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EAN : 9782352947264
360 pages
Bragelonne (19/02/2014)
2.59/5   82 notes
Résumé :
LONDRES, 1872. Dans le monde d'Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable. Un jour pourtant, d'étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
2,59

sur 82 notes

Phoenicia
  12 janvier 2022
Eh bien... grosse déception pour ma part.
L'auteur ayant fait une préface particulière, on ne peut pas dire que je n'étais pas prévenue. Pour autant, si la chute est moins haute, la déception reste présente.
Vendu comme un ouvrage steampunk, c'est plutôt un récit inclassable : post-apocalyptique, fantasy, mondes parallèles, uchronie, réécritre, steampunk (et encore) ... On est dans l'imaginaire et Fabrice Colin nous offre un univers psychédélique, décadent, onirique, poétique mais aussi un peu fouillis et bien abscons.
Deux univers parallèles se côtoient. L'un, Ternemonde, est une vision de 2012 très apocalyptique. L'autre, est une vision d'un Londres du XIXe s fantasy, pas loin, dans l'idée, du Paris des Merveilles de Pierre Pevel. Ce Londres est ce qui m'a le plus séduit. Les artistes sont des ministres. Dodgson donne vie à son Pays des Merveilles. le mythe de Camelot reprend vie. Les pistes sont bonnes, c'est indéniable. Tellement bonnes que je trouve l'autre univers éclipsé et en cela peu utile... Mais il est vrai qu'étant donné que l'auteur m'a perdu un certain nombre de fois, il est plus que possible que je n'ai pas perçu son importance.
Je me suis beaucoup plus attaché au Quatuor du Londres XIX alternatif et j'ai regretté d'avoir aussi peu de connaissances sur les auteurs et artistes de cette époque. Ce dyptique est un éloge incroyable à leur créativité.
Pour autant, l'histoire est réellement très difficile à suivre. Autant, j'ai apprécié des chapitres, autant je me suis ennuyée sur d'autres. Les derniers, c'est simple, ont été parcourus en mode "lecture rapide" tellement j'avais envie de passer à autre chose. Quant à la fin... Elle non plus ne m'a pas séduite.
Pour ce qui est de la construction, heureusement que Bragelonne en a fait une Intégrale. Je n'imagine pas la frustration à la fin du tome 1... C'est simple, on a l'impression de n'avoir qu'effleurer l'histoire. Après, j'ai cru comprendre que Fabrice Colin avait retravaillé le récit. Peut-être est-ce une conséquence?
Quoiqu'il en soit je suis déçue et frustrée. J'attendais tellement de cette lecture. Mais à trop en faire, Fabrice Colin m'a perdu, je n'ai pas pu suivre.
Je ne doute pas cependant qu'il trouve son lectorat. Je n'y ai juste pas été sensible...
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boudicca
  13 mai 2019
Tout comme des écrivains comme Johan Héliot ou encore Mathieu Gaborit, Fabrice Colin est souvent cité parmi les plus grandes plumes à avoir marqué les littératures de l'imaginaire françaises dans les années 1990-2000. Parmi ses oeuvres les plus réputées, on trouve notamment « Arcadia », un diptyque republié récemment par Bragelonne sous la forme d'une intégrale réunissant « Vestiges d'Arcadia » et « La musique du sommeil » (initialement édités par Mnémos). C'est la sublime couverture de Noémie Chevalier qui m'a tapée dans l'oeil et m'a poussée à me lancer à la découverte de cet auteur que je ne connaissais presque que de réputation. La rencontre fut malheureusement peu concluante. le récit met en scène deux mondes différents, l'un représentant en quelque sorte le reflet de l'autre. Une partie de l'intrigue se passe dans un Paris futuriste en ruine dans lequel les survivants attendent la fin du monde. On y suit une bande de quatre jeunes esthètes légèrement névrosés, passionnés d'art, de littérature, de musique, et bien décidés à profiter jusqu'à la fin des derniers instants qui leur reste. Dans une autre réalité, on découvre une ville de Londres semblable à celle de la fin du XIXe siècle mais avec une bonne touche de féerie puisqu'y cohabitent des humains ordinaires et des Sidhes, des créatures dotées de pouvoirs extraordinaires plus ou moins puissants. On y suit là aussi un petit groupe de quatre artistes, trois hommes et leur muse, qui vont se retrouver malgré eux mêlés à un complot qui les dépasse totalement et vise rien de moins que la destruction de leur réalité. Et puis, en superposition à ces deux mondes, on retrouve les figures emblématiques de la légende arthurienne qui planent sur la vie des différents protagonistes. Vous l'aurez compris, on a ici affaire à un roman pour le moins atypique qui possède une forte dimension poétique et lyrique mais auquel je n'ai malheureusement pas été sensible.
