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ISBN : 2266246348
Éditeur : Pocket (08/01/2015)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Plus que jamais, sous le soleil de la Sicile, les apparences sont trompeuses. Les jeunes ingénues peuvent se révéler manipulatrices et les meurtres sordides cacher de plus vastes trafics… Confronté à son principal ennemi, l’âge qui avance, et à de redoutables tentations comme la séduisante, et bien-nommée, Laura Belladonna, Montalbano se trouve ballotté en eaux troubles. Et, cette fois, le dottore qui aimait trop les femmes va devoir garder le cap s’il ne veut pas a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Cath36
  14 avril 2013
"Elle préfère l'amour en mer, c'est juste une question de tempo.... "
SI si, jugez-en plutôt : "il s'agit d'une veuve riche dont le seul plaisir est de s'en aller sur les mers en se retrouvant de temps en temps dans le lit du capitaine". En fait de tempo, Camilleri le tient et le tient bien dans cette nouvelle enquête du Comissaire Montalbano, en prise avec une mafia maritime dirigée de main de maître par une femme autoritaire et nymphomane. Si ce n'est que dans le lit de la belle, Montalbano envoie son adjoint favori Mimi Augello en dépit de son statut d'homme marié, lui-même étant aux prises avec ses sentiments pour la lieutenant Belladonna, très belle femme comme son nom l'indique (je précise aussi qu'en français la belladonne est un poison redoutable, alors...) C'est pour la bonne cause me direz-vous. Bref Camilleri se déchaîne une nnouvelle fois. Si l'intrigue n'a rien d'exceptionnel et si on se lasse vite des aternoiements sentimentaux de notre brave commissaire, en revanche on se régale des diverses péripéties qui agrémentent l'histoire.
Un bon moment de lecture, pas impérissable.
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Bigmammy
  12 octobre 2015
Chouette, on réédite une à une les enquêtes du commissaire Salvo Montalbano en format poche ! Et je ne les ai pas encore toutes lues ... Du bonheur en perspective.
Je n’ai pas résisté en passant à la librairie et suis immédiatement retombée sous le charme du meilleur policier de Vigata, de Sicile, d’Italie, que dis-je, d’Europe ….
Sans quitter – ou presque – le bord de la Méditerranée qu’il admire depuis sa terrasse de sa maison de Marinella, ou les quais du port où ont fait escale un yacht et un navire de croisière suspects, il va résoudre une affaire d’ampleur internationale. Tout commence avec la découverte d’un cadavre dans un canot. Naturellement. On ne tardera pas à en trouver un second. Que venaient-ils faire dans cette galère ?
Là n’est que l’écume des choses. Le cœur de cette aventure, c’est une rencontre, un coup de foudre aussi soudain que réciproque entre une jolie jeune femme et Salvo. Immédiat, dévastateur, comme il n’imaginait pas qu’à plus de cinquante ans, il pouvait encore en ressentir. Montalbano va en perdre le sommeil et l’appétit, c’est dire !
La problématique de l’âge revient souvent sous la plume du célèbre écrivain. Il l’éprouve lui-même et la décrit avec une tendre affection. La réponse qu’il en donne est claire : on peut tomber amoureux à tout moment de la vie. Ce n’est pas seulement le désir de possession ou l’attrait de la chasse. C’est un sentiment d’autant plus humain et noble qu’il est ici partagé. Même si notre héros a, depuis des années, des engagements avec Livia, son éternelle fiancée. Cependant, l’histoire ne se termine pas comme on peut l’imaginer. Le devoir impose sa loi, le destin aussi.
