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ISBN : 2246813840
Éditeur : Grasset (10/01/2018)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 317 notes)
Résumé :
Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  28 mars 2018
Touchant, intime, parfois poétique... mais surtout soporifique !
La comédienne Isabelle Carré raconte et se raconte.
Se la raconte ?
Autobiographie ou roman, ce n'est pas clair mais ce n'est pas cela qui m'a vraiment dérangée pendant ma lecture. J'ai plutôt eu du mal avec le style que j'ai trouvé trop peu sûr de lui, je suis habituée à des plumes plus affirmées, plus téméraires, or l'excès de sensibilité qui transparaît dans le verbe d'Isabelle Carré - actrice que j'apprécie beaucoup au demeurant pour sa finesse de jeu - m'a très rapidement agacée. Sa narration m'a semblé surjouée, et au fil des pages, de plus en plus éparpillée. Sans doute était-ce l'effet recherché ? Entraîner le lecteur dans un rêve, ou plutôt dans les rêves de ses différents personnages, d'où le titre ? C'est exact que dans un rêve, on ne distingue pas de contours, de structure, on traverse un nuage, une pensée fugitive, on erre d'illusions en espoirs. Comme tout le monde, ça ne me déplaît pas, de temps en temps, de lâcher prise et de rêver, mais alors pourquoi confronter le rêve à la réalité et lui donner des visages si réels, ceux de ses propres parents et frères ? On sent tous les efforts déployés par l'auteure pour nous faire aimer ces derniers mais ça s'essouffle, l'ennui gagne du terrain.
Je ne peux pas dire qu'Isabelle Carré soit une bonne conteuse, j'ai surtout eu l'impression qu'il y avait dans son écriture davantage de bonne volonté et d'envie de bien faire que de talent. Je reconnais qu'il faut énormément de cran pour se mettre à nu ainsi, je veux donc voir dans ce premier roman un hommage, un peu bancal, rendu aux siens. Mais en ce qui me concerne, je continuerai à l'apprécier sur grand écran ou sur les planches, mais pas à travers ses pages.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge PLUMES FÉMININES 2018
Challenge ATOUT PRIX 2018
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sylvaine
  10 janvier 2018
« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance…" Ce sont ces mots qui m'ont "accrochés" ! Je ne pouvais qu'ouvrir ce livre , c'était inimaginable de ne pas le faire. Comme j'ai bien fait !
Pantin 1969 une toute jeune femme confinée dans un minuscule studio au confort minimaliste attend la fin du terme. Isolée du monde par une famille « bien » elle est harcelée par ses proches ils veulent qu'elle signe …. Signera ou ne signera t'elle pas ? Elle n'aurait pas signé ,cette histoire n'aurait pas pu s'écrire…
Isabelle Carré se raconte , nous raconte elle , son père , sa mère , ses frères, sa maison, les années 70 , celles de son enfance . Une enfance pleine de rêves mais était-ce une enfance rêvée se demande t'elle. Nous la suivons discrète, toujours le sourire aux lèvres mais inconnue et incomprise de tous . C'est la rencontre avec le théâtre qui sera le déclic vital et lui permettra de VIVRE ... Une plume magnifique,un récit nourri du passé mais tourné irrémédiablement vers l'avenir . Alors lorsque j'ai découvert au fil des pages qui était l'auteure je me suis sentie mal à l'aise devant mon inculture cinématographique . Mais au fond n'était-ce pas là un cadeau ? j'ai ainsi pu profiter de ces pages sans arrière pensées ni influences diverses et variées. Je me dois de remercier les Editions Grasset via NetGalley pour cette lecture et surtout Isabelle. Carré pour ces pages lumineuses
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isabelleisapure
  27 février 2018
La vie d'Isabelle Carré a certainement davantage occupé les médias depuis la parution de son livre que durant le reste de sa carrière.
Car, mise à part son talent qui fait l'unanimité dans le milieu du cinéma et auprès du public, on savait bien peu de chose sur la vie privée de l'une des actrices les plus discrètes du cinéma français.
En refermant ce livre, que l'on qualifie de roman, mais qui est davantage une autobiographie, je me pose la question des motivations qui ont poussé Isabelle Carré à lever le voile sur sa personnalité.
