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ISBN : 2218925273
Éditeur : Hatier (22/03/2007)

Note moyenne : 3.02/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Jeune marginal en quête d'absolu, René a une Europe incapable de comprendre ses aspirations et ses tourments.
Ce livre raconte l'histoire de sa vie. "J'ai lu René, et j'ai frémi. Je ne sais si tout le monde a reconnu dans ce personnage quelques-uns de ses traits : pour moi, je r reconnu tout entier." Sainte-Beuve Dossier : l'oeuvre intégrale, des groupements de textes, les repères historiques, culturels et littéraires. l'étude du genre, une préparation au bac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Cer45Rt
  04 août 2019
Le XIXème siècle fut un siècle parfois tourmenté ; certes, ce fut le siècle de Zola, confiant en le progrès ; et de beaucoup de gens de ce type. Mais le XIXème siècle fut aussi le siècle de Huysmans, de Dostoïevski et du René, De Châteaubriand, qui illustre la tourmente face à un monde dont il est difficile de connaître le sens, face à une Histoire, entre royalisme et République, qui ne semble pas avoir de sens, tant elle est touffue, pleine d'événements menant au contraire de tant d'autres événements…
C'est ce qui explique le fameux "mal du siècle", celui de René, de Fiodor Dostoïevski et de Des Esseintes.
René est peut-être la première grande figure de cette angoisse mélancolique au contact d'un monde qui ne semble plus avoir de sens, au contact d'une société qui semble éclater, où l'ordre social change profondément.
Et il est certain que le "mal du siècle" est un sujet idéal pour un auteur romantique… Et, avec ce sujet idéal, Chateaubriand réussit et montre son style parfait, lyrique, plein d'exclamations et d'interrogations, grand, beau, mélancolique, bref : sublime, de toute beauté, constamment.
Il porte à la perfection la sensibilité romantique, qui émeut, et il écrit dans un style d'une grande beauté…
Ce court récit, qui fait un peu ( voire un peu beaucoup ) penser à "Atala" est un grand texte, très personnel je pense et d'une beauté indescriptible, unique, qui n'appartient qu'à François-René de Chateaubriand.
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NMTB
  10 février 2017
René, suite d'Atala, inséré dans le Génie du Christianisme comme une illustration du vague des passions. « Plus les peuples avancent en civilisation, plus cet état du vague des passions augmente, car il arrive alors une chose fort triste : le grand nombre d'exemples qu'on a sous les yeux, la multitude de livres qui traitent de l'homme et de ses sentiments, rendent habile sans expérience. On est détrompé sans avoir joui ; il reste encore des désirs, et l'on n'a plus d'illusions. L'imagination est riche, abondante et merveilleuse ; l'existence pauvre, sèche et désenchantée. On habite, avec un coeur plein, un monde vide ; et sans avoir usé de rien, on est désabusé de tout. » Voilà la description du vague des passions dans le Génie du Christianisme, car c'est une passion chrétienne selon Chateaubriand, « un dégoût constant », « une impression de tristesse, et peut-être même une légère teinte de misanthropie », pur héritage du tædium vitae de la vie monastique.
Je n'avais jamais lu ce roman et je pourrai dire que je l'ai relu, tant il m'a paru familier. La lune, les tombeaux, la solitude, l'amour… si souvent imité au dix-neuvième siècle. Evidemment, les souffrances du jeune René c'est notre Werther à nous. Mieux, c'est une réponse française et catholique. Pathétique, romantique mais sans complaisance, avec une fin morale. Comme le dit Chateaubriand lui-même, il ne s'est rien passé d'extraordinaire dans la jeune vie de René, un homme malheureux avant d'avoir souffert et qu'un seul évènement réussi à ébranler.
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Aela
  16 février 2011
A ne pas confondre avec le mari de Céline!
