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Gaston Renondeau (Autre)Hélène de Sarbois (Autre)
EAN : 9782070708475
210 pages
Gallimard (02/01/1987)
4.04/5   67 notes
Résumé :
Une femme de l'aristocratie nippone doit quitter pendant la guerre son hôtel particulier de Tokyo pour aller vivre modestement dans un petit châlet de montagne. Sa fille, Kazuko, mobilisée, travaille la terre. Son fils, Naoji, revient de la guerre intoxiqué par la drogue. Le frère et la sœur se durcissent contre le malheur des temps et clament leur révolte et leur désespoir.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  23 janvier 2019
Soleil couchant, c'est le titre de ce roman mais c'est également une expression qui s'applique à l'aristocratie japonaise, en déclin après la Seconde guerre mondiale. Certains possèdent des titres de noblesse mais pas tous n'ont le raffinement, le ton, le maintien, tout ce qui symbolise et représente un aristocrate. Mais les temps sont durs et certains, s'ils possèdent toutes les qualités requises, n'ont plus les moyens financiers qu'ils avaient. C'est le cas de la famille de Kazuko. Cette jeune femme au tournant de la trentaine, divorcée, éprouvée par des amours malheureux ou incompris, est retournée vivre chez sa mère malade dont elle s'occupe dans le plus grand dénuement. le père est décédé il y a un certain temps. le frère Naoji est revenu de la guerre drogué et alcoolique, lui soutirant de l'argent.
J'aime beaucoup les romans qui dépeignent les fins de règne, quand des gens s'accrochent aux traditions propres à des époques révolues. Soleil couhant est exactement cela. Sans argent ni qui que ce soit pour accorder de la valeur à leur noblesse, Kazuko et sa famille sombrent dans la déchéance. Ils sont malmenés par une vie qui ne leur fait plus de place, qui n'a plus de sens pour eux. Cette histoire, c'est aussi celle de l'auteur lui-même, Osamu Dazai. le parcours de Naoji ressemble au sien (aristocrate, mère malade, études délaissées, alcool) et ses préoccapations le rejoignent (les pensées suicidaires). Et il y a aussi un peu de Kazuko en lui, je suppose. Tous des âmes sensibles.
Justement, il se dégage du roman Soleil couchant une grande sensibilité, tellement qu'on ne peut en vouloir aux personnages pour les choix qu'ils font. Leur histoire, c'est celle de beaucoup de Japonais aux prises avec le poids des tradition, le choc d'une société en mutation, la quête de l'amour et, surtout, le désespoir d'une génération. Touchant ! Un roman fascinant et pertinent pour comprendre je Japon de l'après-guerre.
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fuji
  21 octobre 2017
Dans un quartier huppé de Tokyo, Nishikata, Kasuko, jeune femme de vingt-neuf ans vit avec sa mère. le père est décédé depuis une dizaine d'année et le frère, Naoji, est à la guerre.
Kasuko nous raconte les bouleversements de la société nippone après la guerre, qui a tout dévasté. Les valeurs ont changé, il faut s'adapter coûte que coûte. Mais comment faire face, quand on a eu une vie protégée ?
Les changements ne sont pas seulement matériels.
« Ma mère ne m'avait jamais, au grand jamais, parlé de sa détresse jusqu'à ce jour ; et ces violents sanglots étaient un spectacle qu'elle ne m'avait jamais encore donné. Ni lorsque mon père était mort, ni lorsque je m'étais marié, ni lorsque j'étais revenue enceinte chez ma mère, ni lorsque j'avais à l'hôpital mis au monde un enfant mort-né, ni, lorsque moi-même malade, je m'étais alitée, ni non plus lorsque Naoji s'était mal conduit…non, jamais ma mère n'avait laissé voir une telle détresse. »
Ces deux femmes, enfermées dans une relation silencieuse, vont devoir tout quitter pour s'installer à Izu, dans une propriété à la campagne. C'est l'exil.
Kasuko, montre les fissures créées par ces changements par un attachement obsessionnel à des détails : des oeufs de serpent brûlés, un feu déclenché par des braises mal éteintes, qu'elle rattache à la dégradation qu'elle observe chez sa mère. Et en même temps, le concept de devoir et d'honneur perdure : « A l'heure qu'il est, appartenir à la famille impériale ou à la noblesse, ce n'est plus ce que c'était ; et pourtant, si cela doit périr, j'ose le dire : périssons en beauté. »
Concernant Naoji, il est vivant mais il est retourné à son addiction : l'opium.
