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ISBN : 207037467X
Éditeur : Gallimard (13/05/1983)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 451 notes)
Résumé :
Pour Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit " le facteur timbré " parce qu'il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l'exceptionnelle mémoire " historique " de tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  13 mai 2014
La promesse de l'aube, La vie devant soi, Les racines du ciel, Gros Câlin, La nuit sera calme, pour ne citer que les plus célèbres romans de Romain Gary, et puis l'ultime et symbolique roman : Les Cerfs-volants, publié début 1980 avant son suicide le 2 décembre de cette même année - testament littéraire en quelque sorte où j'ai retrouvé avec plaisir tous les thèmes chers à l'écrivain : l'amour bien sûr - toujours - la fraternité, la liberté de penser et d'agir, le pouvoir de l'imagination et l'espoir en l'avenir, malgré tout.
Une magnifique histoire d'amour donc, pendant une époque difficile, de 1930 à 1945, des personnages attachants, hauts en couleurs, du suspense et bien sûr le ton Gary, subtil liant, alliance d'humour et de sérieux, combiné à sa flamboyante imagination.
Le tout permet à l'auteur, pilote de formation, compagnon de la Libération, de parler une dernière fois de la guerre, d'un ton qui sonne juste et vrai, ce qu'il a d'ailleurs fait dans plusieurs ouvrages durant toute sa vie, pour dénoncer inlassablement la connerie humaine et l'absurdité de la guerre, tout en affichant une confiance en la vie et en l'amour, la grande quête de sa propre vie.
Tout commence en 1930, par une rencontre en Normandie entre un jeune normand Ludo, le narrateur âgé de 10 ans, et une toute jeune, belle et fantasque aristocrate polonaise, Lila en vacances dans la région. Leur amour prend de l'ampleur, se déploie entre France et Pologne, avec naturellement des hauts et des bas, à l'image des trajectoires mouvementées et majestueuses des célèbres et originaux cerfs-volants d'Ambroise Fleury, l'oncle et tuteur de Ludo, beaux symboles de résistance et de liberté dans le ciel obscurci de la seconde guerre mondiale.
Puis...puis, je vous encourage à attraper une ficelle d'un des cerfs-volants d'Ambroise, le résistant revenu d'Auschwitz, si par chance l'une d'elle passe à proximité de vous, levez les yeux vers le ciel, prenez de la hauteur, et laissez-vous entraîner par cette histoire qui trouvera, j'en suis convaincue, de multiples résonances en vous, tant Gary parle à l'âme et à l'imagination de son lecteur.
" Et alors, on fait de sa vie, de ses idées et de ses rêves ... des cerfs-volants. "
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Roggy
  18 août 2018
Romain Gary est un styliste de la prose qui fait des étincelles.
Il parle avec grâce de l'attente, des doutes, de désespoir et d'espoir.
Il construit une aventure humaine avec des personnages forts à travers lesquels il peut exploiter des thèmes qui lui sont chers tels la prise de conscience sociale, l'appel à l'imagination et l'appel à la résistance.
Dans une langue sans aspérités ni effets de style, l'auteur nous offre une dernière oeuvre qui interroge sur la place que nous accordons à l'amour dans nos vies, de la passion amoureuse qui remplace la raison, ainsi que de l'apprentissage de la liberté.
La guerre y occupe également une place fondamentale, les souffrances et privations d'un peuple envahi permettent de révéler ce qu'il y a de meilleur en chacun et de découvrir le vrai sens de la fraternité.
On n'en parle pas de malheur avec de grandes phrases. Romain Gary en écrit des courtes mais déchirantes. Lorsque le destin abat ses mauvaises cartes c'est tout un monde qui en tremble. Son histoire est saupoudrée d'ironie avec une écriture poétique et profonde. Les cerfs-volants sont une allégorie de rêves de l'invisible et d'espoir.
Emouvant, possédé et lumineux !
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viou1108
  22 juillet 2016
En cette période estivale, il en est certains qui partent vers la mer, d'autres vers la montagne. Peut-être quelques-uns se décident-ils pour un endroit exposé au vent, pour y étrenner un cerf-volant et retrouver au bout de sa ficelle une part d'enfance, de candeur et de poésie. Aussi joli et sophistiqué serait-il, cet objet volant ne pourra cependant jamais rivaliser avec la fantaisie et la symbolique de ceux construits en 1930 par Ambroise Fleury, le « facteur timbré » de Cléry, Normandie.
