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ISBN : 2070416232
Éditeur : Gallimard (10/01/2001)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Sa mère n'a pas le temps d'aller la chercher à l'école aussi la petite se rend-elle après la classe chez sa grand-mère où sa mère passe la récupérer un peu plus tard. Un soir pourtant, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu.

La mère vient bien chercher sa fille mais, au lieu de rentrer à la maison, elle prend l'autoroute et fonce vers l'océan pour une escapade aussi soudaine qu'improvisée. Que fuit-elle ? Que cherche-t-elle ? Rien, ni l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Jolap
  30 juin 2018
Une mère va chercher sa fille ( nommée la petite pendant tout le roman) à l'école. Elle «l'embarque » sur l'autoroute et l'emmène à la mer. Elle fuit et ne prévient ni son mari ni la grand-mère maternelle de l'enfant. Un détective privé commence ses recherches.
Je ne vais pas adopter la langue de bois, je n'ai pas aimé ce roman. J'ai trouvé cette écriture brutale, sans l'once d'un sentiment. Des descriptions froides et des tourbillons de mots où je me suis demandé si une balade dans les bois aurait eu sur moi un effet plus salutaire. Certainement!
Je me suis sentie coincée entre « des blocs de falaise….alignés dans l'ordre de leur chute, un visage de femme presque cyclopéen, avec une bouche bancale, inachevée », « une langue qui ramène, imparable, le goût infect de la praline »…….Des descriptions sans fin, en boucle comme les rouleaux ravageurs !
Là j'ai commencé à avoir quelques idées noires mais pas de larmes, puisque c'est une histoire sans affect donc sans larmes ! J'ai trouvé l'écriture sèche, descriptive, improbable comme on dit parfois.
Je me suis ennuyée et en même temps j'ai respiré d'une façon bizarre ! les pins craquaient, la dune dévorait la forêt ! Elle (l'enfant sans doute) entend cette voix, revenue, profonde, qui sort non de la gorge mais du ventre, elle l'entend par le nez, par les yeux, par la bouche ??????? non là je ne peux pas y croire !
Et cet océan que j'aime tant, qui m'a comblée quand, étant enfant je roulais dans les vagues, voilà ce qu'il est devenu : un mal de mer, un cycle infernal où "les côtes se sont écartées, où les plaques glissent, le rift océanique arrache l'Amérique à l'Europe".
«On ne sait pas où regarder, comment choisir: ce qui s'arrête, ce qui commence, le côté plein ou le côté vide; quel pan de la planète est en bordure de l'autre, l'effondrement bleu de la mer, ou les hauteurs meublées de la ville; si la côte a cédé contre les vagues, ou si les vagues ont trouvé ici une amarre, un ancrage, comme si la masse de l'océan n'était retenue à la terre que par la prise hésitante, lâche, renouvelée, de son seul bord de fine écume.»
Ce roman n'est pas à lire les jours de pleine lune. Je n'ai trouvé qu'une solution. Fermer le livre, éteindre la lumière et essayer comme dans le récit les bouteilles d'oxygène afin que les poumons fassent la jointure entre l'eau et la terre.
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cicou45
  06 août 2012
C'est le deuxième ouvrage que je découvre de Marie Darrieussecq et, étant restée sur une mauvaise impression la première fois avec son ouvrage «Truismes», ma belle-mère m'a conseillé celui-ci afin que je me défasse de cette idée que j'avais de l'auteure.
Ce livre, il est vrai, est non seulement beaucoup plus léger, moins salace, même s'il ne traite pas forcément d'un sujet très gai. Il s'agit de l'histoire d'une femme qui, un beau jour, décide d'emmener sa fille avec elle pour une durée indéterminée avec pour première destination une ville en bord de mer, abandonnant ainsi son mari et sa propre mère.
Les raisons qui ont motivées ce choix ? le lecteur l'ignore et la fillette également. Cette dernière sait seulement qu'un beau soir, sa mère n'a pas pris la même direction que d'habitude pour rentrer chez eux, n'empruntant pas non plus la route qui mène pour aller au cinéma mais rien de plus.
Arrivées à destination, elles louent un petit logis à la semaine, sympathisent avec le maître nageur et font quelques autres rencontres.
Un roman à quatre voix (parfois plus) où interviennent tour à tour la mère et sa fille, le mari abandonné et sa belle-mère, le détective privé engagé par le mari pour retrouver ne serait-ce que sa petite fille.
Beaucoup de descriptions sur la mer (parfois-trop même à mon goût, ce qui m'a donné légèrement «Le mal de mer»), des phrases parfois un peu trop longues et l'on se perd de temps en temps pour savoir qui est en train de parler car tous les personnages interviennent régulièrement mais sans ordre précis. Une belle découverte néanmoins et même si je me suis «réconciliée» avec l'auteure, l'on ne peut pas dire que je découvrirai encore d'autres ouvrages de cette dernière.
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luis1952
  27 septembre 2017

