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EAN : 9782021305630
80 pages
Éditeur : Seuil (03/11/2016)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 22 notes)
Résumé :
« En vieillissant, il se fait de plus en plus pointilleux sur ce qui touche à la langue ; le relâchement croissant au mépris du bon usage l'agace. Tomber amoureux, par exemple. "Nous sommes tombés amoureux de la maison », disent certains de ses amis. Comment pouvez-vous tomber amoureux d'une maison qui ne saurait vous aimer en retour ? [?] Et si cela lui ouvrait les yeux sur quelque [?] changement survenu dans la façon dont on ressent les choses ? »
La maiso... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
fanfanouche24
  13 novembre 2016
Le bonheur de retrouver cet écrivain après bien, bien lontemps...
Cet auteur m'évoque mes débuts en librairie dans les années 1980... lorsque toute jeune libraire, je pestais déjà contre les matraquages publicitaires et les "piles" !!!; par contre réaction, je guettais fébrilement les ouvrages en un seul exemplaire ... le plus souvent distribué à l'époque par Distique... Tout cela pour évoquer le premier texte lu et découvert de cet écrivain, reçu en 1 exemplaire, aux éditions Maurice Nadeau...[M. Nadeau qui le fit découvrir en France....], avec "Au pays des barbares"
Ce petit recueil de trois histoires est empreint du temps qui passe, des éléments révolus,
d'une forte nostalgie. Ma préférée reste la première "Une maison en Espagne": un écrivain se met en quête d'une maison... et il choisit un pays qu'il affectionne: l'Espagne...et c'est le récit de ses rapports, de ses liens avec cette nouvelle maison, à laquelle il s'attache;
une manière aussi de parler de l'historique des pierres et du temps qui passe.
La deuxième "La ferme" narre la disparition progressive du monde paysan, de la terre au profit des villes ...Dans cette mini-fiction, on assiste à la venue de touristes qui font la visite d'une "ferme quasi reconstituée" comme un musée, et une réalité appartenant à des temps antidiluviens...
Et la troisième "Lui et son homme" est plus confuse à mon goût, même si les thèmes sont fort attractifs: la fiction, le réel, l'écriture, les écrivains mais aussi les plagiaires, à travers Robinson Crusoe... La solitude, le sens et la trace d'une vie transmise par l'écriture, le poids des mots...
Cela me donne l'envie soudaine de me pencher et de découvrir ses textes autobiographiques,sa correspondance et ses essais, chroniques littéraires , "La vérité du récit, conversations sur le réel et la fiction" !!
J'achève sur cet extrait de la première histoire : "Un maison en Espagne" "« En vieillissant, il se fait de plus en plus pointilleux sur ce qui touche à la langue ; le
relâchement croissant au mépris du bon usage l'agace. Tomber amoureux, par exemple.
"Nous sommes tombés amoureux de la maison »,
disent certains de ses amis. Comment pouvez-vous tomber amoureux d'une maison qui ne saurait vous aimer en retour ? " Notre narrateur ressent, entre autres, les changements des choses à travers les transformations du langage , des mots. Quoi de plus naturel pour un écrivain, en questionnement permanent....
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Neneve
  27 janvier 2018
Lorsqu'on nous propose la découverte d'un auteur, nous devrions peut-être écouter les gens, et lire le bouquin qu'ils nous recommandent. Chose que je n'ai pas faite ici ! Sur les conseils d'une amie dévoileuse, j'avais d'abord choisi de lire Disgrâce de cet auteur, mais je suis tombé sur ce petit bouquin, par hasard, dans une magasin de livres usagés... et je me suis dit, tiens, c'est plutôt avec celui-ci que je vais découvrir la plume de Coetzee... mal m'en pris, parce que je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture...
L'auteur nous propose 3 histoires, comme son nom l'indique, différente les unes des autres, mais avec pour point commun l'attachement qu'on porte à ce lieu où l'on se sent chez soi... Il y a d'abord cette maison en Espagne, dans un petit village, que l'on habite, quelque temps, lorsqu'on veut partir loin de sa terre natale. Une maison qu'on préserve, telle qu'on l'a acheté, pour se fondre dans le temps et lieu, pour ne pas être considéré comme un étranger comme tant d'autre. Et puis, ensuite, l'auteur nous amène en Afrique du Sud, dans cette ferme typique, vestige du passé, où l'histoire d'un peu est raconté par son appartenance à la terre. Et finalement, c'est ensuite en Angleterre, dans une petite ville insulaire, où le personnage narre la peste qu'il trouve à son retour. Une revisite de Robinson Crusoé, qui rentre chez lui, désabusé, désolé... J'avoue bien humblement que ce dernier texte m'a un peu perdu, m'y retrouvant plus...
