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EAN : 9782070416233
144 pages
Éditeur : Gallimard (10/01/2001)

Note moyenne : 2.74/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Sa mère n'a pas le temps d'aller la chercher à l'école aussi la petite se rend-elle après la classe chez sa grand-mère où sa mère passe la récupérer un peu plus tard. Un soir pourtant, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu.

La mère vient bien chercher sa fille mais, au lieu de rentrer à la maison, elle prend l'autoroute et fonce vers l'océan pour une escapade aussi soudaine qu'improvisée. Que fuit-elle ? Que cherche-t-elle ? Rien, ni l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Jolap
  30 juin 2018
Une mère va chercher sa fille ( nommée la petite pendant tout le roman) à l'école. Elle «l'embarque » sur l'autoroute et l'emmène à la mer. Elle fuit et ne prévient ni son mari ni la grand-mère maternelle de l'enfant. Un détective privé commence ses recherches.
Je ne vais pas adopter la langue de bois, je n'ai pas aimé ce roman. J'ai trouvé cette écriture brutale, sans l'once d'un sentiment. Des descriptions froides et des tourbillons de mots où je me suis demandé si une balade dans les bois aurait eu sur moi un effet plus salutaire. Certainement!
Je me suis sentie coincée entre « des blocs de falaise….alignés dans l'ordre de leur chute, un visage de femme presque cyclopéen, avec une bouche bancale, inachevée », « une langue qui ramène, imparable, le goût infect de la praline »…….Des descriptions sans fin, en boucle comme les rouleaux ravageurs !
Là j'ai commencé à avoir quelques idées noires mais pas de larmes, puisque c'est une histoire sans affect donc sans larmes ! J'ai trouvé l'écriture sèche, descriptive, improbable comme on dit parfois.
Je me suis ennuyée et en même temps j'ai respiré d'une façon bizarre ! les pins craquaient, la dune dévorait la forêt ! Elle (l'enfant sans doute) entend cette voix, revenue, profonde, qui sort non de la gorge mais du ventre, elle l'entend par le nez, par les yeux, par la bouche ??????? non là je ne peux pas y croire !
Et cet océan que j'aime tant, qui m'a comblée quand, étant enfant je roulais dans les vagues, voilà ce qu'il est devenu : un mal de mer, un cycle infernal où "les côtes se sont écartées, où les plaques glissent, le rift océanique arrache l'Amérique à l'Europe".
«On ne sait pas où regarder, comment choisir: ce qui s'arrête, ce qui commence, le côté plein ou le côté vide; quel pan de la planète est en bordure de l'autre, l'effondrement bleu de la mer, ou les hauteurs meublées de la ville; si la côte a cédé contre les vagues, ou si les vagues ont trouvé ici une amarre, un ancrage, comme si la masse de l'océan n'était retenue à la terre que par la prise hésitante, lâche, renouvelée, de son seul bord de fine écume.»
Ce roman n'est pas à lire les jours de pleine lune. Je n'ai trouvé qu'une solution. Fermer le livre, éteindre la lumière et essayer comme dans le récit les bouteilles d'oxygène afin que les poumons fassent la jointure entre l'eau et la terre.
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cicou45
  06 août 2012
C'est le deuxième ouvrage que je découvre de Marie Darrieussecq et, étant restée sur une mauvaise impression la première fois avec son ouvrage «Truismes», ma belle-mère m'a conseillé celui-ci afin que je me défasse de cette idée que j'avais de l'auteure.
Ce livre, il est vrai, est non seulement beaucoup plus léger, moins salace, même s'il ne traite pas forcément d'un sujet très gai. Il s'agit de l'histoire d'une femme qui, un beau jour, décide d'emmener sa fille avec elle pour une durée indéterminée avec pour première destination une ville en bord de mer, abandonnant ainsi son mari et sa propre mère.
