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EAN : 9782757874387
624 pages
Points (14/03/2019)
4.14/5   79 notes
Résumé :
Mars 2011. La campagne présidentielle bat son plein, plus d’un an avant les élections. Le capitaine Gabriel Prigent débarque à la brigade criminelle de Paris après avoir vécu un drame à Rennes. Obsédé par l’éthique, il croise sur son chemin le lieutenant Christian Kertesz de la brigade de répression du proxénétisme, compromis avec la mafia corse et tourmenté par un amour perdu.
Alors qu’éclate une sordide histoire d’assassinats de prostituées mineures, ils pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
4,14

sur 79 notes

Giraud_mm
  11 octobre 2019
Capitaine Gabriel Prigent ; lieutenant Christian Kertesz : deux flics qui tentent de survivre avec leur fractures et leurs névroses. le premier a mis la justice au-dessus de tout, au point d'en négliger sa famille et de ne pas hésiter à franchir les lignes rouge pour punir les méchants. le second a basculé du coté de la pègre pour tenter d'effacer un dette. Tout les oppose, et ils tenteront de s'annihiler, jusqu'à ce qu'une cause commune les réunissent : Gabriel veut identifier les meurtriers de plusieurs jeunes prostituées ; Christian veut sauver l'une d'entre-elle, qui semble avoir échappé aux tueurs, mais qui reste introuvable. Leurs enquêtes se croisent, avant de se rejoindre, dans les milieux interlopes du grand banditisme corse, des réseaux de prostitution venant de l'Europe de l'est, de la politique, et des flics ripoux.
Pour son premier roman, Benjamin Dierstein nous raconte une histoire assez improbable, mettant en scène les caricatures du flic justicier et du flic ripoux, de la mafia corse et du nouveau proxénétisme venant de l'Europe de l'est. Les plus sympathiques, ce sont peut-être les corses, avec une forme de naïveté "à l'ancienne" qui les perdra.
Que reste-t'il alors pour rendre la lecture attractive ? D'abord, le rythme échevelé de l'action et de la narration, avec l'alternance des points de vue des deux héros, le justicier et le ripoux. Ensuite, l'écriture, précise, directe, sans fioriture, où les mots sont parfois tronqués pour accélérer le rythme. Enfin, l'étude psychologique des deux flics dont l'action est en grande partie dictée par les traumatismes du passé. Peut-être peut-on terminer en reprochant, parfois, une violence inutile.
En 4ème de couverture, Caryl Férey écrit : "Du DOA sous amphets, précis, nerveux, sans fioritures." J'ai envie de le paraphraser en écrivant : "Noir et violent comme le Férey de Zulu, Utu, Haka ou Mapuche, mais sans la dimension ethnologique."

Lien : http://michelgiraud.fr/2019/..
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RomansNoirsEtPlus
  01 juin 2018
Ce livre est une véritable tuerie . L'accord parfait entre personnages qui vous marquent , un récit complètement dingue - émotions garanties - et un rythme de damnés .
Une histoire de flics grandeur nature :
- le premier , le lieutenant Christian Kertesz de la Brigade de Répression du Proxénétisme est plutôt du type ripou . Il baigne dans toutes les combines qui peuvent rapporter gros quitte à utiliser sa force et sa haute stature pour faire le coup de poing avec ses amis de la mafia corse locale .
- le deuxième, le capitaine Gabriel Prigent de la Brigade Criminelle , vient d'être muté de Rennes au 36 Quai des Orfèvres pour une sombre affaire qu'il tente d'oublier à grands renforts d'anxiolytiques et d'antidépresseurs de tout poil . La justice et l'intégrité sont ses deux leitmotivs quelque soit la circonstance .
En somme deux profils que tout oppose.
Mais leurs enquêtes respectives vont les emmener tous les deux sur la piste d'un énorme trafic de prostitutions de filles de l'Est et aussi de mineures dirigé par un mystérieux Deda.
Ce trafic transfontalier est un business hyper lucratif et il implique de probables connivences policières mais aussi politiques du plus haut niveau .
Ces jeunes filles dont certaines ont été retrouvées torturées rappellent cruellement à Prigent la disparition de sa fille jumelle Juliette dont il est toujours sans nouvelles.
Leurs investigations vont peu à peu tourner à l'obsession pour les deux hommes ; notamment celle de retrouver vivante l'une de ces jeunes prostituées dont un tatouage représente une sirène qui fume ..
Ce premier roman de Benjamin Dierstein est une vraie réussite.
Il nous embarque dans cette descente aux enfers progressive de ces deux policiers que le destin va faire se croiser . Hormis ces deux protagonistes principaux l'auteur breton nous dresse un savoureux bestiaire de second rôles pour lesquels on hésite souvent entre faux gentils ou vrais méchants .
Le style est également (d)étonnant, nous proposant une narration à la première personne pour Prigent et à la deuxième personne pour Kertesz , laissant une grande place aux dialogues ce qui donne au récit un air de scénario de cinéma ..Pour les amateurs de scènes épiques j'ai beaucoup apprécié ces longues phrases sans points qui apportent une fulgurance et une dramaturgie supplémentaire au récit , mettant le lecteur dans le feu de l'action . C'est vraiment bluffant !
En résumé l'un de mes coups de coeur 2018 .
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Rob7
  14 avril 2019
Benjamin Dierstein signe ici son premier roman. Comme l'écrit Caryl FEREY " Un putain de bon roman ". Je bien d'accord avec lui.
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monromannoir
  14 février 2022
Je dois bien avouer que n'appréciant que très modérément le contenu de la revue Sang-froid, je suis passé complètement à côté de l'oeuvre de Benjamin Dierstein, dont les débuts coïncident avec la survenue en 2018 du prix Sang-froid, récompensant un romancier jamais encore publié, avec un jury qui porta son choix sur La Sirène Qui Fume, premier récit de l'auteur. Il faut donc rendre un hommage appuyé à la rédaction ainsi qu'à l'ensemble du jury qui ont mis ainsi en lumière l'une des grandes voix dissonantes de la littérature noire francophone avec un roman policier qui s'inscrit désormais dans une trilogie comprenant La Défaite Des Idoles (Points policier 2019) et La Cour Des Mirages (Les Arènes/Equinox 2022), dernier opus qui fait l'actualité et que j'aurais tout d'abord pu évoquer pour être en phase avec cette sacro-sainte temporalité, ce d'autant plus que les éditeurs et chroniqueurs vous expliqueront qu'il est tout à fait possible de lire ces trois ouvrages de manière individuelle, voire même de les aborder dans un ordre aléatoire. Effectuer une telle démarche, serait une grave erreur qui vous priverait d'une certaine dimension dramatique habitant les personnages qui traversent les trois récits. En entamant La Sirène Qui Fume, le lecteur doit tout d'abord se préparer au choc d'une écriture énergique et déjantée qui rappelle celles de James Ellroy ou de David Peace, même si Benjamin Dierstein s'affranchit avec succès de ces modèles qu'il évoque d'ailleurs lorsqu'il fait référence à ses sources d'inspiration.
Le capitaine Gabriel Prigent est un flic qui traine une sacrée réputation après avoir dénoncé à Rennes un de ses partenaires corrompus. Fraichement muté au 36 quai des Orfèvres, il intègre un groupe de la Brigade criminelle avec des collègues qui l'observent avec une certaine méfiance. Mais pour le lieutenant Cristian Kertesz de la BRP, c'est avec défiance qu'il considère ce nouveau venu lui qui est compromis dans un business juteux avec la mafia corse. Entre les tourments de l'un et les obsessions de l'autre, les deux hommes vont pourtant se retrouver à la croisée des chemins autour d'une enquêtes se focalisant sur une série de meurtres de prostituées mineures dont les corps sauvagement mutilés ont la particularité de porter un tatouage représentant une sirène qui fume. Mais mettre à jour un réseau de prostitution pédocriminel comporte certains risques, ceci d'autant plus lorsqu'il implique des fonctionnaires et des politiciens de haut rang.
