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ISBN : 2070366197
Éditeur : Gallimard (25/07/1975)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 170 notes)
Résumé :
- Comment, vous ne savez pas ? Asseyez-vous... Ce n'était pas encore l'heure du thé. Nous étions seuls dans la boutique. Et tout en me faisant goûter des bouchées au chocolat, grignoter des petits fours et déguster un verre de xérès, la nouvelle confiseuse, qui était veuve de guerre, me raconta avec beaucoup, beaucoup de détails qui avaient tous trait à sa propre situation, comment Claire s'était pendue dans son fournil le jour où un message officiel d'Angleterre lu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
madameduberry
  08 mars 2014
Incroyable Cendrars! Dans une langue colorée et riche comme la vie, il nous conte les anecdotes terribles des tranchées, où la survie tenait à une seconde ou quelques centimètres, où les personnages les plus obscurs prenaient dans la boue, les excréments, la peur, la faim, les parasites, les rêveries amoureuses ou sexuelles, la stature de héros de l'Antiquité, poursuivis par la malchance ou fauchés par un destin absurde, atomisés par le seul obus du secteur ou ensevelis vivants dans un entonnoir .
Une suite de portraits cocasses à la fois réalistes et expressionnistes, une description, hallucinante ,d'un monde dantesque, ou, implacable, de l'imbécillité de l'état-major. Des hommes à qui l'ont fait faire une marche de soixante quinze kilomètres à pied jusqu'à la première ligne du front, non sans leur avoir fait vider, en octobre, le "matériel non réglementaire", c'est à dire les lainages chaussettes et tricots fabriqués à la main par des milliers de femmes dans un élan de solidarité, et qui les regardent brûler sous les quolibets des sous officiers… le train qui siffle, tractant ses wagons vides, et roulant au pas sur la voie ferrée parallèle à la cohorte le long de ce voyage au bout de la nuit.
Avec tout cela, et par la magie de l'écriture de Cendrars, on croit encore en l'humanité, mais plus du tout, s'il en était besoin, en l'idéal qui fait marcher les hommes au pas. Dans ce livre, Cendrars narre aussi métonymiquement la perte de son bras droit et de sa main d'écrivain. A partir de ce tribut payé à la guerre, un autre pan de sa vie et de sa création va s'ouvrir.
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jamiK
  29 janvier 2017
C'est un livre autobiographique de Blaise Cendrars écrit entre 1939 et 1941, qui raconte sa vie dans les tranchées durant la première guerre mondiale. C'est plein d'anecdotes qui vont du comique au tragique, teintées d'amertume et de dépit devant l'incompétence et l'incongruité de la hiérarchie. Cendrars avec sa verve de bourlingueur nous dépeint une série de portraits hauts en couleurs. C'est à la fois touchant et révoltant, désabusé et plein d'espoir.
C'est toujours un plaisir d'ouvrir un livre de Blaise Cendrars.
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Levant
  24 novembre 2017
Il détestait la guerre. Et pourtant il s'est engagé pour la faire. Blaise Cendrars aurait-il été pétri de contradiction ? Non, clame-t-il lorsque la question lui est posée par un contradicteur venu enquêter sur ses agissements. Et d'argumenter que plus que la guerre, ce sont "les Boches" qu'il déteste. Natif d'un pays neutre, il est venu les freiner dans leur entreprise meurtrière. C'est pour cela qu'il s'était engagé et avait même incité d'autres étrangers à venir au secours de la France envahie.
Dans son grand pied de nez à l'intelligence humaine, la "grande saloperie" qu'est la guerre, comme la qualifie Blaise Cendrars, nous a privé de Charles Péguy dès les premiers jours du premier conflit mondial, de Guillaume Apollinaire, quelques heures avant que ne sonne l'armistice. Mais évoquer ceux-là, que la célébrité aura auréolés, plutôt que tant d'autres restés anonymes est une injustice. Blaise Cendrars qui a partagé le quotidien des humbles s'attache à raviver leur souvenir. Il le fait sans apitoiement, avec sa gouaille de baroudeur qui ne laisse personne à sa place dire ce qu'il a sur le coeur. Son interlocuteur fût-il général; au risque de passer pour une tête brûlée.
