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ISBN : 202049518X
Éditeur : Seuil (17/10/2003)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 214 notes)
Résumé :
"Il m'est venu d'écrire un livre doux. pas vraiment sur les bêtes mais plutôt autour, à propos des rapports que nous avons avec certaines d'entre elles. Pourquoi avons-nous une telle faim de leur tendresse, à leurs qualités particulières ?
Envie de rendre hommage, aussi à ces personnes animales rares qui accompagnent parfois un temps de notre existence et y apportent paix et simplicité."
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
latina
  25 juillet 2018
Me voilà à nouveau démunie, incapable de savoir si je vais vous toucher et vous entrainer à lire ce livre si émouvant, si sage, si profond, si franc.
Inutile de vous dire qu'il m'a émue à un point inimaginable. Peut-être parce que j'ai un chat, moi aussi ? Et que depuis mon enfance, ces êtres silencieux au regard paisible m'ont accompagnée ?

En tout cas, j'ai accompagné Anny Duperey dans son lent dévoilement d'elle-même, dans sa lente transformation vers la sérénité, vers l'acceptation du drame vécu dans son enfance, la découverte de ses parents morts alors qu'elle avait 8 ans. Non, ce livre n'est pas une redite du « Voile noir », mais plutôt une plongée dans sa vie intérieure qu'elle a effectuée à l'aide de 2 de ses petits compagnons, ses « chats de hasard » comme elle les appelle, car ils sont arrivés à elle de façon tout à fait impromptue.

« Un petit animal gris, mine de rien, sans que je me méfie, était entré dans ma solitude et allait, le premier, ouvrir une brèche dans ma force, commencer à me marcher sur le coeur avec des pattes de velours... »
Et puis
« Missoui était là, avec moi, tour à tour ma mère, mon amie, ma compagne d'écriture, ma petite soeur, ma démunie de mots, ma très sage. »

Non, ce livre n'est pas triste ! Il mène à une vérité intime, qui est celle de tout être humain osant s'arrêter, osant se retirer quelquefois hors du tumulte de la vie et se regarder, tel qu'il était enfant, plein de rêves et innocent.
Et puis ce livre fourmille d'anecdotes. Il est plein d'enfants et de chats. Il est plein d'oiseaux, d'arbres, de fleurs. La campagne éclate à chaque coin de page.

L'écriture. le métier de comédienne. L'amour. Les enfants. le coeur. Les chats. La vie, simple et tranquille.

Je me retire sur la pointe des pieds.