Les raisons qui ont motivées ce choix ? le lecteur l'ignore et la fillette également. Cette dernière sait seulement qu'un beau soir, sa mère n'a pas pris la même direction que d'habitude pour rentrer chez eux, n'empruntant pas non plus la route qui mène pour aller au cinéma mais rien de plus.
Arrivées à destination, elles louent un petit logis à la semaine, sympathisent avec le maître nageur et font quelques autres rencontres.
Un roman à quatre voix (parfois plus) où interviennent tour à tour la mère et sa fille, le mari abandonné et sa belle-mère, le détective privé engagé par le mari pour retrouver ne serait-ce que sa petite fille.
Beaucoup de descriptions sur la mer (parfois-trop même à mon goût, ce qui m'a donné légèrement «Le mal de mer»), des phrases parfois un peu trop longues et l'on se perd de temps en temps pour savoir qui est en train de parler car tous les personnages interviennent régulièrement mais sans ordre précis. Une belle découverte néanmoins et même si je me suis «réconciliée» avec l'auteure, l'on ne peut pas dire que je découvrirai encore d'autres ouvrages de cette dernière.
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Seraphita
  15 juillet 2020
Alors qu'elle vient rechercher sa fille après l'école chez sa mère, une femme décide de rejoindre la mer, à cinq heures de route. Ce soir, elle ne rentrera pas chez elle. Elle va emmener sa fille loin, à l'abri, en bord de mer. Commencent alors l'inquiétude puis les recherches pour les retrouver.
« le Mal de mer » est un roman bref de Marie Darrieussecq. le titre contenait une promesse séduisante, tenant dans l'homophonie du mot « mer ». S'il est bien question de l'exploration des liens mère-fille sur deux générations, la forme de l'intrigue est déroutante.
L'écriture se veut travaillée. de nombreuses descriptions émaillent le propos, usant de métaphores qui m'ont semblé par trop abstraites. On peine à se représenter les différentes scènes tant la forme est alambiquée. L'intrigue reste complexe à suivre car l'auteur passe abruptement d'une voix narrative à une autre et ne donne au lecteur que trop peu d'indices pour pouvoir comprendre qui parle et à quel moment, hormis un « il » ou un « elle ».
Pas de prénoms, simplement l'anonymat d'une forme dans laquelle on se glisse pour en pénétrer directement l'intimité des pensées. le propos semble écrit de l'extérieur des personnages, ce qui rend difficile la résonance émotionnelle. L'ensemble reste donc froid, abstrait, lointain. Demeurent quelques beaux passages sur le plan stylistique qui puisent leur inspiration dans l'apparent paradoxe de la mer, entre constance et mouvance.
« le Mal de mer » se veut un voyage en bord de mer qui ressemble finalement à un récit onirique : on attrape ici ou là quelques images, fuyantes, fugaces, qui s'enfuient au réveil. Une fois fini, reste la sensation d'un brouillard, d'une étrangeté d'un monde dans lequel on n'a pu pénétrer, la torpeur d'un songe inquiétant.
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luis1952
  27 septembre 2017

Excellent roman, j'ai mis 5 étoiles.
Histoire qu'on peut lire aussi entre les lignes. Plusieurs personnages, la mère et sa fille, la belle-mère, le mari (l'amant) qui à tour de rôle racontent, entrent dans l'histoire.
Alors voici ce que j'ai compris, retenu de ce roman de 138 pages à peine.
Après l'école, une gamine reste une heure ou deux chez sa grand-mère, en attendant que sa maman vienne la chercher. Elle goûte en regardant la télé. Ce jour là, la robe que sa mère porte est différente. Et au lieu de rentrer à la maison, les voilà qui s'embarquent toutes deux sur l'autoroute direction la mer. L'aventure commence.
Une ambiance, la mer, la plage, on s'y croirait.
J'ai été comblé, Marie Darrieussecq mentionne souvent les pieds nus et les orteils dans son roman.
