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ISBN : 2266043730
Éditeur : Pocket (18/08/2006)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Dans cette bourgade aux airs de rêve américain, Ragle Gumm est une petite célébrité : il cumule plus de victoires que n’importe qui au jeu « Où Sera Le Petit Homme Vert La Prochaine Fois ? », proposé quotidiennement par le journal local. Une occupation qui lui assure des revenus modestes, mais qui lui laisse aussi beaucoup de temps libre, qu’il meuble en flânant de-ci de-là, toujours à la recherche d’objets insolites. C’est ainsi qu’il tombera un jour sur un annuair... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Millencolin
  09 janvier 2019
Mon premier K. Dick de l'année, et je me félicite moi-même de mon choix. Et quand on regarde l'année d'écriture : 1959, on se rend compte à quel point cet auteur a pu influencer d'autres écrivains, scénaristes et réalisateurs. Car quand on lit ce roman et que l'on en découvre progressivement les ficelles, on a cette vague impression de déjà-vu, mais il s'agit forcément d'oeuvres bien plus récentes.
Le film qui s'est imposé logiquement et rapidement à mon esprit, mais que je vais dissimuler ici car l'histoire en révèlera trop au futur lecteur est .
Ici, il s'agit de la vie particulière mais pourtant très tranquille d'un homme célibataire dans une petite bourgade typiquement américaine des années 50. Son environnement est relativement clos, il ne fréquente que peu de personnes et a un quotidien répétitif et bien huilé. Mais de plus en plus, il se remet en question, et commence également à remettre en question la réalité du monde qui l'entoure. Il relève des indices, ou plutôt des anomalies qui lui font douter. Il sent qu'il est le centre d'intérêt de tous. Devient-il parano à imaginer tout cela ? Ou bien a-t-il raison et il se trame réellement quelque chose de louche centré sur sa propre personne ?
L'auteur fait le choix d'aller dans le sens du héros. On se plonge avec le personnage principal dans la découverte d'éléments étranges, mais plus encore, car on devient également observateur de scènes dans lesquels le héros est absent. Et on se demande alors si K. Dick se sert de nous également, nous manipule, ou s'il fait le choix de nous dévoiler en avance une partie de la vérité finale.
C'est l'histoire d'une psychose paranoïaque, c'est l'histoire d'une tyrannie militaire, de la menace omniprésente d'un bombardement nucléaire, d'un maintien de la peur collective face à un ennemi lointain et limite invisible, l'histoire d'une manipulation volontaire ou non, inconsciente ou non.
Au final, c'est également une belle allusion sur le refuge que représente l'innocence de l'enfance aussi. D'ailleurs les seuls personnages enfants vont être d'une grande aide pour notre héros.
Et au final c'est l'histoire d'un choix, celui de préférer ou non le confort et la sécurité d'une prison dorée ? Tout comme le film que je mentionne plus haut.
Encore et toujours, Philip K. Dick par le biais de ce petit thriller mystérieux nous propose un questionnement sur la perception de la réalité et sur la définition de la réalité, sur l'association et la dissociation d'un objet et de son nom.... Question de sémantique....
"Au commencement était le verbe..." "Ce ne sont que des mots..." Il cite d'ailleurs en plus, quelques fois, directement des philosophes. Et rien n'est laissé au hasard, comme cette petite séquence anodine sur l'argent où finalement on nous rappelle qu'un billet de banque n'a de valeur que celle que le système commun lui accorde.
Pour conclure, c'est du bon K. Dick que voilà. Et pour les réfractaires qui continuent à se plaindre de n'avoir rien compris à Ubik et à le Dieu venu du Centaure, je leur répondrai que dans le temps désarticulé le dénouement final est extrêmement bien expliqué en long et en large.
... Demeurent pourtant une ou deux petites questions...