« Je ne connais rien de comparable au silence pensif des chats. Il remplit l'atmosphère d'une qualité très particulière. Pour peu que l'on veuille bien s'arrêter un moment pour être à l'unisson avec lui, ce silence devient contagieux. On le voit, lui, le chat, éveillé et ailleurs, son beau regard fixé devant lui. le temps soudain suspendu, on se prend, l'oeil perdu dans le vague, à laisser errer son esprit, doucement. Puis tout à coup, un blanc, une bulle de néant vous a saisi et vous ne savez plus combien de minutes vous êtes resté là, et où vos pensées sont allées divaguer sans contrôle. Puis on revient à la réalité, celle du temps compté, de l'ordre, du raisonnement, on s'éveille comme d'un petit voyage. Où était-on ? On ne saura pas dans quelle part de soi informulée, inconnue, le rêve du chat nous a entraînés... »
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araucaria
  02 juillet 2015
Magnifique récit écrit par une grande amoureuse des chats. Coup de coeur! Texte rempli d'émotion. A conseiller à toutes les personnes qui ont vécu des moments privilégiés avec des petits félins. Si on aime les chats on ne peut qu'adorer ce livre, si sensible, si bien écrit.
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Carosand
  02 janvier 2013
Ce qui est pénible avec les livres empruntés à la bibliothèque, c'est que l'on ne peut apposer près des phrases qui nous ravissent le petit signe (pour moi un petit coeur) nous rappelant leur emplacement, c'est pourquoi à défaut de citations, ma critique vous incitera peut être à ouvrir ce livre.
Anny Duperey arrive par ses mots à nous montrer le rôle que joue l'animal domestique dans nos vies au travers des tragédies passées. Les chats nous transmettent de l'amour à travers leur silence et leurs caresses pour panser nos blessures secrètes car l'être humain face à l'animal ne se sent ni jugé ni trahi mais apaisé sans essayer de cacher ses chagrins. A l'inverse, le chat n'agira de la sorte que s'il trouve confiance et affection auprès de ses maîtres, un chat compréhensif se mérite.
Pour les amoureux des chats exclusivement et la sincérité d'Anny Duperey, un très joli moment de lecture.
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Ladybird123
  23 juin 2018
Petit roman tombé dans mes mains par hasard en fouinant entre les livres et quelle merveilleuse surprise. Étant une fervente amoureuse des chats (et des animaux) mais surtout des chats, ce roman devait me plaire me dis-je. Il m'a subjugué, un vrai coup de coeur.
D'une rare beauté littéraire, d'une douceur incroyable, ce roman s'articule autour de récits de vie propres à l'auteure, le tout accompagnant les chats, chats de hasard ou chats adoptés. Autour de Misoui aussi, chat d'une affection et intelligence rares.
L'auteure dessine un portrait félin fidèle et rempli d'émotions parsemé d'anectodes mais aussi de savoirs que je m'en suis retrouvée toute émue, les yeux parfois mouillés par tant de beauté. Tout le livre m'a semblé pertinent, j'aurai pu le colorer au fluo jaune sur toutes ces lignes.
C'est un roman initiatique pour l'auteure, qui part involontairement dans une recherche de paix intérieure et parvient à mener à bien ce projet à partir de ses rencontres félines.
C'est aussi un roman qui décrit très bien plusieurs questions existentielles : le bien être animal, la responsabilité d'adopter un animal, le cadeau-fardeau d'être une belle femme, la solitude, la société, le deuil, la peur de donner la vie,...
Il y a énormément de tendresse et de valeurs dans ce roman.
Pour les amoureux des chats, c'est un livre qui nous fait voir notre compagnon à quatre pattes d'un autre oeil. C'est aussi un livre qui est un merveilleux clin d'oeil aux arrivées surprises que nous offre la vie.
L'écriture est très belle, l'histoire remplie de tendresse et de beaucoup de vérités à mon sens. Bref, coup de coeur pour ce roman et pour tous les chats de hasard.
Bise à ma petite clochette qui accompagne mes rêveries depuis bientôt 10 ans.
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lutinielle
  22 mai 2014
Parlant du rapport fusionnel, hautement affectif et tout d'indépendance fait, ce livre n'est bien évidemment pas compréhensible pour les personnes pour qui un chat est "juste" un animal... Bien qu'étant à mon sens très éloigné de tout anthropomorphisme, les sceptiques et cyniques y verront peut-être un excès de sensibilité, confortable cocon de la logique toute cartésienne. Mais pour les autres, les humains-chats, ceux qui ont grandi en osmose avec eux, qui, depuis tout petit, ont intégré leurs codes et modes de communication, ce livre est un gros soupir du troisième poumon.
Au travers de ces petits maitres zen, Anny Duperey nous conte son évolution interne, son ouverture au deuil, à la vie et à son rôle de mère. D'une intimité bouleversante, elle nous conte ses amours félins et ses errances du voile noir jusqu'à l'apprentissage de la Vie
J'ai apprécié ce récit, bien évidemment. J'ai également aimé la langue d'Anny Duperey, riche et évocatrice. J'ai également apprécié le format d'édition ainsi que les croquis de chats jalonnant le texte. Ses réflexions sur le monde et la vie m'ont également plut ou interrogée, sans que le texte ne plonge dans des abysses intellectuels. J'ai trouvé extrêmement juste le ton d'Anny Duperey dans ce récit; sensible sans verser dans la sensiblerie, intuitive toute faite de cette intelligence du vécu sans non plus finir dans l'irrationnel.
Lien : http://unlivresurmeslevres.b..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
helaiahelaia   24 janvier 2012
Les gens qui aiment les chats évitent les rapports de force. Ils répugnent à donner des ordres et craignent ceux qui élèvent la voix,qui osent faire des scandales. Ils rêvent d'un monde tranquille et doux où tous vivraient harmonieusement ensemble. Ils voudraient être ce qu'ils sont sans que personne ne leur reproche rien.