Alors, l’espace de quelques heures, nous retrouvons les personnages familiers de cette commedia del arte de bord de mer : Mimi Augello, l'inspecteur toujours disponible pour les missions dangereuses (dans le lit d’une femme avide de caresses), le gentil Fazio et sa manie de l’Etat Civil, l’inénarrable Catarella et sa façon d’estropier les mots – j’adore les interprétations du dialecte sicilien de Serge Quadruppani – les bisbilles avec le médecin légiste bougon … Un épisode très bien troussé, une bonne cuvée.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Paco
  17 juin 2013
Je vais certainement manquer un peu d'objectivité en parlant de ce roman car je suis un adepte des enquêtes du commissaire Montalbano. Quoi qu'il en soit, c'est déjà un élément qui permet d'imaginer que c'est du bon! Cela n'engage que moi, bien entendu.
Je dois reconnaître que c'est toujours un vrai plaisir de retrouver ce héros récurent des romans d'Andrea Camilleri. le genre de polar qui n'a pas nécessairement besoin d'une intrigue d'une extrême finesse pour en apprécier l'histoire. Les romans d'Andrea Camilleri représentent avant tout une ambiance, une atmosphère, une partie de la Sicile qui défile entre vos mains, page après page; avec ses personnages qui vont avec, bien entendu.
Ce roman débute par la propre mort du commissaire Montalbano. Non? Bon OK. C'est pourtant vrai, mais c'est juste un rêve que Montalbano nous balance dès les premières pages, un rêve qui le hante et dans lequel ses amis et collègues lui reprochent de manquer d'organisation pour ses propres obsèques. Imaginez un peu...
Le commissaire est confronté à la mort d'un homme - un clandestin? - qui a été découvert dans un canot, nu, repêché près du port de Vigata, par l'équipage d'un luxueux yacht, le "Vanna". Parallèlement, il fait la connaissance, par un grand hasard provoqué par la météo, d'une jeune femme en difficulté prénommée Vanna (comme le yacht oui) et qui lui raconte un truc abracadabrant, prétextant qu'elle s'apprêtait à se rendre au port pour rencontrer sa tante qui allait arriver à bord de son yacht, le Vanna.
Mais l'homme du canot, totalement défiguré afin de rendre l'identification difficile, n'est visiblement pas du tout un clandestin, et la fille avec qui il a eu contact s'est proprement foutu de sa gueule sur toute la ligne; identité, motif de sa venue, la totale.
L'enquête de Montalbano, en creusant un peu sur la mort de cet homme au canot, va se diriger vers deux bateaux amarrés au port, soit un bateau de croisière, "L'As de Coeur", et un luxueux yacht, le fameux "Vanna". Montalbano ne sait pas trop pourquoi il donne une si grande importance à ces deux embarcations, mais les propos de cette fille inconnue l'intriguent quelque peu et le perturbent bien assez pour aller jusqu'à placer un agent infiltré dans un de ces navires qui va leur permettre de créer enfin un lien avec des activités criminelles.
L'enquête va alors prendre de la vitesse et va enfin donner une direction précise qui nous amènera vers des trafics d'une assez grande envergure.
Comme d'habitude, on apprécie énormément le style Camilleri - en tout cas moi -, déjà par la narration qui est tout simplement hors normes et vraiment succulente. On respire à plein nez la Sicile, que cela soit par les personnages qui évoluent dans cette histoire, le contact entre eux - explosif! - ou encore par les plats cuisinés qui nous font saliver; passer un moment chez Enzo en compagnie de Montalbano, c'est dévorer les pages juste après les avoir lues. Une pause lecture est presque conseillée afin de garantir une bonne digestion.
La traduction effectuée par Serge Quadruppani, excellent écrivain aussi, auteur de "La disparition soudaine des ouvrières", - ma chronique -, est très subtile et fidèle, semble-t-il, à l'écriture sicilienne de Camilleri. Il faut reconnaître que cela doit être un travail de Titan de traduire du Camilleri. Celles et ceux qui connaissent la "musique" d'Andrea Camilleri pourront en témoigner, c'est un style - surtout au niveau du vocabulaire - très particulier, mais au combien agréable à lire, je pourrais même dire à écouter. L'auteur mélange italien et sicilien ce qui nous permet de vivre un grand moment passé sous le signe de l'exotisme; totalement dépaysant!
