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Vincent Madras (Illustrateur)
ISBN : 2841723372
Éditeur : L'Atalante (15/05/2006)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Prisonnier dans la cage d'or de Mithra, égaré dans le labyrinthe de l'haoma, l'élixir de la mémoire et de l'immortalité, fasciné par les yeux jaunes du Père des Pères sous la cagoule, Emile ne sait plus : est-il bien l'enfant d'une fée ? Est-il l'Atar de la fin des temps, le roi des rois dont l'avènement approche, puisque Terreur et Révolution ne sont qu'une étape d'un projet séculaire ? Que reste-t-il alors des filles des eaux et de la mission à lui confiée par Mél... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  20 janvier 2019
Je suis un peu embêté pour écrire un avis.
Il faut dire qu'il arrive après le superbe billet de ma co-lectrice de LC Tatooa, et qu'une fois qu'on a lu ça, on se dit qu'il n'y a rien à ajouter.
Que dire donc ? Peut-être commencer par un ressenti relatif. Je suis loin d'avoir fait le tour de l'oeuvre de Pierre Bordage, mais cette trilogie restera probablement parmi mes préférées. Elle est unique du fait de l'exploitation du fond historique – l'auteur déployant en général ses thèmes invariants dans un cadre SF – et la mise en scène crue de la brutalité humaine, pour insoutenable qu'elle soit, est peut-être encore plus marquante que dans la trilogie des Prophéties ou dans Abzalon, justement parce qu'elle se réfère à des événements ayant existé.
Le rappel des horreurs perpétrées par les soldats de la République durant la guerre de Vendée fait de ce roman un ouvrage qui devrait être étudié par les élèves, de la même manière que l'on étudie la Shoah. Il est tellement facile d'oublier de balayer devant sa porte. de la Révolution, on préfère nous enseigner que l'on a arraché à une bande minoritaire de nobliaux privilégiés les Droits de l'Homme, la liberté, l'égalité et la fraternité. On évite d'insister sur le fait que cela s'est réalisé dans un chaos sanglant, innommable. Les films les plus célèbres qui relatent la Terreur sont à cent lieues de l'horreur réelle. En lisant Bordage, on sait qu'on a affaire à quelque chose d'aussi monstrueux que le régime des Khmers Rouges de Pol Pot. le régime de suspicion permanente où chacun avait peur d'être dénoncé et de finir en prison pour une parole en l'air, la bassesse humaine qui poussait n'importe qui à profiter des malheurs d'autrui – tels les habitants des abords du mur des fermiers généraux qui « offraient » le gite à un prix indécent à ceux qui n'avaient pas espoir de quitter la ville avant le couvre-feu. Plus terrible : le génocide – appelons un chat un chat – perpétré en Vendée, avec les formes s'il-vous-plaît : les noyades dans la Loire que je ne décrirai pas ici, les colonnes infernales qui grillaient les habitants – hommes, femmes et enfants – dans leurs églises.
Bien sûr, Pierre Bordage emballe ces faits dans une histoire toujours aussi magnifiquement contée. le réalisme de ses personnages, primaires ou secondaire, masculins ou féminins, force le respect. Et fidèle à son habitude, il offre à ses deux héros Émile et Cornuaud une chance de rédemption. Il s'agit de l'étincelle d'espoir que l'auteur aime ajouter dans ces récits pétris d'abjection, de la possibilité de désamorçage de l'enchainement de la violence. Ici cela ne profite qu'à peu d'êtres humains, laissant la République baigner dans son bouge de Terreur.
Au-delà du récit un peu plus fantasy que les tomes précédents, il faut lire ce livre presque comme un témoignage, un rappel de l'horreur, un peu comme on lit L'Homme qui mit fin à l'Histoire de Ken Liu. N'hésitez pas à vous lancer. C'est finalement le seul conseil que je peux donner.
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lyoko
  31 mars 2016
Bordage qui aborde la révolution française et qui nous parle de la Terreur avec les idées d'un Bordage c'est juste waouw !!
Tous ceux qui connaissent un tant soit peu Bordage connaissent ses thèmes de prédilections .. alors imaginez une histoire au moment de la Terreur : la liberté si chèrement payée par les révolutionnaires est maintenant dans les mains de Robespierre. Même si ce dernier n'est pas présent dans l'histoire en elle même toutes les ficèles pour critiquer cette époque (et peut être encore d'une certaines façon la notre) sont là.
Les scènes de guerres avec la vendée (si chère au coeur de Bordage) sont époustouflantes de réalisme. La description de l'être humain et de ses capacités a faire le bien ou le mal, sont là aussi, ainsi que la possibilié ou non d'une rédemption.
De plus, a travers toute cette histoire, l'auteur a réussi a y meler une secte avec le recrutement, le pouvoir d'orateur du meneur et tout ce qui fait qu'une secte soit séduisante ou non.
Sans oublier la petite pincée de fantastique pour parfumer le tout (même si personnellement j'en aurais préféré un peu plus.)
Bref, je reste convaincue que Bordage est un très très grand conteur.
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Tatooa
  19 janvier 2019
Voilà... Une superbe lecture commune de la trilogie, avec BazaR, qui se termine...