Blaise Cendrars a servi la France dans les rangs de la Légion étrangère. Son récit n'aura pas le même ton que ceux de Roland Dorgelès dans Les croix de bois, d'Henri Barbusse dans le feu. Il sera moins pathétique, plus bravache, plus anecdotique. Mais point n'est besoin de trame pour relater les hauts faits d'une folie collective. le légionnaire fait les quatre cents coups, nargue le boche comme le gradé. le légionnaire va chercher sa croix de guerre. le légionnaire évoque ceux qui ont partagé avec lui les dangers les plus terribles et n'en sont pas revenus, le corps dispersé dans le cloaque. le légionnaire passe ses permes à Paname dans les bras de ces dames qui glorifieront le poilu en lui prêtant, le temps d'une embrassade, cette richesse qui fait obsession. de celle qui leur manque dans les ténèbres de la déraison. Mais le légionnaire, comme les autres, tombe sous les balles des boches. Et puis après tout …
"Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N'est pas cet inconnu devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé" (*)
Dans la "grande saloperie" qu'est cette guerre, l'homme n'est plus homme. Il est devenu une unité de compte que les états-majors additionnent dans les tranchées, soustraient dans les assauts, multiplient dans les cimetières, divisent à grands coups de scie dans les hôpitaux de campagne. Mille de perdus dans une offensive hasardeuse, mille qu'il faudra remplacer pour reprendre la crête aux boches. Ne pleurez mesdames, vos maris, vos fils retirés à votre affection. Heureux les héros de la Nation, ils pèseront leur poids dans la grande comptabilité du souvenir français.
"Mais le cri le plus affreux que l'on puisse entendre et qui n'a pas besoin d'une machine pour vous percer le coeur, c'est l'appel tout nu d'un petit enfant au berceau : "Maman ! Maman !..." que poussent les hommes blessés à mort qui tombent et que l'on abandonne entre les lignes après une attaque qui a échoué et que l'on reflue en désordre : "Maman ! Maman !..."
(*) Quatrain tiré du poème "Le volontaire étranger" Pascal Bonetti - 1920.
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Bouldegom
  09 mars 2018
Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric Louis Sauser dit « Freddy », raconte ses souvenirs de la première guerre mondiale dans laquelle il s'engage dès 1914 et qu'il quitte après avoir perdu son bras droit fin septembre 1915. Il rend hommage aux plus proches de ses camarades, ceux avec qui il passe une année au front. Il décrit finement les caractères des différents membres de sa section, à laquelle il sert de Caporal et l'on discerne les affinités, les liens qui se nouent. L'horreur du front cèle entre quelques-uns une amitié et une solidarité sans bornes. L'auteur nous raconte les aléas du quotidien, en plus d'une progression difficile vers l'ennemi, la recherche de nourriture et de tout ce qui peut améliorer le quotidien, les missions secrètes décidées par eux-mêmes dans des lieux tenus par les Allemands, et les parties de franche rigolade déclenchées autant par l'amitié que par la fatigue et la tension. Les reproches de la hiérarchie ne se font pas attendre et malgré les bons résultats, Blaise Cendrars en fera les frais. Il en profite pour dénoncer l'absurdité de certains commandements, donnés par des « planqués » bien en arrière des lignes. Blaise Cendrars livre ici son témoignage, en forme de récit de vie, sur un ton vrai et chaleureux qui rend son récit vivant et nous attache à ce petit groupe d'hommes dont beaucoup sont « tombés pour la France ».
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stcyr04
  26 mai 2013
La main coupée est la chronique des jours vécus par Blaise Cendrars, en tant qu'engagé volontaire étranger du front de la Somme, écrite durant le second conflit mondial.
Dans la meilleur veine des écrits autobiographiques de l'auteur, cette relation de guerre entretien la mémoire des camarades de tranchée, venus de tous les horizons du monde à l'appel de la France menacée. Anarchiste et libertaire, il y dénonce, en outre, l'incurie, l'incompétence et la lâcheté de l'état-major, des officiers, et des scribouillards de l'administration militaires planqués à l'arrière.
