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Laure Bataillon (Traducteur)
ISBN : 207042314X
Éditeur : Gallimard (30/04/2002)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Un écrivain accompagne la lente déchéance d'un saxophoniste de génie, détruit par l'alcool et la drogue, Johnny Carter.

Des studios d'enregistrement de Baltimore avec Miles Davis au Saint-Germain-des-Près dans les années 50, des hôtels miteux aux nuits dans les clubs de jazz, des délires paranoïaques aux fulgurances créatrices, Julio Cortázar nous offre un texte bouleversant en hommage à un des plus grands musiciens de jazz, Charlie Parker.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  01 février 2018
José Muñoz rend un bel hommage au magnifique texte de Julio Cortázar, L'homme à l'affût, qui rendait lui même hommage au grand Charlie Parker, avec El Perseguidor, album puissamment illustré. Cette vingtaine de dessins à l'encre de Chine qui accompagne la nouvelle de l'auteur argentin est une oeuvre en soi.
Après Gardel, après Billie Holiday mais sans son compère Sampayo, Muñoz continue son incursion dans la musique, avec ce sens unique du noir et blanc qu'il maîtrise parfaitement et qui est devenu sa signature. Les planches voyagent des Etats-Unis à Saint-Germain-des-Près, racontent le génie d'un homme brûlé par ses excès, accompagnent la lente et inexorable déchéance d'un musicien hors norme qui se perd dans l'alcool et les drogues.
Muñoz n'occulte pas le texte de Cortázar, il le magnifie. Charlie Parker méritait bien un double hommage, et comme chaque fois que l'on relie la nouvelle, on retient toujours cette phrase incroyable, "Esto lo estoy tocando mañana" "ça je suis en train de le jouer demain ».
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littlecat
  27 janvier 2015
Cette petite nouvelle a été écrite en hommage à un grand musicien de jazz, Charlie Parker (Johnny Carter dans le livre).
Le narrateur, Bruno, est un critique de jazz, ami avec johnny, un brillant saxophoniste, un génie qui sombre dans la maladie, la misère..Trop de vin, de cognac, de marijuana. du sexe, de l'amour, des délires paranoïaques.
On suit cette lente descente avec le jazz en toile de fond, la personnalité ambiguë du musicien, ses suicides manqués;
Un peu de tristesse nous traverse parfois mais il y a du rythme dans cette vie.
On sent l'âme de Saint Germain des prés, Boris Vian, les clubs de jazz et cela fait du bien.
Entre émotion et réalisme, ces 93 pages se lisent très vite.
Cette nouvelle fait partie du recueil "Armes secrètes" de Julio Cortazar.
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Apoapo
  11 février 2016
Il est facile de déceler dans cette nouvelle un récit biographique fictionnel du très célèbre jazzman Charlie Parker, nommé ici Johnny Carter, ayant pour cadre la courte période que le musicien passa à Paris. Tous les noms sont altérés mais plusieurs personnages (ou tous ?) sont réels ; le doute plane sur le narrateur, le critique musical français ami intime et auteur d'une biographie sur le compositeur : il est appelé Bruno V., et certains y ont trouvé une référence à Boris Vian. Je n'ai pas pu vérifier si la circonstance de l'amitié entre Vian et Parker est avérée. Ce qui est saisissant de réalisme, c'est la toile de fond parisienne (Saint-Germain-des-Prés) et les conditions matérielles et sanitaires du héros, déjà très atteint notamment à cause de son alcoolisme et de sa toxicomanie.
Le texte, entre descriptions, dialogues et monologues du narrateur, se concentre surtout sur un questionnement du délire de Johnny - le narrateur comprend-il bien la personnalité de son ami ? -, incohérent dans ses propos, ses hallucinations et ses comportements, qui, regardés de haut par un narrateur plutôt antipathique, pédant et moralisateur, finissent par devenir de plus en plus compréhensibles pour le lecteur ; par conséquent, j'ai éprouvé de la satisfaction à m'être progressivement "désolidarisé" du narrateur et rapproché du musicien apparemment dément et peu susceptible de susciter de l'empathie au demeurant... Avec une prise de distance par rapport à la parole du narrateur, force est de constater que la nouvelle "fonctionne", bien que ou parce que le style n'appelle pas l'adhésion.
L'autre attrait de cette édition au format inusuel, qui forme une synthèse entre le "beau livre" et la BD, réside dans les nombreuses et belles planches à l'encre de Chine par José Muñoz, qu'il faut considérer comme co-auteur à part entière, non comme simple illustrateur.