Excellent roman, j'ai mis 5 étoiles.
Histoire qu'on peut lire aussi entre les lignes. Plusieurs personnages, la mère et sa fille, la belle-mère, le mari (l'amant) qui à tour de rôle racontent, entrent dans l'histoire.
Alors voici ce que j'ai compris, retenu de ce roman de 138 pages à peine.
Après l'école, une gamine reste une heure ou deux chez sa grand-mère, en attendant que sa maman vienne la chercher. Elle goûte en regardant la télé. Ce jour là, la robe que sa mère porte est différente. Et au lieu de rentrer à la maison, les voilà qui s'embarquent toutes deux sur l'autoroute direction la mer. L'aventure commence.
Une ambiance, la mer, la plage, on s'y croirait.
J'ai été comblé, Marie Darrieussecq mentionne souvent les pieds nus et les orteils dans son roman.
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Medulla
  10 juin 2018
Je poursuis ma découvert de l'oeuvre de Marie Darrieusecq. Ce court roman contient une mélancolie, un doux spleen qui résonne à merveille avec le roulis de l'océan et le paysage des dunes un peu lunaire. Plusieurs voix se mêlent dans ce récit qui raconte la confusion, la perte de repère d'une mère (et de son enfant) qui un soir ne rentre pas chez elles mais roule jusqu'à la mer. Sa mère et son conjoint cherchent réponse à l'absence et au silence. L'histoire garde un anonymat des personnages (pas de prénom par exemple) ajoutant du mystère et du trouble à cette introspection fugueuse.
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Livrepoche
  06 août 2018
Voila un roman qui n'est pas des plus abordable. À priori, je dirais que le mal de mer de Marie Darrieussecq est un roman avec un style confus et peut-être prétentieux. En effet, il n'est pas évident de suivre/comprendre cette histoire et pourtant…
Pourtant, le mal de mer n'est pas dénué d'une sorte de poésie. Il y a un petit quelque chose dans la prose de Marie Darrieussecq, entre émotions et ressenties. J'ai mis suffisamment de concentration pour suivre à peu près cette histoire. Touchante! Troublante! Sans cela, il est fort à parier que je serais passer totalement à côté.
C'est quand même un avis mitigé, en suspens, que je réserve à le mal de mer car les intentions de l'auteur ont beaucoup d'importance et là, je ne connais pas assez Marie Darrieussecq pour jauger sa probité d'artiste, son degré d'intransigeance vis à vis d'elle-même et de son oeuvre littéraire. Il n'est pas impossible d'une imposture stylistique.
Pour des cas comme le mal de mer, j'ai souvent tendance à penser que Marie Darrieussecq aurait pu choisir plus de lisibilité (j'entends par là comprendre ce qu'il se passe) tout en conservant cette forme de poésie sibylline non dénué de charme.
La suite sur le blog…
Lien : http://livrepoche.fr/le-mal-..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   25 août 2011
[ Incipit ]

C’est une bouche, à demi ouverte, qui respire, mais les yeux, le nez, le menton, ne sont plus là. C’est une bouche plus grande que toutes les bouches imaginables, et qui fend l’espace en deux, l’élargissant, si bien qu'il faut faire un arc de cercle avec le corps pour tenter de tout voir. Le bruit est énorme, le souffle, mais c’est surtout qu’on ne s’y attend pas, on monte la dune, on lutte pour arracher ses pieds à la pente, un temps on est seulement occupé par ce vide sous le sable, et d’un coup l’espace explose, on a levé la tête et le haut de la dune s’est fendu dans la profondeur, quelque chose comme deux bras immenses qui s’ouvrent ; mais ce n’est pas exactement ça, ce n’est pas accueillant, c’est plutôt qu’on n’a pas le choix, comme du haut d'un immeuble ou d'un monument on tomberait en l'absence de garde-fou. Il est difficile d'envisager le bord de cette chose, de décider où elle se trouve exactement, et à quelle distance.
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mandarine43mandarine43   25 août 2011
Le ciel est énorme, beaucoup plus grand que la mer. Le ciel ne la touche pas, reste à distance ; et la côte, déjà, semble si loin, qu’elle comprend qu’on se noie de tant de solitude ; puisqu’il suffit de jeter un regard sur la terre, là-bas, sur les maisons, les terrasses et le glacier, pour se sentir abandonnée.
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mandarine43mandarine43   26 août 2011
(...) elle ne sait plus quoi faire de ce grand creux dans sa poitrine, des fourmis qui dévorent ses talons, de la tension rapace qui monte au long de ses mollets pour prendre toute la place, là, sur le front de mer, démembrant le ciel, la mer, la falaise, la ville en forme d'escalier.
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mandarine43mandarine43   26 août 2011
Il se demande ce qu'il verra, lorsqu'il se rappellera de la mer ; et si l'on peut s'en souvenir comme d'un jardin ou d'un visage : en garder un moment immobile et saisi, un moment jamais vu, jamais vécu, mais qui n'est pas le résumé des autres ; un temps réel, vide mais familier, qui prend comme sous un moule, et se contracte en objet, en vignette, en fétiche.
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luis1952luis1952   18 septembre 2017
Le sable s'est tassé au bout de ses sandales, des boules dures entre ses orteils, râpeuses, qui travaillent à décoller l'ongle, patiemment, minutieusement. Elle l'attend sur un banc, elle se déchausse. elle voudrait les mêmes chaussures que les enfants d'ici, dans le contraste de leur cartable et de leurs nu-pieds en plastique, mous comme de la gelée.
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Videos de Marie Darrieussecq (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Darrieussecq
Sami Tchak La Ville Cruelle, à l'Institut Français de Libreville (Gabon) le 3 mai 2018 à l'occasion d'une rencontre sur "La ville africaine" avec Fiston Mwanza Mujila et Marie Darrieussecq, animée par Steeve Robert Renombo - A lire de Sami Tchak : "Place des fêtes" (Gallimard), "La couleur de l'écrivain" (La Cheminante), 'Ainsi parlait mon père" (Lattès), etc.
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