J'avoue que je ne sais pas trop comment tourner mon avis.
Un truc à savoir : quand on lit Bordage, il faut toujours, toujours, avoir à l'esprit qu'il y a dans ses écrits ce qu'il sait, ce qu'il a découvert, ce qu'il "croit", à savoir une dimension spirituelle prégnante et indissociable de son oeuvre.
Cependant, Bordage n'ignore rien de la nature humaine, et de sa grande bêtise, sa grande inhumanité.
C'est ce mix étonnant dans ses livres que j'adore. Cette capacité à voir (et à décrire), avec une grande lucidité, les pires moments du mal en l'Homme, et à toujours croire une rédemption possible.
Car c'est de cela qu'il s'agit dans ce troisième tome. Il nous raconte la découverte essentielle d'Emile, la découverte essentielle de Cornuaud (que je ne spoilerai pas), à l'opposé l'une de l'autre, au plus profond de la plus profonde horreur, la guerre CIVILE de Vendée, français contre français, le massacre organisé, la folie, la perversité, le mal faits hommes.
Le final n'est pas décevant. Il est bouleversant. Il est plein d'espoir. Il est plein de la foi de l'auteur (monsieur Bordage, je vous aime) en l'homme, en sa capacité à changer, finalement, même si c'est au bord du gouffre, en déséquilibre, à deux doigts de tomber dans l'abysse (à la Nietzsche). Il est plein d'humanisme. Les monstres sont nombreux, oui. le mal est en chacun de nous, oui. Ceux qui le nient se mentent. Ceux qui se croient au dessus des autres, se mentent. Ceux qui s'imaginent meilleurs que les autres, se mentent. Nous avons tous notre part d'ombre.
Ceux qui ne veulent pas l'admettre, n'ont, au final, aucune chance de grandir, de changer, de comprendre ce qui nous relie tous.
C'est fort dommage pour eux. Et d'une parce qu'ils ne peuvent pas toucher du doigt le grand talent de Bordage, et de deux, parce qu'il ne se donnent pas les moyens d'évoluer. Mais ceci est leur affaire... Revenons donc à nos moutons (noirs...).
Ce livre est un monceau de merde humaine, il n'y a pas d'autre mot (les prémices de la Shoa, de fait. Entièrement vrais. Il n'a rien inventé.). Les extraits que mon ami BazaR et moi-même avons mis ne donnent sans doute pas très envie de le lire... Bordage est resté au plus près de la réalité de cette guerre, inhumaine comme toutes les guerres. J'ai eu lu "Waterloo" de Cornwell et ne l'ait pas supporté. Il ne fait qu'y décrire l'horreur... Si j'ai pu le supporter avec Bordage, c'est justement grâce à cette foi en l'homme qui rend l'inhumanité supportable. Sans cet espérance, sans cette lueur au bout du tunnel, sans cette possibilité de rédemption, on est bons pour se tirer une balle... Tous ne veulent pas la rédemption, c'est même une minorité de gens qui courent après, mais ceux-là, même s'ils ne sont qu'une poignée, qu'un sur un million, ils donnent l'espoir.
C'est ce message-là, que Bordage tente de nous faire passer dans ses livres. Le fantastique n'est qu'un prétexte à matérialiser ce qu'il veut dire. Que ceux qui ont des oreilles entendent. Pour les autres, il n'y a rien à faire, de toute façon...
J'ai entendu, et comme de bien entendu, le message tombait pile poil pour moi. Merci encore, m. Bordage. Vous êtes un grand monsieur.
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Masa
  07 janvier 2018
L'Éditeur de poche “J'ai lu” nous gratifie encore d'une magnifique couverture, grâce au talent de son illustrateur Vincent Madras.
L'année 2018 débute et j'avais très envie de la commencer en compagnie du talentueux français Pierre Bordage. Après un savoureux 1793, je geignais d'impatience pour terminer l'aventure au temps de la Révolution française.
Si le second tome s'est achevé sur un cliffhanger, ce troisième opus démarre de façon décevante. le soufflet est quelque peu retombé. J'ai eu beaucoup de mal avec les premières pages. Par ailleurs, jusqu'à la moitié, je ne me suis pas totalement ennuyé, juste que voulais lire autre chose qu'un récit historique.
Pierre Bordage s'est énormément documenté et a retranscrit les batailles meurtrières, sanglantes qui ont secoué la Vendée. La nouvelle République n'est qu'un fragile nourrisson. Les nostalgiques royalistes qui ont vu leurs privilèges abrogés, souhaitent revenir à une monarchie inégale. Il faut dire que la promesse d'une démocratie égalitaire semble un fantasme. En ces temps obscurs, il ne fait pas bon de vivre en France, surtout pour les jeunes femmes.
Nos deux personnages que nous suivons depuis le début, ne sont accessoires dans ce monde sombre. Pire que cela, le récit d'Émile ne m'a pas emballé. En parallèle à la guerre civile, une secte de nom de Mithra souhaite déclencher régner dans un monde de chaos. Sur un ton de la guerre des étoiles, Émile est tenté par le côté obscur de la force.