Chez les Fleury, on a la mémoire absolue, un grain de folie et une infinie capacité de résistance à l'adversité. La ration de survie indispensable alors que s'annonce la deuxième guerre mondiale.
Ludo, le narrateur, est le neveu et le pupille d'Ambroise depuis la mort de ses parents. En 1930, il n'a que dix ans, mais cela ne l'empêche pas de tomber amoureux à vie de Lila, toute jeune aristocrate polonaise en vacances dans la région. Folie, disais-je... Ce jour-là, ils ne se parlent que quelques minutes, mais Ludo reviendra, tous les jours à la même heure, sur le lieu de cette première rencontre, dans l'espoir de revoir Lila. Il ne la reverra que quatre ans plus tard. Puis s'en vient la guerre, ses déplacements forcés, ses longues séparations, ses retrouvailles. L'image de Lila ne quitte jamais Ludo, et même si cela le rend un peu fou aux yeux des autres, elle lui permet de surmonter les épreuves. Cette mémoire...
Grain de folie et résistance, caractéristiques de quelques personnages inoubliables de ce roman. Pas seulement Ambroise, qui continue à fabriquer ses cerfs-volants symboles de liberté, d'espoir, de résistance quand il les peint à l'effigie de De Gaulle au nez et à la barbe de l'Occupant...
Que dire de Duprat, le chef du Clos Joli, restaurant étoilé, qui, au risque de passer pour un collabo, n'hésite pas à régaler la fine fleur de la Gestapo à sa table, brandissant la haute cuisine française comme un étendard de résistance ultime. Que dire encore de Julie, la mère maquerelle juive, et de la comtesse Esterhazy, qui ont oublié d'avoir froid aux yeux, en mettant plein la vue aux Allemands pour mieux les mystifier...
Que dire qui n'ait déjà été dit sur ce roman sublime...
Je n'ai jamais lu un roman dans lequel tout sonne aussi juste, les mots, les phrases, les sentiments. Cette scène extraordinaire chez le coiffeur...
Il n'y a pas les Gentils Français d'un côté et les Méchants nazis de l'autre, il y a des faux frères qu'on enverrait bien se faire pendre, et des meilleurs ennemis avec qui on trinquerait dans la cave du Clos Joli. Il y a de la fraternité à vous réconcilier avec le genre humain, de l'amour à vous faire chanter à tue-tête, de l'humour à vous fendre le coeur, des émotions à vous mettre les larmes au bord des yeux. de l'espoir, infiniment, même s'il n'y a que l'humain pour être inhumain et même si Gary, optimiste désespéré, s'est suicidé quelques mois après la parution de ce dernier chef-d'oeuvre.
Et puis il y a la mémoire : ne jamais oublier de ne pas lâcher la ficelle de la liberté et du rêve, de peur qu'ils se perdent seuls dans la poursuite du bleu... Et puis surtout se souvenir du Chambon-sur-Lignon.
A la rentrée des classes en septembre, il faudrait proposer, dans l'enseignement public obligatoire si cher à l'auteur, des ateliers de fabrication de cerfs-volants...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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michfred
  11 octobre 2015
Les cerfs-volants de Romain Gary sont sa dernière bouteille à la mer. Avant de mettre fin à ses jours, avant de tirer sa révérence, avant de ranger définitivement sa plume magique..
Cela seul mériterait qu'on s'attarde à partir" à la poursuite du bleu", derrière ces cerfs-volants-là , fermement tenus par leurs ficelles au milieu des tempêtes de l'Histoire et des sautes de vent facétieuses - rafales d'émotion ou bourrasques d'humour...
La plume de Gary est brillante, son ironie vigoureuse, mais la tendresse et l'empathie sont absolues, pour les grands héros comme pour les petits minables, sans distinction.
Gary, avant de quitter ce monde, lâche ses cerfs-volants de fantaisie et de fraternité comme un cadeau ultime, amical et optimiste, un dernier éclat de son talent, solaire et généreux , un beau geste de courage et un dernier hommage à l'humanité...