Le personnage de Montalbano est en lui-même toute une histoire, cet homme qui vieilli et qui se met gentiment mais sûrement à douter de tout, surtout de lui-même. Dans ce roman, notre commissaire est quelque peu déstabilisé par certaines rencontres féminines, surtout une, qui lui donne un sérieuse occasion de douter, de se remettre en question, de faire le point. L'âge du doute, comme le dit si bien Andrea Camilleri.
Je parlais avant de l'ambiance, de l'atmosphère Camilleri. C'est certain, les scènes ressemblent à une succession de pièces de théâtre à ciel ouvert, plusieurs actes qui se suivent pour finalement atteindre le dénouement, soit l'acte final, quelque peu explosif.
Les dialogues ajoutent un plus non négligeable dans cette pièce, c'est un vrai régal; du grand théâtre burlesque! Andrea Camilleri donne à ses personnages une vitalité hors du commun; nous ne sommes pas en Sicile pour rien! Les échanges téléphoniques, pour donner un exemple, sont d'une extrême subtilité constitués d'humour, de dérision ou encore de sarcasme, lors desquels les vannes fusent à tout-va. Être témoins d'un Montalbano se foutant de la gueule du Questeur (procureur), ou encore essayant de se dépatouiller suite à ses nombreuses maladresses légendaires, cela vaut le détour par la Sicile!
Pour conclure, je précise encore une fois que pour suivre les enquêtes de Montalbano, pas besoin d'avoir une intrigue à couper le souffle, l'ambiance à elle seule nous fait déjà manquer assez d'air tellement elle nous atteint par sa qualité, son originalité mais surtout par son authenticité!
Bonne lecture.
Lien : http://passion-romans.over-b..
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Charybde2
  18 mars 2013
17ème enquête montalbanaise, plus rusée que jamais, risquée au plan sentimental aussi...
Publiée en 2008 (en 2013 en France, dans cette traduction toujours magique de cohérence et d'astuce par Serge Quadruppani), la dix-septième enquête de l'irascible commissaire sicilien au coeur d'or le voit nettement reprendre du poil de la bête, plus rusé que jamais dans la mise au point de ses enquêtes et contre-enquêtes, avec une équipe regonflée à bloc incluant un Mimi Augello bizarrement serein dans une vie familiale qu'il fait évoluer à sa manière.
C'est au plan personnel que Salvo Montalbano, son éternelle fiancée Livia et son caractère disons particulier se trouvant toujours à distance, teste l'avancée de l'âge et sa capacité intacte (redoublée ?) à se passionner, au contact d'une flamboyante policière de la capitainerie maritime ou d'une redoutable agente de l'ONU... C'est aussi dans cette enquête que certains pièges apparemment bénins semés par lui il y a déjà plusieurs volumes (notamment sa manière de gérer l'onctueux Lactes) semblent vouloir lui revenir puissamment dans la figure...
"- Ah, dottori dottori ! Ah, dottori !
- Qu'est-ce qui fut, Catarè ?
- Ici, l'apocalypse, c'est !
- Mais qu'est-ce qui se passe ?
- le vent découvrit la couverture en tuilerie des tuiles du toit par où l'eau entra dans toutes, toutes les pièces !
- Elle a fait des dégâts ?
- Oh que oui. Par exemple, tous les papiers qui, s'atrouvant par-dessus le dessus de votre bureau, dans l'attente que vosseigneurie y apposassâtes sa signature, se trempèrent tant et si bien que ce fut de la pâte.
Un hymne d'exultation, au nez et à la barbe de la bureaucratie, s'éleva, joyeux, dans le coeur de Montalbano."
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Sharon
  21 février 2013
Je commencerai par un avertissement : non, il n'y a pas un problème avec la traduction. Je vous invite d'ailleurs à lire la préface signée Serge Quadruppani, qui explique sa démarche, et sa volonté de retranscrire au plus près le parler utilisé par Andrea Camilleri. Après… je reconnais qu'il faut un temps d'adaptation, surtout quand je lis les propos de Catarellà, capable de déformer les mots et les noms les plus simples.
