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ISBN : 2823611401
Éditeur : Editions de l'Olivier (24/05/2017)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 40 notes)
Résumé :
En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents : celle de son père, représentant de commerce sur les routes une bonne partie du temps jusqu’à sa mort prématurée ; et celle de sa mère, qui, après une enfance sans histoires en Arkansas, son mariage et la naissance de son enfant, souffre des années de solitude, puis d’un cancer.
L’auteur, qui se trouve « entre eux » décrit ces deux existences dans ce qu’elles ont de plus quotidien et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Thierrydiegolea
  05 octobre 2017
Entre eux / Richard Ford


En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents : celle de son père, représentant de commerce sur les routes une bonne partie du temps jusqu'à sa mort prématurée ; et celle de sa mère, qui, après une enfance sans histoires en Arkansas, son mariage et la naissance de son enfant, souffre des années de solitude, puis d'un cancer.

Ce roman familial est très agréable à lire, mais la reconstruction de cette enfance est filtrée par le temps qui en brouille l'image. Cependant, l'auteur cherche à rendre hommage à ses parents, deux individus fort différents une manière de leur offrir un cercueil de papier ou mieux encore de leur offrir une seconde vie éternelle cette fois. Il a transposé , dans ce roman, des souvenirs, des faits saillants, pour les garder vivants, Les souvenirs ne meurent jamais, ils traversent le temps et sont éternels.
Lorsque nos parents vieillissent,on sent que la vie se dirige vers un but inéluctable, on préfère se replonger dans le present. le texte dédié à son père est certes émouvant mais j'ai préféré celui que l'auteur a consacré à sa mère qui reste un témoignage bouleversant car on prend conscience qu'il faut rester proche de ses parents pour se fabriquer des souvenirs pour pouvoir s'y replonger pour quand viendront les soirs de tristesse et qu'ils ne seront plus présents pour nous consoler.
Ce livre aborde une thème délicat celui de la perte d'un être cher avec des mots choisis. J'étais persuadé avant de lire ce témoignage, que La douceur du souvenir finissait par prendre le pas sur la douleur de la perte, peut-être tout simplement, pour calmer mes propres angoisses , lorsque je me trouverai confronté à cette terrible douleur. Mais je me suis rendu compte que n'était pas toujours possible puisque la mère de l'auteur semble avoir survécu à son mari dans un mal être permanent, elle n'a jamais paru vivre pleinement, elle qui a su affronter la mort avec courage et dignité.
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celinedr
  31 mai 2018
Je découvre les écrits de cet auteur à travers ce court récit autobiographique. J'ai décidé de me pencher sur sa vie suite au documentaire de François Busnel et de ses carnets de route. Cette lecture sera pour moi une introduction car j'ai bien l'intention de lire Canada, Un week-end dans le Michigan ou encore Une saison ardente, pour ne citer qu'eux.
Ces derniers temps, si je continue à me tenir au courant de l'actualité littéraire, je souhaite également découvrir des romans connus, reconnus sur lesquels j'ai fait l'impasse jusqu'ici. Je reviens à mon premier amour : la littérature que j'ai, ces dernières années, mis de côté au profit des thrillers. L'influence des réseaux sociaux certainement, sur lesquels se multiplient les avis très alléchants de cette littérature noire qui je lis avec engouement.
Mais revenons à Entre eux. Il est toujours difficile d'écrire sur ses parents. Sur son enfance. Sur les piliers de son existence. Richard Ford aborde le sujet avec beaucoup de sincérité et de délicatesse à la fois, cet enfant unique de ce couple d'un état du sud de l'Amérique, conçu sur le tard. Ses parents, mariés depuis plus de dix ans lors de son arrivée, on fait ce qu'ils ont pu pour l'inclure dans leurs vies. Ce couple quelque peu marginal qui a parcouru les routes des états du sud pendant des années avant sa naissance et qui a conservé ses habitudes même quelques années par la suite. Un homme et une femme qui s'aimaient plus que tout. Un homme et une femme qui étaient tout l'un pour l'autre et qui n'hésitent pas à ne pas bouleverser toute leur existence lorsqu'ils deviennent parents. le père de Richard Ford continue de sillonner les routes du lundi au vendredi pour son métier de représentant. Edna et Parker poursuivent leurs beuveries, sans trop d'exagération toutefois. Les week-ends sont calmes. Leur quotidien peut paraître monotone. Mais c'est ainsi. Un foyer heureux. Presque fataliste si l'auteur lui-même ne nous disait pas qu'en fait, il n'en est rien. Qu'il ne s'agit pas chez les Ford de fatalisme mais davantage de prendre la vie du bon côté. Comme elle se présente, tout simplement.
Puis, vient la disparition du père et c'est toute la famille qui s'en trouve bouleversée. Un événement qui bien sûr aura marqué le jeune Richard alors adolescent mais qui n'est pas, d'après ses dires, l'événement le plus triste de sa vie.