J'ai apprécié l'écriture, simple, sans être légère, creusant toujours plus le sens des mots, des phrases... Pour quelqu'un qui aime la langue, c'est un vrai plaisir... Mais je dois dire que je suis restée plutôt insensible à ce que ces mots racontaient, aux histoires qu'ils narraient. Une erreur de casting ou simplement que Coetzee ne me convient pas ? Je devrais donc lire autre chose de lui pour me faire une idée...
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oiseaulire
  25 août 2019
John Maxwell COETZEE, est un romancier d'origine sud-africaine, naturalisé australien, né le 9 février 1940 au Cap et lauréat, entre autres, du prix Nobel de littérature décerné en 2003.
Le petit recueil que je viens de terminer, modestement intitulé "Trois histoires" comporte effectivement trois nouvelles :
La première, traduite par Catherine LAUGA DU PLESSIS évoque l'attachement que l'on peut ressentir envers une maison acquise en cours d'existence.
La seconde, "La ferme" (traduction par Georges LORY) est une réflexion sur la stérilisation du veld sud-africain. Un adolescent découvre sur le sol un rond mystérieux. Il s'agit d'une ancienne aire de battage. Or le blé ne pousse pas dans le veld, livré aujourd'hui à l'élevage extensif de moutons et au à un tourisme orienté sur la reconstitution artificielle du passé.
La troisième nouvelle, traduite à nouveau par Catherine LAUGA DU PLESSIS, est une magnifique réflexion symbolique sur la création littéraire : un auteur vieillissant s'est fixé près du port de Bristol après avoir passé le plus grande partie de sa vie sur une île avec son perroquet Vendredi. Un mystérieux correspondant lui adresse régulièrement des dépêches relatant les évènements auxquels il assiste depuis le 17 ème siècle : la grande peste de Londres, le fonctionnement d'une effroyable machine à couper la tête contemporaine de Charles 1er ; ou encore, non datées, la description de cruelles méthodes de chasse au canard.
Ces textes sont d'une grande simplicité apparente, pleines de force, de délicatesse et de luminosité. Il s'en dégage de la nostalgie et un immense amour de la terre et de ce qui vit dessus.
Je ne connais pas l'oeuvre de J.M. COETZEE : c'est une lacune qu'il va me falloir combler.
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nath45
  19 février 2017
Trois nouvelles pour nous conter trois lieux. Une maison en Espagne dans un petit village Catalan où les vieilles maisons sont rachetées par des étrangers. « Ils en tombent amoureux » comment peut-on tomber amoureux d'une vieille bâtisse ? L'esprit des lieus se raniment sous la plume de Coetzee
La ferme en Afrique du Sud, la ferme familiale dans sa jeunesse et des années plus tard la visite avec des amis d'une ferme dans le Karoo que l'on fait visiter comme une attraction touristique.
Lui et son homme, mise en scène de Robinson Crusoé, d'un écrivain rentrant de son île, il invente un personnage durant la grande peste de Londres. Une métaphore entre l'écrivain et son personnage. Une nouvelle un peu confuse pour moi, pas tout compris je pense.
C'est trois nouvelles sont empreintes de nostalgie, le style de l'auteur est limpide, simple et concis.
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ay_guadalquivir
  15 novembre 2016
Moi aussi, j'ai beaucoup de plaisir à retrouver Coetzee, l'auteur qui sans doute, aujourd'hui et dans le temps, occupe la place la plus importante pour moi. Dans le temps, parce que ses textes construisent des trajectoires, parce que sa façon de se raconter reste toujours à bonne distance de l'auto-fiction ou de l'autobiographie. Aussi parce qu'il a su s'extraire d'un terrain d'écriture - l'Afrique du Sud de l'apartheid - pour atteindre la littérature universelle.