De l'autre, l'ignominie Cornuaud – alias Belzébuth – semble s'humaniser. Il en devient presque sympathique et sa démence n'est plus qu'un lointain souvenir.
Heureusement viennent les trois cents dernières pages qui redonnent un peu vie à cet essai historique avec en sus, une belle balade dans le bocage Vendéen, même si ces noms me sont étrangers. Les hussards pigmentent le récit et donnent une certaine tension à la lecture. Ces êtres vils qui n'apportent que la destruction et l'horreur, tels des nazis.
Bercé de haines et de récits familiaux, Pierre Bordage a voulu rendre hommage à ces pauvres bougres vendéens sans prendre parti ni pour la patrie, ni pour les parjures. Ce troisième tome est bien moins dynamique que le précédent. Ceux et celles qui aiment découvrir l'Histoire seront ravis, car on y apprend pas mal de chose, comme les Vendéens ont été jusqu'aux portes de Granville pour y accueillir leurs alliés anglais. Toutefois, de nouveaux protagonistes viennent alourdir le récit, sans parler d'anciens qui ont eu un rôle mineur dans le premier opus.
Le récit s'achève sur une fin décevante. En gros : tout ça, pour ça.
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Crazynath
  10 juillet 2016
Et voila ! La fin de cette trilogie de Pierre Bordage est bouclée pour ma part.
je garderais comme souvenir de cette série une plongée dans une époque sombre et tumultueuse de l'histoire de France avec un zeste de fantasy .
Dans ce troisième tome, nous quittons assez vite Paris pour nous retrouver en Vendée, en plein coeur des guerres qui ravageaient cette région . J'avoue que je connaissais mal ce pan de notre histoire, et c'est vraiment grâce au talent de conteur de Bordage que j'ai pu améliorer mes connaissances dans ce domaine.
J'ai suivi avec intérêt dans ce dernier tome les évolutions des deux personnages centraux. Pas trop de surprise concernant Émile, mais par contre l'évolution de Cornuaud est plus intéressante voire inattendue.
Pour terminer, je dirais que même si j'ai beaucoup apprécié la lecture de cette trilogie, elle ne me laissera pas une impression aussi forte que les deux autres séries qui sont pour l'instant à mon actif : La fraternité du Panca et Ceux qui sauront.
Challenge Pierre Bordage
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   01 avril 2016
"Est-ce que sauver une femme de sa qualité rachèterait les dizaines de crimes qu'il avait commis ? Est-ce que certains êtres humains valaient davantages que d'autres ? Il prenait conscience tout à coup de la grande détermination qu'il avait fallu aux auteurs de la Déclaration des droits de l'homme. Affirmer que les hommes naissaient libres et égaux en droits, c'était renverser une construction établie depuis des millénaires sur les ordres, agrégée par les habitudes et le temps."
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BazaRBazaR   17 janvier 2019
Le général Cordelier avait infligé une défaite à Stofflet à Beaupréau, puis il était arrivé à Montaigu le 18 février, où il avait attendu le général Duquesnoy, lequel avait musardé en route, incendiant quelques maisons avec leurs habitants à l'intérieur, se livrant au massacre et au viol de fidèles de retour de la messe, jouant à lancer en l'air des enfants que ses hommes devaient rattraper avec leurs baïonnettes avant qu'ils ne retombent sur le sol.
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BazaRBazaR   09 janvier 2019
Les Lumières ? Ces misérables chandelles ont eu leur utilité autrefois: elles ont sapé les pouvoirs royal et religieux, elles ont préparé le peuple au changement. Elles émanaient d'esprits affaiblis par des siècles de compassion chrétienne. Les conventionnels qui continuent de se réclamer de Rousseau, de Diderot, de Voltaire considèrent le peuple comme un troupeau de moutons bêlants.
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BazaRBazaR   11 janvier 2019
Le Boucher se tordait de douleur dans la boue sans proférer un seul gémissement. Cornuaud lui avait frappé la gorge de toutes ses forces et avait entendu craquer les cartilages de son larynx. Puis, sans perdre un instant, il avait ramassé son arme gisant dans la boue et l'avait pointée sur les silhouettes figées des autres soldats. Ceux-ci, se rappelant sa férocité sur les champs de bataille, avaient adopté la tactique la plus répandue chez les combattants de la République: la débandade.
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TatooaTatooa   14 janvier 2019
- Je brûlerai mes derniers feux à restaurer la monarchie dans ce pays et à chasser les démons qui s'en sont emparés. Je partirai ensuite l'âme en paix. J'ai un immense avantage sur les autres : je n'attends plus rien de la vie, ni honneur, ni reconnaissance, ni richesse. Ma fortune, je la mets à entière disposition de mes partisans. Les miens sont réfugiés en Angleterre ou à Coblence. Ils hériteront sans doute de fort peu, voire de rien du tout, et tant mieux : nous n'allons tout de même pas nous mettre à récompenser la veulerie. On ne peut réclamer une terre qu'on n'a pas eu la volonté ni le courage de défendre.
(Galaad à Armande)
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Videos de Pierre Bordage (53) Voir plusAjouter une vidéo
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