Le roman n'est pourtant pas exempt de qualités, au nombre desquelles on peut notamment citer le gros travail réalisé par l'auteur pour retranscrire l'émulation et les sources d'inspirations du milieu artistique de l'époque. Fabrice Colon rend en effet un vibrant hommage aux grands artistes anglais du XIXe, qu'ils soient poètes, peintres ou écrivains : Keats, bien sûr, dont l'ombre plane sur l'ensemble du roman, mais aussi William Morris (surtout connu pour son travail dans le domaine des arts décoratifs), Dante Gabriel Rossetti (peintre et poète), sans oublier Algernon Swinburne ou encore Alfred Tennyson (deux poètes réputés). On trouve aussi de nombreuses références ou clins d'oeil à des auteurs comme James Barrie (« Peter Pan »), Lewis Carroll (« Alice au Pays des merveilles »), ou encore Rudyard Kipling (« Le livre de la jungle »). Inévitablement, l'ambiance du roman s'en ressent et s'imprègne de l'atmosphère et des thématiques mis en scène dans les oeuvres de tous ces génies littéraires ou picturaux. le roman m'a beaucoup fait penser, par cet aspect bien précis et dans une moindre mesure, à celui de Tim Powers (« Le poids de son regard ») qui reprenait lui aussi le personnage de Keats (et de Lord Byron) et tissait autour de cette figure un récit tout aussi déroutant, plein de mystère et de sensualité. On note également ici une forte influence des Préraphaélites, un courant artistique créé au début du règne de la reine Victoria par plusieurs étudiants de la Royal Academy et qui prône un retour à une peinture moins académique, faisant la part belle aux légendes et à l'esthétique du Moyen Age. le symbolisme occupe une grande place dans ce mouvement qui séduira plusieurs générations d'artistes, dont manifestement Fabrice Colin qui reprend ici tous les codes et les références propres à ce mouvement, à commencer par l'importance cruciale apportée à la légende arthurienne.
Le roman grouille ainsi de références au mythe arthurien, au milieu artistique du XIXe, à des figures populaires du XIXe (Jack l'Éventreur, notamment), ou encore à des personnages de romans. Et cela finit par faire trop. Trop de références et surtout trop de symbolisme. le récit baigne en effet dans une espèce de torpeur onirique dont il ne parvient jamais à s'extraire, cumulant les scènes plus surréalistes les unes que les autres qui auront rapidement eu raison de ma curiosité. Même si je n'ai pas été indifférente à l'ambiance et l'étrangeté qui se dégagent du texte, j'ai donc rapidement décroché et ai fini par ne plus comprendre grand chose des enjeux ni même de l'attitude de la plupart des personnages. Difficile en effet de ne pas se perdre dans les trop nombreuses imbrications de l'histoire dont on finit malheureusement par totalement se désintéresser tant elle paraît hallucinée. le plus gros bémol reste cela dit les personnages qui, eux aussi, agissent bien souvent de manière totalement déroutante. le symbolisme est là encore omniprésent (chaque protagoniste est le reflet d'un autre dans la seconde réalité, voire même d'un archétype du mythe arthurien) mais le fait que leur comportement et leurs réactions soient, au mieux totalement imprévisibles, au pire totalement incompréhensibles, n'aide pas à capter l'intérêt du lecteur. Les dialogues sont les plus difficiles à appréhender car tellement sibyllins qu'ils en deviennent intelligibles. La conclusion m'a également laissée sur ma faim, notamment en ce qui concerne l'intrigue du Paris post-apo qui est évacuée très abruptement. Tout cela est d'autant plus regrettable que l'auteur dispose indiscutablement d'une belle plume dont il se dégage une poésie qui ne laisse pas indifférent.
