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EAN : 9782847423372
233 pages
Éditeur : Le Passage (01/09/2016)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 65 notes)
Résumé :
L'histoire d'une nuit épique dans le Paris des années 1920, en compagnie de Blaise Cendrars, de retour du Brésil, et d'Erik Satie, qui commence tout juste à être connu mais vit encore dans la misère à Arcueil.
Les deux hommes se lancent à la poursuite d'une mystérieuse femme aimée et de Jean Cocteau, qui leur a volé l'argument d'un opéra.
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Giraud_mm
  19 décembre 2018
Les pêchers d'étoiles, ce sont le musicien Erik Satie et le poète et romancier Blaise Cendras. Peu de temps avant la mort du premier, les deux hommes se retrouvent pour une nuit d'errance et de beuverie dans Paris, à la recherche de Biqui, l'unique amour de jeunesse de Satie. Les heures de gloire du musicien, vieillissant, sont passées ; celles du jeune Cendras à venir. Les deux hommes sont sans le sous, mais le poète fera preuve d'une grande créativité pour traverser cette nuit le mieux possible.
Une nuit d'aventure, contée en deux cents pages, qui tient le lecteur en haleine jusqu'au bout. L'auteur s'est certainement beaucoup documenté sur le Paris des années folles de l'après la Grande Guerre, et sur la vie de ses deux héros. Dès lors, tous les détails de cette errance improbable, et certainement imaginaire, paraissent crédibles, jusqu'à l'animal exotique qui partagera un bout de cette nuit avec les deux hommes.
Que dire de l'écriture et du style ? Des phrases plutôt courtes, mais pas toujours ; un grand sens du détail, qui rend toutes les scènes très réalistes ; un vocabulaire brillant, sans pédanterie. Au final, un texte çà la fois riche et facile à lire. Une très belle écriture !
Une découverte que je dois à ma nouvelle libraire. Un vrai coup de coeur !
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nadiouchka
  28 novembre 2016
C'est une folle nuit que nous passons dans LES PÉCHEURS D'ÉTOILES de Jean-Paul Delfino. Une nuit en 1925, à Paris, en compagnie principalement de Blaise Cendrars et de Erik Satie.
Ainsi que l'avait signalé l'auteur, au cours d'une rencontre en octobre dernier, il voue une passion sans limites pour Blaise Cendrars et il adore en parler. Ici il s'en donne à coeur joie.
Nous passons donc une nuit avec deux personnages hauts en couleur, en parcourant la Ville Lumière, d'une part à la recherche de Suzanne Valadon dite Biquie, une femme aperçue rapidement et dont notre musicien est tombé amoureux fou. D'autre part, c'est également à la poursuite de Jean Cocteau que vont nos héros car il aurait volé l'argument d'un opéra.
C'est l'occasion pour nous de passer par la Closerie des Lilas, le Père Lachaise (sur la tombe de Guillaume Apollinaire), l'Opéra Garnier (où habitent trois vieilles femmes (qui adorent la carpe…). Vous comprendrez ceci dans une des citations.
Quand on qualifie cette nuit de folle, c'est le terme à employer, car c'est un tourbillon incessant dans des night-clubs, des rencontres avec des Russes blancs (plutôt goujats), Toulouse-Lautrec, Chagall, Modigliani… la liste est longue.
Cendrars et Satie mènent ainsi une folle équipée, arrosée à l'extrême, et ils vont même trouver une girafe pour leurs déplacements ! C'est dire le grain de folie (décidément c'est le terme qui revient indéfiniment). Ils vont refaire le monde à leur façon et on peut qualifier ce livre d'être un vrai page-turner.
Le lecteur n'a pas un moment de répit car les rebondissements se renouvellent sans cesse et sont aussi extravagants les uns que les autres. C'est à qui aura l'idée la plus saugrenue. Mais les deux compères vont apprendre à s'apprécier et à se remonter le moral car ils sont sans le sou puisque leur talent n'est pas encore reconnu.