Ce texte parsemé d'anecdotes terribles, coquasses ou tendres, transcrit dans une prose colorée et gouailleuse, relevée d'argot savoureux et d'humour, est un témoignage direct et émouvant en l'honneur de cette humble humanité oubliée, qui versa son sang (certes pas impur mais étranger!) avec prodigalité, pour l'y mêler aux sillons des tranchées de la glèbe française.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   23 mai 2013
Je m’empresse de dire que la guerre ça n’est pas beau et que, surtout ce qu’on en voit quand on y est mêlé comme exécutant, un homme perdu dans le rang, un matricule parmi des millions d’autres, est par trop bête et ne semble obéir à aucun plan d’ensemble mais au hasard. A la formule marche ou crève on peut ajouter cet autre axiome : va comme je te pousse ! Et c’est bien ça, on va, on pousse, on tombe, on crève, on se relève, on marche et on recommence. De tous les tableaux des batailles auxquelles j’ai assisté je n’ai rapporté qu’une image de pagaïe. Je me demande où les types vont chercher ça quand ils racontent qu’ils ont vécu des heures historiques ou sublimes. Sur place et dans le feu de l’action on ne s’en rend pas compte. On n’a pas de recul pour juger et pas le temps de se faire une opinion. L’heure presse. C’est à la minute. Va comme je te pousse. Où est l’art militaire là-dedans ? Peut-être qu'à un échelon supérieur, à l’échelon suprême, quand tout se résume à des courbes et à des chiffres, à des directives générales, à la rédaction d’ordres méticuleusement ambigus dans leur précision, pouvant servir de canevas au délire de l’interprétation, peut-être qu’on a alors l’impression de se livrer à un art. Mais j’en doute. La fortune des armes est jeu de hasard. Et, finalement, tous les grands capitaines sont couronnés par la défaite, de César à Napoléon, d’Annibal à Hindemburg, sans parler de la guerre actuelle où de 1939 à 1945 - et ce n’est pas fini! - tout le monde aura été battu à tour de rôle. Quand on est là, ça n’est plus un problème d’art, de science, de préparation, de force, de logique ou de génie, ça n’est plus qu’une question d’heure. L’heure du destin. Et quand l’heure sonne tout s’écroule. Dévastation et ruines. C’est tout ce qui reste des civilisations. Le Fléau de dieu les visite toutes, les unes après les autres. Pas une qui ne succombe à la guerre. Question du génie humain. Perversité. Phénomène de la nature de l’homme. L’homme poursuit sa propre destruction. C’est automatique. Avec des pieux, des pierres, des frondes, avec des lance-flammes et des robots électriques, cette dernière incarnation du dernier des conquérants. Après cela il n’y aura peut-être même plus des ânes sauvages dans les steppes de l’Asie centrale ni des émeus dans les solitudes du Brésil.
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enkidu_enkidu_   15 février 2018
Je m'empresse de dire que la guerre ce n'est pas beau et que, surtout ce qu'on voit quand on y est mêlé comme exécutant, un homme perdu dans le rang, un matricule perdu parmi des millions d'autres, et par trop bête et ne semble obéir à aucun plan d'ensemble mais au hasard. A la formule marche ou crève on peut ajouter cet autre axiome : va comme je te pousse ! Et c'est bien ça, on va, on pousse, on tombe, on crève, on se relève, on marche et l'on recommence. De tous les tableaux de batailles auxquelles j'ai assistées je n'ai rapporté qu'une image de pagaille. Je me demande où les types vont chercher ça quand ils racontent qu'ils ont vécu des heures historiques ou sublimes. Sur place et dans le feu de l'action on ne s'en rend pas compte. On n’a pas de recul pour juger et pas le temps de se faire une opinion. L'heure presse. C'est à la minute. Va comme je te pousse. Où est l'art militaire là-dedans ? Peut-être qu'à un échelon supérieur, à l'échelon suprême, quand tout se résume à des courbes et à des chiffres, à des directives générales, à la rédaction d'ordres méticuleusement ambigus dans leur précision, pouvant servir de canevas au délire de l'interprétation, peut-être qu'on a alors l'impression de se livrer à un art. Mais j'en doute. La fortune des armes est jeu de hasard. Et finalement, tous les grands capitaines sont couronnés par la défaite, de César à Napoléon, d'Annibal à Hindenburg, sans parler de la guerre actuelle ou de 39 à 45- – et ce n'est pas fini ! – tout le monde aura été battu à tour de rôle. Quand on en est là, ça n'est plus un problème