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ISBN : 274915314X
Éditeur : Le Cherche midi (26/10/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent."
J'ai connu un potier dans le Berry : quand ça le faisait chier de faire des assiettes, toujours les mêmes, il prenait sa terre et il faisait un monstre. Un énorme monstre. En terre cuite. Et il disait : "Je fais ça parce qu'il faut que ça sorte ! J'en ai plein comme ça à l'intérieur de moi !"

Il avait raison.

Il faut laisser sortir ses ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
fuji
  27 décembre 2017
N'en déplaise à ses détracteurs, ses frasques et ses opinions ne regardent que lui.
Gérard Depardieu est un diamant brut, rhombododécaèdre, comme lui, il faut savoir le regarder, l'écouter pour en extraire l'unique.
C'est un artiste hors norme, d'une humanité rare, son interprétation des chansons de Barbara est juste sublime et d'une émotion totale.
Son livre Monstre, est un hymne à la vie, la vraie : "Ces jours où l'âme se fait lourde, ces soirs où l'on est fatigué de vivre et effrayé de mourir.
On en oublierait presque qu'on a un coeur qui bat, du sang chaud dans les veines, qu'on est fait pour être et désirer.
C'est dans ces moments-là qu'il faut savoir faire le vide, le propre."
De chaque rencontre, des plus grands aux plus humbles, il tire la quintessence, pas de jugement, juste le ressenti de deux âmes, c'est une éponge, car ce qu'il aime c'est « ressentir », pas la superficialité d'un monde qui va trop vite et laisse beaucoup d'hommes en chemin.
« Quand on aime, on n'a pas besoin de mettre un mot sur chaque sensation.
Le désir suffit.
Il faut le faire résonner.
Si l'on bombarde de mots cette délicatesse, on finit par ne plus l'éprouver. »
« A mesure que s'accroît l'intolérable du monde, l'amour s'éloigne. »
En courts portraits, il dresse ceux des hommes qu'il a rencontré et ceux des mots et maux, de leur signification.
Une magnifique déclaration d'amour est faite à Stefan Zweig.
Rien n'est écrit au hasard, une balade au pays où Gérard Depardieu, comme Jean de Florette cultive l'authentique.
Des textes empreints de douceur, d'intelligence, d'humanité qui font de lui un voyageur éveillé.
Il a tellement raison de rester lui-même !
La définition de « monstre » n'est pas toujours péjorative, cela signifie aussi « ce qui se montre » comme une puissance admirative, c'est ce sens qui me convient quand on parle de Gérard Depardieu, une émotion vive qu'il transmet à ceux qui sont réceptifs. Et cela tombe bien j'ai besoin de recevoir cette humanité, ces mots-là, ce sens-là de la vie.
Toujours rester en phase avec la terre, les autres, s'enrichir d'échanges et de rencontres.
« Un grand trouble devant toutes ces crevasses, partout sur notre chemin, qui paralysent notre progression et nous empêchent de vivre nos vraies émotions, nos émotions personnelles.
Il faut une énergie folle.
Les corps finissent par se fatiguer.
Et le corps ne ment jamais. »
A l'aube de cette nouvelle année, je vous souhaite d'avoir cette énergie folle de vivre, et que la lecture soit un vecteur d'ouverture, de culture, de ressenti. Un livre s'ouvre sur de belles émotions et se referme sur les émotions qu'il a laissé en vous, comme une empreinte.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 27 décembre 2017.
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Garancelle
  04 novembre 2017
Excellent ! du Depardieu philosophe sans excès emprunt de vérités les siennes. Un livre simple et authentique. Un livre sans fioriture d'un homme tout simplement qui a su naviguer, qui a fait des erreurs et qui les a reconnues sans en faire des tonnes... un homme qui aime la vie et par essence les autres hommes... une belle lecture que je recommande...
J'aimais beaucoup l'acteur j'aime aussi l'homme qu'il est devenu... ainsi que le philosophe des humbles.
Un homme qui a cheminé qui a traversé la vie avec l’enthousiasme monstrueux qu’on lui connaît avec une jouisssance rare et surtout avec une liberté extraordinaire qui me fait penser à cet homme dans son tonneau qui osait dire au Grand Alexandre qui venait à sa rencontre : « hôte-toi de mon soleil ! » si Depardieu ne vit pas dans un tonneau... il connaît cependant les plaisirs de la vendange...
