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ISBN : 2234079764
Éditeur : Stock (01/04/2015)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 28 notes)
Résumé :
En Bretagne, il faut se méfier des apparences autant que de la météo. Ainsi, quand dans le petit avion à destination de Ouessant embarquent deux druides, un spécialiste des abeilles et une Espagnole couronnée par un donut de cheveux, tout peut arriver et tout va arriver, et pas de la façon qu’on imagine… Sur place, ils retrouveront une clique d’ornithologues japonais, le sieur Pommereau, qui joue au détective privé, et ce chanteur à succès, Vassili, beau ténébreux v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  15 septembre 2015
Et bien, plus besoin d'aller à Ouessant, Jean-Luc Coatalem nous décrit tellement minutieusement cette île du Finistère que c'est comme si on y était déjà allé.
Les descriptions sont belles, l'esprit des îliens est bien rendu, mais je n'ai pas réussi à m'investir dans cette histoire où se mêlent légendes et esprit breton. Dommage !
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ManouB
  14 mai 2018
Jean-Luc Coatalem vient d'obtenir le Prix de la Langue française 2017 et dans la catégorie Essai, le Fémina 2017, pour son dernier livre, que je n'ai pas encore lu, "Mes pas vont ailleurs".
Je n'avais pas le souvenir d'avoir déjà lu cet auteur et donc j'ai voulu tenter la lecture de ce court polar qui se passe en Bretagne et plus particulièrement sur l'île d'Ouessant. Une façon de partir un peu en vacances...
L'auteur sait de quoi il parle parce que la mer, il connait. Il est originaire de la région de Brest et a vécu toute sa vie entre la Polynésie et l'océan indien. Rédacteur en chef adjoint du magazine Géo, il s'adonne à l'écriture et a déjà publié une vingtaine de livres. Il était temps que je le découvre...
L'histoire...
Robin Lescop, biologiste passionné par l'abeille noire, embarque pour Ouessant, où il doit contrôler des ruchers.
A bord du petit avion qui fait la traversée, deux hommes (deux druides) qui vont célébrer un mariage celtique et Lucia Parma, une journaliste espagnole charismatique qui doit couvrir l'événement pour "El Pais" sont présents à côté de lui.
Robin vient souvent sur l'île car il travaille pour un groupe de cosmétiques qui utilise le miel pour ses produits de beauté. Il tombe immédiatement sous le charme de la belle espagnole, gracieuse comme une danseuse et dotée d'un charmant chignon qu'il rêve aussitôt de défaire...
Là, sur l'île, quelques personnages gravitent autour de Robin Lescop dont le vieux Vassili, un ancien chanteur à succès venu se cacher ici, suite à une affaire de moeurs
Il est souvent bien "imbibé" d'alcool...
Se trouvent aussi des ornithologues japonais qui ont envahi la pension de famille de Mme Kermarec, où Robin Lescop est descendu, comme habituellement et, un certain Monsieur Pommereau qui joue au détective privé.
L'histoire en elle-même, l'intrigue policière ne vous tiendra pas en haleine... Ce sont les descriptions de cette île sauvage, battue par les vents qui tiennent toute la place.
Sur ce bout de lande, traversé par les tempêtes va se jouer un drame, car les vents et la météo changeante, la solitude, et le côté sauvage de l'île d'Ouessant, affolent les hommes et les incitent à commettre le pire...
Durant trois jours les événements vont se succéder, rythmés par une météo changeante et imprévisible et bien sûr, je ne vais pas vous les raconter...
C'est un roman qui se lit comme un conte. Il est imprégné des légendes de l'île, comme celle du poulpe géant, où rêves et réalités se mélangent.
C'est la plume de son auteur qui le rend agréable à lire, mais aussi le côté décalé des personnages, tous devenus autres... au moment même où ils posent le pied sur l'île !
"Qui voit Ouessant voit son sang" dit le dicton...
Ce qui n'empêche pas l'humour d'être bien présent !
L'auteur dit avoir été inspiré tout au long de l'écriture de son roman par la chanson de Christophe Miossec, dont il a emprunté le titre...