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jamiK
  17 juillet 2017
L'amérique de la fin des années 50, Une famille qui vit tranquillement, Vic Nielson, le père travaille au rayon primeur d'un supermarché, Sammy le garçon joue dans les ruines avec ses amis, Margo la mère, femme au foyer, son frère Ragle Gumm qui gagne sa vie en participant à des concours de journaux, et les voisins, les Black, lui cadre de la Société des eaux et Junie, un peu allumeuse, délurée... Bref, les années 50 avec tous ses stéréotypes.? Et puis, il y a ces phénomènes étranges, est-ce vraiment la réalité. Philip K Dick fait monter la tension, le suspense, le doute des protagonistes comme ceux du lecteur. J'ai été totalement scotché, la paranoïa envahit le récit, nous submerge, c'est de ce point de vue, une grande réussite, qui en fait un roman totalement addictif. Je l'ai lu presque d'une seule traite. Et même si le dénouement est très connoté SF des années 50 avec quelques défauts d'incohérences et quelques visions futuristes désuètes, c'est vraiment une lecture où j'ai pris beaucoup de plaisir. Ce que j'aime dans ce genre de romans, c'est ce jeu de conflit entre la perception et la réalité.
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pictura
  27 août 2012
L'histoire en 2 mots : Ragle Gumm gagne chaque jour le concours du journal. Il vit de cela. Il loge chez sa soeur, mariée, un fils. le quatuor forme une équipe soudée. Et peu à peu, un malaise s'installe, des anomalies, le voisin M Black trop présent, le souvenir du beau-frère qui devrait pas être, un magazine trouvé au fond d'une cave qui parle d'une célébrité : Marylin Monroe. Mais personne dans la ville n'a jamais entendu parler d'elle.
Bref, notre bonne vieille réalité – thème récurrent dans les romans de notre bon Philip K Dick - s'échappe, se disloque, se perd, se noie dans les méandres de notre intelligentsia, de notre entendement, la raison, l'illusion, la croyance, les sens. A qui se fier ? A quoi se fier ?
Le roman baigne en pleine guerre froide. La peur des bombe H, des retombées radioactives, la peur des communistes.
On est aussi face à la névrose de Dick. Comme souvent. Perte de la réalité. Faux semblant. Simulacre. L'histoire rappelle étrangement le film Truman Show de Peter Weir. C'est vraiment cela. Ragle Gumm croit que le monde tourne autour de lui. Vraiment. Il y a trop de faits dissonants. Mais Jim Carrey ne se croit pas aliéné. Ici, le personnage, c'est Philip Dick. Alors forcément il est déboussolé, désorienté et la paranoïa arrive comme un cheval au galop. Il essaye quand même de s'en sortir. de trouver la réponse. de se battre. Les cas étranges ne feront que s'accentuer tout au long du roman et Ragle Gumm ne perdra finalement jamais la raison.
C'est un bon roman. Pas le meilleur de l'auteur, mais assez bien ficelé pour les amateurs de SF et l'intrigue est parfaitement cohérente. C'est un bon Dick, perdu dans la complexité du monde, des apparences, de la mystification toujours possible des choses. Et si c'était vrai ? Oh non, pas ce Marc Lévy quand même !!!! ##### alors !!!
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DocteurVeggie
  30 novembre 2016
Le temps désarticulé est le premier livre de Philip K. Dick que je lis. Il m'a été conseillé par une connaissance (LeCombatOculaire). Je ne regrette pas d'avoir lu ce livre. J'ai apprécié la lecture qui à la base n'est pas du tout mon style de prédilection et pourtant, j'ai suivi sans relâche, au fil des pages l'évolution des protagonistes sympathiques, de ce rêve américain matriciel avec ses multiples disparitions et de ce monde à part dans le monde. le genre tourne bien autour de la perception que nous avons du monde, des choses et des comportements que nous adoptons face à celui-ci.
Seul bémol, l'histoire débute lentement au niveau des trois premiers chapitres. Lorsque j'ai appris que ce livre avait inspiré le film The Truman Show, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une transposition à l'écran, mais non, le film s'y inspire, mais s'y détache fortement.
Je n'ai rien d'autre à y ajouter au risque de faire du spoil, car l'histoire se lit assez vite et aussi car je ne connais pas grand chose à l'auteur que je viens à peine de découvrir. Par contre si quelqu'un veut en savoir plus sur l'oeuvre de Phillip K, Dick, celui-ci est sympa pour commencer parait-il.
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Luniver
  20 mars 2013
Ragle Gumm est la célébrité locale d'une petite ville des États-Unis : il participe à un concours organisé par un journal local. Intitulé « Où sera le petit homme vert la prochaine fois ? », il consiste à indiquer une position sur une grille à l'aide d'indices. Ragle participe tous les jours et est gagnant depuis plus de deux ans : les sommes gagnées lui permettent d'en faire son métier.