En conséquence Kasuko se voit assigner par son oncle Wada la tâche de se trouver un nouveau mari ou « travailler » mais selon un critère restrictif, question d'honneur et pour alléger les charges de l'oncle. Elle est piégée et va se révoltée contre ce diktat afin de trouver sa liberté.
Eclate enfin ce qui était tu et insupportable pour Kazuko : « Et vous, quand vous apprenez que Naoji va venir, me voilà tout d'un coup devenue pour vous un fardeau, et vous me dites d'aller me placer comme domestique dans une grande famille ! Trop, c'est trop ! »
Naoji va plonger le lecteur dans les affres de la création, écrivain conscient d'avoir du génie mais pas de reconnaissance et la dichotomie entre ce qu'il veut exprimer et ses écrits…
Une conscience prégnante que le suicide sera sa seule issue honorable (l'auteur s'est suicidé avec sa compagne à l'âge de trente-neuf ans).
« Pour un homme il est impossible de continuer à vivre sans se dire des choses telles que : je suis un être d'élite. »
J'ai aimé ce roman pour cette originale étrangeté qui pour moi préfigure une belle réflexion sur le monde et donne des clefs sur l'évolution de ce pays.
Une écriture double, féminine et masculine qui nous fait passer par différentes phases, de l'empathie à la distanciation, cet effet yo-yo qui nous garde en éveil sur un propos aussi profond que le style est fluide.
La noirceur que l'on met en exergue chez cet auteur me semble exagérée, elle me parait mâtiner de lucidité, que chacun choisit d'affronter ou non.
Oui le nihilisme de Dazai Osamu – Naoji est omniprésent mais la lumière est donnée à travers cette voix de femme qu'est Kazuko, c'est d'une force incroyable, car elle montre qu'après l'effondrement des valeurs qui suit la défaite du Japon en 1945, un pays qui voit tout disparaitre a tout à reconstruire. Qui mieux qu'une femme, qui s'est vu attribuer des rôles sans que la société ne s'interroge sur leur bien-fondé, peut relever les défis comme le déclassement et ses corollaires, le désespoir d'un monde qui sombre…interdite de séjour ou en exil dans sa propre société, elle ne peut qu'être l'étendard de la révolte nécessaire à la Vie. L'auteur est très original dans cette démarche et par son écriture qui sait se faire féminine quand c'est nécessaire, il montre un aspect qui caractérise le Japon à cette période mais va au-delà des frontières.
Au vu de ce qui se passe dans le monde actuel, certaines voix de femmes portent des révoltes salvatrices.
Si ce livre date de 1947, il reste sur une réflexion universelle et donne sens à la belle littérature, celle qui demande une lecture exigeante comme la vie.
Merci à Masse critique Babelio et aux éditions Les Belles Lettres.
Chantal Lafon-Litteratum Amor 21 octobre 2017.
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lauredanse
  29 avril 2013
Une famille d'aristocrates se voit ruinée à la fin de la seconde guerre mondiale. « Tels sont les gens du Soleil couchant » (lancée par Osamu Dazai, cette expression a fait fortune au Japon, au point de qualifier aujourd'hui, jusque dans les dictionnaires, les membres déchus de l'aristocratie) (extrait de la quatrième de couverture). Elle doit se résoudre à quitter sa luxueuse maison pour déménager dans un chalet de montagne plus sobre. Cette famille est composée de la mère et de Kazuko, la fille. « A présent, Mère était ruinée. Elle avait tout dépensé pour nous, pour Naoji et pour moi-même, sans nous refuser un yen, et elle était forcée de quitter la maison où elle avait passé tant d'années, pour entreprendre une vie de misère dans un pavillon, sans la moindre servante. » le père est mort dix ans auparavant et le fils, parti dans les îles du sud pacifique n'a pas donné de nouvelles. Jusqu'au jour où l'oncle Wada leur apprend qu'il est toujours en vie et qu'il va revenir une fois qu'il sera désintoxiqué de toutes ses drogues. En effet Naoji est un drogué et ce depuis longtemps.
C'est vraiment très dur pour la mère de partir ainsi : « Je vais à Izu parce que tu es avec moi, parce que j'ai charge de toi. (…) – Et que feriez-vous si vous ne m'aviez pas ? demandai-je malgré moi. Mère fondit en larmes. – Je n'aurais rien de mieux à faire que de mourir. Je voudrais mourir dans cette maison où ton père est mort. » Kazuko, la narratrice, comprend alors le désespoir « Pour la première fois de ma vie, je réalisai quel enfer horrible, lamentable et sans espoir de salut représente la ruine. » Les débuts sont difficiles, Kazuko provoque un incendie sans le vouloir et c'est pour elle un terrible déshonneur. Elle aurait pu mettre le feu à tout le village alors de maison en maison elle va présenter ses excuses et remettre une liasse de billets. Elle ira travailler dans les champs, elle a été mobilisée, et Naoji reviendra. Mais que de façon ponctuelle car il ira ensuite régulièrement à Tokyo pour s'alcooliser avec un certain Monsieur Uehara Jirô, auprès duquel il contractera des dettes. Kazuko rencontrera cet homme une fois et elle tombera amoureuse de lui. Cependant cet homme l'ignorera sans répondre à ses lettres. La mère a des problèmes de santé et petit a petit son état se dégradera.