De ces racines sudistes, de cet amour débordant, va naître l'auteur à la renommée internationale que nous connaissons aujourd'hui.
Un récit tout en douceur. Une vie ordinaire joliment racontée. Une narration trop pudique pour  entrer dans les détails des sentiments et des émotions.
Je conseille cette lecture à tout lecteur qui a lu Richard Ford ou qui a l'intention de le découvrir car comme je le dis souvent : qu'y-a-t-il de plus intéressant qu'un roman ? Celui (ou celle !) qui est derrière la plume de celui-ci…;-)
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ileana
  25 octobre 2018
L'auteur évoque ses parents tout en retenue : surtout pas d'overdose de lyrisme. Cela donne une certaine distanciation. Je m'attendais à un propos plus vivant, à des tranches de vie. (Si je dis plus vivant, je pense par exemple à Les AnnéesAnnie Ernaux.) Heureusement, avec R Ford, nous avons droit à quelques photos de l'album de famille, sinon cela m'aurait paru quasi désincarné.
Le père était souvent absent en tant que représentant de commerce ; il est décédé prématurément – aussi son identité se dessine en creux, accompagnée des questionnements sans réponse. « Qu'est-ce que mon père aurait pensé lors de telle ou telle situation ? » Cela m'a semblé un peu répétitif.
J'affectionne la touche sociologique et je garde en mémoire une photo illustrant la branche maternelle en 1928, page 91. Cette photo raconte à elle seule toute une histoire, elle représente un humble univers provincial ou rural. Quatre personnages dans une carriole de mulet.
Extrait :
« Il s'agit d'un cliché de studio, peut-être pris à Fort Smith vers la fin des années vingt et censé être comique. Mon arrière-grand-mère ressemble à une vieille sorcière ; ma grand-mère, jolie dans le genre sévère, porte un long manteau de castor ; ma mère est toute jeune, ses yeux noirs perçants regardent l'objectif bien en face. On ne voit pas ce qu'il y a de drôle dans tout ça. »
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silencieuse1
  27 mai 2017
L'auteur est un écrivain immense qui décrit son Amérique avec brio et finesse au fil des ans, avec ce pouvoir absolu de ne jamais nous décevoir dans la qualité de son écriture.
Cette fois, il nous parle de lui et de ses parents défunts.
"Entre eux", c'est l'enfant qui cherche sa place dans le couple. C'est aussi le fils face à la perte d'un parent et dans son travail de deuil quand il faut "aménager le malheur". le texte intimiste touche par sa sincérité et sa pureté classique. le narrateur regrette de n'avoir pu parler en adulte à son père, mort trop tôt. Il parle de sa mère dont le coeur s'est arrêté de battre, mettant un point final à une relation unique. D'elle il dira : l'amour nous mettait à l'abri de tout.
Voilà un très beau texte à la fois pudique et criant de sentiments.
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Marie2406
  08 avril 2019
Richard Ford nous livre ici une superbe histoire d'amour, en vérité il y a même deux histoires d'amour dans ce livre, l'amour qui se porte ses parents et l'amour que lui leur porte et qui se ressent ligne après ligne.
Parker et Edna ses parents mariés depuis 15 ans écument ensemble les états du sud des USA pour le travail de Parker représentant de commerce, logeant dans des motels minables de cette période de l'entre deux guerres, essayant tant bien que mal de passer à travers les affres de la grande dépression liée à la crise boursière de 1929, à la prohibition, puis aux conséquences de la seconde guerre mondiale.
Jusqu'à ce jour de 1944 où Richard viendra au monde alors que ses parents mariés depuis 15 ans ne semblaient plus l'attendre.
Ils essaieront de conserver leur mode de vie nomade, mais devront se résoudre au fait qu'il n'est pas possible pour un enfant de passer ses journées dans une voiture.
Ils loueront alors un petit appartement dans lequel il vivra seul avec sa mère et que son père rejoindra toutes les semaines du vendredi soir au lundi matin.
Ce livre est découpé en deux parties :
la première "Au loin je me souviens de mon père" évoquera cet homme fils d'émigrés irlandais né en Arkansas en 1901 qui décédera alors que Richard n'a que 16 ans.
la seconde "à la mémoire de ma mère" évoque les 21 années suivantes pendants lesquelles sa mère a essayé de vivre sans ce mari qu'elle adorait.
Richard Ford a illustré ce livre de nombreuses photos de famille qui nous donnent l'impression de vivre à leurs cotés.
Un très bel hymne d'amour familial.