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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nathaliebullat
  03 août 2015
A LIRE : FORTUNE DE MER de Jean-Luc Coatalem ( Eds Stocks)_
Résumé Nathalie Bullat
Partons à la croisée de l' Atlantique et de la Manche, sur la coléreuse mère d' Iroise à Ouessant. Cette île aux confins d e la terre où se caches les légendes celtiques… Vous allez prendre une grande bouffée d'air iodé en lisant ce roman écrit par un Brestois ..Roman , ( dont le titre est emprunté à une chanson de Miossec) enrichi d'une belle plume à la fois poétique, drôle, sarcastique… les personnages sont totalement déjantés pour le plus grand plaisir du lecteur : tout d'abord le narrateur Robin Lescop , spécialiste des abeilles, se rend à Ouessant pour son travail, puis la belle journaliste madrilène Lucia Parma va disparaitre, ensuite on trouve un groupe d'ornithologues japonais , des druides totalement allumés, et surtout un ménestrel souvent alcoolisé, Vassili, qui cultive des manières de mauvais garçon, pas très en amitié avec la maréchaussée, compositeur talentueux de chansons entêtantes et râpeuses comme le vent d' Ouessant.
l'atmosphère se pare de mystère avec la fameuse légende du poulpe géant..Mais maître Eole par ses bourrasques violentes va prendre au piège tout ce joli monde sur l île durant trois jours. Où est passée la belle Lucia Parma ?? et notre narrateur aurait-il lui aussi disparu ??
Cette fable bretonne est un savoureux moment de lecture et remarquablement bien écrite. Vous êtes à Ouessant où les rochers sont autan de dents plongés dans l' Iroise, où les habitants, rugueux comme des menhirs, font corps avec l'île, « où ils continuent à fumer dans les bars, à cuver cul-pardessus tête dans le fossé, à s'assommer à coups de rames sans aller geindre chez les gendarmes… ».il parait que là bas le vent qui souffle n'importe comment rend marteau n'importe qui ….Allez vite sur cette pointe du Finistère vous régaler de la prose de jean Luc Coatalem
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Albertine22
  06 novembre 2015
Dans les remerciements à la fin du roman, Jean-Luc Coatalem salue le chanteur Christophe Miossec pour sa chanson "Fortune de mer". Elle l'a accompagné tout au long de la rédaction de ce livre. Avant de débuter ce billet, je l'ai écoutée et puis écoutée de nouveau. Extraite de l'album Finistériens, elle colle à l'écriture de l'auteur. La mélancolie, la folie, la sauvagerie de la pointe Bretagne et de l'île d'Ouessant sont dans la voix et les instruments parfois dissonants de Miossec.
L'histoire démarre pourtant sur le tempo d'une comédie romantique.Le premier narrateur, Robin Lescop, docteur en biologie animale, prend le petit Cessna Caravan qui rallie Brest à Ouessant en compagnie de deux druides qui se rendent sur l'île pour célébrer un mariage à la mode celtique. A bord se trouve aussi une journaliste espagnole, Lucia Parma, qui va couvrir l'événement pour "El Pais". Elle a la grâce d'une danseuse, un chignon en forme de donut et un KW couleur framboise. Lui vient régulièrement sur l'île, il est le représentant d'un groupe franco-suédois de cosmétiques et vient vérifier la qualité du miel sucré et iodé des abeilles noires de Ouessant. Ce nectar rentre dans la fabrication de sérum de beauté.
A leur arrivée à Ouessant, Robin retrouve la pension de famille tenue par Mme Kermarec, veuve d'un officier de la marine marchande. La tranquillité du lieu est à peine troublée par un groupe d'ornithologues japonais. Seule distraction en vue pour la soirée, un concert de Vassili, au bar d'Arlann... le chanteur, mélange de sang russe et ouessantin, concentre toute la beauté et la violence du lieu.
Dès que les personnages ont posé le pied sur l'île, tout se dérègle. Ouessant, décrite avec force et poésie, semble posséder le coeur des hommes et les inciter au débordement. La belle, la tendre Lucia est sacrifiée sur l'autel de la folie. le vent, la pluie, les flots déchaînés, l'insularité transforment Robin et Vassili. Leur part animale se réveille, leur esprit ne distingue plus la réalité de la légende et des rêves. Ce bout de terre battu par les intempéries fait facilement basculer la raison des hommes fragiles.
Ce court roman est foisonnant, à la fois réaliste et onirique, drôle et effrayant. Il résume, pour moi, la part d'ombre de "l'âme" bretonne, si bien incarnée par le chanteur Miossec.
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Maxie
  28 octobre 2016
Trois jours sur l'île d'Ouessant, entre ses phares surplombant des falaises battues par des vagues de tempête, ses bergeries plus ou moins abandonnées et servant de repaire aux oiseaux migrateurs de passage, trois jours dans une ambiance bretonne pluvieuse, venteuse, qui rend fou. Une ambiance qui se prête bien à ce polar très court.