Qu'il s'agisse d'Ambroise Cléry, le fabricant de cerfs-volants, de Duprat, le patron du trois étoiles du Clos Joli, de Ludo, le héros, incollable calculateur et amoureux fou, fidèle et lumineux, de Lila, aristocrate polonaise en quête d'elle-même, de Julie, fausse Gräffin et vraie pute, tous les personnages ont un grain..Tous ont une vraie grandeur aussi, taillée par leur folie-même.
La folie est ce qui, pour Gary, sauve l'humanité de la pesanteur d'être au monde..
Le panache, cher à Cyrano, est la chose du monde la mieux partagée dans l'univers de Gary : on le trouve aussi bien dans l'obstination d'un restaurateur à composer une panade aux trois viandes sous les bombes du débarquement que dans l'abnégation d'un pianiste virtuose qui, ayant perdu sa main au combat, met sa dextérité et sa prothèse au service de la résistance londonienne.
Panache aussi dans la bravade insolente de cette jeune tondue de la libération, qui revient chez son "coiffeur" se faire raser une nouvelle fois le crâne, le jour de ses noces.
J'ai retrouvé avec délices le verbe étincelant de l'auteur de la Promesse de l'Aube, sa tendresse et son humour.
Et, avec quelle émotion, sa toute dernière phrase, en hommage aux héros cévenols du Chambon-sur-Lignon. Merci à Levant de m'avoir conseillé cette belle lecture qui donne envie d'aimer les hommes.
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enjie77
  15 août 2017
Je ne regarderai plus jamais volés les cerfs-volants dans le ciel de Cabourg comme auparavant!
Ce roman est sublime, tellement beau que j'ai peur de l'abimer en émettant une critique dont les mots ne peuvent retranscrire l'intense émotion que j'ai ressentie à certains passages de ma lecture. J'y ai retrouvé l'écriture délicate, teintée d'humour mais aussi de beaucoup de tendresse, de gentillesse de Romain Gary.
Les cerfs-volants nous accompagnent tout au long de ce récit, ils deviennent l'expression du dialogue intérieur du facteur, Ambroise Fleury, voire le reflet des états d'âmes d'une certaine France (je pense au cerf-volant à l'effigie de Pétain retenu par un allemand, à l'interdiction de faire voler les cerfs-volants qui ne peuvent plus toucher le bleu du ciel mais restent figés au sol : une manière d'interdire toute élévation de l'esprit). Ambroise Fleury, oncle et tuteur du narrateur, passe aux yeux de tout le monde pour un gentil illuminé avec ses cerfs-volants à l'image de Rousseau, Montaigne, Jaurès, Hugo. Son neveu, Ludovic dit "Ludo", dix ans, rencontre son premier amour et unique amour, Lila, jeune aristocrate polonaise qui passe ses vacances avec ses parents dans leur manoir. Nous sommes au début des années trente mais la tragédie de la guerre s'approche. Ludo et Lila vont se trouver séparer par les évènements. La mémoire impressionnante de Ludo sera comme le fil qui retient le cerf-volant, un lien unique qui les reliera malgré le temps et les épreuves - rien ne leur sera épargné - il y aura des lâcher-prises et des retours mais jamais de rupture : la noblesse de leur coeur vaincra. Dans ce roman, il y a toute une palette de personnages truculents et des scènes cocasses mais c'est toujours raconté avec beaucoup de bienveillance.
Le livre ouvre sur "A la mémoire" : Ce cher Ambroise rejoindra le pasteur André Trocmé à Chambon-sur-Lignon pour aider les protestants des Cévennes, et bien sur, ce fou de Ludo participera activement à un réseau de résistance.
Le livre parut à la veille du 40ème anniversaire du 18 juin et le mardi 2 décembre 1980, Gary se suicidait. J'ai essayé d'entrevoir une justification à son acte : je n'ai rien relevé si ce n'est, comme dans ses autres romans, cette douleur qui transparait dans ses écrits devant la monstruosité de la guerre, l'impossible rêve de fraternité, l'absence du "Namasté" du yogi qui se situe au niveau du coeur.
J'ai retrouvé dans le livre de Myriam Anissimov "Romain Gary, le caméléon" page 626 :
"Gary expliqua le 15 juin à Pierre Macaigne qui lui demandait si les cerfs-volants du facteur Fleury étaient de simples allégories : "C'est le sort des belles idées qui se cassent la gueule dès qu'elles touchent terre"
Plus bas, il a ajouté cette phrase qui m'a interpelée "Les cerfs-volants était né dans le même climat qu'Education européenne. Tous deux étaient des livres de combat".