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Medulla
  10 juin 2018
Je poursuis ma découvert de l'oeuvre de Marie Darrieusecq. Ce court roman contient une mélancolie, un doux spleen qui résonne à merveille avec le roulis de l'océan et le paysage des dunes un peu lunaire. Plusieurs voix se mêlent dans ce récit qui raconte la confusion, la perte de repère d'une mère (et de son enfant) qui un soir ne rentre pas chez elles mais roule jusqu'à la mer. Sa mère et son conjoint cherchent réponse à l'absence et au silence. L'histoire garde un anonymat des personnages (pas de prénom par exemple) ajoutant du mystère et du trouble à cette introspection fugueuse.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   25 août 2011
[ Incipit ]

C’est une bouche, à demi ouverte, qui respire, mais les yeux, le nez, le menton, ne sont plus là. C’est une bouche plus grande que toutes les bouches imaginables, et qui fend l’espace en deux, l’élargissant, si bien qu'il faut faire un arc de cercle avec le corps pour tenter de tout voir. Le bruit est énorme, le souffle, mais c’est surtout qu’on ne s’y attend pas, on monte la dune, on lutte pour arracher ses pieds à la pente, un temps on est seulement occupé par ce vide sous le sable, et d’un coup l’espace explose, on a levé la tête et le haut de la dune s’est fendu dans la profondeur, quelque chose comme deux bras immenses qui s’ouvrent ; mais ce n’est pas exactement ça, ce n’est pas accueillant, c’est plutôt qu’on n’a pas le choix, comme du haut d'un immeuble ou d'un monument on tomberait en l'absence de garde-fou. Il est difficile d'envisager le bord de cette chose, de décider où elle se trouve exactement, et à quelle distance.
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mandarine43mandarine43   25 août 2011
Le ciel est énorme, beaucoup plus grand que la mer. Le ciel ne la touche pas, reste à distance ; et la côte, déjà, semble si loin, qu’elle comprend qu’on se noie de tant de solitude ; puisqu’il suffit de jeter un regard sur la terre, là-bas, sur les maisons, les terrasses et le glacier, pour se sentir abandonnée.
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luis1952luis1952   18 septembre 2017
Le sable s'est tassé au bout de ses sandales, des boules dures entre ses orteils, râpeuses, qui travaillent à décoller l'ongle, patiemment, minutieusement. Elle l'attend sur un banc, elle se déchausse. elle voudrait les mêmes chaussures que les enfants d'ici, dans le contraste de leur cartable et de leurs nu-pieds en plastique, mous comme de la gelée.
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luis1952luis1952   19 septembre 2017
Au Club des Dauphins Bleus elle apprend à nager. Cela se passe à la piscine. Il fait très chaud, une vapeur de chlore et de moisi qui monte comme une grande odeur de pieds nus et d'orteils.
D'abord on plonge le tête dans l'eau, et ou souffle par la bouche en comptant jusqu'à trois. Ensuite on se tient à l'échelle du bord, on se met à plat ventre en tapant des pieds : enfin on attrape une longue perche et on se laisse promener en soufflant comme des otaries.
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luis1952luis1952   19 septembre 2017
L'année passée quand ils sont partis tous les trois à la montagne elle avait déjà la charge des sardines. son père dedans avec les piquets, sa mère dehors avec les fils, ils criaient quand la tente finissait par monter, la nuit devenait habitable.
Elle dormait entre eux deux, la tête à hauteur de leur cou et ses pieds nus dans leurs genoux, calée entre les piquets ; en tendant les orteils elle pouvait faire balancer toute la toile.
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Vidéo de Marie Darrieussecq
Rencontre avec Marie Darrieussecq autour du livre de Virginia Woolf qu'elle a traduit et préfacé, "Un lieu à soi", paru aux éditions Gallimard, dans la collection Folio Essais. Entretien avec Blanche Cerquiglini.
Retrouver le livre : https://www.mollat.com/livres/2388293/virginia-woolf-un-lieu-a-soi
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