C'est avec le sentiment d'être totalement passé à côté du roman que j'ai refermé cette intégrale d'« Arcadia » qui parvient à séduire par son ambiance et ses abondantes références au milieu artistique anglais du XIXe, mais qui m'a complètement laissée sur la touche en ce qui concerne l'intrigue et les personnages.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Luniver
  22 août 2020
D'un côté, un monde post-apocalyptique dans lequel les habitants tentent tant bien que mal de conserver leur vie d'avant ; de l'autre, le monde onirique d'Arcadia, dirigé par toutes les grandes figures (poètes, peintres) que le monde ait porté ; et entre eux, les légendes arthuriennes et l'éternel combat contre Mordred, le fils maudit.
Arcadia est difficile à appréhender : les univers sont superposés en mille-feuilles, chaque personnage de Ternemonde ayant son équivalent dans le monde d'Arcadia, et est également associé à un des personnages emblématiques des légendes des chevaliers de la table ronde. Ces héros s'influencent ? Communiquent ? Vivent exactement la même histoire dans des époques différentes ? Difficile à savoir exactement : l'auteur dessine par petites touches ses différents univers, au lecteur de faire (ou non) le lien entre toutes ces parties.
Je me suis assez vite trouvé perdu dans le récit. Je ne connais ni la légende des chevaliers de la table ronde (hormis les allusions qu'on trouve dans d'autres oeuvres, mais je ne connais pas l'histoire « officielle »), ni d'ailleurs, les grands peintres et poètes des siècles passés. Or, l'auteur ne prend pas vraiment la peine d'introduire les personnages, et pour cause, ceux qui les connaissent n'en ont certainement pas besoin. Mais en ce qui me concerne, je me suis juste retrouvé avec un ensemble confus de héros sans personnalité, que je confondais d'ailleurs régulièrement.
J'ai pris rapidement le parti de ne pas chercher à retisser les liens entre les différents univers, et à me laisser porter par l'histoire. le rêve a d'ailleurs une place importante dans le récit, donc découvrir des fragments d'histoire par-ci par-là fonctionnait assez bien au début de ma lecture. Dans la seconde partie par contre, l'intrigue a une grande importance, et il était alors trop tard pour rattraper le fil.
J'ai terminé le livre même après avoir compris que l'histoire me passerait au-dessus de la tête, car l'écriture reste belle. Malgré tout, je ne conseillerais ce livre qu'aux lecteurs qui ont une culture artistique solide, et capables de se concentrer suffisamment pour dénicher les clés de lecture entre les lignes.
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Colettozore
  26 octobre 2014
Il a fallu que je m'y prenne à deux fois avant de pouvoir réussir à lire ce livre. Cela n'augurait rien de bon. Quelque chose dans l'écriture me dérangeait et m'empêchait de véritablement accrocher. La seconde tentative aura toutefois été la bonne et, étrangement, l'écriture ne m'a alors pas gênée.
Tout d'abord, il faut souligner que l'édition de Bragelonne est encore une fois magnifique comme la plupart de leurs ouvrages steampunk. La couverture, les pages dorées en font vraiment un très bel objet.
Par contre, pour le fond, beaucoup de choses me déplaisent. Il y a trop d'influences qui ont été mises en même temps de façon plus ou moins décousues. le tout forme donc un joyeux gloubi-boulga. La recette d'Arcadia est donc la suivante. Mélanger dans un saladier : de la confiture de préraphaélites, du Lewis Caroll rapé, de la légende arthurienne écrasée, de la fin du monde type 2012 très forte et des histoires d'incarnations « tièdes mais crues ». Parfois, on rajoute d'autres ingrédients comme du Virginia Woolf. Il est conseillé de ne pas essayer ça chez vous, car « ça risque de ne pas être très bon ».
Trop de choses différentes donc, me paraissent mal exploitées ou pas vraiment dignes d'intérêt, notamment les chapitres consacrés au Paris 2012. D'accord, c'est pour montrer les corrélations avec la situation et les personnages d'Arcadia. Mais je cherche toujours l'intérêt de nous montrer les incarnations parisiennes des protagonistes d'Arcadia alors qu'au final ils ne font que… du rien. Et Machine se promène en petite culotte devant ses copains bobos et qui sont tous plus ou moins amoureux d'elle (ou au moins veulent se la faire). Et c'est la fin du monde. Et c'est tout.
