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EAN : 9782226229823
193 pages
Éditeur : Albin Michel (12/10/2011)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Pour la première fois, Philippe Delerm revient sur son parcours d'homme et d'écrivain, un long cheminement qui l'a mené de la découverte émerveillée d'Histoires pour Bel-Gazou de Colette au succès de La Première Gorgée de bière.

Il nous dit, avec infiniment de pudeur et de mélancolie, son attachement viscéral au monde de l'enfance, les rencontres qui l'ont marqué, son goût des livres, de la chanson, des arts, du bonheur...

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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  21 avril 2019
J'ai acheté ce livre pour son titre, qui m'attirait comme un aimant. "Ecrire est une enfance" peut parler à un lecteur, car ce peut être le sésame qui lui fait découvrir les mécanismes qui font qu'un jour un homme ou une femme, se décide à prendre la plume et à coucher des mots sur le papier. Ce titre me parlait, car enfant, je me souviens avoir pensé et clamé haut et fort : "Ecrivain est le plus beau métier du monde!". A l'époque la dictée journalière nous faisait découvrir Colette, Anatole France, Chateaubriand, Pagnol... et puis il y avait ces livres de lecture où nous entraînions à lire à haute voix des passages de romans d'auteurs le plus souvent du 19ème siècle ou du début du 20ème... Comment rester de marbre devant Alain Fournier, Sand, Martin du Gard... Les mots s'égrenaient... Mon esprit voyageait... Lire était mon enfance... le livre mon meilleur ami et l'écrivain un magicien...
Physiquement l'enfance s'est fanée, mais restée enfant dans l'âme, j'aime encore admirer et être émerveillée. Je ne le suis de moins en moins en lisant, et j'ai beaucoup déchanté en découvrant certaines publications au point de penser avec regret : "Ecrivain n'est hélas pas obligatoirement le plus beau métier du monde!". Pourquoi ce revirement? Parce que j'ai rencontré plus souvent que je l'aurais souhaité des livres bâclés, pas même rédigés, des textes que je vais très vite oublier, qui ne m'enseignent rien et ne font surgir aucune émotion... Il y a aussi des ouvrages qui m'ennuient, et j'avoue que ce recueil de textes autobiographiques de Philippe Delerm en est un! A la page 99 de ce livre l'auteur écrit : "On peut faire des romans où il ne se passe rien, où on ne doute de rien. Ca, ça me plaît, et ça m'a marqué. "... Sans aucun doute, il a été marqué. C'est une évidence! "Ecrire est une enfance" n'est pas un roman, mais une suite de 18 textes courts rédigés autour de l'écriture, de la peinture, de la chanson, du cinéma, de souvenirs... Mais il s'agit surtout d'une sorte de catalogue où Philippe Delerm fait la promotion des livres de Philippe Delerm, et un peu de publicité pour son épouse auteure et illustratrice de livres pour enfants, et de son fils chanteur... Philippe Delerm crie son admiration pour Marcel Proust, et cite aussi quelques autres écrivains plus récents ou contemporains dont le style est minimaliste... Et je comprends tout, les noms qu'il cite sont généralement ceux d'auteurs dont je n'apprécie pas l'écriture... Philippe Delerm et moi ne sommes pas faits pour nous entendre, ce qui le ravit me laisse de marbre, ce qui l'enchante m'ennuie. Or, je déteste m'ennuyer et ainsi perdre mon temps. J'avais acheté lors de sa parution "Ma grand-mère avait les mêmes - Les dessous affriolants des petites phrases" : déception! J'ai quand même persisté avec "La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules", décrit comme un chef-d'oeuvre : l'émotion ne fût pas au rendez-vous! Avec "Ecrire est une enfance", je jette l'éponge. Je me promets de ne plus jamais lire désormais monsieur Delerm, ayant beaucoup peiné à ingurgiter 145 petites pages.
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trust_me
  11 décembre 2011
En passant la soixantaine, Philippe Delerm a ressenti le besoin de jeter un oeil dans le rétro. Un retour vers l'enfance pour traquer le pourquoi de son écriture en délaissant le plus possible le comment. Une plongée introspective dans les souvenirs d'un petit garçon paresseux, fils d'instituteurs, élève médiocre, nul en maths et en sciences. Sa rencontre avec les livres sera capitale : Colette, Crin-Blanc, la collection « Rouge et Or »… Suivront, bien plus tard, son basculement dans l'enseignement après des études littéraires, la rencontre de sa femme Martine, le difficile chemin vers la publication de son premier texte, les ventes médiocres jusqu'à l'explosion de « La première gorgée de bière ».
