AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070362426
Éditeur : Gallimard (16/11/1972)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 554 notes)
Résumé :
La viande ! C'était l'aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l'humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l'homme blanc, l'éléphant avait été pendant longtemps uniquement de l'ivoire et pour l'homme noir, il était uniquement de la viande, la plus abondante quantité de viande qu'un coup heureux de sagaie empoisonnée pût lui procurer. L'idée de la «beauté» de l'éléphant, de la «noblesse» de l'éléphant, c'éta... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  11 avril 2013
C'EST FORT ET C'EST BON !
Non, non, non. N'en croyez rien, mon incipit n'est pas une énigme dont la solution serait : ÉLÉPHANT, mais bien un qualificatif pour ce fantastique bouquin. Merci Romain Gary pour ce moment de bonheur littéraire, l'un des tout meilleurs souvenirs de lecture qui me reste après bien des années d'exercice (j'hésite à le mettre dans mes livres pour une île déserte).
C'est tonique, c'est bien écrit, il y a beaucoup de personnages avec des profils et des psychologies variés.
L'histoire se déroule dans les années 1950 dans feu l'A.E.F. (Afrique Équatoriale Française). Gary nous peint le portrait de ces baroudeurs tous un peu fatigués de l'humanité et qui ont décidé de s'exiler plus ou moins volontairement dans une colonie bien reculée où il n'y a à peu près rien à faire ni à gagner mais où l'on est peinard.
Tout commence à aller de travers quand un gars plus têtu et plus accroché à un idéal que les autres, Morel, décide de s'engager dans une lutte pour la sauvegarde des éléphants, victimes de véritables tueries, aussi bien par les colons blancs que par les populations locales. Tant que Morel reste dans le registre de la pétition, tout le monde lui rit au nez et le renvoie avec une tape dans le dos. Un jour, Morel en a marre et décide d'utiliser les armes contre les chasseurs d'éléphants et d'incendier les dépôts d'ivoire. Il est rejoint dans le "maquis" par des personnes aux intérêts divers.
L'administration coloniale, toujours soucieuse de sa propre tranquillité (voir à ce propos le livre de Multatuli "Max Havelaar ou les ventes de café de la compagnie commerciale des Pays-Bas"), sort soudain de sa torpeur pour connaître la peur. Les autorités pensent qu'il s'agit d'une manoeuvre politique de la part des indépendantistes...
Je ne vous en dit pas plus. Mais l'auteur sait nous faire vivre et partager les visions et les attentes de chacun de ses personnages avec une acuité merveilleuse. L'écologie est la colonne vertébrale de l'ouvrage et en ce sens, il est également remarquable car c'était l'une des toutes premières fois. de plus, le propos n'a pas pris une ride même si l'A.E.F. n'existe plus et que Fort Lamy s'appelle désormais N'Djamena.
Un livre universel à mettre entre toutes les mains, mais ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1124
Sachenka
  25 mai 2012
Quel chef d'oeuvre! J'ai dévoré Les racines du ciel en quelques jours, je l'ai adoré du début à la fin. Et ce fut une agréable surprise, je ne m'attendais pas à un tel accomplissement. L'auteur, Romain Gary, m'a franchement épaté.
À peine sorties de la deuxième Guerre mondiale, les nations occidentales ont repris leurs vieilles habitudes : exploiter les ressources du monde à leur profit peu importe les conséquences. Peu s'intéressent au sort de l'Afrique, encore moins des éléphants africains. Sauf Morel. Cet homme, d'abord sous-estimé, presque inconnu, deviendra peu à peu l'ennemi numéro un. Administrateurs coloniaux, chasseurs, contrebandiers, jésuites, chef de tribu… tous s'entendent pour dire qu'il dérange.
En tant que lecteur, on ne peut que s'émouvoir du sort des éléphants et même de ce pauvre Morel, un idéaliste luttant presque seul contre un monde cruel.
Gary a réussi à décrire avec réalisme tous les enjeux. Il a su cerner et analyser la situation géo-politique de la région (l'Afrique équatoriale française) et à insérer son histoire dans une autre histoire encore plus grande. L'opinion publique américaine, les intérêts des pays arabes en pleine décolonisation, ceux de l'URSS. Tout y passe. Il n'y est plus question que d'éléphants et de préservation de l'environnement, c'est de la situation du monde entier qu'il s'agit.
Surtout, l'auteur a réussi à expliquer, à rendre accessible son histoire malgré ces enjeux complexes. de plus, le nombre élevé de personnages secondaires, malgré mes craintes, n'a pas constitué une trop grande difficulté. Peut-être le fait que chacun représente souvent un enjeu particulier y joue un rôle. Dans tous les cas, on s'y retrouve facilement dans cette galerie impressionnante mais aussi touchante et crédible.
