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ISBN : 2742777040
Éditeur : Actes Sud (20/08/2008)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 927 notes)
Résumé :
Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s'enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville.

Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
latina
  09 octobre 2012
Voici un livre d'amour et de violence, de vie et de mort, de souffrance et de rédemption …
Livre fort, lourd de tout l'inconscient collectif, de toutes les peines humaines, de tous les liens qui nous attachent, nous, êtres humains.
Accompagner le héros de l'histoire aux Enfers, ça ne m'arrive pas tous les jours et forcément, ça laisse une trace.
Matteo veut accomplir la supplique insensée de sa femme Giuliana : ramener leur enfant mort de là où il croupit. Celle-ci ne rend pas compte de ce qu'elle demande ! Car l'Enfer est digne de nos pires représentations : le labyrinthe souterrain, la porte de bronze, le fleuve des âmes en peine, la spirale vers le Néant. C'est tout à fait « l'Enfer » de Dante !
Moi-même me suis sentie aspirée, je m'anéantissais au fur et à mesure de la lecture, mais c'est pour mieux revivre. Accompagnée pendant cette lecture (et encore après !) du cortège de mes morts, je suis ressortie de ce livre soulagée et heureuse de vivre.
Je quitte peu à peu cet habit de souffrance que j'ai revêtu tout au long des pages et je ne pense plus qu'à l'amour qui peut faire accomplir des miracles. Oui, je sais, c'est le plus éculé des clichés, mais il s'agit bien de ça, ici. Cette histoire est traversée de part et d'autre par un amour violent, celui d'une mère et d'un père pour leur enfant.
Poignant, ténébreux et lumineux, fort de cette force qui gronde en nous, fleuve souterrain qui coule en l'Homme depuis la nuit des temps, ce roman, « La porte des Enfers », s'est refermé avec un bruit de tonnerre qui m'ébranlera encore longtemps.
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michemuche
  27 décembre 2016
L'année 2016 se referme en douceur avec une belle découverte, celle de Laurent Gaudé.
J'avais été ébloui avec " le soleil des Scorta ", un doux mélange d'odeurs et de chaleur. " La porte des enfers" c'est un autre décor, on a quitté la région des Pouilles, on se retrouve à Naples, le soleil a disparu laissant la place au crépuscule et aux ténèbres. Nous sommes dans les années 80, Matteo accompagne son fils Pippo à l'école, soudain une balle perdue atteint l'enfant de 6ans.
Pour Matteo et Giuliana c'est la descente en enfer qui commence.
" La porte des enfers" est un voyage difficile à travers le chagrin, c'est le récit magnifique d'un père et d'un fils.
Laurent Gaudé nous parle si bien de l'amour filial et de la séparation, on se sent happé par ses mots, on ne peut que penser à nos disparus, ce fut le cas pour moi à travers ces deux citations prisent dans le roman.
" La porte des enfer m'a profondément ému, mais quel magnifique roman.
bonne année à vous tous
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diablotin0
  25 septembre 2016
C'est mon premier livre de Laurent Gaudé et je suis conquise . Quelle belle écriture, quelle sensibilité !
Le roman commence par la mort tragique en 1980 de Pippo six ans, dans les rues de Naples.
La façon dont Matteo, le père et Giuliana, la mère "gèrent" ce deuil est décrit avec pudeur et force. Puis nous passons en 2002 lorsque Pippo revient des enfers pour se venge. OUi, le roman bascule alors dans une fable. Mais quelle fable !, c'est bouleversant.
Lorsque Mattéo et Don Mazerotti nous emmènent en enfer, nous sommes happés par les ombres qui restent "vivantes" tant que ceux du monde des vivants pensent à eux.
Ici , la frontière entre la vie et la mort est fine, troublante et décrite avec poésie et force.
La fin est très émouvante!!! Merci Monsieur Gaudé !
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Crossroads
  28 septembre 2012
La Porte des Enfers
666 impasse Lucifer
SA 19 Salem
Voilà , pour toute réclamation concernant une éventuelle supercherie quant à la réelle existence de cette prétendue porte , merci d'adresser vos dons , enfin vos réclamations imagées , à sieur Benoit 16 soupapes qui pourrait se fendre , dans sa très grande générosité , d'un cierge king size à son effigie pour toute requête supérieure à 500 euros ! Merci d'affranchir la lettre réponse , la générosité pontificale atteignant généralement très rapidement ses limites...
Mattéo , sa femme Giuliana et leur petit bout de 6 ans , Filippo , ont tout pour être heureux , n'était cette anodine péripétie , un soir crépusculaire de fin de journée , débouchant sur le décès accidentel mais néanmoins légèrement perturbant de leur fils unique , victime d'une balle perdue , l'adorable Pipeau - enfin Pippo - et là , j'ai envie de dire , flûte alors ! Les mélomanes me comprendront...