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critiques presse (2)
Telerama   17 juin 2015
Fortune de mer ressemble à un conte, une légende pour faire peur aux enfants, une histoire de marins qu'on raconte la nuit dans les bars enfumés.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   07 mai 2015
Le romancier et auteur du livre Affaires indigènes fait d'Ouessant le cadre d'un huis clos angoissant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
TerrainsVaguesTerrainsVagues   15 juillet 2015
Il y avait des gouttes de lune dans l'herbe rêche. Les talus étaient à la fête. Les oiseaux endormis dans la lande jetaient des pépiements. Qui étaient-ils? Des autochtones ou des migrateurs? Puis tout ça s'étouffait. L'été avait été chaud, et la tempête, en mouillant les terres, laissait s'exhaler une odeur de pierre à feu entre les rochers, de genêt mouillé et d'embruns.
Plus bas, dans les à-pics, la brume salée maquillait les criques effilées de Penn-Ar-Ru-Meur. Une onde sonore en montait, grosse d'écho, de réverbérations acoustiques. Vivante. Autour, le granit ajoutait fantasmagorie, fêlures et sifflements.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   18 juillet 2015
De là, on voyait bien que la côte était râpée, qu'aucun arbre ne pouvait tenir, que les deux baies, Calgrac'h et Béninou, essuyaient en permanence les vents, que le passage du Poulpe écumait. Qu'il n'y aurait ici jamais que des pelouses basses, des abris à moutons, et ces amas chaotiques mangés de lichens, imitant des tours étêtées, des pans de murailles. Sans oublier l'Iroise aux quatre coins de l'horizon, si coléreuse parfois - comme le racontaient les vieilles femmes, de celles qui avaient perdu des frères et des maris dans les tempêtes - qu'elle faisait exploser les lanternes des phares et, par défi, venait lécher le début du ciel. N'étions-nous pas à la barre d'un vulgaire radeau de terre et de roches? Celle que les anciens surnommaient "la plus lointaine" se montrait fidèle à sa réputation.
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hcdahlemhcdahlem   31 octobre 2015
Tout de suite, j'avais été attiré par Lucia Parma, sa coiffure inhabituelle, son maintien un peu raide, ce quelque chose de fragile et de bourdonnant qui se déplaçait avec elle, comme une aura, au point de m'être fait la réflexion que celui qui l'attendrait à Brest devait être un magicien d'un sacré niveau. Pour compléter le tableau, la belle offrait une carnation d'un ocre tendre, comme sucré, et, sous un tee-shirt grège, de petits seins hauts et ronds comme deux oranges - plus tard, je découvrirais qu'un tatouage, un 8 inversé, signe de l'infini, ornait le gauche. Par trois fois, s'étant retournée, son regard flou de myope balaya les rangs de derrière comme si elle cherchait un visage connu. Le sien, semé de quelques grains de brillant, me parut délicieux, aiguisé, irréel. Pour l'heure, anonyme encore parmi les passagers, elle feuilletait les pages du journal régional... (p. 13)
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   14 juillet 2015
Le vent qui gifle déjà, la pluie qui cingle, de Kerandraon à Toull-Auroz comme de Porz-Biliec à la pointe de Pern.
Fuir ou se terrer?
Le moindre sentier tourne court. Les grèves sont floues. Les moutons se sont envolés comme les houppes de coton. Les fermes font le gros dos, trapues et closes. Dans la tourmente, seuls les phares résistent, clignant de l’œil.
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ElidoreElidore   21 octobre 2017
Après le premier virage, la nudité de l'île réapparaissait : vide et bosselée, entaillée sur ses extrémités, assaillie de toutes parts. Derrière les talus,, les vagues arrivaient en rangs serrés, sorties d'un gaufrier géant, identiques, rythmées et frangées d'écume, pour s'engouffrer dans les criques, dont elles repartaient, cassées et furieuses. L'air était saturé d'embruns et de sel. Dans un creux, l'un des derniers moulins à orge, que les femmes et les enfants de jadis entretenaient en l'absence des pêcheurs partis en mer, tournait comme une toupie. Le vent avait siphonné chaque sentier; la lumière n'accrochait plus, diluée à son tour. Ouessant en avait vu d'autres, ça n'effrayait en rien les îliens.
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Videos de Jean-Luc Coatalem (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Luc Coatalem
Jean-Luc Coatalem vous présente son ouvrage "La part du fils" aux éditions Stock. Rentrée littéraire Août 2019. Parution le 21/08.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2338939/jean-luc-coatalem-la-part-du-fils
Notes de musique : Youtube Audio Library
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