Dans ce roman très bien écrit, on nous parle du désespoir humain, de la condition de ces aristocrates déchus avec la seconde guerre mondiale, où l'aristocratie prendra un sacré coup de scalpel. Comment se comporter, comment vivre lorsqu'on perd son statut, sa richesse. Comment se recréer des repères quand les valeurs ne sont plus les mêmes et que tout ce que nous connaissions s'envole en fumée. Comment vivre avec la peur de l'avenir ? La force de garder certaines traditions de noblesse. On y parle aussi du désir vital pour une femme d'avoir un enfant et de tout ce qu'elle est prête à faire, aussi par amour. Ici on trouve toute la volonté de vivre de Kazuko et de sa croyance en l'avenir et tout le désespoir de son frère. Une souffrance de vie. La jalousie entre un frère et une soeur. Une écriture qui dépeint parfaitement le trouble de cette période difficile et transitoire au Japon, les émotions des personnages, leurs malaises et leurs préoccupations.
Et sans dire de qui il est, il faut savoir que dans ce roman est écrit un testament qui est, selon moi, une merveille d'écriture et qui relate parfaitement les errances mentales et la guerre intérieure d'une personne. On retrouve aussi dans ce roman l'expression parfaite de la déchéance physique pour certains mais aussi l'amour tortueux, l'amour plein, l'amour assouvi, l'amour secret ou encore l'amour platonique. L'amour familial est, de même, très présent dans cette histoire. Et tout ceci dans une société en pleine mutation. Cette histoire écrite par Osamu Dazai est forte de signification quant à un pan de l'histoire du Japon. C'est un livre de dramaturge, il est à prendre comme tel, une lecture très intéressante d'après moi. La plume y est parfois poétique et parfois violente. On y perçoit toute le tumulte, les tourments et la souffrance de cet auteur, suicidé alors qu'il n'avait pas encore 40 ans. Mais ici une personne essaie de s'en sortir, une raison de vivre non négligeable, mais je ne peux vous en dire plus…
Lien : http://madansedumonde.wordpr..
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marlene50
  06 octobre 2017
Texte étrange ou je dirais plutôt un récit écrit par une jeune femme révoltée mais qui cherche un but à sa vie , à la continuité d'une vie autre que celle qu'elle a connu.
L'écrivain parle de la déchéance de l' Aristocratie dans un Japon en plein changement dans un pays déboussolé et ruiné. Lui même détruit par la drogue et l'alcool se suicidera avec sa maîtresse en 1948.
Dans son livre il aborde les thèmes de :
- l'amour maternel,
- l'amour que porte la fille à sa mère dont elle estime ne pas être payée en retour ; sa mère vouant une adoration inconditionnelle à son fils ,
- la déchéance de la famille d'Aristocrates qu'ils sont et le mal être à vivre comme gens du peuple .
Tout un cheminement au travers des pensées de Kazuko nous raconte leurs vies, l'aboutissement irrémédiable de leur mal être et pour elle cependant cette envie d'inventer sa propre liberté.
* Je tiens à remercier la masse critique pour m'avoir sélectionné . Ai reçu ce livre très bien emballé par les Editions Les Belles Lettres .
Suis ravie de l'avoir lu même si le début ne m'emballait pas spécialement, j'ai pu au fil des pages apprécié cet auteur qui m'était inconnu jusqu'alors et que je relirais avec plaisir.

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Sagweste
  09 octobre 2017
Je remercie Masse Critique Babélio et l'éditeur Les Belles Lettres pour m'avoir fait confiance dans la lecture de ce livre.
Je suis une grande amatrice de littérature japonaise, aussi c'est avec un réel plaisir que je me suis plongée dans la découverte d'Ozumo Dazaï, auteur tourmenté que je ne connaissais pas.
Ici Kazuko, jeune fille divorcée de 29 ans, vit avec sa mère. Issues des milieux aisés mais sans le sou à l'issue la 2ème guerre mondiale, elles partent vivre à la campagne. La santé déclinante de sa maman entraîne Kazuko dans les réminiscences de sa vie passée et les perspectives qu'elle pourrait envisager. le retour de son frère, Naoji, après 6 ans d'absence, va les perturber. Jeune homme insouciant mais surtout drogué, a toujours compté sur sa soeur et sa mère pour le tirer de situations scabreuses.