Bref, un roman qui parle d'espoir et que je recommande vivement!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8310
Merik
  03 août 2017
Roman publié en 1956. C'est peut-être ça le plus surprenant, tant cette fabuleuse épopée africaine aux accents écolos de sauvegarde du patrimoine naturel, ici les éléphants, s'inscrit si bien dans le maintenant. Il paraît même que c'est un peu ça, la signature des grands romans.
Parce que pour le reste ça l'est beaucoup moins, surprenant, quand on connaît Romain Gary (pas tant que ça en ce qui me concerne, mais j'en ai tellement entendu parlé, ou lu sur lui) : une écriture à la fois simple, puissante et majestueuse pour une prose dense et élégante, une narration riche même si parfois alambiquée (il m'est arrivé de perdre le fil entre les prolepses et les changements intempestifs de narrateur, surtout au début). Les personnages y sont légions, leurs intentions multiples. Entre Morel, irrévocable idéaliste obstiné à la cause des éléphants, ou Waïtiri l'africain, ancien député aux ambitions politiques bien accrochées, c'est une farandole de personnalités variées qui nous font visiter le territoire de l'Afrique Equatoriale Française, tous reliés à l'affaire qui secoue tout ce beau monde, et même bien au-delà : qui est donc cet illuminé qui veut protéger les éléphants de la chasse coûte que coûte (et qui rend même coup pour coup), alors qu'il y a quand même plus urgent, comme par exemple la faim ?
Si ça n'est pas déjà fait, vous le saurez (ou pas), en le lisant.
Parce qu'il faut le lire, évidemment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          620
Zebra
  20 août 2013
« Les racines du ciel », prix Goncourt 1956, est un roman écrit par Roman Kacew, écrivain plus connu sous le nom de Romain Gary. Paru en novembre 1972 chez Gallimard dans la collection Folio, l'ouvrage compte 495 pages.
L'histoire se déroule dans les années 1950, au Tchad, ex-Afrique Équatoriale Française. Des européens aux origines et aux objectifs peu explicites ont décidé de s'y installer, pour y écouler une vie en « père peinard », se livrant à de menus trafics, au nez et à la barbe des autorités locales, complaisantes et soudoyées. Dans ce contexte, Morel souhaite sauvegarder les éléphants, victimes de véritables tueries, aussi bien de la part des colons blancs que des populations indigènes. Morel prépare et fait signer des pétitions puis, devant le peu de résultat de ses efforts, il décide d'utiliser les armes contre les chasseurs d'éléphants et d'incendier les dépôts des recéleurs d'ivoire. Morel est rejoint dans son combat par quelques nationalistes et quelques politiques indigènes qui se servent de lui pour se faire connaître. Suspecté d'être un agent double à la solde de l'URSS, envoyé en AEF pour y fomenter des désordres, Morel devient l'homme à abattre : administrateurs coloniaux, chasseurs, contrebandiers, jésuites, chef de tribu, …, tous veulent sa peau. Ce livre (page 449) relate le procès (par contumace) de Morel, l'homme qui défendait les éléphants.
L'écologie est la colonne vertébrale de l'ouvrage : (page 129) tout ce qui m'intéresse, l'essentiel, c'est la protection de la nature. L'auteur dénonce le massacre des éléphants et fait la promotion de leur sauvegarde. Massacrés par milliers pour fournir des monceaux de viande fraiche aux chasseurs africains, des tonnes d'ivoire aux trafiquants, du travail aux guides des safaris, les éléphants détruisent les plantations des paysans : faut-il les exterminer ou les protéger ? L'auteur considère qu'il faut les protéger, les préserver de la barbarie et de la cruauté sous toutes ses formes ; il revendique la dignité des éléphants, à tout prix. Ce roman est polyphonique en ce sens que tous les personnages (voir plus loin) s'expriment et témoignent à tour de rôle à propos de la personnalité de Morel et de son combat.