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Olloix
  23 décembre 2017
Quelle belle surprise que ce livre qui m'est tombé sous la main de façon indirecte, que je n'aurais pas cherché à lire spontanément car j'ai un a priori négatif pour les livres de stars ( a priori idiot si j'en juge cette expérience). Depardieu s'exprime tel qu'il ressent les choses, sans faire de théorie, sans prétendre avoir raison et en affichant ses faiblesses. Il s'agit d'une personne qui s'exprime avec spontanéité et fougue, avec une subjectivité revendiquée et vivante. Cette lecture a été pour moi une rencontre dans la mesure où il m'a semblé percevoir une vision du monde très libre et très différente de la mienne. A la lecture de ce livre, on se pose l'éternelle question de la poule et de l'oeuf : une telle liberté est-elle possible parce qu'on est Depardieu ou devient-on Depardieu parce qu'on a cette liberté. J'opte pour la 2ème option.
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LiliLee
  06 janvier 2018
Une fois de plus, j'ai été incroyablement touchée par la façon qu'a Gérard Depardieu d'aborder les choses et l'époque dans laquelle on vit. Un livre qui souligne toute les inepties de notre civilisation et l'arrogance du monde occidental. Depardieu n'est pas tendre avec ses contemporains mais il ne l'est pas non plus avec lui-même. Fatigué de tout ce qu'on a pu écrire sur lui sans même savoir si c'était vrai, il ne se prive pas de donner sa propre version de l'histoire à ses détracteurs. le personnage est complexe, parfois contradictoire, mais toujours sincère. On le sent plus apaisé intérieurement, plus spirituel aussi, comme s'il avait réussi à apprivoiser quelques uns de ses nombreux démons. Personnalité contestée, là aussi, Depardieu, on adore ou on déteste. Moi, j'adore. Un livre pour les gens qui l'aiment. Les autres, passez votre chemin, de toute façon, il ne cherche pas à vous convaincre.
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plotin
  06 mars 2018
Libre : qui n'est pas soumis à des contraintes externes, qui n'est pas soumis à la puissance contraignante d'autrui, qui refuse toute pression d'autrui, toute sujétion aux choses.
Définitivement, Depardieu est un homme libre, pleinement libre, remarquablement libre, au franc-parler et s'affranchissant de notre monde occidental où l'individu, lui, l'est de moins en moins, libre !
La lecture de son dernier livre « Monstre » est un vrai bonheur. Un sacré personnage, une sacrée personnalité et surtout un remarquable écrivain !
Une cinquantaine de chroniques formulées sur 3-4 pages, inspirées de l'évolution du monde actuel et surtout de ses nombreuses rencontres tenues aux quatre coins du monde. Depardieu est humain, pleinement humain, d'une sensibilité à fleur de peau, direct, sans calcul, sans chercher à plaire à tout prix
Tous les sujets sont abordés : la vie avec un grand V et ce qui en fait sa beauté : le désir, le plaisir, l'innocence, la curiosité, la gourmandise, la rencontre de l'autre, l'amitié, les émotions, le silence, la nature, l'intensité du moment présent, et a contrario, la vie avec un petit v et ce qui en fait sa vulgarité : la modernité, la mondialisation, le mensonge, la folie de l'instantané et de l'urgence, la surinformation, les comportements des politiques, l'uniformisation des agissements humains, le conformisme et la bien-pensance.
Le style d'écriture de Depardieu est unique : des courtes phrases, des idées qui se bousculent et se superposent, le tout dans un ton alerte et une écriture réfléchie. On l'entend presque parler ! En fait, il écrit comme il parle.
J'ai retrouvé dans ce livre le même plaisir que celui que m'avait procuré la lecture des derniers livres de Kersauson « le monde comme il me parle » et « Promenades en bord de mer ». Même ton, même liberté, même franc-parler, même besoin de parcourir le monde, même franchise, même générosité, même sensibilité, même recul sur la modernité de notre monde et ses excès. J'ai cherché sur le web un dialogue, un entretien, une discussion entre Depardieu et Kersauson. En vain ! Pourtant ils se connaissent ayant eu l'occasion de se retrouver ensemble sur un bateau en Polynésie. Dommage ! J'aurais pris beaucoup de plaisir à les entendre discourir sur la vie avec un grand V
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   29 janvier 2018
Après s’être livré dans un premier ouvrage, où il nous racontait son enfance de petit voyou, Depardieu nous livre aujourd’hui ses réflexions et ses confidences de monstre, tout en revenant sur son passé.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   12 décembre 2017
On aurait aimé avoir autant d’enthousiasme pour "Monstre", le livre que Gérard Depardieu vient de publier, que pour l’album sorti en février où il reprend 14 chansons de Barbara. S’il a parfois les mots justes, Depardieu n’échappe pas aux jugements à l’emporte-pièce
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   28 novembre 2017
«Monstre», c'est le titre du livre de Gérard Depardieu. En tératologue accompli, l'éternel Cyrano y fait l'apologie de l'énorme, de l'immodéré, de l'outrancier, de l'abondant, de l'inconvenant. Et du déconcertant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   26 octobre 2017
"Monstre" est à l'image de sa couverture, un livre sombre, même si le comédien y affirme d'emblée que "chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre", une phrase aux accents tchékhoviens.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   24 février 2018
Une chanson peut être comme une prière.
