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EAN : 9782070338214
288 pages
Éditeur : Gallimard (11/02/2010)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 14 notes)
Résumé :

Fils d'un père alcoolique et d'une mère tuberculeuse, Ludwig van Beethoven (1770-1827) n'avait guère d'autre solution pour échapper aux tares de son milieu que de devenir un génie.

En ce temps où le romantisme né des Lumières et de la Révolution française est en pleine expansion, celui qui se qualifie lui-même de Tondichter (poète sonore) croit très vite en son destin. Ses dons sont éclatants, sa volonté inébranlable.

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
karmax211
  03 septembre 2020
Ce qui fait qu'une biographie est réussie ou pas, c'est essentiellement, selon moi, la proximité que le biographe parvient à créer entre la personnalité rapportée, sa vie, son oeuvre, et le lecteur.
Sur ce critère, je peux dire que Bernard Fauconnier, outre l'intérêt de découvrir par la lecture son travail de recherche, m'a permis pendant quelques jours de vivre "proche" de ce géant de la musique que fut Beethoven, de ressentir un peu du poids de cette enfance rendue difficile par un père alcoolique et violent, un peu adoucie par une mère aimante mais tuberculeuse, et "inspirée" par un grand-père (idéalisé), mort lorsque Ludwig avait trois ans.
Proche de ce jeune homme petit et laid (son visage est vérolé), virtuose et improvisateur sans égal, qui régale les salons de Vienne en cette fin de XVIIIe siècle,, de cet ogre littérateur d'une musique en avance de "deux siècles" sur son temps, de ce créateur boulimique travaillant sans relâche, de cet artiste libre, sans concessions avec les "puissants"... capable de dire non si c'est non.
L'oeuvre est grandiose, sublime ( tout à ma lecture, j'ai fait quelques poses musicales sur Youtube), " l'une des plus grandes jamais conçues par un cerveau humain." Et quand on songe que ce cerveau est peu allé à l'école, et que de cette" éducation lacunaire et imparfaite, il gardera des séquelles toute sa vie : orthographe déficiente, arithmétique laborieuse, n'excédant guère la capacité de faire des additions... on se demande comment ce piètre mathématicien parvint à acquérir une telle maîtrise dans cet art si mathématique qu'est la musique ?"C'est fascinant !
L'homme est une schizophrénie entre le génie absolu et la persona tourmentée, passionnée, emportée, colérique, injuste et "faible" parfois, mesquine et héroïque , car cette force de la nature, en proie à tous les excès... il se nourrit de gibier, de viandes et de fromages, boit un litre (pas plus) de vin blanc à chaque repas et ne compte pas les nombreuses chopes de bière qui jalonnent ses journées, héroïque disais-je parce que tourmenté en permanence par des fragilités intestinales, hépatiques, probablement par une syphilis due à la fréquentation de quelques "cuisses légères" dès son arrivée à Vienne, et surtout par ce qui a assis la légende, le mythe de Beethoven... sa terrible surdité dont les signes précoces se font sentir alors qu'il est encore très jeune... il ne se plaint jamais, pense souvent au suicide, mais habité par une force "messianique", continue vaille que vaille et sans s'accorder de repos, à créer, créer, créer.
Il y a aussi Ludwig l'éternel "amoureux", jamais payé de retour, qui passera sa vie à aimer sans vraiment jamais l'être... par de nombreuses femmes et quelques hommes (?)... les exégètes continuent "d'investiguer".
Le père de substitution, qui adoptera au prix de mauvais procès, Karl le fils de son frère défunt. Karl qu'il étouffera, qu'il poussera au suicide ... manqué, heureusement...Un mauvais père, pas un mauvais homme.
C'est ce Beethoven que Bernard Fauconnier m'a permis d'approcher.
Le père de la IXème Symphonie, de L'hymne à la joie... qui est aujourd'hui celui de l'UE et le symbole de la fraternité entre les hommes.
C'est ce Beethoven, le corps miné par les excès, dont la lente et terrible agonie va durer trois mois, qui expirera en disant (mythe ou réalité ?.. j'opte pour les deux) "la comédie est finie.", que Bernard Fauconnier a rendu vivant dans cet excellent petit bouquin.
Un mot encore. Quel dommage que le dernier projet de cet homme hors du commun des mortels n'ait pu voir le jour... la mise en musique de Faust !
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Acidus
  22 décembre 2020
Cherchant une biographie de Ludwig van Beethoven, je suis tombé sur celle de Bernard Fauconnier, romancier et auteur d'autres biographies pour "Folio biographies". Si l'oeuvre du compositeur est à la fois géniale et passionnante, je ne peux en dire autant de sa vie. Celle-ci tourne autour de quatre grands piliers que sont la famille (les problèmes avec son père, ses frères et son neveux), les femmes, la maladie (qui l'emportera) et bien entendu la musique.