Besoin de se livrer pour se sortir d'un passé douloureux et encombrant où envie de pénétrer « en littérature » ?
Qu'importe au fond, même si pour ma part, j'aimerais bien retrouver cette plume délicate et élégante dans une histoire de pure fiction.
Mais, patience. Je reviens donc à ces rêveurs qui ont façonné la jeune femme.
Avec une grande franchise, oubliant toute chronologie, Isabelle Carré évoque avec pudeur son enfance, puis son adolescence au sein d'une famille post-soixante-huitarde.
Avec délicatesse, elle évoque cette mère fragile, pour laquelle, la moindre action devient un combat.
Son père mettra des années à s'accepter tel qu'il est et à s'assumer.
Elle-même nous confie ses angoisses existentielles, ses rêves contrariés qui l'ont conduite à faire une tentative de suicide. Révélant cette part d'ombre présente en chacun, qu'elle dissimule au quotidien sous un sourire.
J'ai beaucoup aimé ce texte particulièrement touchant, teinté d'une certaine nostalgie.
A bientôt, Isabelle, au cinéma et je l'espère en librairie.
Merci aux Editions Grasset et à NetGalley.

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AudreyT
  11 février 2018
*****
Isabelle est une jeune fille qui qualifie elle-même sa famille de peu banale : elle vit avec ses deux frères et ses parents dans un immense appartement parisien aux murs rouges, aux tableaux peints par son père artiste, aux sons de la musique du moment et des frappes sur les touches de piano par son frère. Mais tout n'est pas simple, ni rose, ni fluide : sa mère semble parfois leur parler comme à des fantômes, les yeux vides, et son père s'enferme dans la salle de bain, à la recherche d'un corps de magasine. Isabelle se sent seule, abandonnée, et a du mal à trouver sa place. Ou sont les bras dont elle a besoin pour être réchauffée ? Ou sont les baisers qui lui assureraient qu'elle est une enfant aimée ?
Il est difficile de parler de ce premier roman, tant on le sent autobiographique. Et pourtant !!! Il est sublime !!!
L'écriture est maîtrisée, la narration navigue entre les époques, les personnages, les points de vue, sans que jamais le lecteur ne soit perdu. Isabelle Carré est une auteur pudique et douce, dont on imagine sans mal le sourire sur les lèvres quand elle écrit. Elle nous livre son enfance, son adolescence, sans jamais un mot déplacé, sans jugement de valeur ou accusions non fondées. Elle nous fait cadeau de ses blessures, de ses cicatrices et de ses failles. On ne l'apprécie que d'avantage.
Et si Isabelle Carré, de son écriture poétique, nous fait une place à ses côtés, c'est peut être qu'elle a tant cherché la sienne, qu'elle connaît le prix et la force qu'elle peut nous apporter...
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tynn
  20 mars 2018
J'ai entamé cette lecture en ronchonnant (gentiment)!
« Encore un livre intitulé roman et qui va sans doute s'apparenter à une autobiographie ».
Cette ambiguïté semble récurrente dans la production littéraire française et me procure autant d'agacement, par un voyeurisme imposé, que de plaisir quand le livre est bon.
Et c'est bien le cas ici, par la découverte d'un auteur niché derrière le talent de l'artiste connue et appréciée. Un premier livre au style fluide et généreux, qui démontre encore une fois que chaque histoire de famille peut être un roman et qu'il suffit de savoir la raconter.
Et elle raconte fort bien, Isabelle Carré.
Elle parle d'elle, de ses parents, de ses frères, du milieu familial étrange dont elle est issue. On croit voir son sourire un brin angélique derrière les pages, ce petit air mutin qui permet de tout dire, avec dérision et léger sarcasme, mais aussi simplicité et pudeur. Il y a bien sûr beaucoup à dire, à explorer et à comprendre dans cette famille dysfonctionnelle (ou au moins très singulière) et la catharsis est encore une fois une forme de reconstruction et de bilan personnel. Et honnêtement, elle admet inventer quand elle ne sait pas. Finalement, ce sont des souvenirs très littéraires dans leur forme expressive, sans excès de manche pour exprimer la fragilité et le doute.