Les gens qui aiment les chats sont habiles à fuir les conflits et se défendent fort mal quand on les agresse. Ils préfèrent se taire, quitte à paraître lâches. Ils ont tendance au repli sur soi, à la dévotion. Ils sont fidèles à des rêves d'enfant qu'ils n'osent dire à personne. Ils n'ont pas du tout peur du silence. Ils ne s'arrangent pas trop mal avec le temps qui passe,leur songe intérieur estompe les repères,arrondit les angles des années.

Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu'ils ont,car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes ni pour les autres. Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l'amour aille de soi,sans effort, et qu'on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.

Les gens qui aiment les chats,avec infiniment de respect et de tendresse,auraient envie d'être aimés de la même manière -qu'on les trouve beaux et doux,toujours, qu'on les caresse souvent, qu'on les prenne tels qu'ils sont, avec leur paresse, leur égoïsme, et que leur présence soit un cadeau.

Dans le doute de pouvoir obtenir pour eux-mêmes un tel amour,ils le donnent aux chats. Ainsi cela existe, cela console.

Les gens qui aiment les chats font une confiance parfois excessive à l'intuition. L'instinct prime la réflexion. Ils sont portés vers l'irrationnel, les sciences occultes. Ils mettent au-dessus de tout l'individu et ses dons personnels et sont assez peu enclins à la politique. Les tendances générales, les grands courants, les mouvements d'opinion, les embrasements de foule les laissent aussi circonspects que leur animal devant un plat douteux. Et si leur conviction les pousse à s'engager, une part d'eux-mêmes reste toujours observatrice, prête au repli dans son territoire intime et idéaliste, toujours à la frange, comme leurs compagnons, d'un pacte avec la société et d'un retour vers une vie sauvage dans l'imaginaire.