d'art, de science, de préparation, de force, de logique, ou de génie, ça n'est plus qu'une question d'heure. L'heure du destin. Et quand l'heure sonne tout s'écroule. Dévastations et ruines. C'est tout ce qui reste des civilisations. Le fléau de Dieu les visite toutes, les unes après les autres. Pas une qui ne succombe à la guerre. Question du génie humain. Perversité. Phénomène de la nature de l'homme. L'homme poursuit sa propre destruction. C'est automatique. Avec des pieux, des pierres, des frondes, avec des lance-flammes et des robots électriques, cette dernière incarnation du dernier des conquérants. Après cela il n'y aura peut-être même plus des ânes sauvages dans les steppes de l'Asie centrale ni des émeus dans les solitudes du Brésil. (pp. 93-94)
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NikozNikoz   31 octobre 2014
Où est l’art militaire là-dedans ? Peut-être qu'à un échelon supérieur, à l’échelon suprême, quand tout se résume à des courbes et à des chiffres, à des directives générales, à la rédaction d’ordres méticuleusement ambigus dans leur précision, pouvant servir de canevas au délire de l’interprétation, peut-être qu’on a alors l’impression de se livrer à un art. Mais j’en doute. La fortune des armes est jeu de hasard
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jamiKjamiK   29 janvier 2017
quand je pense aux quelque deux cents types que j’ai vus défiler dans mon escouade en un peu moins d’un an et dont la majorité était en vérité des pauvres bougres qui sont tombés sans savoir pourquoi ni comment et dont, s’ils m’apparaissent encore dans mes songes avec leur corps meurtri et tout sanglant, et poussant des cris horribles, moi-même j’ai oublié leur nom et leur figure, leur comportement et les circonstances de leur mort exemplaire.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   27 mars 2013
” Est ce que je suis vraiment mort, caporal ? je l’ai cru quand vous m’avez flanqué des pelletées de terre sur la figure et que je vous ai entendus vous éloigner. Oui, j’étais bien mort ou tout au moins en train de crever pour de bon, lentement, sûrement, et je tournais de l’oeil quand une douleur fulgurante m’a fait revenir à moi. C’était ce bon dieu d’obus qui m’a emporté la jambe et qui m’avait déterré et envoyer dinguer à 100 mètres. Alors, je me suis mis à gueuler. Oh, veine ! ma voix sortait et l’on est venu le ramasser. Mais si vous, salauds, n’étiez pas venus me changer de place, jamais le deuxième obus ne m’aurait trouvé justement là pour me prendre la jambe et me rendre la voix, et j’aime mieux parler que courir. “
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Videos de Blaise Cendrars (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Blaise Cendrars
Valérie Garcia est professeur de lettres modernes au collège La Vanoise à Modane. Avec sa classe de 3e, elle a utilisé l'application de lecture numérique Glose (https://glose.com) pour proposer la lecture de quatre recueils de poésies sur le thème "Visions poétiques du monde". Les élèves devaient lire et étudier, un corpus de poèmes sur le thème du voyage poétique, qui comprenait par exemple "Le Bateau ivre" de Rimbaud, "Zone" d'Apollinaire ou "La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France" de Cendrars, avec en contre-point des poésies plus contemplatives de Jaccottet. Hormis ces points d'étape imposés, les élèves étaient libres de dégager leur propre parcours de lecture personnel dans chacun des recueils. On part de la lecture subjective et collaborative des élèves pour construire une lecture littéraire des poèmes.
Voici les avantages de Glose sur cette séquence de travail : * Glose favorise la continuité entre le travail à la maison et le travail en classe. * La lecture collaborative est facilitée par le dialogue dans les marges du livre. La démarche d'analyse s'appuie sur les réceptions individuelles des poèmes. * Les matériaux de lecture recueillis par les élèves au fil de leurs lectures ont débouché sur des écritures individuelles et collaboratives, de réflexion et de création, pour une appropriation plus personnelle des textes. * La lecture sur Glose offre une vue privilégiée sur la lecture réelle des élèves et facilite un suivi différencié. C'est aussi un retour sur sa propre activité enseignante pour vérifier les acquisitions et prévoir les ajustements didactiques nécessaires.
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