René c'est l'archétype du héros romantique (rien à voir avec le mari de Céline Dion donc), tel que l'a défini Chateaubriand: une allure enfiévrée, un visage enflammé, une longue chevelure ébouriffée. Un héros dans lequel toute une génération, celle du début du XIX ème siècle, se retrouve..Un héros indifférent aux exigences sociales, qui passe par des sentiments contradictoires, passant de l'abattement à l'exaltation et réciproquement, de la mélancolie à l'enthousiasme, de la solitude à l'effervescence en groupe. Il aime les tempêtes qui correspondent au tourbillon des émotions qui l'habitent. Un héros pas forcément facile à vivre donc..
Dans le livre, René, à l'instar De Chateaubriand, voyage en Amérique et raconte sa vie à un Indien, Chactas...évoquant ses années d'enfance dans le château paternel, avec sa soeur Amélie pour unique compagne.
Un récit très autobiographique et représentatif de cette exaltation du "moi" propre aux Romantiques...
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Arieste
  27 novembre 2012
Cette grosse nouvelle donc parle d'un homme qui s'appelle René (coïncidence étrange, Chateaubriand s'appelle François-René). Cet homme, exilé en Amérique, confie son histoire à ses amis, c'est l'histoire d'un homme très compliqué, qui ne sait pas ce qu'il veut, ne se pose nulle part et est malheureux partout. Son seul lien affectif est sa soeur Amélie mais leur relation est complexe.
Bref, bien que cela soit très bien écrit, on a parfois envie de dire à René de se secouer et de lui dire que la vie est belle quand on arrête de râler.
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litteratus
  12 juin 2012
Déclarons tout net que René de Chateaubriand est indissociable de la carte du ciel. Chateaubriand et le ciel, voilà donc une idée bien curieuse me direz-vous. Peut-être pas tant que cela si l'on se rappelle que la terre, le soleil et la lune constituent la base de la cosmogonie des romantiques du 19ème siècle.
Mais avant de découvrir les cieux De Chateaubriand demandons-nous qui est donc René ?
Présentation de René : personnage torturé, René a quitté la France pour vivre dans les bois, loin de la civilisation, en Amérique, au début du 18ème siècle. Il livre tout le long du livre le motif qui a présidé à son exil dans le Nouveau Monde : on assiste à une véritable confession sous le ciel.
Les astres en effet jouent un rôle central dans l'oeuvre De Chateaubriand tant par la luminosité qu'ils créent (1) que par un véritable pouvoir de révélation sur l'homme lui-même (2) et sur son âme (3). Reprenons ces éléments de manière plus détaillée dans les articles suivants.
Lien : http://www.gazettelitteraire..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   28 juillet 2010
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays, le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
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NMTBNMTB   10 février 2017
Hélas ! J’étais seul, seul sur la terre ! Une langueur secrète s’emparait de mon corps. Ce dégoût de la vie que j’avais ressenti dès ma plus tendre jeunesse, revenait avec une force nouvelle. Bientôt mon cœur ne fournit plus d’aliment à ma pensée, et je ne m’apercevais de mon existence, que par un profond sentiment de malaise et d’ennui.
Je luttai quelque temps contre mon mal, mais avec indifférence et sans avoir la ferme résolution de le vaincre. Enfin, ne pouvant trouver de remède à cette étrange blessure de mon cœur, qui n’était nulle part, et qui était partout, je résolus de quitter la vie.
Prêtre du Très-Haut, qui m’entendez, pardonnez à un malheureux, que le Ciel avait presque privé de raison. J’étais plein de religion, et je raisonnais en impie ; mon cœur aimait mieux Dieu, et mon esprit le méconnaissait : ma conduite, mes discours, mes sentiments, mes pensées, n’étaient que contradiction, ténèbres et mensonges. Ah ! l’homme sait-il bien toujours ce qu’il veut ? est-il toujours sûr de ce qu’il pense ?