Folle de douleur , Giuliana ira alors de son p'tit ultimatum : soit tu appliques à la lettre l'une de ces délicieuses balades bucoliques de Métallica concernant l'assassin : Seek and Destroy , soit tu me ramènes mon fils chéri au risque , dans le cas contraire , de voir nos relations s'envenimer sans tambour ni trompette ! Les mélomanes me... !
Gaudé , indéniablement , sait conter la douleur , voire même la sublimer . Elle vous tombe dessus sans crier gare , vous étreint sans relâche jusqu'à vous laisser pantelant , la dernière page tournée .
Fin mélange de vengeance mâtinée de fantastique , l'auteur , tout en s'appuyant quand même fortement sur le mythe d'Orphée , délivre un roman poignant , véritable cri d'amour d'un père pour son fils qui ira , contre toute logique , jusqu'à tenter de s'affranchir de la mort , cette dernière étant cependant rarement conciliante...Bon , y a bien eu un certain Lazare mais ça commence à dater et j'ai ouï dire qu'il avait bénéficié d'un indiscutable piston !
Une galerie de portraits jubilatoire , un dénouement que l'on se prend , étonnamment , à espérer heureux , faisant alors fi de toute considération réaliste . Une écriture toujours aussi maîtrisée au service d'un conte moderne que l'on souhaiterait pleinement ancré dans la réalité , ce Gaudé est du même acabit que la majeure partie de son oeuvre littéraire ! A noter son incroyable propension à diversifier le propos ! Un sujet grave et douloureux majoritairement porteur d'un chagrin prégnant . Et que dire de cette vision personnelle des Enfers qui donnerait presque envie de...ne jamais y être invité . Diabolo , si tu me lis...
La Porte des Enfers pourrait presque vous transporter au septième ciel .
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Dionysos89
  30 septembre 2014
Ouvrez La Porte des Enfers à la suite de Matteo ! Comme dans le Soleil des Scorta, Laurent Gaudé nous fait visiter la région de Naples tout en mettant en scène la violence et le drame familial.
L'entrée est plutôt difficile dans cette aventure alternant entre 1980 et 2002. On ne saisit pas franchement l'intérêt de nous dévoiler ce que deviennent certains personnages avant même de savoir qu'il y a eu un décès capital bien des années avant. Pourtant, à force de se faire balader dans les rues de Naples, de suivre des personnages bien campés et attachants, nous finissons par les accompagner avec la volonté de les soutenir dans leurs déboires. La mise en scène de la mémoire au fond des Enfers est vraiment bien trouvée, l'ambiance mafieuse est toujours aussi présente dès que l'auteur aborde Naples et ses confins, et enfin même si les ellipses ne sont pas toujours bien choisies, elles ont le mérite de laisser en attente ce qu'il faut de suspens.
Bref, les adeptes du Laurent Gaudé que nous connaissons ne seront pas déçus. J'ai même fini par bader sur l'envoûtante réplique « Il me reste encore tant de choses à accomplir », que j'ai l'impression de retrouver à chacun de ses romans. Car, c'est bien vrai, cet auteur met en scène des personnages en marche, luttant envers et contre tout face à leur inexorable destin. Les réflexions sur la mort et le deuil sont monnaie courante chez cet auteur, déjà depuis La Mort du roi Tsongor, mais y a-t-il plus parlante comme situation que celle d'un père voulait faire revivre le fils qui est mort sous ses yeux ?
Poussez La Porte des Enfers, car ce qu'on y trouve derrière est aussi poignant que mortifère !
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2008
Lecture jeune, n°128 - Dans une rue de Naples, le fils de Matteo et de Giuliana meurt sous les balles d’une bande mafieuse. Dès lors, la soif de vengeance prend possession de ses parents et détruit leur vie. Dans les ruelles envahies par les ordures et saccagées par les secousses telluriques, d’étranges personnages se croisent et s’allient pour que la vengeance s’accomplisse. Rien ne peut arrêter le désir d’extermination du père qui, comme Orphée, ose pénétrer au royaume des ombres pour en arracher son fils. Et la folie emporte la mère dont rien n’apaise la douleur.

Ce récit sanglant et visionnaire modernise magistralement le mythe antique des Enfers. Le lecteur progresse dans la découverte d’une réalité monstrueuse où alternent récits à la première et à la troisième personne, temps présent et lointain passé. Ce choix narratif habile nous entraîne dans le royaume des morts, cet univers de ténèbres et de souffrances, qui donne des frissons d’épouvante.