Pourtant, tout ne tourne pas rond dans l'univers de Ragle. Certains objets ou bâtiments se volatilisent devant ses yeux et ne lui laissent qu'une étiquette décrivant ce qui vient de disparaître. Il découvre de vieux annuaires, de vieux magazines, parlant de villes ou de stars dont personne n'a jamais entendu parler. Ses voisins, les Black, sont toujours dans ses pieds. Quand il veut quitter la ville, tout semble se liguer contre lui : files d'attente interminables, barrages routiers, pannes d'essence, … Ragle finit par se penser comme le centre d'un monde qui lui échappe totalement, et cherche à s'enfuir par tous les moyens.
Le début du roman est plaisant et typiquement dickien : monde instable, héros paranoïaque. L'ambiance fait penser au film « The Truman show ». le dénouement final est par contre très décevant et convenu. Et surtout, il laisse des pans entiers de l'histoire sans explication. C'est frustrant de ressentir une pression qui augmente à chaque page pour s'achever sur un « pschitt ».
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   15 mars 2013
— Dans une guerre civile, décréta Ragle, les deux camps sont mauvais. Inutile de chercher à démêler quoi que ce soit, tout le monde est victime.
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gillgill   17 septembre 2012
Il vit dans les tranquilles années 50.
Il participe au concours du quotidien local de sa tranquille localité.
Il vit au milieu du livre du mois, de James Dean, des tubes à la mode, des Volswagen, des supermarchés.
Il se nomme Ragle Gunn.
Et il est inquiet.
Sur les annuaires, les noms ne correspondent plus aux abonnés.
Et dans un fragment de vieux journal, il vient d'apprendre que Marilyn Monroe est morte...
Quel est donc ce complot ? Où est le passé ? Où est l'avenir ?
Et qui donc a piégé le présent ?
(quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1975)
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Florian07Florian07   11 janvier 2017
Dans les camps de concentration, les lunatiques subissaient un lavage de cerveau systématique, bien qu’évidemment la désignation officielle de leur traitement fût fort différente : dans la perspective d’un nouveau système d’éducation, l’individu était libéré de ses préjugés, de ses convictions erronées, de ses obsessions névrotiques et de ses idées fixes. Un savoir accru l’aidait à devenir plus adulte, et une fois le stage terminé, c’était un homme meilleur.
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AbettikAbettik   29 mars 2011
Des mots, songeait Ragle.
Le problème central de la philosophie. La relation entre le mot et l'objet... qu'est-ce qu'un mot ? Un signe arbitraire. Mais nous vivons avec des mots. Notre réalité se situe dans un univers de mots, non de choses. D'ailleurs, une chose, cela n'existe pas, c'est un gestalt au sein de l'esprit. La "chosité"... le sens de la substance. Une illusion. Le mot est plus réel que l'objet qu'il désigne.
Le mot ne représente pas la réalité, le mot est la réalité. Du moins pour nous. Dieu, lui, parvient peut-etre à atteindre l'objet. Mais pas nous.
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AbettikAbettik   29 mars 2011
Qu'est-ce que je fais ici? Je devrais être - où donc ?
En train de marcher dans un pré avec Junie Black... en train d'étendre une couverture au flanc d'un coteau sec et brûlant, parmi les senteurs
d'herbes, sous le soleil de l'après-midi. Non, pas là. Cette image appartenait-elle également au passé? Silhouette creuse en guise de substance, un soleil qui ne brille pas en réalité, pas chaude du tout; rien que le froid, la grisaille et l'incessante et paisible pluie de cendres horribles se déposant partout. Point d'herbe, mais de rares mottes déchiquetées. Des mares d'eau contaminées...
Il se voyait pourchassant Junie sur un coteau éventré et désolé. Elle fondait, disparaissait. Un squelette de vie, un frêle et blanc support d'épouvantail en forme de croix. Un sourire. A la place des yeux, un vide où apparaît le monde entier. Je suis à l'intérieur et je regarde dehors. Avec les yeux du vide, j'épie le désert par une faille.
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"Ubik" de Philip Dick (Alchimie d'un roman, épisode n°14)
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