La Sirène Qui Fume s'articule autour de l'alternance de deux enquêtes que mènent en parallèle le capitaine Gabriel Prigent dont l'intrigue se décline à la première personne tandis que celle du lieutenant Christian Kerstesz emprunte la voix narrative de la deuxième personne ce qui apporte un certain dynamisme à l'ensemble d'un récit tonitruant ponctué de coups d'éclat spectaculaires qui vous empêchent de reprendre votre souffle. Benjamin Dierstein ne ménage pas le lecteur, bien au contraire, on assiste ainsi aux excès de deux flics que tout oppose, hormis cette folie sous-jacente, émanant de leur passé respectif, qui va les submerger. Mais au-delà le l'outrance qui anime les deux personnages centraux du récit, Benjamin Dierstein corsète son roman dans une rigueur à toute épreuve que l'on retrouve tout d'abord dans le réalisme de l'appareil policier prenant parfois quelques tournures politiques notamment lors de la confrontation entre Gabriel Prigent, représentant syndical de gauche et sa collègue Laurence Verhaegen qui se situe sur la droite de l'échiquier. Cette rigueur, on la retrouve également dans le contexte social de cette année 2011 que Benjamin Dierstein décline par le biais de ces courtes dépêches qui ponctuent l'ensemble du roman en nous permettant de nous remémorer l'ascension et la chute de DSK, l'affaire du Carlton de Lille, la chute du président Gbagbo en Côte d'Ivoire ou l'achat du PSG par une filiale du fond souverain du Qatar pour n'en citer que quelques unes. Loin d'être anodines, ces dépêches, outre le fait de contextualiser l'époque, donnent une tout autre dimension à l'enquête que mêne les deux policiers autour d'un réseau criminel de prostitution de filles mineures, ainsi que tout ce qui a trait à la pègre corse et à son implantation au coeur la capitale et plus particulièrement au célèbre cercle de jeu Wagram faisant l'objet d'une descente des forces de police qui va entrainer sa fermeture définitive en bousculant tous les protagonistes d'une intrigue brutale.
Avec La Sirène Qui Fume, on oscille donc entre une réalité trouble et une fiction tourmentée que Benjamin Dierstein assemble avec une habilité et une intensité peu communes au cours d'un roman dense dont le final, imprégné d'une violence dantesque, vous achèvera aussi sèchement que l'impact d'une cartouche de 44 magnum.

Benjamin Dierstein : La Sirène Qui Fume. Editions Nouveau Monde 2018. Editions Points Policier 2019.
A lire en écoutant : Faze Wave de The Cave Singers. Album : No Witch. 2011 Jagjaguwar.

Lien : https://monromannoiretbiense..
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deuxquatredeux
  03 août 2018
Dans Gladiator, lorsque Marc-Aurèle demande à Maximus :
« Mais qu'est-ce que Rome, Maximus ? »
le gladiateur lui répond :
« J'ai vu beaucoup du reste du monde. Il est brutal, et cruel, et sombre. Rome est la lumière ! »
La sirène qui fume, premier livre de Benjamin Dierstein et que Caryl Féryl définit dans la préface comme du « DOA sous amphets, précis, nerveux, sans fioritures » (p. 8) et « un putain de bon roman » (p. 9), sonne comme la réponse de Maximus : « brutal, et cruel, et sombre ». Pourtant l'auteur considère que « Comparé à toutes ces influences, La Sirène qui fume est un roman beaucoup plus léger ! »
Courant sur quelques mois de l'année 2011 - des éléments d'actualité de la campagne présidentielle de 2011, de la guerre des familles corses au cercle Wagram, de l'éjection de Gabgbo par Ouattara en Côte d'Ivoire, de l'affaire DSK, du rachat du PSG par le Qatar, de l'affaire Dupont de Ligonnès, de l'arrestation de Ratko Mladić, … viennent contextualiser l'action - et sur fond de prostitution enfantine, Benjamin Dierstein oppose deux flics, Prigent, obsédé par l'éthique et sorte de héros, et Kersetz, compromis avec la mafia corse et sorte d'anti-héros, dont les enquêtes vont se croiser pendant quelques cinq cents pages et finalement se rejoindre.
Pour son premier roman récompensé du (premier) prix découverte polar Sang-froid, Benjamin Dierstein signe un roman oscillant entre thriller et polar à la David Peace et à la James Ellroy à l'écriture singulière - des longues phrases avec des répétitions, un peu à la Thomas Bernhard - efficace et maintenant en haleine le lecteur. Comme Caryl Féryl le souligne « premier roman de Benjamin Dierstein, et sûrement pas le dernier », La sirène qui fume fait partie d'une trilogie qui va s'étaler de mars 2011 à juin 2012.
La sirène qui fume s'adresse à ceux que le « brutal, et cruel, et sombre » ne rebute pas.
* Le livre est par ailleurs bien écrit malgré quelques coquilles* dont une confusion entre les verbes « servir » et « serrer » qui donne un « puis je leurs sers la main » (p. 405).
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
JeanDouxJeanDoux   18 juillet 2022
...
Des centaines de points rouges, je ne vois plus rien, je ne sens plus rien, je n’entends plus rien seulement des milliers de points rouges des milliers de cadavres, je ne veux pas mourir...
Mon cœur explose mon cerveau explose mon corps explose, je suis la forêt, je suis l’univers, des milliards de points rouges des milliards de milliards de points rouges des milliards de milliards de milliards de points rouges et puis ...