Les personnages sont très nombreux et assez complexes, par leurs intérêts, leurs profils, leurs parcours et leurs psychologies : Mina, une berlinoise, strip-teaseuse au bar « le Tchadien », sans papier et paumée dans ce monde de baroudeurs ; Saint Denis, un jésuite fuyant le monde et les hommes ; Idriss, le meilleur pisteur de l'AEF ; De Vries, un ancien légionnaire, partant à la chasse par tous les temps, pour le plaisir ; Habib, un homosexuel libanais donnant dans la contrebande d'armes ; Ornando, célèbre journaliste américain, venu enquêter sur la « folie » Morel ; Korotoro, un déserteur de l'armée française, lié à Morel par amitié ; Sarkis, un syrien, organisateur de battues en représailles contre les éléphants qui piétinent les champs ; Waïtari, proche des Frères Musulmans au Soudan ; Robert Sajean, député et fervent partisan d'un réel développement culturel, social et économique en Afrique ; des journalistes se faisant extorquer des sommes impressionnantes par des émissaires mystérieux qui leur offrent de les conduire jusqu'à Morel puis s'évaporent avec l'argent versé pour l'achat de certaines complicités, rejoignant leur vase profonde après une cuite monumentale ; des fonctionnaires français d'Afrique n'obéissant pas aux ordres qu'ils reçoivent mais faisant une politique bien à eux ; Youssef, Orsini, Prostrach, Challut et quelques autres …
L'ouvrage est globalement intéressant et lucide mais il est trop dense (les pages se suivent sans aération, saut de lignes ou de paragraphes), il est écrit tout petit, présente quelques longueurs et beaucoup de répétitions.
Et puis le monde africain nous est projeté en mode simpliste et binaire (les bons contre les méchants), comme dans un vieux documentaire en noir et blanc : les éléphants (page 46), splendeurs naturelles, géantes et maladroites que l'on retrouve (page 51) empalés dans des fosses, agonisant pendant des jours ou brûlés au ventre par les feux de brousse, criant dans la nuit (savez-vous qu'il existe un langage des éléphants ? – page 68 – et que 80% des captures meurent dans les premiers jours ? – page 133) ou réduits à l'état de corbeilles à papier (les pieds d'éléphants), ou de boules de billards ou de coupe-papier ; dans les rites magiques – page 227 – les testicules d'éléphants jouent un rôle essentiel puisque les adolescents chasseurs acquièrent ainsi le droit de se marier ;les pistes sont impraticables à la saison des pluie (page 34) ; les paysannes (page 80) faisant 30 km à pied dans la nuit pour aller vendre une poignée de cacahuètes, se dirigeant vers le marché avec leur démarche de reine, un mouchoir noué sur sur la tête.
De plus, l'humour y est rare (page 202 – « J'ai mené mes enfants au zoo du Bronx pour leur faire voir les éléphants mais j'ai oublié de le mentionner à la Commission Sénatoriale au moment de l'enquête sur ma loyauté »).
Et pour finir, l'ouvrage promène et perd le lecteur au milieu de plusieurs thématiques : préservation des espèces, humanisme, anticolonialisme, lutte contre la faim, droit des peuples à prendre leur avenir en main, création de réserves et de parcs naturels, cohabitation entre une Afrique moderne et une Afrique ancestrale, l'Afrique et l'Islam (Morel aspire à la justice, la liberté, l'amour, la protection, l'égalité des hommes, la fraternité, la générosité et le désintéressement ; ces valeurs sont les racines du ciel au sens de l'Islam (page 222), des racines profondes mais menacées ; et c'est auprès des Frères Musulmans au Soudan que Waïtari va tenter de chercher les fonds qui lui permettrait de bâtir une Afrique islamisée (page 312) qui serait dans le monde une force irrésistible) … posant plein de questions sans apporter la moindre solution.
En conclusion, Romain Gary a écrit un roman « écologique », fourre-tout et militant. « Les racines du ciel » reste toutefois un livre qui ne peut laisser indifférent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          480
litolff
  23 juin 2012
Qualifié après sa parution comme l'un des premiers romans « écologiques », Les Racines du Ciel est aussi bien plus qu'un roman qui parle de sauvegarde de la nature et des éléphants. 1956, en Afrique Equatoriale Française, quelques années après l'Holocauste et alors que l'humanité effectue ses premiers essais nucléaires et que l'on a découvert l'existence des goulags en Sibérie, Morel, ancien résistant, rescapé des camps de concentration nazie met la pagaille dans les rouages encore paisibles de l'administration coloniale : il s'acharne à protéger les éléphants… Les éléphants, massacrés par milliers pour fournir des monceaux de viande fraiche aux chasseurs africains, des tonnes d'ivoire aux trafiquants, du travail aux guides des safaris, les éléphants qui détruisent les plantations des paysans : vaste programme !
Utilisé par le mouvement indépendantiste, haï par les chasseurs, accusé de misanthropie, raillé par presque tous, il prend néanmoins le maquis contre la barbarie et la cruauté sous toutes ses formes, aidé par une poignée de personnages improbables qui l'épaulent dans son combat fou. La dignité à tout prix, celle des éléphants comme celle des hommes, voilà ce que Morel veut préserver : à l'image de son premier combat pour sauver les hannetons alors qu'il était prisonnier des nazis, il se bat avec une énergie confiante et humaniste pour préserver les derniers représentants sur terre d'une époque révolue, affirmant ainsi sa nature humaine contre ce qui cherche à la nier : le totalitarisme la petitesse et l'adversité.
