AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782749153148
176 pages
Éditeur : Le Cherche midi (26/10/2017)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent."
J'ai connu un potier dans le Berry : quand ça le faisait chier de faire des assiettes, toujours les mêmes, il prenait sa terre et il faisait un monstre. Un énorme monstre. En terre cuite. Et il disait : "Je fais ça parce qu'il faut que ça sorte ! J'en ai plein comme ça à l'intérieur de moi !"

Il avait raison.

Il faut laisser sortir ses ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
fuji
  27 décembre 2017
N'en déplaise à ses détracteurs, ses frasques et ses opinions ne regardent que lui.
Gérard Depardieu est un diamant brut, rhombododécaèdre, comme lui, il faut savoir le regarder, l'écouter pour en extraire l'unique.
C'est un artiste hors norme, d'une humanité rare, son interprétation des chansons de Barbara est juste sublime et d'une émotion totale.
Son livre Monstre, est un hymne à la vie, la vraie : "Ces jours où l'âme se fait lourde, ces soirs où l'on est fatigué de vivre et effrayé de mourir.
On en oublierait presque qu'on a un coeur qui bat, du sang chaud dans les veines, qu'on est fait pour être et désirer.
C'est dans ces moments-là qu'il faut savoir faire le vide, le propre."
De chaque rencontre, des plus grands aux plus humbles, il tire la quintessence, pas de jugement, juste le ressenti de deux âmes, c'est une éponge, car ce qu'il aime c'est « ressentir », pas la superficialité d'un monde qui va trop vite et laisse beaucoup d'hommes en chemin.
« Quand on aime, on n'a pas besoin de mettre un mot sur chaque sensation.
Le désir suffit.
Il faut le faire résonner.
Si l'on bombarde de mots cette délicatesse, on finit par ne plus l'éprouver. »
« A mesure que s'accroît l'intolérable du monde, l'amour s'éloigne. »
En courts portraits, il dresse ceux des hommes qu'il a rencontré et ceux des mots et maux, de leur signification.
Une magnifique déclaration d'amour est faite à Stefan Zweig.
Rien n'est écrit au hasard, une balade au pays où Gérard Depardieu, comme Jean de Florette cultive l'authentique.
Des textes empreints de douceur, d'intelligence, d'humanité qui font de lui un voyageur éveillé.
Il a tellement raison de rester lui-même !
La définition de « monstre » n'est pas toujours péjorative, cela signifie aussi « ce qui se montre » comme une puissance admirative, c'est ce sens qui me convient quand on parle de Gérard Depardieu, une émotion vive qu'il transmet à ceux qui sont réceptifs. Et cela tombe bien j'ai besoin de recevoir cette humanité, ces mots-là, ce sens-là de la vie.
Toujours rester en phase avec la terre, les autres, s'enrichir d'échanges et de rencontres.
« Un grand trouble devant toutes ces crevasses, partout sur notre chemin, qui paralysent notre progression et nous empêchent de vivre nos vraies émotions, nos émotions personnelles.
Il faut une énergie folle.
Les corps finissent par se fatiguer.
Et le corps ne ment jamais. »
A l'aube de cette nouvelle année, je vous souhaite d'avoir cette énergie folle de vivre, et que la lecture soit un vecteur d'ouverture, de culture, de ressenti. Un livre s'ouvre sur de belles émotions et se referme sur les émotions qu'il a laissé en vous, comme une empreinte.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 27 décembre 2017.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
Bazart
  31 mai 2019
Réflexions du monstre sacré du ciénma français sur la vie, l'humanité, la société, la politique, le cinéma : Entre philosophie, mysticisme et bon sens, notre Gérard Depardieu national nous offre ses vérités et principes de vie..
Une vision d'homme libre et authentique, pas tendre avec les autres, ni avec lui même..Plus apaisé, plus spirituel, moins révolté qu'à l'accoutumée, on voit que Gégé a réussit ( temporairement?à dompter certains de ses démons, mais il continue à assumer son coté anticonformisme et le personnage Depardieu reste résolument à part...
Depardieu clame son aversion pour les " intellos" à qui il reproche de ne jamais savourer l'instant présent, villipende cette société actuelle trop normative, trop corsetée, prone son amour pour les gens de peu, les artisans, se lance dans une ode aux cinéastes italiens qu'il a pu cotoyer ( Marco Ferreri, Bernardo Bertolucci...) , ce livre est le cri de coeur d'un homme et un artiste définitivement à part..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
Commenter  J’apprécie          272
Garancelle
  04 novembre 2017
Excellent ! du Depardieu philosophe sans excès emprunt de vérités les siennes. Un livre simple et authentique. Un livre sans fioriture d'un homme tout simplement qui a su naviguer, qui a fait des erreurs et qui les a reconnues sans en faire des tonnes... un homme qui aime la vie et par essence les autres hommes... une belle lecture que je recommande...
J'aimais beaucoup l'acteur j'aime aussi l'homme qu'il est devenu... ainsi que le philosophe des humbles.
Un homme qui a cheminé qui a traversé la vie avec l’enthousiasme monstrueux qu’on lui connaît avec une jouisssance rare et surtout avec une liberté extraordinaire qui me fait penser à cet homme dans son tonneau qui osait dire au Grand Alexandre qui venait à sa rencontre : « hôte-toi de mon soleil ! » si Depardieu ne vit pas dans un tonneau... il connaît cependant les plaisirs de la vendange...
Commenter  J’apprécie          200
Olloix
  23 décembre 2017
Quelle belle surprise que ce livre qui m'est tombé sous la main de façon indirecte, que je n'aurais pas cherché à lire spontanément car j'ai un a priori négatif pour les livres de stars ( a priori idiot si j'en juge cette expérience). Depardieu s'exprime tel qu'il ressent les choses, sans faire de théorie, sans prétendre avoir raison et en affichant ses faiblesses. Il s'agit d'une personne qui s'exprime avec spontanéité et fougue, avec une subjectivité revendiquée et vivante. Cette lecture a été pour moi une rencontre dans la mesure où il m'a semblé percevoir une vision du monde très libre et très différente de la mienne. A la lecture de ce livre, on se pose l'éternelle question de la poule et de l'oeuf : une telle liberté est-elle possible parce qu'on est Depardieu ou devient-on Depardieu parce qu'on a cette liberté. J'opte pour la 2ème option.
Commenter  J’apprécie          153
thimoval
  15 octobre 2020
Un recueil de pensées sur la vie et la société distillé par un libre penseur défendant sa singularité et son goût pour la vie.
Depardieu nous livre ici son sentiment profond et son ressenti sur la sociologie et la philosophie de cette époque. Cette expression est le reflet même de cet être paradoxal, unique et sensible. J'ai adoré son regard sur la société d'aujourd'hui, sa critique sur l'apparence, le superficiel et la difficulté de chaque être de se retrouver face à lui même.
Beaucoup de ses mots auraient pu sortir de ma bouche ( avec moins de talent littéraire) tellement je m'y retrouve.
Je suis toujours surpris par les gens n'arrivant pas à ressentir l'extrême finesse et sensibilité caché sous cette carcasse de grand ogre solitaire. Ecoutez le nous chuchoter les mots de Barbara et tout sera dit.
un livre de chevet pour cultiver en moi une pensée en voie de disparition.
Commenter  J’apprécie          64


critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   29 janvier 2018
Après s’être livré dans un premier ouvrage, où il nous racontait son enfance de petit voyou, Depardieu nous livre aujourd’hui ses réflexions et ses confidences de monstre, tout en revenant sur son passé.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   12 décembre 2017
On aurait aimé avoir autant d’enthousiasme pour "Monstre", le livre que Gérard Depardieu vient de publier, que pour l’album sorti en février où il reprend 14 chansons de Barbara. S’il a parfois les mots justes, Depardieu n’échappe pas aux jugements à l’emporte-pièce
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   28 novembre 2017
«Monstre», c'est le titre du livre de Gérard Depardieu. En tératologue accompli, l'éternel Cyrano y fait l'apologie de l'énorme, de l'immodéré, de l'outrancier, de l'abondant, de l'inconvenant. Et du déconcertant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   26 octobre 2017
"Monstre" est à l'image de sa couverture, un livre sombre, même si le comédien y affirme d'emblée que "chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre", une phrase aux accents tchékhoviens.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
LucilliusLucillius   24 octobre 2020
On veut de la norme, des calibres, des modèles.
Et quand on épouse tous la même norme, on finit par être tous les mêmes.
Tout le monde va voir les mêmes films, achète les mêmes livres. Tout le monde mange la même chose, et tout est fait pour ça.
Commenter  J’apprécie          40
LucilliusLucillius   24 octobre 2020
Le vrai luxe, la vraie liberté, c'est de ne pas dépendre d'un con qui va te faire subir sa peur, sa frustration et son inertie.
Ni d'une foule ni d'une masse.
La foule est bête, la masse est con.
Commenter  J’apprécie          00
nadejdanadejda   24 février 2018
Une chanson peut être comme une prière.
Toutes les choses que l'on a vécues ou pas vécues, que l'on garde en soi, que d'habitude on retient, ces mémoires indicibles trouvent soudain un passage, une façon de se soulager.
Elles peuvent exister.
Et cela ne part jamais de la tête mais toujours du cœur et du corps.
De l'émotion.
Il s'y joue quelque chose de très physique, de très rythmique, qui peut évoquer certains rites tribaux, ou cette gestuelle des Juifs contre le mur des lamentations.
Encore faut-il savoir mettre suffisamment d'intensité dans une chanson, comme le faisait Barbara, pour que le courant puisse passer.
Cette intensité, c'était sa vie, avec sa pudeur, son humour et sa distinction.
Toute son énergie et cette fragilité qu'elle déployait sur scène, c'était vraiment pour les gens qui venaient la voir, pour arriver à cette vérité essentielle qui les touchaient dans leur solitude intime.
Cette énergie, elle n'aurait jamais pu la trouver pour que les gens la rencontrent, elle, c'était vraiment pour qu'ils se rencontrent, eux.
C'était un don.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
nadejdanadejda   23 février 2018
Un coeur qui bat

