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Marcelle Auclair (Traducteur)
ISBN : 2070339068
Éditeur : Gallimard (21/04/2006)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Noces de sang

Lorca s'inspire d'un fait divers relaté en juillet 1928. Mais c'est seulement en 1931 qu'il commencera à composer sa pièce. Il la termine au cours de l'été 1932. Créée le 8 mars 1933 à Madrid où elle remporte un grand succès, acclamée pendant des mois à Buenos Aires, elle a fait le tour du monde et malheureusement son triomphe a obscurci tout le reste de l'oeuvre de Lorca, en associant durablement pour la majorité son image à celle d'un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  20 novembre 2016
J'avais découvert Federico García Lorca avec Mariana Pineda et j'étais curieuse de découvrir d'autres pièces de théâtre écrites par ses soins.
Ici, on retrouve deux pièces : Noces de sang et La maison de Bernarda Alba. Deux pièces bien différentes et pourtant, on retrouve un thème commun : les femmes et leur désirs.
Dans Noces de sang, on découvre un couple de jeunes gens qui s'apprêtent a se marier. Mais la jeune fille a deja été fiancé dans le passé et l'ancien fiancé rodent toujours dans les parages. le soir de la noce, la jeune mariée s'enfuit.
"La mère: Tu sais ce que c'est le mariage, petite?
La fiancée: Je le sais.
La mère: C'est un homme, des enfants, et un mur épais de deux mètres entre toi et tout le reste."
C'est une pièce tragique mais magnifiquement écrite.
Vient ensuite La maison de Bernarda Alba. le père de famille vient de décéder et Bernarda, la mère tient sa maison d'un main de fer.
"Bernarda : Les femmes, à l'église, ne doivent regarder d'autre homme que le célébrant, et encore parce qu'il a des jupes."
Cette discipline va peu à peu avoir l'effet inverse puisque les domestiques vont commencer à se révolter. de plus, un jeune homme va approcher la maison pour courtiser l'ainée et la plus jeune des filles va succomber a ses charmes. La encore, c'est une tragédie, et je pense avoir davantage apprécier cette pièce que la précédente. On constate le conflit de génération entre la mère, toujours très ancrée dans les traditions et un vent de modernité, juste avant la guerre civile ou les filles ainsi que les domestiques veulent du changement.
Les deux pièces nous font voyager au coeur de l'Espagne, sous un soleil de plomb, au milieu de la campagne ou les traditions sont toujours très fortes. Je suis ravie d'avoir découvert ce recueil de deux pièces et il me donne envie de découvrir davantage l'auteur.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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LOUTRE13
  13 novembre 2017
Lu il y a fort longtemps en Espagnol et sans la maturité que j'ai aujourd'hui, j'ai re-découvert (en français cette fois) ces dialogues poignants et cruels qui se déroulent dans un huis-clos aussi étouffant que l'air estival espagnol. Tout brûle chez Bernarda, le soleil, la condition de soumission des femmes, l'envie de vivre, la passion interdite et tout ne sera que cendres....A lire et relire avec délectation!
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ignatus-reilly
  20 novembre 2010
Noces de sang
Histoire d'un amour impossible, d'une passion irrésistible.
Le Fiancé va se marier, il a réussi à convaincre sa Mère de demander la main de la Fiancée. La Mère a déjà perdu son mari et son premier fils, assassinés tous les deux. La Fiancée est résolue à se marier avec le Fiancé même si elle doit rester enfermée entre les quatre murs de sa maison et ne plus regarder que lui.
Léonardo, son premier fiancé est aujourd'hui marié et père. le jour des noces, il est le premier à se présenter. Malgré leurs serments, ils ne pourront se résigner et s'enfuiront ensemble. Poursuivis par tous les invités de la noce, la Mère et le Fiancé, ils seront retrouvés et les noces finiront dans un bain de sang.
Magnifique drame sur un amour impossible dans un petit village andalou où nul n'est à l'abri des regards. Une partie des dialogues dans cette pièce sont de très beaux poèmes de Garcia Lorca.
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ninon16
  07 juin 2015
je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en commençant cette pièce de théâtre, sinon qu'elle devait tourner autour de thématiques comme la tradition et l'honneur, la violence etc.
Ma lecture fut au début un peu difficile, surtout que j'avais du mal à assimiler le caractère de chaque personnage, étant donné que Bernarda a cinq filles et que chacune a un caractère très différent : Martirio, Adela, Amelia, Magdalena et Angustias (je crois). M'étant peu à peu habituée au vocabulaire, on ne peut pas vraiment dire que j'aie vraiment aimé le premier acte (en fait, je ne sais juste pas du tout ce qui a pu me passé par la tête à ce moment-là), mais les actes deux et trois ont fait évolué mon ressenti : j'ai été très agréablement surprise. En effet sans m'en rendre compte la tension à la fin de l'acte deux a augmenté d'un coup et j'ai été happée par l'histoire. La fin est tout simplement explosive, j'ai aimé l'idée, l'auteur la met très bien en scène, c'est-à-dire en nous la faisant déduire.
