AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : B0014X2PGO
Éditeur : Le Cercle du Nouveau Livre (30/11/-1)

Note moyenne : 4.55/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Dans son livre de souvenirs Au beau temps de la Butte, Roland Dorgelès évoque quelques figures de la bohème artistique et littéraire du début du siècle. L'un des premiers dont il fait le portrait est Fagus (Roland Dorgelès, Au beau temps de la Butte, Albin Michel, 1963, pp. 81-85) :



Peut-on, avec de simples mots, ressusciter les morts ? Je l'ai souvent tenté et je le tente encore. C'est pour les arracher un instant à l'oubli que ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
BVIALLET
  09 août 2017
Au tout début de l'autre siècle, le jeune Roland Dorgelès, plus saute-ruisseau que véritable journaliste, passe le plus clair de son temps avec les artistes de la Butte Montmartre. Ainsi fréquente-t-il les peintres du Bateau-Lavoir dont le plus célèbre est déjà Picasso, mais également Utrillo, Suzanne Valadon, Marie Laurencin dont il trace un portrait assez peu flatteur, sans oublier les écrivains comme Paul Mac Orlan, Francis Carco, Paul Léautaud, Henri Béraud et tant d'autres. La vie est aussi dure qu'insouciante pour ces grands noms de la bohème. Mais soudain, un jour d'août 14, toute cette jeunesse est emportée dans le malstrom de la guerre. Un grand nombre n'en reviendront pas… Et l'auteur y laissera bien des illusions sur la fidélité des femmes…
« Au beau temps de la butte » est à la fois un recueil de souvenirs et un témoignage charmant sur une époque disparue, sur un monde oublié. Une époque où Paris était encore la capitale mondiale des arts et des lettres. Un tel rassemblement de talents laisse rêveur. La plume de Dorgelès est magnifique, cela va sans dire. Il sait comme personne traduire une ambiance, faire revivre un peintre ou un écrivain. C'est un observateur intelligent et perspicace au regard acéré, compatissant et plein d'humanité. Sa description du retour à la vie civile en 1918 avec sa suite de déceptions, ses pertes d'illusions et son désespoir poussant un grand nombre de ses compagnons jusqu'au suicide est particulièrement émouvante.
Lien : http://www.bernardviallet.fr
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
crapahutevida
  07 juin 2017
Belle chronique des figures littéraires parisiennes du début du 20ème siècle.
Commenter  J’apprécie          10
SophiePatchouli
  27 août 2014
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   03 mai 2013
Elle me poussait à écrire, mais ne m'en laissait pas le loisir. Tous nos après-midi, nous les passions au lit. Une fois assouvie, elle s'en voulait et m'en voulait aussi. S'étant approchée de la glace elle regardait avec désespoir son visage défait où le maquillage avait coulé. " - me voilà fraîche", sifflait-elle, les lèvres pincées. Alors elle devenait hargneuse ; "- Allons, dépenchez-vous, je suis en retard." J'essayais gauchement de l'aider, mais il fallait de la patience et de l'adresse, deux qualités qui m'ont toujours manqué. Ajuster le corset en serrant les lacets était encore facile, avec sa taille de guêpe; pour le pantalon à volants de dentelle, les jarretières, le cache-corset, elle pouvait se passer de moi, mais restait la robe, c'était le plus compliqué. Il y avait dans le dos tellements d'agrafes et de boutonnières que j'en sautais et, arrivé en bas, les deux pans ne joignaient plus. -" Ce que vous êtes maladroit ! c'est à croire que vous le faites exprès ! ".Elle partait furieuse, sans m'embrasser. Le lendemain, tout penaud, je m'attendais à la voir fachée; mais non, elle arrivait les joues brulantes, et nous reprenions nos jeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
moraviamoravia   03 mai 2013
Prélude.

Cet après-midi-là j'étais monté sur la butte, promenade dont je ne me lasse pas. Parfois, c'est la joie qui m'entraîne, comme si je devais retrouver ma jeunesse là-haut ; certains jours, en revanche, ce sont les regrets qui me poussent et je vais à Montmartre comme on se rend au cimetière; mais, par ce bel après-midi de mai, j'avais le coeur en fête et riais d'avance à mes souvenirs. Mon itinéraire ne varie jamais : Moulin de la galette, rue Girardon, rue de l'Abreuvoir, rue des Saules, rue Cortot, pour aboutir place du tertre, d'où je redescends par la place Ravignan, cherchant des ombres à chaque coin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
SophiePatchouliSophiePatchouli   01 mars 2016
Le jour déjà lointain où m'est venue l'idée d'évoquer mes années de Montmartre j'ai bondi de plaisir. Quelle joie! J'allais ressusciter ma vieille Butte, ses rue raboteuses, ses jardins gonflés de lilas, ses ateliers qu'on meublait de caisses vides et qu'on tendait d'andrinople à treize sous le mètre ; j'allais revivre ces heures d'insouciance où rien ne semblait impossible à nos vingt ans présomptueux, retrouver ces camarades qu'une effroyable guerre devait si tôt nous prendre et poursuivre avec eux ces discussions absurdes d'autrefois, où rien n'avait d'importance que la coupe d'un poème ou le sourire d'un trottin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
evannaevanna   28 mai 2016
Dieu ! que nous avons changé !...Les maigres sont maintenant gras, les hardis timorés, les pauvres sont devenus riches et les riches n'ont plus le sou...On reste même étonné devant la courbe fantaisiste de certaines existences. Les uns, qu'on imaginait triomphant, ont sombré dans l'oubli, tandis que d'autres, dont on n'attendait rien, sont devenus célèbres. Pourquoi ?...On ne sait pas...Le talent, c'est juste le travail obstiné. Mais aussi le hasard, les circonstances, la chance. Il semble que la vie s'est amusée à jeter des chausse-trapes en travers de certaines vocations. Que de faillites injustes, que d'avortements ! J'ai retrouvé un sculpteur de talent réduit à fabriquer des accessoires pour les Folies-Bergère, un rimeur devenu photographe, un peintre d'avenir pêcheur à la ligne, un humoriste patron d'auberge. Ce qui m'a consolé, c'est qu'aucun ne se plaignait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SophiePatchouliSophiePatchouli   01 mars 2016
C'était Pierre Mac Orlan, ce joyeux flâneur en chandail qui nous sonnait le réveil en jouant du clairon ? C'était Francis Carco, ce maigre adolescent pâle comme un pierrot qui, debout sur une table, chantait des refrains de Marseille ? C'était Van Dongen, ce bohème à barbe blonde qu'on voyait, le matin, aller faire ses emplettes, nu-pieds dans des sandales et brimbalant sa boîte à lait ?
Commenter  J’apprécie          40
Video de Roland Dorgelès (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roland Dorgelès
Proust, prix Goncourt : une émeute littéraire Thierry Laget Éditions Gallimard Collection Blanche Avril 2019
En 1919, l'académie Goncourt décerne le prix à Marcel Proust pour "A l'ombre des jeunes filles en fleurs", face à Roland Dorgelès et son roman "Les croix de bois", sur la Première Guerre mondiale. Cette attribution provoque un scandale dans les cercles littéraires entre les tenants du naturalisme, qui saluent le talent de Proust, et ceux qui vilipendent son style et sa personnalité. ©Electre 2019
https://www.laprocure.com/proust-prix-goncourt-emeute-litteraire-thierry-laget/9782072846786.html
+ Lire la suite
autres livres classés : Quartier MontmartreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2113 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre