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EAN : 9782070387045
217 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 614 notes)
Résumé :
J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.
Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.
Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelles maisons? Je ne sais plus rien.
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  02 septembre 2017
Un cri, une parole brute, arrachée à la mémoire, hors de toute conscience.
Marguerite attend son compagnon, Robert Antelme, que "Morland" alias François Mitterrand - à qui elle vouera, dès lors, une reconnaissance indéfectible- est allé chercher dans l'enfer des camps, usant de son impact pour faire sortir Antelme de l'infirmerie où il était retenu en quarantaine, condamné à une mort certaine.
Après celui d'une attente fiévreuse, la sienne, Duras fait le récit d'un corps qui se vide de sa mort et tente de se rouvrir à la vie: celui de Robert Antelme , l'auteur magnifique de L'Espèce Humaine.
Elle dit la dysenterie, la maigreur, la nourriture devenant menace de mort.
Elle dit le dialogue impossible entre celle qui a attendu et celui qui est revenu.
Elle dit les mots qui n'existent pas pour parler des camps.
Elle dit les ravages d'une présence vidée de toute énergie, d'une énergie réfugiée dans son silence.
Elle dit La Douleur.
Un grand texte. Unique. Foudroyant. Viscéral.
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KRYSALINE555
  16 février 2020
De Marguerite Duras, je n'avais lu que "l'Amant" (Prix Goncourt 1984). Qu'on aime ou pas, elle ne laisse en aucun cas indifférente...
A la lecture de ce recueil, écrit à partir d'un journal tenu par Marguerite D. à l'arrestation de son mari en 44, je suis restée … soufflée, sidérée et sous le choc.
Ces livres que l'on referme mais qui vous reste en tête et dans le coeur des jours, des années… Un chef d'oeuvre en somme. Ce livre je ne pouvais pas le chroniquer ni à chaud, ni après… ce fut long, très long à assimiler. Toute cette horreur, l'indicible...
Même si des polémiques se sont élevées à l'époque de sa parution (doute sur la véracité du récit) il n'en reste pas moins que ces choses ont existé et peu importe si Duras l'a romancé après coup. D'ailleurs peut-on parler de « romance » ???!!!
Même si elle a retranscrit le réel en le modifiant, et quand bien même ? Elle nous dit bien qu'il s'agit un livre écrit « à partir » d'un journal écrit « à l'époque » et dont elle ne se souviens pas l'avoir écrit ? Donc il y a fatalement, réinterprétation… je le répète: et quand bien même … cela reste un témoignage fort, dénué de sensibilité certes, mais saisissant, ce qui donne une profondeur particulière au récit.
Les phrases succinctes, brèves, brusques, syncopées et sans apparat contribue à l'effet « choc ». Elle nous balance l'horreur en pleine figure. C'est un récit de l'attente, d'une longue attente. Les trajets, les va-et-vient de son appartement à la Gare d'Orsay et de son appartement à l'hôtel Lutétia aussi.
J'ai reçu les mots comme des coups de poings. Ces mots qui claquent comme des coups de fusil marquent votre esprit, durablement. Un condensé brut d'émotions qu'elle n'exprime pourtant pas. Parce que la « douleur » est au-delà des mots.
J'ai attendu de prendre de la distance. de laisser les émotions fortes retomber un peu. J'ai attendu 12 ans… eh, oui, 12 années pour réussir à avoir la tête à peu près froide et pour être capable de parler de cet écrit. Livre peut être lu trop jeune… et qui m'a fait l'effet d'une déflagration.
Oui, ce livre m'a terrassée, me laissant horrifiée. La force du propos vous gifle et vous laisse K.O. scotchée et même pire.
C'est une oeuvre féroce et terriblement « humaine » dans la déshumanisation ». Souffrances physiques, souffrances morales et la redondance des termes scatologiques entre pour beaucoup dans la violence que produit le texte.
La minutie des descriptions de toutes les étapes endurées par son mari (la nourriture, les excréments) et par elle par contre-coup est éprouvante. C'est un lent et difficile chemin vers la « résurrection » où rien ne nous est épargné à la limite du tolérable parfois. C'est déchirant d'impuissance.
S'agit-il d'exorciser la douleur en la couchant sur du papier, en la nommant dans toute son ignominie avec la plus grande impudeur. Transformer la douleur en spectacle pour en déplacer la source puis l'oublier (c'est la raison pour laquelle elle ne se souvient pas de ce journal ?).
Marguerite Duras fait partie du courant néo-réaliste avec un style d'écriture bien particulière. Ses phrases déstructurées, épileptiques, spasmodiques, saccadées nous fait penser à du langage vernaculaire (langage parlé par une communauté - qu'elle seule connaitrait...), où l'espoir est martelé comme un mantra puis succède au désespoir ou entre désespérance et espoir dans la même phrase. Parfois même il n'y a pas d'alternance, c'est les deux à la fois simultanément.
Ceci relève d'un très grand modernisme pour l'époque où les romans « classiques » ne marquent pas de discontinuité dans le temps, entre autres.
Ce style révolutionnaire (révolution du style dit classique) n'est pas compris par tous (et jusqu'à maintenant). de même que ses prises de position ultérieures feront débat. Son alcoolisme avéré n'aidera pas non plus. Elle reste cependant une grande femme de lettres contemporaine complètement avant-gardiste et novatrice.
Ce récit est suivi de cinq autres nouvelles sur les réseaux de résistance, l'épurement forcené et aveugle (tuer tous au moindre soupçon – comme en 1789 !) exprime le besoin de vengeance. Ces nouvelles parlent des persécutés et des délaissés. Un condensé des différentes facettes de la guerre, un panel de situations aussi bien du côté des « vainqueurs » que des « vaincus ».
Fiction ou non, ou en partie, ça reste et restera une oeuvre majeure à mon sens.
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PiertyM
  22 décembre 2014
De courtes phrases, de petits mots, simples et profonds, ils nous font vivre l'instant de la douleur. Sans enthousiasme, on lit le livre calmement comme si on entendait un petit vent siffler à nos oreilles. On se laisse emporter par le bruit silencieux des mots, on se rapproche tout doucement de la douleur...de celle qui attend l'être aimé, revenu des camps de concentration...de celle qui se sent persécutée par un agent de la Gestapo...
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Marti94
  19 décembre 2015
Bouleversant!
« La douleur » de Marguerite Duras est un recueil de six textes publiés en avril 1985 et dont le titre reprend celui du premier récit qui est aussi le plus long et sans conteste le plus frappant. Il traduit l'angoisse intolérable et le déchirement intérieur.
Dans ce texte, Marguerite Duras raconte l'insupportable attente du retour de déportation de son mari, Robert Antelme (Robert L. dans le texte), à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Ce récit autobiographique de Duras évoque ses souffrances et sa peur de ne pas le voir revenir. Toute l'intrigue du livre est basée sur cette attente.
Marguerite Duras parle donc à la première personne. Pour ne pas sombrer, elle va aussi participer à L Histoire, à la Seconde Guerre mondiale, d'une autre manière : en travaillant au Service des Recherches du journal Libres afin de communiquer aux familles des nouvelles des prisonniers. « Je travaille sans lever le nez, je ne pense à rien d'autre qu'à bien orthographier les noms ».
Concernant ce travail, Marguerite Duras a repris, à l'automne 1944, la gérance du journal Libres dont François Mitterrand est le directeur (Morland dans le texte). Elle y crée « un service de recherches très actif qui centralise le maximum d'informations sur les convois et les évacuations, fournies pour la plupart par les prisonniers évadés lors des transferts de camp à camp ». A la libération, elle interrogea aussi les libérés au centre d'Orsay afin de communiquer via le journal des informations à leurs familles.
Robert L. reviendra du camp de Dachau dans un corps où la vie n'a plus de poids : « il devait peser entre trente-sept et trente-huit kilos : l'os, la peau, le foie, les intestins, la cervelle, le poumon, tout compris : trente-huit kilos répartis sur un corps d'un mètre soixante-dix-huit ».
Elle va le soigner. Pourtant, dans la vie de Marguerite Duras, il y a Dionys Mascolo (D. dans le texte) qui va l'accompagnée durant l'attente du retour de Robert, son ami. Il y a plus qu'une simple complicité entre eux, même si D. est resté en retrait car il respectait les sentiments de Marguerite pour son mari.
Ce texte poignant m'a profondément marquée.
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PrettyYoungCat
  02 octobre 2019
D'abord, je dois confesser ma méprise. "La douleur" est le texte qui donne au livre son titre, mais il ne constitue pas le livre en soi, même s'il est certainement le plus fort de tous. Car il s'agit en fait d'un recueil de textes.
Certains, vécus et romancés, d'autres, inventés.
Celui intitulé "La douleur" est le récit du journal de Marguerite Duras alors qu'elle attend - d'une attente douloureuse, insupportable même - le retour de Robert Antelme, son mari, déporté en camp de concentration.