Leurs dialogues fourmillent d'humour mais au milieu de toute cette histoire se déroulant dans les années folles (elles aussi), l'auteur a su glisser des moments de tendresse. Nos héros se soutiennent moralement parmi ces aventures cocasses et c'est un sentiment que l'on ressent très bien.
Mais ne croyez pas que j'ai résumé le livre : c'est impossible. Il faut le lire pour comprendre toute la signification de ce que j'ai un peu dévoilé.
En tout cas, on peut dire que le pari de Jean-Paul Delfino e été réussi : faire partager un moment de délire au lecteur qui retrouvera des personnages, peut-être un peu oubliés et qui en font voir de toutes les couleurs.
Un conseil : A lire sans modération !
D'ailleurs une critique de Paris-Match vous en résumera très bien tout ceci :
Les Pêcheurs d'Etoiles est l'étonnante épopée nocturne de deux monstres sacrés. On n'a qu'une envie : se retrouver dans cette histoire de paradis perdu, d'amitié, de connivence… On serait une petite souris dans leur poche, ce serait magnifique !
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Erveine
  22 avril 2021
Ah ! Erik, mon bon Satie !
Tu fus ma force, moi ta faiblesse.
Amoureux, tu me presses
Á dos de girafe cherchions Biqui.
Que de transport et d'emphase,
Toi la musique, moi les brèves.
Si près du ciel quand tout s'embrase
Trouant l'espace, portant nos rêves.
Tellement, si contraires à jamais
Tu m'aimais, moi je t'aimais.
Dans le dénuement vivions,
Car de nous riches étions.
Cendrars, ces lignes apaisent
Mon bon Satie, ton ami Blaise.
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Yaena
  11 avril 2019
J'ai passée une nuit enchanteresse en compagnie de Blaise Cendrars et Erik Satie dans le Paris des années 20. du début à la fin je me suis complètement immergée dans cette histoire les accompagnant pas à pas le sourire aux lèvres. Une virée tantôt amusante, tantôt mélancolique servie par une plume envoûtante. C'est cela qui m'a le plus séduit : cette gouaille parisienne tellement naturelle avec un vocabulaire en parfaite osmose avec cette histoire à la fois farfelue et tellement vraie du point de vu humain. le tout créé une alchimie qui a quelque chose de magique qui réveille notre âme d'enfant. Un conte pour les adultes qui aiment rêver. Jean-Paul DELFINO nous prend par la main pour nous entraîner dans un magnifique voyage en compagnie de Cendrars et Satie. Deux hommes tellement vivants, imprévisibles et charismatiques qu'on les suivrait n'importe où. Des artistes dans l'âme qui vivent leur vie comme ils la rêvent : sans se poser de questions, avec à la fois une innocence et une lucidité désarmantes.
Cette course folle à la poursuite d'une femme, ou peut être juste d'une chimère, prend des chemins improbables et le lecteur en redemande. Finalement ce qui compte c'est le voyage, pas la destination. J'aurais aimé me perdre encore plus longtemps dans les rues de ce Paris des années folles en compagnie de ces 2 là. C'est avec beaucoup de tristesse et après être passée par toute la palette des émotions que je les quitte, mais je ne pense pas les oublier.
Un livre dépaysant, joyeux et tellement vivant qu'il serait dommage de passer à côté, ce fut pour moi un vrai coup de foudre (ben oui coup de coeur ce n'est pas assez fort!). Un petit mot sur la couverture qui illustre bien toute la poésie de ce livre et qui est vraiment très belle.
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Lune
  11 mars 2021
Une silhouette tenant à la main son éternel parapluie.
Une autre silhouette, un seul bras, un air de celui à qui il ne faut pas se frotter.
Erik Satie et Blaise Cendrars.
Le musicien et le poète-écrivain.
La nuit.
Montmartre.
Un allumeur de réverbères.
La promenade, la flânerie, les rencontres.
Les mots comme on ne dit plus.
L'alcool qui galvanise, épuise, abat.