Delerm se livre en toute franchise, sans retenue ni fausse modestie. Proust, la peinture, le cinéma ou encore la chanson française sont autant de passions qui ont balisé son parcours. Son refus de divorcer d'avec ses jeunes années est à la base de son succès : « C'est en passant par le désir de retrouver mon regard de dix ans que j'ai eu tout à coup accès à ce qui serait mon genre : le texte court, rédigé avec le pronom « on » et évoquant des éclats isolés, qui pouvaient être de petites madeleines, ou des épiphanies, la volonté de réenchanter le quotidien. »
Delerm agace souvent. Ses détracteurs sont nombreux. Personnellement, j'aime beaucoup sa petite musique. Son écriture, d'un « minimalisme solaire », a quelque chose d'impressionniste. Sa recherche un peu naïve des petits bonheurs me touche et me parle.
Un joli recueil, certes très personnel, mais dont nombre de réflexions sur la richesse de l'enfance gardent une portée universelle.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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brigittelascombe
  05 décembre 2011
Après avoir évoqué ses lectures et leur rapport à l'oralité dans Dickens barbe à papa, Philippe Delerm (auteur entre autres de Autumn prix Alain Fournier 1990 ; La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules prix Grangousier 1997 et Sundborn et les jours de lumière prix des Libraires 1997 et prix des Bibliothécaires) ose affirmer qu'il n'est pas "viscéralement enseignant" et que "l'écriture est toujours la traduction d'un manque,d'une félure, une façon de déplacer les atomes de la réalité".
Pourquoi j'écris? s'interroge-t-il.
Regard sur la vie à retranscrire sur "un cahier à petits carreaux"? Suis-je une "éponge à tout absorber"? Ai-je digéré moult influences éclectiques oscillant du Crin blanc des jeunes années au Swann de la maturité? Est-ce le monde d'instituteur dans lequel j'ai baigné écartelé entre morale chrétienne et laïque?
L'écriture, confie-t-il est "une enfance à regagner", sans doute celle de l'enfant de remplacement qu'il a été suite à la perte accidentelle (avant sa naissance) d'une petite soeur ou celle d'une trop longue séparation à sept ans lors d'un séjour en sanatorium.
L'écriture serait-elle "l'art d'accomoder les restes" comme Philippe Delerm nous le démontre avec brio?
En tous cas la sienne a su colmater les manques d'une façon des plus harmonieuses!
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Floyd2408
  04 novembre 2014
Philippe Delerm avec comme d'habitude sa tendresse la volupté de son écriture livre avec émotion sans pudeur son parcours d'écriture au fil de sa vie ou cinéma .lecture .chanson rencontres arts et moments de vie parsème ce livre .... Écrire est une enfance donne aux lecteurs une part intime de Philippe Delerm ...On découvre comment sa prose fût celle qu'elle sera avec cette légèreté cette fluidité ou comme le temps se fige d'un instant donnée ...On aime se perdre dans cette sincérité de biographie littéraire ...On découvre sa passion pour la peinture ..son gout pour une forme de cinéma ...ses coups coeurs littéraires ..ses amis ....
Un moment tendre
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Nyx
  05 mai 2016
Merci aux éditions Albin Michel de m'avoir permit de lire ce livre.
Dans ce roman, l'écrivain Philippe Delerm revient à son enfance, un thème cher à son coeur depuis longtemps, pour essayer de retracer l'origine du pourquoi de son écriture. Pari un peu osé et fou, et assez égocentrique également.
Le premier point que je veux aborder et l'écriture de l'auteur. Lorsqu'on aborde une époque plus contemporaine de la nôtre, j'ai trouvé que le style changeait radicalement. L'auteur sait écrire et écrit bien. Aucun doute là-dessus. le choix des mots, leur rythme, leur musique etc. tout y est bien mesuré.
L'auteur a découpé son roman en mini parties, différentes périodes de son enfance, puis des approches plus variées (le cinéma, la peinture, la musique…), l'édition etc. c'est un découpage original et heureux. Je m'explique : ce roman m'a paru difficile à absorber en une seule fois. Ce découpage, de morceaux indépendants, permet au lecteur de poser l'ouvrage et d'y revenir plus tard, afin de mieux apprécier.
Toute l'enfance de l'auteur m'a paru assez « lourde » à avaler, et j'ai eu du mal à avancer. Surement est-ce du à mon âge : j'ai la vingtaine et l'auteur me décrit un monde qui ne me parle pas, qui m'est inconnu sauf au travers des récits de mes grands-parents et des mes parents/tantes/oncles. Donc, plus de mal pour moi à apprécier cette partie. Lorsqu'il aborde sa phase « adulte » j'ai déjà beaucoup plus adhérer au récit, me retrouvant plus facilement. le choix également d'expliquer l'influence de la peinture (par exemple) est intéressant.
Pour des auteurs que j'aime particulièrement, ce sont des choses qui m'intéresse, donc pourquoi pas pour un écrivain aussi prolifique ? Il est intéressant de voir, comme il perçoit les arts et ce qu'ils ont pu influencer dans son oeuvre et son style même.