J'ai lu avec plaisir en dépit de mon peu d'intérêt pour les confidences d'autrui par le biais de l'écrit. Enfant de son époque, trop tôt confrontée aux réalités sociales, Isabelle Carré s'interroge et réagit sur la famille, l'éducation, l'homosexualité et l'impact du contexte de vie dans la construction d'un individu. L'insolite s'invite derrière l'image bien lisse et souriante d'une belle actrice solaire, par tout un pan de miroirs brisés qui étonne et intrigue.
« Je suis une actrice connue que personne ne connaît »
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critiques presse (4)
Bibliobs   14 février 2018
L'actrice publie "les Rêveurs", un premier roman très autobiographique qui rencontre un joli succès.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   13 février 2018
Dans un roman autobiographique, l'actrice se remémore un passé douloureux. Elle universalise, avec une rare grâce d'écriture, ses doutes, ses peurs et ses fantasmes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   09 février 2018
Isabelle Carré a pris la plume et publie "Les Rêveurs". Dans ce livre qui commence comme un roman, et qui s'achève plutôt comme un récit autobiographique, la comédienne raconte son enfance et son adolescence dans les années 70 dans une famille un peu décalée.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   17 janvier 2018
Isabelle Carré a fait de son enfance un roman: "Les rêveurs ne font pas que rêver, ils finissent par réaliser leurs rêves"
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
Verdure35Verdure35   09 décembre 2018
Le temps n’ est rien,il ne compte pas.Rien n’a disparu,rien ne disparaît vraiment. Tout est là pour toujours. Et leur histoire reprend,presque quarante ans après, là où elle s’etait arrêtée.
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Verdure35Verdure35   09 décembre 2018
Le pire ne s’annonce jamais,il ne toque pas à la porte,il s’invite,et c’est déjà trop tard.
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DD78DD78   08 décembre 2018
On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur - certifiez-moi d'abord qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans une parfumerie ou un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, l'odeur d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieux encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance.
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DD78DD78   08 décembre 2018
Notre univers avait la texture d'un rêve, oui, une enfance rêvée, plutôt qu'une enfance de rêve.
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hcdahlemhcdahlem   15 janvier 2018
Elle me tient par la main, et pousse en même temps mon frère dans son landau. Nous traversons la rue, nous marchons, personne ne parle. Les voitures roulent et les gens bougent en silence, c’est comme un film muet. Je n’ai pas encore remarqué, je crois, son regard fixe, sa démarche fantomatique, même si je sens qu’elle est loin, ses pensées l’ont encore capturée à des années-lumière, j’ai l’habitude… Oui, mais si loin, ce jour-là, qu’elle ne m’entend pas crier lorsqu’un passant m’arrache à elle…
Elle continue sa route, la tête bien droite, elle avance vers ce point mystérieux qu’elle fixe toujours, elle s’éloigne d’une marche régulière, presque mécanique, elle avance invariablement, sans enthousiasme ni détermination, sa trajectoire se dessine toute seule, elle n’espère rien, elle se déplace simplement vers autre chose, là où elle est censée se rendre, et ce rendez-vous, ce but quel qu’il soit, la laisse indifférente tout autant que ma disparition. Ma panique, mes efforts pour attirer son attention sont inutiles, aucun de mes hurlements ne l’alertera… Elle poursuit sa route, la poussette à la main, sans s’inquiéter de moi. Elle n’a pas senti ma main lui échapper, elle n’était que de l’eau ou du vent dans la sienne. J’ai six ou sept ans, et ce rêve revient de plus en plus souvent. Je sais bien que ce n’est qu’un cauchemar, mais il semble contenir une vérité que je ne saurais ignorer: ma mère ne me voit pas, elle ne me
sauvera d’aucun danger, elle n’est pas vraiment là, elle ne fait que passer, elle est déjà passée. Elle s’en va.
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Videos de Isabelle Carré (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Carré
Colette, Louis Aragon, Jean Giono, Jules Renard, Raymond Queneau? lus par chacun des Goncourt, en lien avec la comédienne Isabelle Carré. Tous rendent hommage à ces écrivains qui les ont précédés comme académiciens. Un événement exceptionnel animé par Françoise Rossinot, le 8 septembre 2018 à l'Opéra national de Lorraine.
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