Justement, parlons-en des personnages féminins. Soit ces dames sont des tentatrices à cause desquelles ces hommes et les mondes trouvent leur perdition, soit ce sont des damoiselles en détresse, ou un mélange des deux. Ces clichés sont peut-être là pour coller à l'ambiance XIXè siècle, mais ils surprennent, et plutôt désagréablement, dans un roman de notre époque, surtout quand ils concernent également des femmes évoluant à l'époque contemporaine.
Enfin, j'ai un dernier reproche majeur à souligner : certains passages auraient mérité d'être approfondis. Je pense plus particulièrement à l'exploitation du personnage de Richard Dadd qui m'a laissé un goût d'inachevé. A contrario, d'autres épisodes m'ont semblé très longs. Par exemple, la fin de cette aventure est interminable. Alors que la fin du monde se déroule et que tout est en place pour enrayer la Chute, la conclusion paraît interminable. J'ai presque pensé à la mort d'Emma Bovary, c'est dire.
Je n'ai donc pas aimé. Après, dire que j'ai complètement détesté serait excessif. le mélange fantasy/steampunk est plutôt une bonne idée. Et justement, le livre fourmille de bonnes idées qui, rassemblées ensemble, forment un univers très riche. Mais c'est la façon dont elles ont été exploitées que je n'ai pas trouvé très convaincante.
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PauseEarlGrey
  14 novembre 2016
Franchement, il est difficile de dire qu'Arcadia est un roman. Encore moins la première partie. Certes, on retrouve une histoire, un fil conducteur, surtout dans la deuxième partie avec l'enlèvement de la reine Gloriana puisque la fine équipe d'artistes avec qui nous avons fait connaissance dans la première partie sont destinés à la retrouver.
Destinés. Oui. Parce-que ce mot est au final d'une précision incroyable en ce qui concerne ce livre. Les personnages, les héros, n'ont jamais vraiment le pouvoir de décision sur leur vie et ce qui leur arrive. Ils sont soumis à une puissance bien supérieure, au-delà du narrateur même, et je soupçonne l'auteur lui-même d'avoir, d'un coup de baguette stylo magique scellé le destin de tous ces êtres dans un univers beau, magique, irréel, onirique (monté à l'acide parfois) mais tellement renversant.
Je le reconnais, au début, cet univers est totalement déstabilisant et je comprends les lecteurs qui ont arrêté leur lecture durant cette première partie. Malgré ça, je n'ai eu à aucun moment envie de refermer le livre. J'ai beaucoup étudié cet art du pré-raphaélisme dans le cadre de mon mémoire sur Oscar Wilde et je dois dire que Fabrice Colin a su capté l'esprit, l'essence même de ce mouvement artistique typiquement british selon moi, qui n'a pas duré très longtemps et qui pourtant a marqué l'histoire de l'art. Car au final, cette essence était à mon sens difficile à mettre en mot sur papier, ce que l'on ressent face à une toile de Ruskin ou Rossetti ou même encore de Millais est indéfinissable. C'est quelque chose qui se passe à l'intérieur de soi-même, entre un moi profond et la toile. Un dialogue fait d'un langage qui ne se traduit pas. Et pourtant… c'est possible. Et même si cela donne un récit un peu décousu, c'est exactement ce qu'il peut se passer dans la tête d'une personne fascinée par la Beata Beatrix de Rossetti (1872).
Si je devais résumer en quelques mots Arcadia, ce serait « un rêve éveillé ». Des choses apparaissent, apparemment sans queue ni tête, disparaissent pour reparaître plus tard, ou pas. Il y a de la magie. Plusieurs univers. Des artistes-peintres-héros qui rêvent. Et surtout plusieurs histoires en une. Je m'explique, car c'est peut-être le plus difficile à suivre dans le roman. Les héros et artistes représentent plusieurs personnages, ils sont les « réincarnations » (le terme n'est pas tout à fait correct mais au moins vous voyez tout de suite où je veux en venir) de personnages provenant du mythe Arthurien, mais également une incarnation des planètes et de ce qu'elles représentent.