Les gens qui aiment les chats sont souvent frileux. Ils ont grand besoin d'être consolés. De tout. Ils font semblant d'être adultes et gardent secrètement une envie de ne pas grandir. Ils préservent jalousement leur enfance et s'y réfugient en secret derrière leurs paupières mi closes, un chat sur les genoux.
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isachon42isachon42   08 mars 2012
Mais les chats...
Les gens qui aiment les chats évitent les rapports de force. Ils répugnent à donner des ordres et craignent ceux qui élèvent la voix, qui osent faire des scandales. Ils rêvent d'un monde tranquille et doux ou tous vivraient harmonieusement ensemble. Ils voudraient être ce qu'ils sont sans que personne ne leur reproche rien.
Les gens qui aiment les chats sont habiles à fuir les conflits et se défendent fort mal quand on les agresse. Ils préfèrent se taire, quitte à paraître lâches. Ils ont tendance au repli sur soi, à la dévotion. Ils sont fidèles à des rêves d'enfant qu'ils n'osent dire à personne.
Ils n'ont pas du tout peur du silence. Ils ne s'arrangent pas trop mal avec le temps qui passe, leur songe intérieur estompe les repères, arrondit les angles des années.
Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu'ils ont, car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes, ni pour les autres.
Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l'amour aille de soi, sans effort, et qu'on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.
Les gens qui aiment les chats, avec infiniment de respect et de tendresse, auraient envie d'être aimés de la même manière - qu'on les trouve beaux et doux, toujours, qu'on les caresse souvent, qu'on les prenne tels qu'ils sont, avec leur paresse, leur égoïsme, et que leur seule présence soit un cadeau. Dans le doute de pouvoir obtenir pour eux-mêmes un tel amour, ils le donnent aux chats. Ainsi cela existe. Ca console.
Les gens qui aiment les chats, font une confiance parfois excessive à l'intuition. L'instinct prime la réflexion. Ils sont portés vers l'irrationnel, les sciences occultes. Ils mettent au-dessus de tout l'individu et ses dons personnels et son assez peu enclins à la politique. Les tendances générales,les grands courants, les mouvements d'opinion, les embrasements de foule les laissent aussi circonspects que leur animal devant un plat douteux. Et si leur conviction les pousse à s'engager, une part d'eux-mêmes reste toujours observatrices, prête au repli dans son territoire intime et idéaliste, toujours à la frange, comme leur compagnons, d'un pacte avec la société et d'un retour vers une vie sauvage dans l'imaginaire.
Les gens qui aiment les chats, sont souvent frileux. Ils ont grand besoin d'être consolés. De tout. Ils font semblant d'être adultes et gardent secrètement une envie de ne pas grandir.
Ils préservent jalousement leur enfance et s'y réfugient en secret derrière leurs paupière mi-closes, un chat sur les genoux.
Enfin j'ai cru remarquer que les gens qui aiment les chats étaient souvent ainsi....... J'AIME LES CHATS.
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araucariaaraucaria   02 juillet 2015
Les gens qui aiment les chats sont habiles à fuir les conflits et se défendent fort mal quand on les agresse. Ils préfèrent se taire, quitte à paraître lâches. Ils ont tendance au repli sur soi, à la dévotion. Ils sont fidèles à des rêves d'enfant qu'ils n'osent dire à personne. Ils n'ont pas du tout peur du silence. Ils ne s'arrangent pas trop mal avec le temps qui passe, leur songe intérieur estompe les repères, arrondit les angles des années.
Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu'ils ont, car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes ni pour les autres. Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l'amour aille de soi, sans effort, et qu'on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.
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lutiniellelutinielle   22 mai 2014
Mais l’indicible était mon paysage intérieur, celui qui m’était familier depuis si longtemps, et si j’essayais de le formuler, ce n’est pas pour autant qu’il ne restait pas mon « chez moi ». Et il se trouve qu’il était aussi son « chez elle ». Elle posait quelquefois son front animal sur ma tête, se couchait le long de mon cahier ou sur un fauteuil touchant le mien. Elle n’essayait pas de me consoler, ni de me conseiller, ni de formuler à ma place. Elle était là, avec sa tendresse et sa chaleur, c’est tout. Mes chagrins d’enfant qui ressurgissaient ne la gênaient pas, ne l’effrayaient pas, je n’avais pas à la rassurer, ni à m’excuser auprès d’elle. Elle acceptait tout de moi, avec son bon regard, et quand c’était trop dur je la prenais contre moi ou je me couchais en moment avec elle. Elle me faisait une crise d’amour, posait sa patte sur ma joue, léchait mes larmes. Que j’ai pu pleurer Missoui ! Mon dieu ! Acertaines heures, ce n’était plus une chatte mais une serpillière ! Et à son contact, dans notre silence partagé, je reprenais des forces. A qui aurais-je pu infliger cela, sans me sentir coupable, pendant des heures, des jours, des mois ? Sur qui aurais-je pu me répandre ainsi sans honte, sans remords ? Personne, je pense. Sauf elle.
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latinalatina   25 juillet 2018
Quand on est jeune, on n’avoue pas aisément, et on ne s’avoue pas encore à soi-même qu’on ne recherche, même en amour, qu’un rapport simple et clair qui s’apparente à ce qu’on nomme « sincérité », « droiture », « franchise » et aussi «naïveté ». En regard de cela, les troubles séductions me semblaient déjà de la dernière fadeur...Mais ce sont des qualités à la réputation si peu excitante qu’on les garde pour soi de longues années avant d’avoir la force, j’allais dire le culot, de les revendiquer ! Et pour faire bon poids j’ajouterais la « gentillesse », mot si décrié, si tourné en dérision par les esprits qui sont incapables de se l’attribuer .
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Vidéo de Anny Duperey
https://www.librairiedialogues.fr/livre/11804397-le-reve-de-ma-mere-anny-duperey-le-seuil Rencontre avec Anny Duperey , qui a eu lieu le 15 décembre 2017 à la librairie dialogues à Brest, à l'occasion de la parution du livre "Le Rêve de ma mère" , (Seuil). Entretien mené par Laurence Bellon. Réalisation : Ronan Loup.
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