Chacun se raconte, se situe dans ces années dites folles avec leur surréalisme déjanté, leurs soirées masquées à la Closerie des Lilas où Cocteau s'acharne à danser sur des rythmes de jazz, les Russes blancs qui pleurent, se soûlent, agressent pour un rien et beaucoup d'autres que rencontrent ces funambules qui cherchent en vain l'amoureuse de Satie : Suzanne Valadon.
Puis il y a l'amertume et la trahison.
Milhaud et Cocteau pour le musicien.
Apollinaire pour le poète qui, au Père-Lachaise, s'inclinera devant sa tombe.
D'autres aussi…
Le bistro-brasserie qui s'étiole dans la nuit et les hommes y entrent, mangent gratis contre quelques notes de musique offertes au peuple sincère qui chante et ne demande rien d'autre si ce n'est ces instants heureux.
Et les hommes marchent, et les hommes s'apprécient.
L'un dans une naiveté et une misanthropie émouvante, l'autre dans un constat lucide de la vie.
Les échanges se font richesse et respect, empreints d'un peu de philosophie, de constats, de réflexions sur la création artistique…
Puis la vie joue un mauvais tour et le musicien vomit du sang et se débat en ces derniers instants, accompagné du poète à qui il confiera sa seule richesse.
Nous sommes en plein onirisme et Jean-Pol Delfino nous entraîne dans les pas de ces deux hommes, dans l'ambiance d'une époque, d'un Paris révolu, d'habitudes éteintes.
Entre roman et réalité, les deux artistes, l'ambiance artistique du moment revivent et nous atteignent sans difficulté.
Nous devenons « Pêcheurs d'étoiles ».
N.B. La curiosité et quelques recherches montrent à quel point l'auteur est parti de faits avérés et d'une étude précise de l'époque et des personnages.

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critiques presse (1)
Lexpress   21 novembre 2016
Un poème à la gravité cachée derrière les rêves éthyliques. Un charme fou s'en dégage, malgré l'abus de détails d'époque.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
YaenaYaena   14 avril 2019
De toute façon, je ne connais rien de plus barbant que les littérateurs qui parlent de leurs bouquins. Ils se croient toujours obligés d'expliquer pourquoi et comment ils ont écrit telle ou telle chose, et pas telle autre. Mais quand le lecteur ouvre un bouquin, il n'a pas de notice d'explication, que je sache. Le livre marche tout seul ou bien il ne marche pas.
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nadiouchkanadiouchka   29 novembre 2016
- Une girafe ! Vraiment, vous y allez un peu fort, Monsieur Cendrars ! Et en plein Paris, en plus ! Une girafe…
- Je pouvais prendre aussi l’autruche. Mais ces bêtes-là sont plus vicieuses et méchantes que les hommes. Tandis qu’une girafe, ça a tout de même une autre gueule, non ?
P.153
Commenter  J’apprécie          160
Giraud_mmGiraud_mm   19 décembre 2018
Après s'être installé sur le lit, le musicien observa le poète durant de longues secondes, la tête penchée sur le coté. Enfin, il souffla, plein de malice :
"Dites-moi, Monsieur Cendras ? Rassurez-moi, nous ne venons pas de parler de littérature, n'est-ce pas ?
- Quand ça ?
- Là, à l'instant.
- Non. On a parlé de miracle. De miracle et de New York, ça n'a rien à voir."
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YaenaYaena   14 avril 2019
- Vous me trouvez pathétique n'est-ce pas?
- Pas du tout détrompe-toi. Pour aimer comme ça, je crois au contraire qu'il faut un certain courage. C'est plutôt les autres que je trouve pathétiques, comme tu dis. Ceux qui se marient comme ils achèteraient un chien de chasse, alors qu'ils n'ont même pas de fusil. Un chien de chasse pour le dresser à leur main, pour ne pas se sentir seuls. Ceux là ,oui ce sont de véritables cocus triomphants en puissance, des rois sans royaumes, des rêve-petit et des bande-mou de l'amour, si tu veux bien me passer l'expression...
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nadiouchkanadiouchka   28 novembre 2016
Un ami, c’est à la fois nous-même et l’autre,
l’autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-même,
mais également ce qui et meilleur que nous.
Joseph Kessel
Préface
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