L'ambiance est douce et dérive sur les analyses que fait Kazuko de son quotidien, des présages qu'elle interprète. Elle se prend d'amour pour un homme compliqué, se projette dans une histoire d'amour épistolaire à sens unique qui lui servira pour assoir sa construction psychique.
La préface du livre nous explique que l'auteur était très torturé, se laissant vivre entre excès d'alcool et de stupéfiants et dépression. Ici, on peut sans peine faire un corolaire avec Naoji. Les sentiments dépeints sont puissants, l'amour maternel étant la clé de voute d'une famille partant en dérive. Les mots et les phrases percutent le lecteur par la justesse qu'ils dévoilent. La bonté de Kazuko et de sa maman transpire à chaque page, aucune mauvaises pensées ne les assaillent ce qui crée un gouffre avec le frère Naoji, opportuniste, enfant gâté et profiteur. Malgré tout, cet homme nous laissera un souvenir marquant par sa décision ultime, s'expliquant sans phare sur ce qu'il ressent à l'intérieur de son corps dévasté par toutes ces substances ingurgitées.
Un roman magnifique, dont l'auteur a pris le parti de le faire vivre par la parole d'une jeune fille qui se considère déjà comme vieille, divorcée sans enfant, n'ayant pas de revenu mais qui voudrait changer tout ça, qui voudrait se voir ‘révolutionnaire' de sa vie et décider en son âme et conscience de ce qu'elle veut pour elle.
Un moment de lecture sans pareil, merci pour cela !
Enjoy !
Lien : http://saginlibrio.over-blog..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   10 octobre 2013
Ces gens avaient des torts. Mais peut-être, comme il en est pour mon amour, peut-être ne pouvaient-ils se maintenir en vie qu'en vivant de cette manière. Si il est vrai que l'homme, une fois qu'il est né au monde, doit d'une façon ou d'une autre continuer à vivre, peut-être l'apparence qu'il revêt afin d'en venir à bout, même si sa vie est aussi laide qu'elle le parait, peut-être cette apparence ne doit-elle pas inspirer le mépris. Vivre sa vie. Vivre. Entreprise d'une effroyable immensité, devant laquelle on ne peut que suffoquer d'appréhension.
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lauredanselauredanse   29 avril 2013
Je me demande si nous sommes à blâmer, après tout. Est-ce notre faute si nous sommes nés aristocrates ? Simplement parce que nous sommes nés dans cette famille, nous sommes condamnés à passer notre vie entière dans l’humiliation, les excuses et l’abaissement, comme tant de Juifs.
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lauredanselauredanse   29 avril 2013
Sensation de désespoir, comme s’il était absolument impossible de continuer à vivre. Des vagues douloureuses battent sans cesse sur mon coeur, comparables aux nuages blancs qui, après un orage, courent avec frénésie sur le ciel. Une terrible émotion – dirai-ji une appréhension ? – me tord le coeur et ne le lâche que juste à temps, rend mon pouls arythmique et me coupe le souffle. Par moments, tout devient brumeux et noir devant mes yeux et je sens la force de tout mon corps s’échapper par le bout de mes doigts.
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art-bsurdeart-bsurde   10 octobre 2013
J'étais également assoupi quand je sentis que quelqu'un étalait doucement une couverture sur moi. J'ouvris les yeux tout grands et la vis assise, tranquille, sa fille entre ses bras, devant la fenêtre, se découpant sur le ciel bleu clair propre aux soirs d'hiver à Tokyo. Son profil pur, une esquisse tracée avec l'éclat d'un portrait de la Renaissance tranchait sur l'arrière-plan bleuâtre du ciel lointain. Ni coquetterie ni désir ne s'étaient mêlés à la gentillesse qui l'avait poussé à jeter une couverture sur moi. Peut-on ranimer le terme "humanité" pour qualifier pareil moment ? Elle avait agi sans presque se rendre compte de ce qu'elle faisait, naturel avait été son geste de sympathie pour un autre et, à présent, elle fixait du regard le ciel lointain, dans une atmosphère d'immobilité exactement pareille à celle que dégage un tableau.
Je fermai les yeux. Je me sentis submergé par une vague d'amour et de désir. Les larmes filtrèrent entre mes paupières et je tirai la couverture jusqu'au-dessus de ma tête.
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SachenkaSachenka   19 janvier 2019
«Le fait qu'un être ait un titre de noblesse ne suffit pas à faire de lui un aristocrate.»
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