On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.
Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
On ne fait plus qu'un avec toutes ses saloperies, on devient chiant pour les autres comme pour soi-même.
Ces jours où l'âme se fait lourde, ces soirs où l'on est fatigué de vivre et effrayé de mourir.
On en oublierait presque qu'on a un cœur qui bat, du sang chaud dans les veines, qu'on est fait pour être et désirer.
C'est dans ces moments-là qu'il faut savoir faire le vide, le propre.
Ne pas se réduire à ses refus, mais au contraire se faire le plus large possible, retrouver cette innocence qui, seule, peut nous donner la grâce.
Cela n'a rien à voir avec la volonté.
La volonté m'emmerde, elle m'enraye.
C'est juste une question de désir.
Ce désir qu'il faut aller chercher au-delà de tout ce qui nous pèse et nous encombre.
Lui seul peut nous ramener à la vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222
rkhettaouirkhettaoui   26 février 2018
Une joie de vivre, ça s’éprouve au présent, et c’est tout.
C’est la même chose pour les sensations qui viennent lorsqu’on regarde un tableau ou que l’on écoute une musique. Ce n’est pas quelque chose qui s’explique, c’est quelque chose qui se vit, qui imprègne nos sentiments et notre âme, que l’on garde ensuite en nous et qui peut revenir à tout moment.
Ce n’est pas une idée, c’est du vécu.
C’est ce qui m’emmerde chez les intellectuels, chez eux la référence l’emporte toujours sur le vécu, l’explication sur le désir.
Ils préfèrent raisonner que ressentir.
C’est la marque de fabrique des artificiels.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Gérard Depardieu (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard Depardieu
1/5 Émission “À voix nue” diffusée sur France Culture le 04 mars 2013. Par Jean-Michel Djian. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes. Prise de son : Patrice Klein. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Photographie : © Patrick Swirc pour Télérama. Son site : http://www.swirc.com 1) Retour vers l'enfance
C’était à la fin de l’automne. Gérard Depardieu avait accepté de consacrer près de trois heures de son temps, chez lui, pour se raconter. Pas d’exil fiscal annoncé, pas de nationalité belge ou russe en perspective, juste un homme à vif qui ressent le besoin de crier. Comme si, pendant cet entretien au long cours, il se préparait quelque chose. Comme si, dans la chaleur exquise de cette conversation déglinguée, dans ce désir d’aller au fond de sa propre histoire, celle de son enfance à Châteauroux, de son métier d’acteur ou d’hommes d’affaires, de la mort de son fils Guillaume, comme si tout cela n’était que des prétextes pour dire son désespoir, son mal de vivre. Ou, peut être, son envie de vivre toujours plus. Le sait-il lui-même ? Rien n’est moins sûr. En revanche ce n’est pas l’acteur magistral qui ici témoigne, mais un homme. Un grand bonhomme de 65 ans qui cherche encore à nous étonner.
Invité(s) : Gérard Depardieu
Thème(s) : Littérature| Cinéma
Source : France Culture
+ Lire la suite
autres livres classés : souvenirsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Gérard Depardieu, le héros romanesque

La première fois que j'ai rencontré Gégé, il combattait à Eylau, il s'appelait alors

Murat
Mortier
Bernadotte
Chabert

10 questions
27 lecteurs ont répondu
Thème : Gérard DepardieuCréer un quiz sur ce livre

.. ..