Ses amours et ses relations compliquées avec ses congénères ne sont guère intéressantes à suivre même si elles ont forgé le caractère de Beethoven et donc sa musique. Ce que l'on aime avant tout c'est la musique du maestro et Fauconnier nous narre, parfois de manière trop "catalogue", la conception et la réception par le public de certaines de ses grandes compositions.

On ressent, à travers l'écriture, l'affection particulière du biographe pour son sujet, mais cet attachement entraîne parfois un manque d'objectivité et de nuances. Bernard Fauconnier réussit à faire revivre Beethoven mais sans prendre la distance nécessaire que l'on attend d'un ouvrage "sérieux".

Il doit exister de meilleures biographies sur Beethoven. Celle-ci reste convenable malgré ses défauts.
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Caligari
  23 mars 2016
Je n'ai pas du tout aimé le regard condescendant du biographe sur la famille de Beethoven, un génie éclos à l'en croire parmi un ramassis de pocherons dégénérés... Une analyse plus nuancée aurait été bienvenue. Pas mal de clichés aussi...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
karmax211karmax211   03 septembre 2020
Un star : le mot n'est pas trop fort si l'on accepte l'anachronisme sémantique : sa façon de jouer du piano, qui s'accorde avec la sensibilité tumultueuse d'un temps prompt aux emportements des passions, démode la manière ancienne. C'est cela qu'on attendait. On vient voir le phénomène, prêt à toutes les émotions, à tous les sanglots. On ne hurle pas encore, mais c'est parce qu'on se retient. Beethoven au piano, toutes proportions gardées et les amplis en moins, c'est Jerry Lee Lewis et sa fureur, Elvis Presley et ses déhanchements, les Beatles à l'Olympia. : un ouragan.
+ Lire la suite
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OlivOliv   15 mars 2015
Mais dans son cas, la surdité ne gêne en rien le travail de la composition. La musique est pour Beethoven ce que la peinture est pour Léonard de Vinci : "una cosa mentale". Des constructions prodigieuses naissent dans son esprit, qu'il n'a plus besoin d'entendre. Telle est la force d'une pensée tout entière confondue avec un univers dont la réalité sonore, si elle lui manque cruellement, n'est pas indispensable ; c'est au moment où sa surdité devient totale qu'il conçoit ses œuvres les plus profondes.
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OlivOliv   14 mars 2015
Ses colères ne sont pas feintes, pourtant : en réalité, il déteste jouer en public quand il éprouve le sentiment de n'être qu'une des attractions de la soirée, et qu'on le traite sur le mode du "vous allez bien nous jouer quelque chose". Sa fierté renâcle, la haute idée qu'il se fait de son art se révolte s'il ne doit servir que d'ornement et de distraction. Il lui arrive de se lever rageusement, de fermer le piano, de sortir en bougonnant de la pièce quand le public se montre inattentif ou bavard. Beethoven n'est pas un fond sonore !
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OlivOliv   14 mars 2015
Une star : le mot n'est pas trop fort si l'on accepte l'anachronisme sémantique : sa façon de jouer du piano, qui s'accorde avec la sensibilité tumultueuse d'un temps prompt aux emportements des passions, démode la manière ancienne. C'est cela qu'on attendait. On vient voir le phénomène, prêt à toutes les émotions, à tous les sanglots. On ne hurle pas encore, mais c'est parce qu'on se retient. Beethoven au piano, toutes proportions gardées et les amplis en moins, c'est Jerry Lee Lewis et sa fureur, Elvis Presley et ses déhanchements, les Beatles à l'Olympia : un ouragan.
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