Ces trois textes témoignent selon de cette ambition universelle de Coetzee. La maison, la ferme, et l'île, trois lieux réels ou imaginaires, tantôt réels, puis disparus ou rêvés, trois lieux qui disent que l'écrivain est présent et absent, partout comme nulle part. Qu'il habite un lieu, s'approprie un lieu, construit un lieu, mais que ce lieu n'est pas ce qui fait la littérature. C'est le premier fil rouge que j'ai cru lire dans ces trois textes. le second, c'est la continuité de Coetzee qui se raconte. le lien à la maison, le lien perdu avec la ferme afrikaner, et surtout le texte étrange lors de sa réception du prix Nobel : he and his man. Lu et relu, et pourtant encore fermé. Je n'imagine pas pourtant que Coetzee ait pu écrire ce texte de circonstance sans y inclure l'ensemble de son oeuvre. Quelque chose sans doute de sa relation au monde : que devient un écrivain revenu de son île déserte? sa relation à l'autre, au Vendredi : le lecteur? le monde extérieur? sa relation à lui-même bien sûr. Ce texte m'a déconcerté, mais je ne suis pas surpris que Coetzee ait pu l'écrire.
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critiques presse (1)
LeFigaro   17 novembre 2016
En trois courts récits, J. M. Coetzee célèbre le pouvoir des mots et de la littérature.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   13 novembre 2016
Une maison en Espagne

Il espère (contre tout espoir) que, dans un certain sens, la maison elle-même gardera le souvenir de lui.
Cela revient en fait à quelque chose d'étonnant : il veut avoir avec cette maison dans un pays étranger une relation humaine, si absurde que puisse paraître l'idée d'une relation humaine avec de la pierre et du mortier. Pour s'assurer d'une telle relation, avec cette maison et son histoire, et avec le village tout entier (...il est disposé à traiter la maison comme on traite une femme, attentif à ses besoins (...) prêt à dépenser de l'argent pour lui faire plaisir (....)
Une forme de mariage entre un homme qui se fait vieux et une maison qui n'est plus jeune. (p.24-25)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 novembre 2016
Une maison en Espagne

Si l'on se met à tomber amoureux des choses, que restera-t-il de l'amour vrai, tel qu'il était jadis , Mais cela ne semble gêner personne; Les gens tombent amoureux de tissu d'ameublement, des voitures d'époque. (p. 9)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 novembre 2016
La Ferme

La chasse et la cueillette, puis le pastoralisme, puis l'agriculture : voilà ce qu'on lui avait appris dans son enfance sur les trois phases de l'homme quittant l'état sauvage, ascension dont la fin n'était pas encore en vue. (p. 36)
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nath45nath45   19 février 2017
Tomber amoureux, par exemple. « Nous sommes tombés amoureux de la maison », disent certains de ses amis. Comment pouvez-vous tomber amoureux d’une maison qui ne saurait vous aimer en retour ? a-t-il envie de leur répliquer. Si l’on se met à tomber amoureux des choses, que restera-t-il de l’amour vrai, tel qu’il était jadis ? Mais cela ne semble gêner personne. Les gens tombent amoureux de tissu d’ameublement, de voitures d’époque.
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NievaNieva   14 décembre 2016
La disposition des pièces restera à jamais bizarre. La porte d'entrée à deux battants ouvre sur un espace caverneux qui ne peut rien abriter d'autre qu'un garage ou un atelier d'artisan, ou encore un atelier d'artiste. Sur le côté, un escalier donne, par une trappe, accès aux pièces d'habitation et à la cuisine. Cet agencement se conçoit s'il l'on comprend que la maison fut édifiée à partir d'une grange qui en constitue le cœur et que l'espace d'habitation fut bâti au-dessus et autour de l'étable pour permettre aux humains et au bétail de partager leur chaleur animale durant les nuits froides de ces hautes terres.

(Une maison en Espagne)
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Vidéo de J. M. Coetzee
L'acteur britannique de 59 ans ans, qui fut pendant dix ans le directeur artistique du Globe Theatre à Londres, est venu présenter à Deauville le film Waiting for the Barbarians de Ciro Guerra, adapté du roman de l'écrivain sud-africain J.M. Coetzee. Dans ce film, Mark Rylance incarne le personnage du Magistrat, qui assiste impuissant à la mécanique de destruction sadiquement mise en place sous ses yeux par le colonel Joll (Johnny Depp), face à une prétendue invasion barbare... Héros de la série Dans l'ombre des Tudors, nouveau chouchou de Steven Spielberg - qu'il a dirigé dans le Pont des espions, le Bon gros géant ou Ready Player One -, le comédien répond à notre questionnaire sur petits papiers colorés, en évoquant son rôle dans Dunkerque, de Christopher Nolan, ou sa collaboration avec Patrice Chéreau.
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