En même temps que l'attente se mêlent espoir et désespoir. Elle ne se nourrit plus, ne vit plus. Elle est une âme morte, une déportée par procuration.
Quand, enfin, enfin, l'inattendu ou plutôt le tant attendu qu'on n'attendait plus, se produit : son retour.
Il est dans un état de déchéance physique telle qu'il ne semble plus humain. C'est déchirant à lire. C'est puissant. J'aurais tant aimé en lire plus sur sa "reconstruction" tant physique que mentale. Nous reste "L'espèce humaine" où il se raconte et que je ne manquerai certainement pas de lire.
Un autre texte qui m'a marquée, est "Albert des Capitales". Marguerite Duras prend la peau d'un personnage, Thérèse, mais il est bien question d'elle. D'elle dans la Résistance. Elle qui prend part à l'interrogatoire et à la torture d'un donneur : celui qui a vendu un Juif, un Résistant,...
Ce qui est fort dans ce texte, outre qu'elle nous décrit les coups, le sang, les hurlements, c'est qu'il nous interroge. Est-ce que quoi que ce soit justifie de torturer un homme ? Même le pire des salauds ? Est-ce une forme de justice ou n'est-ce qu'une barbarie au même titre que celle des Nazis ? Et puis, finalement, les réponses seraient-elles les mêmes en temps de guerre si nous avions été à leur place ?
Pour le reste, j'ai trouvé les textes assez inégaux et ils ne m'ont pas captée. Ou plutôt, c'est moi qui n'ai pas su m'y accrocher.
Mais qu'importe, pour ces deux seuls textes, "La douleur" valait le détour.
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
SivojSivoj   08 juillet 2016
On s’occupe aussi du rapatriement des prisonniers de guerre. On a parlé de mobiliser les voitures civiles et les appartements, mais on n’a pas osé, de crainte de déplaire à ceux qui les possèdent. De Gaulle n’y tient pas. De Gaulle n’a jamais parlé de ses déportés politiques qu’en troisième lieu, après avoir parlé de son Front d’Afrique du Nord. Le trois avril De Gaulle a dit cette phrase criminelle : « Les jours des pleurs sont passés. Les jours de gloire sont revenus. » Nous ne pardonnerons jamais. Il a dit aussi : « Parmi les points de la terre que le destin a choisis pour y rendre ses arrêts, Paris fut en tout temps symbolique… Il l’était lorsque la reddition de Paris en janvier 1871 consacrait le triomphe de l’Allemagne prussienne… Il l’était lors des fameux jours de 1914… Il l’était encore en 1940. » Il ne parle pas de la Commune. Il dit que la défaite de 1870 a consacré l’existence de l’Allemagne prussienne. La Commune, pour De Gaulle, consacre cette propension vicieuse du peuple à croire à sa propre existence, à sa force propre. De Gaulle, laudateur de la droite par définition – il s’adresse à elle quand il parle, et à elle seule – voudrait saigner le peuple de sa force vive. Il le voudrait faible et croyant, il le voudrait gaulliste comme la bourgeoisie, il le voudrait bourgeois. De Gaulle ne parle pas des camps de concentration, c’est éclatant à quel point il n’en parle pas, à quel point il répugne manifestement à intégrer la douleur du peuple dans la victoire, cela de peur d’affaiblir son rôle à lui, De Gaulle, d’en diminuer la portée. C’est lui qui exige que les élections municipales se fassent maintenant. C’est un officier d’active. Autour de moi au bout de trois mois on le juge, on le rejette pour toujours. On le hait aussi, les femmes. Plus tard il dira : « La dictature de la souveraineté populaire comporte des risques que doit tempérer la responsabilité d’un seul. » Est-ce qu’il a jamais parlé du danger incalculable de la responsabilité du chef ? Le Révérend père Panice a dit à Notre-Dame, à propos du mot révolution : « Soulèvement populaire, grève générale, barricades…, etc. On ferait un très beau film. Mais y a-t-il là révolution autre que spectaculaire ? Changement vrai ? profond ? durable ? Voyez 1789, 1830, 1848. Après un temps de violences et quelques remous politiques, le peuple se lasse, il lui faut gagner sa vie et reprendre le travail. » Il faut décourager le peuple. Le RP Panice dit aussi : « Quand il s’agit de ce qui cadre, l’Église n’hésite pas, elle approuve. » De Gaulle a décrété le deuil national pour la mort de Roosevelt. Pas de deuil national pour les déportés morts. Il faut ménager l’Amérique. La France va être en deuil pour Roosevelt. Le deuil du peuple ne se porte pas.