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critiques presse (8)
LaCroix   02 août 2017
En deux récits distincts, l’écrivain américain Richard Ford raconte ses parents, pour découvrir qui il est.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   10 juillet 2017
Avec, « entre eux », la figure de ce fils unique que l’on voit grandir : Richard Ford. Un double récit des origines sobre et poignant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LePoint   02 juillet 2017
Après le superbe "Ma mère", Richard Ford convoque les souvenirs de son père. Il rassemble ces deux textes en un ouvrage où ils pourront reposer ensemble.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaPresse   28 juin 2017
En filigrane, des images du Midwest américain où Ford a grandi et a construit son imaginaire. Précieux.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   14 juin 2017
Dans "Entre eux", l'auteur de "Canada" et d'"Indépendance" se souvient de son enfance.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   01 juin 2017
L’auteur de "Canada", prix Femina 2013, et du fameux cycle consacré à Frank Bascombe y dresse le portrait de ses parents non en miroir, mais dans une continuité chronologique suggérée par les circonstances : Edna survécut vingt-et-un ans à son mari, Parker Ford.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   01 juin 2017
En retraçant la vie de ses parents, l'auteur de Canada se livre comme jamais.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   29 mai 2017
Entre eux n’est pas que le tombeau commun qu’ils n’ont pas eu. C’est la matrice fragile, incertaine, de l’univers où est né l’individu fordien.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2017
Le mémorialiste ne se contente jamais de raconter l’histoire des autres, il y joue son personnage. Alors parler de mes parents, longtemps après qu’ils sont partis, révèle inévitablement chez moi des lacunes, des ratés, des fragilités, des fêlures et des absences que ce texte, qui a sans doute voulu les suturer ou les solder, n’a peut-être fait que rouvrir ou laisser en suspens, des absences que ni le vécu ni son récit, pour fidèle qu’il soit, ne sauraient tout à fait combler ni masquer.
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ChristwChristw   05 novembre 2018
Ce que j'en dis n'est pas pour parer d'une aura romanesque la vie de ma mère, ou la faire passer pour unique, mais parce que tout ça semble si loin dans le temps et que ces lieux nous paraissent eux-même si lointains, si inconnaissables. Et puis aussi parce que c'est ma mère que j'ai très bien connue, qui me relie à cet «étranger», cet «autre chose» dont je sais fort peu, à présent comme hier. Cette particularité de notre vie avec nos parents est souvent ignorée, son importance sous-estimée. Nos parents assurent un lien intime entre nous, qui sommes enfermés dans nos vies, et quelque chose qui n'est pas nous; ils forgent l'écart et la passerelle, le mystère fécond, si bien que même avec eux nous sommes encore seuls.
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rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2017
Qu’est-ce que je pouvais bien penser de la vie ? Penser, c’est beaucoup dire, il s’agissait surtout de sensations, et surtout d’une sensation d’attente. De lui, bien sûr. Et une fois qu’il était là, d’attente que les événements de la semaine – agréments et désagréments, différends mineurs, remontrances, problèmes entre ma mère et moi –, que tout ça soit tenu en suspens. Ou ignoré purement et simplement. Ou bien encore expliqué sans s’appesantir, ce qui contribuait à créer une atmosphère de dissimulation convenue, de menues omissions, où l’on faisait bonne figure, jugeant que ceci était plus important que cela, même si les deux comptaient. Telles ont été les premières leçons inculquées par mon père – en tout cas ce sont celles que j’ai retenues : « composer » avec les choses qui refusent de s’aplanir mais qu’il faut bien gérer, trouver des explications plausibles.
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rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2017
Il n’existait pas une manière unique d’assumer la paternité, même s’il n’avait pas les mots pour le dire. Ce serait dur de se passer d’elle puisqu’il l’avait toujours eue à ses côtés – elle était avec lui dans la voiture, il l’écoutait parler, il avait le plaisir de sa compagnie, dormait avec elle, mangeait avec elle, se laissait guider par ce qu’elle pensait, ce qu’elle aimait, ce qu’elle voulait. Il la voyait, tout simplement.
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rkhettaouirkhettaoui   03 juin 2017
Écrire l’histoire d’un autre être humain, se pencher sur sa vie, c’est prendre en compte ce qui aurait pu passer inaperçu autrement. Il s’agit pour cela de reconnaître que nous avons tous nos mystères et que ces mystères recèlent des vertus. Encore une fois, ce n’est guère différent de ce que nous trouvons dans une nouvelle de Tchekhov, ni des problèmes qui se posent à tout fils cherchant à situer ses parents. La vie la plus authentique est celle qu’on a vécue pour de bon, alors je préfère essayer de voir la sienne et ses vertus comme une existence sur laquelle je n’aurais pas projeté ma lucidité douloureuse, une existence vécue sous mes yeux d’enfant comme s’il devait toujours y avoir un lendemain, jusqu’au moment où il n’y en a plus eu.
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Vidéo de Richard Ford
Bande annonce du film Wildlife, adaptation du roman de Richard Ford paru en français sous le titre Une saison ardente
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