Maintenant, revenons au livre. Salvo Montalbano a 58 ans, il vieillit, et a bien conscience de vieillir – quand on ne le lui fait pas remarquer abruptement. Et s'il enquête sur ce mystérieux mort, repêché dans le port, il se questionne au moins autant sur le temps qui passe, sur ses capacités physiques et intellectuelles qui diminuent inexorablement mais aussi sur l'amour. Si Salvo est l'éternel fiancé de Livia, qui lui téléphone toujours régulièrement, il éprouve un coup de foudre pour la bien nommée Laura Belladonna, lieutenant de son état et elle-même, bien qu'elle soit plus jeune, bien qu'elle soit fiancée, ressent la même chose envers Salvo. Faut-il céder à cet amour en dépit de tout ce qui les sépare ? Faut-il au contraire se noyer dans le travail ? L'enquête qui les a réunit s'avère plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord, et Montalbano verra son enquête le conduire – virtuellement – jusqu'en Afrique du Sud, en passant par la Sierra Leone. Elle lui rappellera également, notamment en voyant les clandestins qui arrivent au port de Vigatà, une autre enquête, menée bien des années plus tôt, mais dont il garde encore les séquelles.
L'âge du doute est un roman à lire si, comme moi, vous êtes fan d'Andrea Camilleri et de son commissaire. Il est aussi un hommage à un auteur qu'il me tarde de relire : Georges Simenon.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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critiques presse (1)
Lexpress   17 juin 2013
Un scénario bien ficelé, comme d'habitude. Et une langue fleurie, truculent cocktail d'italien officiel et de dialecte sicilien que le traducteur s'est efforcé de réinventer, dans un français camilléresque à souhait.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   13 avril 2013
Le lieutenant, non content de correspondre à son nom, était quelque chose de plus. Elle n'était pas belle, elle était très belle. Montalbano, un instant, en eut le souffle coupé. Plus grande que lui d'une paume, cheveux noirs, grands yeux brillants, lèvres rouges sans rouge à lèvres, et surtout, très sympathique.
-Je suis à votre complète disposition.
"Si ça pouvait être vrai !" pinsa le commissaire.
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caryatidecaryatide   12 mai 2015
Avant de sortir, il lui jeta un coup d'oeil. On aurait dit un chien mouillé : les vêtements qu'elle s'était remis encore humides, étaient tout froissés, le chignon de ses cheveux noirs s'était défait et ils lui cachaient la moitié du visage. Et elle avait une manière de s'asseoir que le commissaire avait déjà remarquée chez certains réfugiés, prêts à quitter pour toujours le siège qu'ils occupaient ou à y rester pour l'éternité.
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BazartBazart   04 mai 2013


Il areçoit ‘n appel tiliphonique de l’acapitainerie annonçant que l’Havanna vient de signaler qu’il entre au port avec un naufragé à son bord. Enfin, pas lui pirsonnellement en pirsonne mais l’un de ses adjoints qui a une forte propension à déformer les noms propres. Le Vanna a donc arepêché un cadavre gisant dans ‘n canot.
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brigittelascombebrigittelascombe   13 mars 2013
-Elle a fait des dégâts?
-Oh que oui.Par exemple,tous les papiers qui,s'atrouvant par-dessus le dessus de votre bureau,dans l'attente que vosseigneurie y apposassâtes sa signature,se trempèrent tant et si bien que ce fut de la pâte.
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lehibooklehibook   02 août 2019
-Sainte Mère ,dottori!gémit Catarella.
-Qu'est-ce qui t'arrive?
-Il m'arrive que , quand je dois dire des menteries à Monsizur et Monieur le Questeur, il me semble que j'acommets un péché mortel de la mort!
-Alors, va te confesser!
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Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

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