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Citations et extraits (172) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   18 avril 2014
Elle avait un visage aux traits si fins qu'on avait envie de la prendre au creux de la main et une vivacité harmonieuse dans chaque mouvement qui m'avait permis d'avoir une très bonne note à mon bac de philo. J'avais choisi l'esthétique à l'oral et l'examinateur, excédé sans doute par une journée de travail, m'avait dit :
- Je ne vous poserai qu'une question et je vous demande de me répondre par un seul mot. Qu'est-ce qui caractérise la grâce ?
Je pensai à la petite Polonaise, à son cou, à ses bras, au vol de sa chevelure, et je répondis sans hésiter :
- Le mouvement.
J'eus un dix-neuf. Je dois mon bac à l'amour.
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viou1108viou1108   03 juillet 2016
Rien ne vaut la peine d'être vécu qui n'est pas d'abord une oeuvre d'imagination, ou alors la mer ne serait plus que de l'eau salée... Tiens, moi, par exemple, depuis cinquante ans, je n'ai jamais cessé d'inventer ma femme. Je ne l'ai même pas laissée vieillir. Elle doit être bourrée de défauts que j'ai transformés en qualités. Et moi, je suis à ses yeux un homme extraordinaire. elle n'a jamais cessé de m'inventer, elle aussi. En cinquante ans de vie commune, on apprend vraiment à ne pas se voir, à s'inventer et à se réinventer à chaque jour qui passe. Bien sûr, il faut toujours prendre les choses telles qu'elles sont. Mais c'est pour mieux leur tordre le cou. La civilisation n'est d'ailleurs qu'une façon continue de tordre le cou aux choses telles qu'elles sont...
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viou1108viou1108   12 juillet 2016
Il y a longtemps que toute trace de haine pour les Allemands m'a quitté. Et si le nazisme n'était pas une monstruosité inhumaine? S'il était humain? S'il était un aveu, une vérité cachée, refoulée, camouflée, niée, tapie au fond de nous-mêmes, mais qui finit toujours par resurgir? Les Allemands, bien sûr, oui, les Allemands... C'est leur tour, dans l'histoire, et voilà tout. On verra bien, après la guerre, une fois l'Allemagne vaincue et le nazisme enfui ou enfoui, si d'autres peuples, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique, ne viendront pas prendre la relève.
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viou1108viou1108   10 juillet 2016
Et rien n'était plus commode, pendant et depuis l'occupation, que de réduire l'Allemagne à ses crimes et la France à ses héros. Mais qu'un des chefs les plus prestigieux de la Wehrmacht pût être, au fond de lui-même, tellement convaincu de l'approche de la défaite qu'il allât jusqu'à chercher l'oubli en prenant, auprès d'un chef français, des leçons de haute cuisine, me paraissait contraire à tout ce que signifiait pour nous l'expression "général allemand". La haine se nourrit de généralités et "une tête typique de Prussien" ou "un spécimen parfait de la race des seigneurs", voilà qui nous met à l'aise lorsqu'il s'agit d'étendre le champ de nos ignorances.
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enjie77enjie77   09 août 2017
Le 3 septembre, j'étais assis à côté de la cheminée vide, noire des feux éteints. J'entendis, venant de l'atelier, des craquements bizarres ; ils ne ressemblaient guère aux échos qui me parvenaient lorsque mon oncle était à l'ouvrage. Je me levai, vaguement inquiet, et traversai la cour.
Les cerfs-volants cassés traînaient partout leurs débris et leurs lambeaux. Ambroise Fleury tenait dans ses mains son cher Montaigne ; d'un coup sec, il le cassa contre son genou. Je voyais parmi les oeuvres broyées quelques-unes de nos plus belles pièces, et, notamment, les préférés de mon oncle, Jean-Jacques Rousseau et la Liberté éclairant le monde. Il n'avait même pas épargné les oeuvres de sa "période naïve", toutes ces libellules et ces rêves d'enfant qui avaient si souvent prêté leur innocence au ciel. Ambroise Fleury avait déjà réduit en miettes un bon tiers de sa collection. Je n'avais encore jamais vu sur son visage une telle explosion de détresse.
- La guerre a été déclarée, me lança-t-il d'une voix étranglée.
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