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Laure Bataillon (Traducteur)
EAN : 9782070423149
93 pages
Éditeur : Gallimard (30/04/2002)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Un écrivain accompagne la lente déchéance d'un saxophoniste de génie, détruit par l'alcool et la drogue, Johnny Carter.

Des studios d'enregistrement de Baltimore avec Miles Davis au Saint-Germain-des-Près dans les années 50, des hôtels miteux aux nuits dans les clubs de jazz, des délires paranoïaques aux fulgurances créatrices, Julio Cortázar nous offre un texte bouleversant en hommage à un des plus grands musiciens de jazz, Charlie Parker.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  01 février 2018
José Muñoz rend un bel hommage au magnifique texte de Julio Cortázar, L'homme à l'affût, qui rendait lui même hommage au grand Charlie Parker, avec El Perseguidor, album puissamment illustré. Cette vingtaine de dessins à l'encre de Chine qui accompagne la nouvelle de l'auteur argentin est une oeuvre en soi.
Après Gardel, après Billie Holiday mais sans son compère Sampayo, Muñoz continue son incursion dans la musique, avec ce sens unique du noir et blanc qu'il maîtrise parfaitement et qui est devenu sa signature. Les planches voyagent des Etats-Unis à Saint-Germain-des-Près, racontent le génie d'un homme brûlé par ses excès, accompagnent la lente et inexorable déchéance d'un musicien hors norme qui se perd dans l'alcool et les drogues.
Muñoz n'occulte pas le texte de Cortázar, il le magnifie. Charlie Parker méritait bien un double hommage, et comme chaque fois que l'on relie la nouvelle, on retient toujours cette phrase incroyable, "Esto lo estoy tocando mañana" "ça je suis en train de le jouer demain ».
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littlecat
  27 janvier 2015
Cette petite nouvelle a été écrite en hommage à un grand musicien de jazz, Charlie Parker (Johnny Carter dans le livre).
Le narrateur, Bruno, est un critique de jazz, ami avec johnny, un brillant saxophoniste, un génie qui sombre dans la maladie, la misère..Trop de vin, de cognac, de marijuana. du sexe, de l'amour, des délires paranoïaques.
On suit cette lente descente avec le jazz en toile de fond, la personnalité ambiguë du musicien, ses suicides manqués;
Un peu de tristesse nous traverse parfois mais il y a du rythme dans cette vie.
On sent l'âme de Saint Germain des prés, Boris Vian, les clubs de jazz et cela fait du bien.
Entre émotion et réalisme, ces 93 pages se lisent très vite.
Cette nouvelle fait partie du recueil "Armes secrètes" de Julio Cortazar.
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guanaco_fr
  09 octobre 2016
Cette nouvelle fait partie d'un recueil nommé "Armes secrètes" de l'auteur argentin Julio Cortazar publié chez Gallimard en 1973, et rééditée seule chez ce même éditeur en 2002.
L'Histoire, c'est celle de Johnny Carter, racontée à la première personne par, Bruno V., critique de jazz, qui a suivi ce saxophoniste de jazz «de génie» pour écrire un essai sur son oeuvre et qui, est devenu son ami. Il assiste, lors d'un épisode Parisien de la fin de sa vie, à sa lente descente aux enfers, dans la maladie, la misère, à ses abus de cognac, de marijuana, de délire... Il parle du génie du musicien, des folies de l'homme.
Cette nouvelle a été écrite par l'auteur « en hommage » (et là je mets des guillemets!) au grand musicien de jazz, Charlie Parker. Un format court, de 93 pages, qui se lit très vite. Et qui ne laisse pas indifférent, loin de là.
Il y a un rythme jazzy dans cette écriture, dans cette vie qui nous est rapportée. On sent l'âme d'une époque, celle des clubs de jazz à Paris. La nouvelle est écrite sur un ton très réaliste, liée à une narration à la première personne du journaliste Bruno V. Si Johnny Carter est Charlie Parker, qui est Bruno V. ? B.V.... Des initiales bien proche de celle de Boris Vian avec lequel Charlie Parker. aurait parait-il lié amitié... Sur la personnalité du narrateur, il y à, a mon avis beaucoup à dire là aussi. Il est … « peu attachant » (pour ne pas dire pire) à mon sens en tout cas, ce qui rend notamment possible de s'attacher un peu plus à la personnalité du musicien.