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guanaco_fr
  09 octobre 2016
Cette nouvelle fait partie d'un recueil nommé "Armes secrètes" de l'auteur argentin Julio Cortazar publié chez Gallimard en 1973, et rééditée seule chez ce même éditeur en 2002.
L'Histoire, c'est celle de Johnny Carter, racontée à la première personne par, Bruno V., critique de jazz, qui a suivi ce saxophoniste de jazz «de génie» pour écrire un essai sur son oeuvre et qui, est devenu son ami. Il assiste, lors d'un épisode Parisien de la fin de sa vie, à sa lente descente aux enfers, dans la maladie, la misère, à ses abus de cognac, de marijuana, de délire... Il parle du génie du musicien, des folies de l'homme.
Cette nouvelle a été écrite par l'auteur « en hommage » (et là je mets des guillemets!) au grand musicien de jazz, Charlie Parker. Un format court, de 93 pages, qui se lit très vite. Et qui ne laisse pas indifférent, loin de là.
Il y a un rythme jazzy dans cette écriture, dans cette vie qui nous est rapportée. On sent l'âme d'une époque, celle des clubs de jazz à Paris. La nouvelle est écrite sur un ton très réaliste, liée à une narration à la première personne du journaliste Bruno V. Si Johnny Carter est Charlie Parker, qui est Bruno V. ? B.V.... Des initiales bien proche de celle de Boris Vian avec lequel Charlie Parker. aurait parait-il lié amitié... Sur la personnalité du narrateur, il y à, a mon avis beaucoup à dire là aussi. Il est … « peu attachant » (pour ne pas dire pire) à mon sens en tout cas, ce qui rend notamment possible de s'attacher un peu plus à la personnalité du musicien.
Chez moi, ce bouquin a laissé une double amertume. L'amertume face à la déchéance d'un musicien qui a, ou aurait pu ?, frôler le génie, mais également celle d'un homme qui, fasciné par lui, n'a pas su être vraiment son ami, mais juste son critique, son biographe. Comment peut-on aimer Johnny Carter, c'est à dire Charlie Parker finalement, après ça ? Ou même le critique Bruno V. ? Parcqu'ils sont humains, profondément imparfaits, égoïstes, comme nous tous. J'ai aimé ce livre parce qu'il m'a dérangé. Parce qu'il m'a obligée à voir ce que je n'aurais pas voulu voir, l'homme faible, fou, derrière le musicien. La part de chaos, de morbide même, derrière le génial.
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Tbilissi
  11 mars 2018
Grande amatrice de musique et de jazz, c'est avec beaucoup d'envie que j'ai entamé ce livre, et avec déception que je l'ai refermé.
Julio Cortazar y rend hommage au génie saxophoniste et co-fondateur du Bebop Charlie Parker - Johnny Carter dans le texte. Sans soucis d'exactitude ni prétention de biographie, il livre son interprétation de cet artiste, de son talent, de son génie dévorant, mais aussi et surtout de sa folie et ses addictions.
Je ne suis pas rentrée dans cette histoire, je m'y suis ennuyée et l'émotion m'a cruellement manqué, même si quelques phrases m'ont interpellée ; je n'avais vraisemblablement pas envie de rencontrer ce Charlie, et vais retourner à ses disques.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
rieserisabellerieserisabelle   26 octobre 2018
En réalité, je n'avais jamais pensé qu'il pût lire mon livre. L'art incomparable de Johnny. Que pouvais je dire de plus ? Mais c'est peut-être justement à ce tournant qu'il m'attend, à l'affût comme toujours ramassé sur lui-même, prêt à faire un de ces bonds qui risquent toujours de blesser l'un de nous. Honnêtement, que m'importe sa vie ? La seule chose qui m'inquiète c'est qu'en se laissant mener par ce genre d'existence que je ne peux pas suivre, disons que je ne veux pas suivre, il ne finisse par contredire les conclusions de mon livre, par laisser entendre une ou deux fois que sa musique n'est pas ce que je dis.
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littlecatlittlecat   27 janvier 2015
C'est un jazz qui rejette tout érotisme facile, tout wagnérisme, si je puis dire, et qui se situe sur un plan désincarné où la musique se meut enfin en toute liberté comme la peinture délivrée du représentatif peut enfin n'être que peinture.