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AriesteArieste   27 novembre 2012
Je vois un jeune homme entêté de chimères, à qui tout déplaît, et qui s'est soustrait aux charges de la société pour se livrer à d'inutiles rêveries. On n'est point, monsieur, un homme supérieur parce qu'on aperçoit le monde sous un jour odieux.
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brigetounbrigetoun   28 juillet 2010
Qu’ils sont doux, mais qu’ils sont rapides, les moments que les frères et les soeurs passent dans leurs jeunes années, réunis sous l’aile de leurs vieux parents ! La famille de l’homme n’est que d’un jour ; le souffle de Dieu la disperse comme une fumée. À peine le fils connaît-il le père, le père le fils, le frère la soeur, la soeur le frère ! Le chêne voit germer ses glands autour de lui : il n’en est pas ainsi des enfants des hommes !
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ieo9ieo9   03 avril 2013
Force de la nature, et faiblesse de l'homme: un brin d'herbe perce souvent le marbre le plus dur de ces tombeaux, que tous ces morts, si puissants, ne soulèveront jamais!
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Videos de François-René de Chateaubriand (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François-René de Chateaubriand
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/jerome-attal-la-petite-sonneuse-de-cloches-51577.html
A la fois dandy et Pierrot lunaire, Jérôme Attal avance tel un funambule, entre tendresse, humour et sensibilité. Depuis son premier livre, « L?amour en lambeaux », en 2007, il a su fidéliser son lectorat et prouver un réel sens de l?écriture. Romancier, il a aussi imposé son nom dans le monde de la musique en écrivant pour de nombreux artistes, tels Florent Pagny, Jennifer ou Johnny Hallyday. Si l?exercice est différent, Jérôme Attal voit tout de même de nombreux points communs entre ces deux activités et surtout une même finalité, jouer avec les mots pour transmettre des émotions. Les sujets et les personnages de ses romans sont très diversifiés. On y décèle toutefois des fils rouges comme l?attachement aux souvenirs d?enfance, la fragilité du lien amoureux et puis la langue, belle et présente, avec un vrai travail sur le choix des mots et la construction des phrases. « Les jonquilles de Green Park », « 37, étoiles filantes », les plus récents titres de Jérôme Attal, ont séduit les librairies comme les lecteurs. Nul doute que ce nouveau livre trouvera aussi son public. Nous voici à Londres en 1793, où le jeune Chateaubriand a fui la Révolution. Sans un sou en poche, il dort une nuit dans l?abbaye de Westminster, le baiser d?une jeune fille, la sonneuse de cloches, le tirera de son rêve. Mais ce baiser a-t-il réellement existé ou n?est ce qu?une affabulation que Chabteaubriand, devenu l?auteur que l?on sait, racontera dans ses « Mémoires d?outre-tombe». 220 ans plus tard, Joachim, un jeune français, en mémoire à son père, part à Londres, lui aussi sur les traces de la petite sonneuse de cloches, cherchant à savoir si elle a réellement existé. Dans une déclaration d?amour à la capitale britannique, du Londres de la fin du XVIIIème siècle à celui d?aujourd?hui, Jérôme Attal n?a pas son pareil pour nous inviter à larguer les amarres. Avec son écriture toute en finesse et en élégance, il nous embarque dans cette drôle d?aventures, sur les traces De Chateaubriand. Et tel un enquêteur, nous voilà dans les bibliothèques londoniennes où l?amour peut se cacher derrière chaque porte. Voilà un joli roman, plein de fraicheur. Mais au-delà de cette intrigue amoureuse, Jérôme Attal aborde aussi d?autres thèmes essentiels comme la filiation, la transmission, et l?importance du lien charnel qui nous unit aux livres. Il écrit d?ailleurs « il s?agit d?un roman sur mon amour des livres ». Vous aussi, partez à la rencontre de « La petite sonneuse de cloches ». le nouveau roman de Jérôme Attal est publié aux éditions Robert Laffont.
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