Dans ce roman polyphonique, on découvre la personnalité de Morel et son combat à travers les différents témoignages de ceux qui l'ont côtoyé, aventuriers en tous genres, administrateurs coloniaux ou pères missionnaires : et petit à petit s'esquisse le portrait lumineux d'un idéaliste, un homme pur, confiant et joyeux, aspirant à l'Humanité avec un grand H, la liberté et le respect pour tous.
Un magnifique roman qui, malgré quelques longueurs, me résonnera longtemps dans la tête.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          521
Citations et extraits (186) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   17 septembre 2018
Il parlait aussi de certaines complicités "haut placées" et là, il eut à propos de Morel une phrase étonnante, une phrase qui allait vraiment loin. De cette voix aiguë et exaltée par le sentiment de l'injustice - mon Dieu, me voilà encore en train de parler de sa voix - il s'était exclamé, soudain, avec un accent étonnant, à la fois triomphant et railleur : "Et n'oubliez pas, Messieurs, que c'est ce qu'on appelle chez vous un idéaliste ! "Jamais je n'ai entendu la haine venir frapper aussi près de la vérité. Car d'une certaine façon obscure, retorse et haineuse comme la pensée d'Orsini elle-même, il me semblais qu'il avait fait mouche, et que sa voix avait sonné, mystérieusement mais avec une résonance irréfutable, le glas et la faillite d'un autre grand troupeau très ancien, de ces géants maladroits et émouvants, acharnés à la poursuite d'un certain idéal de dignité humaine, sans même parler de tolérance, de justice ou de liberté. A croire que, de cause perdue en case perdue, de déception en déception, l'un d'eaux était devenu amok, et ne sachant plus à qui se vouer, avait échoué en Afrique noire pour mourir aux côtés des derniers grands éléphants ! Il y avait là évidemment une image de désespoir et de faillite qu'Orsini ne pouvait pas manquer. Mais il alla plus loin, encore plus loin, avec un comique irrésistible, et je me souviendrai toujours de sa dernière exclamation, comme d'un des bons moments de ma vie :
"- Et je vais vous dire, Messieurs, je vais vous dire : c'est un humanitaire ! - Je faillis me lever pour lui serrer la main. L'espace d'une seconde, je crus presque qu'il avait le sens de l'humour, le don de réduire en une image comique l'espoir et le désespoir de tant d'entre nous. Mais ce n'était pas cela, pas le moins du monde. Il désignait l'ennemi, voilà tout. Il n'était pas capable d'humour, Orsini, il n'était pas capable de cette courtoisie envers l'ennemi. C'était seulement un homme qui gueulait là où il avait mal."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
fanfan50fanfan50   17 septembre 2018
C'était un aventurier digne de l'Afrique, à la mesure de ses superstitions, de ses contes et de ses absurdités. Il y aura d'autres aventuriers après lui, blancs, rouges, noirs, jaunes, parce qu'en Afrique, le fantastique n'aura jamais dit son dernier mot.
Commenter  J’apprécie          10
fanfan50fanfan50   17 septembre 2018
"Quelqu'un, je ne sais plus qui à Fort-Lamy, avait trouvé pour Morel un surnom qui lui allait bien : c'était, disait-il, un esperado. Une nouvelle espèce d'homme surgie victorieusement du fond de l'ignominie. Inutile de vous dire que je n'en suis pas. J'avoue cependant qu'il et agréable de savoir qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui va droit son chemin, envers et contre tous, cela vous permet de dormir tranquille."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
fanfan50fanfan50   17 septembre 2018
Un type, en Afrique, va vivre parmi les éléphants, réclame qu'on les protège, et les défend contre les chasseurs.
Commenter  J’apprécie          10
fanfan50fanfan50   17 septembre 2018
Mais chez tous ceux qui aspiraient à une vie autre que celle de jetons de présence dans les circuits de distribution, la nouvelle de l'arrestation de l'homme qui avait choisi les éléphants provoqua une sorte de consternation.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Romain Gary (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Gary
Vidéo de Romain Gary
autres livres classés : éléphantsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Tout sur Romain Gary

Dans quelle ville est né Romain Gary ?

Kaunas
Riga
Vilnius
Odessa

12 questions
404 lecteurs ont répondu
Thème : Romain GaryCréer un quiz sur ce livre
. .