son minus­cule inven­taire, c'est certai­ne­ment ce que beau­coup d'entre nous pour­rions faire à propos d'objets que nous gardons et dont nous seuls connais­sons l'histoire, mais évidem­ment nous n'avons pas tous ni toutes son talent pour les racon­ter.

Lien : http://luocine.fr/?p=9277
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canel
  04 juin 2011
Au gré d'une brocante, un homme évoque les souvenirs liés aux objets. Autant de retours sur sa vie de couple qui s'achève.
Un régal de lecture, à dévorer d'une traite, comme (presque ?) tous les Blondel.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   19 octobre 2012
À bien y réfléchir, c'est une réaction que j'ai régulièrement déclenchée chez les autres ces derniers temps, le haussement d'épaules. Ma femme terminait souvent nos conversations de cette manière et les enfants lui emboîtaient facilement l'omoplate.
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marina53marina53   30 mars 2015
Je pense que j'en ai fini, moi, du rêve du hamac – plutôt qu'un hamac, je voudrais un nuage – quelque chose qui s'élève un peu plus haut maintenant, une ouate – et puis tout oublier.
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marina53marina53   31 mars 2015
C'est l'un des mystères de mon existence – je sais ce que les autres me donnent mais j'ignore ce que je peux leur offrir.
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ZalvecZalvec   17 mai 2017
La poudre d'escampette, j'aime bien cette expression quand j'étais petite je pensais que ça existait. Je m'étais imaginé qu'il y avait de minuscules sacs en soie beige avec un lacet qu'on pouvait trimballer avec soi et que, quand une situation devenait dangereuse ou ennuyeuse, on versait sur sa main un peu de poudre d'escampette et hop, on disparaissait du décor et on se retrouvait soit trois heures plus tard, soit à huit mille kilomètres.
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marina53marina53   30 mars 2015
On ne regrette pas la perte du temps, on ne regrette que le temps perdu.
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Videos de Jean-Philippe Blondel (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Philippe Blondel
15.02.18 - INTEGRALE - Patrick Grainville, J-F. Kahn, Sophie Bassignac, Eric Hazan...
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