A part ça, je n'ai pas ressenti de réel attachement pour les personnages, tout d'abord parce qu'il s'agit d'une pièce de théâtre (donc plus court, moins d'explications sur les actes), et que ce livre a une volonté, en quelque sorte, de témoignage, de vrai. C'est une ouvre universelle qui met en scène des personnages réalistes, l'auteur ne visait pas l'attachement du public. Une fois que j'ai étudié cette pièce en cours, je l'ai trouvée encore plus impressionnante, d'une part car il ne s'agissait que du brouillon de l'auteur, et d'autre part parce que notre analyse collective a permit de mettre en lumière certaines choses qui m'avaient échappées, comme le rôle important que tiennent l'espace et les couleurs dans cette oeuvre.
Au final, je trouve cette oeuvre un peu malsaine/étrange, mais j'ai franchement bien aimé, d'autant plus que je n'en attendais pas grand chose ! Si vous voulez découvrir la littérature espagnole, il me semble que cette pièce de théâtre est un incontournable.
Et le lire en espagnol ? J'ai au début été un peu désorientée, mais après l'aide de Reverso/dictionnaire, on se rend conte que certains mots reviennent assez souvent (tels que : le deuil, bâton, éventail, bord de mer...) ça permet d'acquérir un peu plus de vocabulaire. Ce livre est plutôt riche en structures, notamment l'impératif (forcément, vu le contexte !). Je dirais qu'il faut au moins le niveau B1 ; il s'agit d'une lecture enrichissante.
Lien : http://livresdecoeur.blogspo..
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ignatus-reilly
  20 novembre 2010
La Maison de Bernada Alba
Drame qui dénonce la condition de la femme dans un village traditionaliste.
Les héroïnes sont uniquement des femmes - à savoir Bernarda, ses cinq filles, sa mère, servantes, domestiques et villageoises.
Bernarda vient d'enterrer son deuxième mari et a décidé d'imposer huit de deuil à quatre de ses filles, la première étant issue d'un autre mariage.
Pepe le Romano, un jeune et beau garçon, s'est fiancée à Angustias, l'aînée des filles. C'est la plus riche (de par son père), la plus veille et la plus laide. Or, Pepe le Romano est attiré pas Adela, la plus jeune. Cette dernière va se révolter contre son sort et s'opposer à sa mère qui veut les garder enfermées.
Belle pièce sur les femmes; comme il leur est difficile de lutter contre le poids des traditions, d'en secouer le joug.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
LOUTRE13LOUTRE13   13 novembre 2017
Amélia: Naître femme est le pire des châtiments.
Magdalena: Nous rien ne nous appartient, pas même nos yeux.
La Poncia: C'est eux ! (les hommes: note du lecteur). Ils ont de si jolies chansons!
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ignatus-reillyignatus-reilly   20 novembre 2010
Voisines, avec un couteau,
Un tout petit couteau,
Il était écrit qu'un certain jour,
Entre deux et trois heures,
Les deux hommes de l'amour s'entre-tueraient.
Avec un couteau,
Un tout petit couteau
Qui tient à peine dans la main.
Mais pénètre finement
Dans les chairs surprises
Et s'arrête à l'endroit
Où tremble enchevêtrée
La racine obscure des cris.
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ignatus-reillyignatus-reilly   20 novembre 2010
Non. Je ne me tairai pas. Peut-on me ramener ton père? Ton frère? Il y a le bagne. Qu'est-ce que c'est, le bagne? On y mange, on y fume. Tandis que mes morts sont pleins d'herbe, sans parole, en poussière, des hommes qui étaient comme des géraniums. Les assassins, eux, ils sont au bagne, tout guillerets, ils regardent les bois.
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lotoiselotoise   19 avril 2014
La fiancée :
- Aïe ! Nous sommes fous! je ne veux
Ni de ton lit ni de ton pain,
Mais il n'est d'instant
Que je ne voudrais passer avec toi.
Tu me dis : "Va-t'en", et je te suis
Dans l'air comme un brin d'herbe.
La couronne d'oranger sur la tête,
J'ai laissé un homme dur et tous ses descendants
Au beau milieu des noces.
Je ne veux pas que ce soit
Toi qu'on châtie.
Laisse-moi ! Sauve-toi !
Tu n'as personne pour te défendre!
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missmolko1missmolko1   20 novembre 2016
LA PONCIA.
Elle a sûrement quelque chose, cette fille. Je la trouve inquiète, fiévreuse, effarouchée, comme si elle avait un lézard entre les seins.
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Videos de Federico Garcia Lorca (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Federico Garcia Lorca
Sonnet de la douce plainte, Federico Garcia Lorca dit par Maria Casarès
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