Mais une fois maître de cette musique qui ne facilite ni l'orgasme ni la nostalgie, cette musique que j'aimerais pouvoir appeler métaphysique.
Page 44
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brigetounbrigetoun   05 novembre 2011
Les gars se sont arrêtés nets, eux aussi (deux ou trois ont continué de jouer pendant quelques mesures, comme un train qui freine avant de s’immobiliser). Johnny se frappait le front et répétait : « ça, je suis en train de le jouer demain, c’est horrible, Miles, ça, je l’ai déjà joué demain. » On ne pouvait pas le sortir de là. La séance était fichue. Johnny se remit à jouer sans entrain, il avait envie de s’en aller (se droguer, dit l’ingénieur du son, mort de rage) et quand je le vis partir, vacillant, le visage cendreux, je me demandais si cela pouvait continuer encore longtemps.
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brigetounbrigetoun   18 septembre 2011
et j'ai montré comment le renoncement à la satisfaction immédiate avait amené Johnny à l’élaboration d’un nouveau langage qu’il poussait aujourd’hui, avec d’autres musiciens, jusque dans ses derniers retranchements. C’est un jazz qui rejette tout érotisme facile, tout wagnérisme, si je puis dire, et qui se situe sur un plan désincarné où la musique se meut enfin en toute liberté comme la peinture délivrée du représentatif peut enfin n’être que peinture.
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littlecatlittlecat   27 janvier 2015
Je pense à la musique qui se perd, aux douzaines de disques où johnny pourrait encore nous laisser cette présence, cette supériorité étonnante qu'il a sur n'importe quel autre musicien . "ça je suis en train de le jouer demain" me parait soudain très clair.
Page 18
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Videos de Julio Cortázar (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julio Cortázar
Treize personnages en quête de sens tentent de trouver leur place dans l?univers désincarné des nouvelles technologies. Un équivalent littéraire de la série Black Mirror, en forme de mise en garde contre les dérives les plus cauchemardesques de notre époque. ? ? ? Le livre : In future we believe ! Tels sont à la fois le nom et la philosophie de leur start-up. Ils sont une dizaine de collaborateurs, jeunes, dynamiques et soudés autour de Pandore, leur bienveillante « Happiness manager ». Dans ce microcosme idéal, ils parlent franglais, font du coworking en openspace, croient du fond du c?ur à l?économie du partage et à la société collaborative. Mais alors pourquoi sont-ils tous aussi malheureux ? Qu?il s?agisse de Farid, qui passe ses nuits à rédiger des courriers de soutien psychologique aux accrocs à Netflix ; d?Esther, partie à la recherche de son « vrai moi » dans un temple en Corée ; de Gaspard tombé amoureux d?un arbre ; de Saphir, dont le visage n?apparaît plus sur ses selfies depuis qu?elle a vendu son image à une mystérieuse corporation, ou encore d?Areski, traqueur impénitent de fake news, tous semblent avoir perdu leurs repères. Pandore aura beau repeindre les murs de leur bureau en rose, leur acheter une table de ping-pong ou proposer un karaoké, il leur en faudra davantage pour retrouver un peu d?espérance? À l?instar de la société atomisée qu?il dénonce, Un monde nouveau se compose d?une série de micro-fictions formant un vaste roman choral, ronde dans laquelle chaque personnage passe le relais au suivant. Avec beaucoup d?humour, Anne Akrich y sonde les pensées inavouées d?individus dysfonctionnels, dont les liens, réduits à de simples connexions, trahissent une solitude criante. En nous plongeant avec eux dans un univers d?une inquiétante étrangeté, elle signe une brillante anticipation sociale, autant qu?une satire féroce de la culture d?entreprise.
? ? ? A retenir : ? Entre humour absurde, réalisme magique et fantaisie poétique, un univers qui s?inscrit dans le sillage de grands noms de la littérature fantastique, tels que Cortázar, Kafka, Vian ou Murakami. ? ? ? Auteur(s) : Née à Paris en 1986, Anne Akrich a passé toute son adolescence à Tahiti avant de poursuivre des études de littérature à la Sorbonne, a vécu quelque temps à New York, puis, à Paris, où elle se consacre pleinement à l?écriture. Après Un mot sur Irène (2015), Il faut se méfier des hommes nus (2017), et Traité de savoir-rire à l?usage des embryons (2018), Un monde nouveau est son quatrième livre publié chez Julliard.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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