En effet, le symbolisme est extrêmement présent dans Arcadia et je dois dire que c'est ce qui rend l'univers encore plus riche et agréable à lire car on recherche les significations tout en avançant dans la lecture. Après une première lecture, je ne suis pas sûre d'avoir saisi toutes les subtilités. Une chose est sûre : c'est un livre à relire. Ce genre de livre où l'on découvre de nouvelles choses à chaque fois qu'on le lit. Ce sont les meilleurs....https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2016/11/14/arcadia-lintegrale-fabrice-colin-poesie-et-onirisme/
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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critiques presse (2)
Elbakin.net   07 octobre 2019
Arcadia illustre finalement une imagination débridée qui n’a pas peur de trop en faire, non pas par des batailles immenses mais par des sentiments, des destinées et des fatalités tout aussi épiques et surtout mélodramatiques.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
SciFiUniverse   12 octobre 2018
Arcadia sort en intégrale au format poche dans une jolie collection au thème steampunk. S'il ne relève pas vraiment de ce genre, Arcadia est plutôt un roman sur l'amour, l'art, une aventure onirique singulière qui mèle deux mondes : l'un est en ruine, l'autre féérique et idéal. teinté de mythe arthurien, ce livre fait la part belle aux personnages historiques, poètes, peintres ou écrivains qui deviennent les héros de ce royaume idéal.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil   01 mai 2014
- Écoute ça, a-t-elle repris : "Et mon canot laissait sur l'onde qui se trouble des cercles où tremblait la lune, sentier double fondu vite en un seul sillage étincelant..." Pourquoi est-ce qu'il s'intéresse à ça?
- Parce-que c'est un romantique. Ou alors ça vient de la traduction. Mais Wordsworth n'est pas le meilleur, c'est sûr. Il faut que vous lisiez William Blake. Ou même Shelley.
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PauseEarlGreyPauseEarlGrey   03 novembre 2016
Leurs yeux ne voient pas les couleurs, mais leur esprit y pénètre et se les approprie, s'y mêle en abandon sensible. La transmutation opère. L'espace d'un battement de cœur, les minuscules cristaux qui scintillent sur les rives de la rivière s'éclairent d'une faible lueur, et le cœur des quatre témoins s'arrête de battre.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   22 avril 2014
Les médias, les entreprises, le sport, les travailleurs, les forces de l’ordre, les services, les hôpitaux, les enseignants, les enseignés, tout ce qui formait l’ossature de la société a disparu. Ce qui nous reste ? Une poignée de survivants incapables de comprendre ce qu’ils font là, incapables de savoir s’ils ont été choisis, sélectionnés, élus par quelque chose ou par quelqu’un, ou si tout n’a été en définitive que le fruit du plus complet hasard.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   22 avril 2014
Partout, l’impossible trouve à paraître : dans ces places submergées, saturées d’abandon et d’oubli, où l’eau vient s’enrouler en tourbillons de mercure, dans ces musées voués au dieu silence où les toiles s’effacent et coulent le long des murs, dans ces églises noyées de ténèbres où des Christ aux paupières tressautantes s’abîment entre les travées noires où flottent les débris de la croix, dans ces esquifs pour refuges et berceaux où des nouveau-nés regardent les rêves défunts de leurs parents plus morts encore s’inscrire au plafond arabesques troubles, dans ces baignoires trop pâles où le sang de la langueur bouillonne et envahit l’entière et pleine demeure, dans ces livres flottant ouverts où les mots, détachés, frissonnent et permutent pour écrire des histoires d’une impassible cruauté […]
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SereganeSeregane   02 juillet 2017
Sa voix, dans la nuit, se disperse en échos feutrés.
La main serrée sur la poignée de son épée,l e magicien ferme les yeux lorsque la silhouette de son ami se dissout à travers les brumes du pont-levis. Il respire fort. L'air glacé lui brûle les poumons, la tête lui tourne. Tant de batailles déjà menées, et ce dernier combat, le plus périlleux de tous, celui de son fils Perceval !
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