Toutes les choses que l'on a vécues ou pas vécues, que l'on garde en soi, que d'habitude on retient, ces mémoires indicibles trouvent soudain un passage, une façon de se soulager.
Elles peuvent exister.
Et cela ne part jamais de la tête mais toujours du cœur et du corps.
De l'émotion.
Il s'y joue quelque chose de très physique, de très rythmique, qui peut évoquer certains rites tribaux, ou cette gestuelle des Juifs contre le mur des lamentations.
Encore faut-il savoir mettre suffisamment d'intensité dans une chanson, comme le faisait Barbara, pour que le courant puisse passer.
Cette intensité, c'était sa vie, avec sa pudeur, son humour et sa distinction.
Toute son énergie et cette fragilité qu'elle déployait sur scène, c'était vraiment pour les gens qui venaient la voir, pour arriver à cette vérité essentielle qui les touchaient dans leur solitude intime.
Cette énergie, elle n'aurait jamais pu la trouver pour que les gens la rencontrent, elle, c'était vraiment pour qu'ils se rencontrent, eux.
C'était un don.
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nadejdanadejda   23 février 2018
Un coeur qui bat

On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.
Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
On ne fait plus qu'un avec toutes ses saloperies, on devient chiant pour les autres comme pour soi-même.
Ces jours où l'âme se fait lourde, ces soirs où l'on est fatigué de vivre et effrayé de mourir.
On en oublierait presque qu'on a un cœur qui bat, du sang chaud dans les veines, qu'on est fait pour être et désirer.
C'est dans ces moments-là qu'il faut savoir faire le vide, le propre.
Ne pas se réduire à ses refus, mais au contraire se faire le plus large possible, retrouver cette innocence qui, seule, peut nous donner la grâce.
Cela n'a rien à voir avec la volonté.
La volonté m'emmerde, elle m'enraye.
C'est juste une question de désir.
Ce désir qu'il faut aller chercher au-delà de tout ce qui nous pèse et nous encombre.
Lui seul peut nous ramener à la vie.
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rkhettaouirkhettaoui   26 février 2018
Il faut ressentir ce silence d’avant les mots, lui laisser le temps d’éclore, l’apprivoiser.
Moi, j’ai appris en même temps les mots et le silence.
Quand j’ai fait la connaissance de Jean-Laurent Cochet, je ne parlais pas, je beuglais. Il m’a d’abord fait lire Caligula, de Camus. Un océan de mystère pour l’ignare que j’étais. Puis il m’a dit : « Tu vas travailler Pyrrhus. » Je n’avais aucune idée de ce qu’il me voulait, je ne savais même pas que c’était un prénom, Pyrrhus, je connaissais des Mimile, des Pierre, des Maurice, mais pas de Pyrrhus. Si je ne comprenais rien aux phrases, j’ai quand même ressenti que ce Pyrrhus n’était pas un mec heureux.
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rkhettaouirkhettaoui   26 février 2018
Une joie de vivre, ça s’éprouve au présent, et c’est tout.
C’est la même chose pour les sensations qui viennent lorsqu’on regarde un tableau ou que l’on écoute une musique. Ce n’est pas quelque chose qui s’explique, c’est quelque chose qui se vit, qui imprègne nos sentiments et notre âme, que l’on garde ensuite en nous et qui peut revenir à tout moment.
Ce n’est pas une idée, c’est du vécu.
C’est ce qui m’emmerde chez les intellectuels, chez eux la référence l’emporte toujours sur le vécu, l’explication sur le désir.
Ils préfèrent raisonner que ressentir.
C’est la marque de fabrique des artificiels.
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somsom   26 février 2018
p. 58 Quant on joue un personnage, il y a toujours un moment où il faut revenir à la réalité, sinon c’est elle qui nous rattrape. Et c’est souvent de façon violente. Plus on masque sa propre saloperie, plus elle risque de nous revenir en pleine gueule.
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Vidéo de Gérard Depardieu
Pardonnez-moi - L’interview de Gérard Depardieu. 25'30''
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