Globalement je dirai que ce roman ne plairai pas à des jeunes de ma génération, sauf s'ils connaissent l'auteur par ses écrits, veulent écrire, s'intéresse à la littérature plus « classique » et « contemporaine ». Des personnages plus âgées, ou qui ont à un moment donné traversé la même chose, s'identifieront, et seront peut-être ému de cette vision de l'époque. de mon côté je trouve ça intéressant, bien écrit, et fluide sur la fin, mais pas spécialement ce que je recherche en littérature. =)
Lien : http://www.nyx-shadow.com/20..
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critiques presse (2)
NonFiction   12 avril 2012
L'auteur de "La Première Gorgée de bière" esquisse son parcours littéraire. Mélancolique et étouffant.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Lexpress   21 décembre 2011
Une grande sincérité, sans fausse modestie ni impudeur, des anecdotes savoureuses et un style vif.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   20 avril 2019
Impossible d'écrire si l'on n'est pas lecteur. J'ai déjà insisté sur cette presque lapalissade. Mais impossible parfois aussi d'écrire parce que l'on est lecteur. C'est le sentiment que m'a donné pendant plusieurs années la plongée dans l'univers de Marcel Proust. Cela a correspondu à mes quatre années d'études universitaires. Quand on m'a demandé pourquoi je n'avais pas écrit plus tôt, j'ai souvent argué de l'aspect desséchant des études littéraires, la dissection des textes, la lecture souvent rébarbative des ouvrages critiques. Mais je me rends compte aujourd'hui que la vraie raison, c'était Proust. Quel bonheur! Dans la Recherche, l'auteur parle à plusieurs reprises des différentes lunettes que nous proposent les artistes pour regarder le monde. Avant de chausser les lunettes de Proust, je ne savais pas que je voyais bêtement clair. Comme tout d'un coup le monde est devenu délicieusement trouble, infiniment plus riche et nuancé! Et le plus extraordinaire, quand on devient binoclard proustien, c'est le sentiment que cette richesse vient de soi, et non de lui!
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araucariaaraucaria   01 avril 2019
14h45. Le TGV s'ébranle en gare de Montparnasse. Je pars à La Rochelle pour assister ce soir à la première représentation de La Première Gorgée de bière, mise en scène par Marc Rivière, et interprétée par Jean-Louis Foulquier. Un voyage vers l'écriture. Un bon moment peut-être pour tracer les premières lignes de ce livre. Est-il possible d'aller vers ce qu'on a écrit? Je me suis armé d'un nouveau cahier. Celui-ci est italien, acheté à Venise. Un cahier à petits carreaux tout à fait scolaire, avec deux marges - celle de droite curieusement un peu plus large que celle de gauche. La couverture est d'un beau vert profond, avec juste en lettres blanches tout en bas : Monocromo. Le rite du cahier me rassure, mais je sais que cette fois l'enjeu est différent.
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araucariaaraucaria   19 avril 2019
Enseigner les lettres ne consistait pas pour moi à transmettre des notions de français ni de littérature. Il s'agissait davantage de donner envie de lire, envie d'écrire, envie de parler aussi. Je me suis toujours découvert devant mes élèves, ne leur cachant pas que si j'aimais leur révéler mes convictions, mes sentiments les plus personnels, c'était pour recevoir la même chose de leur part, sans attendre du tout leur adhésion, mais provoquant leur réaction. Avec les plus grands, j'ai pu sans risque d'accusation de pédophilie utiliser l'expression "Mettez-vous à poil!", censée dédramatiser la révélation. Je n'ai pas été floué par ce rapport, recevant tout autant que je donnais. Je ne suis pas sûr qu'enseigner soit un métier - la correction de copies mise à part -, mais c'est une façon d'envisager le métier de professeur à la fois très gratifiante et très éprouvante nerveusement.
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araucariaaraucaria   18 avril 2019
J'ai grandi dans des écoles. Dans des maisons d'école, où mes parents logeaient. Mais dans l'école elle-même surtout, la cour, les salles de classe désertées après l'étude du soir, à dix-huit heures, et désertes aussi tout le jeudi, tout le dimanche. J'ai grandi dans des lieux qui étaient la vie même, les cris, les jeux, les rires, le travail silencieux, les plumes raclant le papier, et puis pour moi tout seul l'envers de cette vie, une solitude habitée, une mélancolie vivante.
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araucariaaraucaria   18 avril 2019
La lecture n'est pas une écriture, mais une rencontre. Si nous vivions tous jusqu'à cent cinquante ans, qui sait si nos critères concernant la "qualité", le "littéraire", ne seraient pas profondément modifiés? J'ai toujours pensé que l'enfance était un absolu. Les premières lectures, comme les premières sensations, sont les plus fortes.
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Vidéo de Philippe Delerm
Et vous, quel geste vous trahit ?
Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
- le selfie, geste roi de nos vies modernes ; - le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; - les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; - cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; - un verre qu'on tient à la main sans le boire…
À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : « Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! » Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'« instantané littéraire », Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des libraires, 1997).
Retrouvez les informations sur notre site : http://bit.ly/2lErFeL
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