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WollandWolland   26 novembre 2010
Berlin flambe. Elle sera brûlée jusqu'à la racine. Entre ses ruines, le sang allemand coulera. Quelquefois on croit sentir l'odeur de ce sang. Le voir. Un prêtre prisonnier a ramené au centre un orphelin allemand. Il le tenait par la main, il en était fier, il le montrait, il expliquait comment il l'avait trouvé, que ce n'était pas de sa faute, à ce pauvre enfant. Les femmes le regardaient mal. Il s'arrogeait le droit de déjà pardonner, de déjà absoudre. Il ne revenait d'aucune douleur, d'aucune attente. Il se permettait d'exercer ce droit de pardonner, d'absoudre là, tout de suite, séance tenante, sans aucunement connaître la haine dans laquelle on était, terrible et bonne, consolante, comme une foi en Dieu. Alors de quoi parlait-il ? Jamais un prêtre n'a paru aussi incongru. Les femmes détournaient leurs regards, elles crachaient sur le sourire épanoui de clémence et de clarté. Ignoraient l'enfant. Tout se divisait. Restait d'un côté le front des femmes, compact, irréductible. Et de l'autre côté cet homme seul qui avait raison dans un langage que les femmes ne comprenaient plus.
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She_NightShe_Night   03 octobre 2010
En mourant je ne le rejoins pas, je cesse de l'attendre.
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liratouva2liratouva2   25 mai 2010
d’abord distraitement puis de plus en plus fort. Le chat se couche sur le dos, il ronronne du désir fou d’Aurélia. Aurélia se couche contre le chat. Elle dit : " Ma mère, elle s’appelait Steiner."
« Aurélia met sa tête contre le ventre du chat. Le ventre est chaud, il contient le ronronnement du chat, vaste, un continent enfoui.
Steiner Aurélia. Comme moi.
Je m’appelle Aurélia Steiner.
J’habite Paris où mes parents sont professeurs.
J’ai dix-huit ans.
J’écris. »
«C’est inventé. C’est de l’amour fou pour la petite fille juive abandonnée.
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liratouva2liratouva2   25 mai 2010
L’appartement est grand, presque vide, presque tout a été vendu. La dame se tient dans l’entrée, assise sur une chaise, à côté d’elle il y a un revolver. La petite fille l’a toujours connue là à attendre la police allemande. Nuit et jour, la petite fille ne sait pas depuis combien d’année la dame attend. Ce que sait la petite fille c’est que dès qu’elle entendra le mot polizeï derrière la porte la dame ouvrira et tuera tout, d’abord eux et puis ensuite, elles deux.
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LA QUÊTE D'IDENTITÉ DE JULIA "Qui êtes-vous ? " Voilà bien une première question à poser à JULIA SOLOMONOFF. On passera sur la notice biographique qui aligne réalisatrice, scénariste, productrice, occasionnellement comédienne. On notera que c'est une passe-frontières sud-nord avec des études faites en Argentine et un enseignement universitaire donné aujourd'hui à New-York. De Marguerite Duras, elle retient cette idée que la vie menée ici ou là inspire livres et films. En 2005, son premier long métrage, "Hermanas", posait déjà la question des vécus et des ressentis géolocalisés de deux soeurs fuyant la dictature argentine aux États-Unis et en Espagne. Elle renouvelle cette quête du "Qui suis-je ?", du "Comment trouver ma place?" avec son dernier film (sorti en France en 2018) et présenté à Biarritz dans un "focus" consacré aux relations Amérique Latine-États-Unis. Deux interrogations de Nico (excellent Guillermo Pfenning), un acteur de série, star en Argentine, en rupture amoureuse au pays et en galères diverses à New-York qui vaque de petits boulots en petits boulots. Et fait du babysitting pour 3 dollars et six sous. de quoi ne jamais se sentir à sa place, d'autant que les seules caméras devant lesquelles se planter servent à la télésurveillance; d'autant que son "look" le fait plus blanc mâle new-Yorkais que nounou latino. Une situation que Julia Solomonoff a pu connaître dans son parcours mais qu'elle transpose malicieusement chez un homme. Il lui reste, comme dans cette rencontre, à jouer sur le titre de cette fiction remarquablement tenue : "Nadie nos mira" ou "Nobody's watching", c'est selon ... Ph. L
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