Chez moi, ce bouquin a laissé une double amertume. L'amertume face à la déchéance d'un musicien qui a, ou aurait pu ?, frôler le génie, mais également celle d'un homme qui, fasciné par lui, n'a pas su être vraiment son ami, mais juste son critique, son biographe. Comment peut-on aimer Johnny Carter, c'est à dire Charlie Parker finalement, après ça ? Ou même le critique Bruno V. ? Parcqu'ils sont humains, profondément imparfaits, égoïstes, comme nous tous. J'ai aimé ce livre parce qu'il m'a dérangé. Parce qu'il m'a obligée à voir ce que je n'aurais pas voulu voir, l'homme faible, fou, derrière le musicien. La part de chaos, de morbide même, derrière le génial.
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Tbilissi
  11 mars 2018
Grande amatrice de musique et de jazz, c'est avec beaucoup d'envie que j'ai entamé ce livre, et avec déception que je l'ai refermé.
Julio Cortazar y rend hommage au génie saxophoniste et co-fondateur du Bebop Charlie Parker - Johnny Carter dans le texte. Sans soucis d'exactitude ni prétention de biographie, il livre son interprétation de cet artiste, de son talent, de son génie dévorant, mais aussi et surtout de sa folie et ses addictions.
Je ne suis pas rentrée dans cette histoire, je m'y suis ennuyée et l'émotion m'a cruellement manqué, même si quelques phrases m'ont interpellée ; je n'avais vraisemblablement pas envie de rencontrer ce Charlie, et vais retourner à ses disques.
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michfred
  25 janvier 2015
On croit entendre les accents déchirants du saxo de Charlie Parker...quand l'écriture se fait musique...Un portrait bouleversant, une écriture au diapason, une vraie "correspondance" baudelairienne!
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
rieserisabellerieserisabelle   26 octobre 2018
En réalité, je n'avais jamais pensé qu'il pût lire mon livre. L'art incomparable de Johnny. Que pouvais je dire de plus ? Mais c'est peut-être justement à ce tournant qu'il m'attend, à l'affût comme toujours ramassé sur lui-même, prêt à faire un de ces bonds qui risquent toujours de blesser l'un de nous. Honnêtement, que m'importe sa vie ? La seule chose qui m'inquiète c'est qu'en se laissant mener par ce genre d'existence que je ne peux pas suivre, disons que je ne veux pas suivre, il ne finisse par contredire les conclusions de mon livre, par laisser entendre une ou deux fois que sa musique n'est pas ce que je dis.
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littlecatlittlecat   27 janvier 2015
C'est un jazz qui rejette tout érotisme facile, tout wagnérisme, si je puis dire, et qui se situe sur un plan désincarné où la musique se meut enfin en toute liberté comme la peinture délivrée du représentatif peut enfin n'être que peinture.
Mais une fois maître de cette musique qui ne facilite ni l'orgasme ni la nostalgie, cette musique que j'aimerais pouvoir appeler métaphysique.
Page 44
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brigetounbrigetoun   05 novembre 2011
Les gars se sont arrêtés nets, eux aussi (deux ou trois ont continué de jouer pendant quelques mesures, comme un train qui freine avant de s’immobiliser). Johnny se frappait le front et répétait : « ça, je suis en train de le jouer demain, c’est horrible, Miles, ça, je l’ai déjà joué demain. » On ne pouvait pas le sortir de là. La séance était fichue. Johnny se remit à jouer sans entrain, il avait envie de s’en aller (se droguer, dit l’ingénieur du son, mort de rage) et quand je le vis partir, vacillant, le visage cendreux, je me demandais si cela pouvait continuer encore longtemps.
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brigetounbrigetoun   18 septembre 2011
et j'ai montré comment le renoncement à la satisfaction immédiate avait amené Johnny à l’élaboration d’un nouveau langage qu’il poussait aujourd’hui, avec d’autres musiciens, jusque dans ses derniers retranchements. C’est un jazz qui rejette tout érotisme facile, tout wagnérisme, si je puis dire, et qui se situe sur un plan désincarné où la musique se meut enfin en toute liberté comme la peinture délivrée du représentatif peut enfin n’être que peinture.
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littlecatlittlecat   27 janvier 2015
Je pense à la musique qui se perd, aux douzaines de disques où johnny pourrait encore nous laisser cette présence, cette supériorité étonnante qu'il a sur n'importe quel autre musicien . "ça je suis en train de le jouer demain" me parait soudain très clair.
Page 18
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Videos de Julio Cortázar (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julio Cortázar
Julio CORTÁZAR – Un siècle d'écrivains : 1914–1984 (DOCUMENTAIRE, 1998) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 173, diffusée sur France 3, le 4 novembre 1998, et réalisée par Chantal Rémy et Gérard Poitou-Weber.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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