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   03 août 2018
Je m'allonge sur le canapé avec le reste de joint, je tire une taffe, c'est du shit dégueulasse, non seulement elle fume à son âge mais en plus elle se fait arnaquer par un petit salopard de dealer qui vend de la merde. Ça ne m'apaise pas du tout, alors je rallume la télé et je regarde Émile Louis, ma berceuse a moi. (p. 72)
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collectifpolarcollectifpolar   12 mars 2022
— Pourquoi vous me racontez tout ça ? C’est confidentiel, non ?
— Parce que j’ai confiance en vous.
— Pourquoi moi ?
— Vous le savez très bien.
— Je ne veux rien avoir à faire avec les enquêtes de l’IGS.
— C’est pas ce qu’on m’a dit.
Je lui lance un regard noir, et croise le sien, sans expression, impossible à déchiffrer.
— Vous ne voulez pas savoir à quoi vous attendre avec un prédécesseur de cette trempe ?
Je ne dis rien, Marignan continue :
— Je n’ai jamais réussi à prouver l’existence de ces comptes et c’est là tout le problème. Michel Morroni se fait des couilles en or, mais son compte bancaire officiel est blanc comme neige. Tout passe par des propriétés sous un faux nom. Il a des maisons en Dordogne, en Corse, dans les Alpes, mais sur le papier rien n’est à lui. Il a monté avec des associés une société fantôme qui a des parts dans des casinos un peu partout sur la Côte d’Azur, mais son nom n’apparaît nulle part.
— Mes collègues sont au courant de tout ça ?
— Gérard Berthelot et Christian Kertesz, les deux gars de la BRP qui vous ont bousculé, travaillent avec lui sur les clubs et le racket des macs. Ils bossent pour Toussaint Mattei, l’associé de Morroni, qui gère les affaires courantes de leur famille corse à Paris.
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collectifpolarcollectifpolar   12 mars 2022
Dehors, à travers le vasistas qui éclaire la pièce, la pluie tombe, toujours, la Seine est grise et l’air humide a comme un parfum de nostalgie de mes années rennaises. Le rêve de tous les gamins de l’école de police, les bureaux de la Crime sous les toits du 36 quai des Orfèvres, et pourtant ce goût amer qui persiste dans ma bouche.
— Capitaine Prigent ?
Je relève la tête : face à moi, un quarantenaire impeccable, grand, costaud, cravate noire typique du 36, les cheveux déjà blancs, un demi-sourire un peu gêné collé sur la tronche.
— Lui-même.
— Salut, mon vieux. Je suis le commandant Franck Beauvais.
— Enchanté.
— T’es arrivé en avance, non ?
— Il y a dix minutes, le temps de m’installer. Un des gars du groupe Le Goff m’a montré les bureaux.
— Installe-toi et fais comme chez toi. Tu peux ranger tes affaires où tu veux.
En disant ça, il balaye la pièce d’un geste de la main, passant successivement par les bureaux de chacun, qui débordent de dossiers et de tasses de café sales, pour finir sur un vieux frigo surmonté d’un bocal à poissons rouges, accolé à une armoire remplie de paperasses, médailles, photos de groupe et babioles touristiques.
— C’est noté, commandant.
— Appelle-moi Franck, mon vieux.
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collectifpolarcollectifpolar   12 mars 2022
Tu sors ton téléphone et tu composes son numéro. Tu ne le fais jamais à jeun, mais bourré ça ne loupe pas. Et le lendemain tu te mets des baffes.
Une bonne dizaine de sonneries, une voix fatiguée qui décroche.
— Allô ?
Tu imagines Sandra à l’autre bout du combiné. Tu penses à ses formes. Tu penses à ses tétons.
— Allô ?
Tu vois son corps nu. Tu as envie de la prendre, là, maintenant.
— Christian, c’est toi ? T’as vu l’heure ?
Tu la revois à votre mariage. Quand tu la sautes dans les chiottes de la salle des fêtes.
— Bon Dieu, ça devient du harcèlement !
Une voix nasillarde la remplace au téléphone. Laurent. Ce con de Laurent.
— Christian, ça suffit. On a déjà posé une main courante et je vois que ça ne sert à rien, tu continues à nous harceler. Qu’est-ce qu’on doit faire ?
Tu imagines ce fils de pute au lit avec Sandra et tu as les narines qui gonflent.
— Christian, ça fait trois ans, putain ! Trois ans ! Il est temps de te faire soigner, psychopathe de m
Le téléphone raccroche brusquement. Tu écoutes la tonalité qui s’étire à l’infini.
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Benjamin Dierstein - La cour des mirages
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