Colette Broutin
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   08 octobre 2012
Son fils allait rester là, enterré dans ce cimetière. Sa vie de mère était terminée.
Elle colla son front contre la vitre et dit adieu aux mille choses qui faisaient Pippo. Son école. Sa chambre à coucher. Ses vêtements, ceux qu'il aimait, ceux qu'il ne mettait jamais. Elle dit adieu à la joie de se promener avec lui, au contact ténu de sa main dans la sienne. Elle dit adieu à son angoisse de mère qui s'était emparée d'elle dès la grossesse et n'aurait jamais dû la quitter de toute sa vie.
Une dernière fois, elle était avec lui. Une dernière fois, elle l'extrayait du marbre froid de sa tombe pour le faire rire en son esprit. Il était là. Il jouait avec elle. Il l'appelait en courant. Elle ferma les yeux pour que plus rien ne les entoure et qu'elle soit toute à lui.
A la gare de Naples, elle rit une dernière fois avec son fils. Elle savait qu'il n'y en aurait pas d'autre et elle essaya de faire durer le plus longtemps possible son dernier sourire de mère;
(...)
Je sais, au fond de moi-même, que j'ai eu une mère, mais je l'ai chassée. Je me souviens d'elle. Si je fais un effort, je me souviens d'un temps où elle était là, autour de moi, avec une odeur sucrée de bonheur. Et puis, du jour au lendemain, il n'y eut plus rien. La mère était partie. Elle a abandonné son fils. Je me souviens de cela, du vide qui m'a saisi d'un coup. Elle n'a plus pensé à moi. En une seconde. (...) A l'instant où j'avais le plus besoin d'elle, elle s'est dérobée. Quelle mère peut faire cela?
Longtemps, je l'ai sentie, luttant contre l'idée de ma mort, et puis elle a disparu. Elle n'a plus jamais pensé à moi. Quelle mère peut faire cela? Elle est partie. Elle a banni mon nom, le souvenir de mon existence et je suis resté boiteux de ma mère.(...)
Je n'ai pas de mère. Je n'ai pas de mère qui ait pensé à moi comme on pense à son enfant. Mais il reste ce mot,qui se répète à l'infini, ce mot entêtant qui me fait mal. Ma mère.
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Dionysos89Dionysos89   08 août 2014
Je te maudis, Matteo. Comme les autres. Car tu ne vaux pas mieux. Le monde est lâche qui laisse les enfants mourir et les pères trembler. Je te maudis parce que tu n’as pas tiré. Qu’est-ce qui t’a fait hésiter ? Un bruit inattendu ? La silhouette d’un passant au loin ? Le regard suppliant de Cullaccio ? Tu as dû réfléchir alors qu’il fallait te faire sourd à tout ce qui t’entourait. Les balles ne pensent pas, Matteo. Tu avais accepté d’être ma balle. Je te maudis car durant toutes ces années tu t’es tenu à mes côtés avec discrétion et constance – mais tu n’as rien pu empêcher, ni rien réparé. A quoi sers-tu, Matteo ? Je comptais sur ta force. Le jour de l’enterrement, tu me tenais serrée pour que je ne flanche pas. Tu as toujours pensé qu’il y avait une sorte de gloire à traverser les moments de douleur avec stoïcisme et retenue. Moi pas, Matteo. Cela m’était égal. Le plus juste aurait été que je me jette sur le cercueil et que j’en arrache les planches avec mes doigts. Le plus juste aurait été que mes jambes se dérobent et que je me vide de toute l’eau de mon corps en pleurant, en crachant, en reniflant comme une bête. Tu m’as empêchée de faire cela parce qu’il y a là quelque chose que tu ne peux pas comprendre et qui te semble inconvenant. Seule la mort de Pippo est inconvenante.
Je te maudis, Matteo, car tu n’es capable de rien.

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kathelkathel   15 septembre 2010
Je me suis longtemps appelé Filippo Scalfaro. Aujourd'hui, je reprends mon nom et le dis en entier : Filippo Scalfaro de Nittis. Depuis ce matin, au lever du jour, je suis plus vieux que mon père. Je me tiens debout dans la cuisine, face à la fenêtre. J'attends que le café finisse de passer. Le ventre me fait mal. C'était à prévoir. La journée sera dure aujourd'hui. Je me suis préparé un café au goût amer qui me tiendra de longues heures. Je vais avoir besoin de cela. À l'instant où le café commence à siffler, un avion décolle de l'aéroport de Capodichino et fait trembler l'air. Je le vois s'élever au dessus des immeubles. Un grand ventre plat de métal. Je me demande si l'avion va s'effondrer sur les milliers d'habitants qu'il survole, mais non, il s'extrait de sa propre lourdeur. Je coupe le feu de la gazinière. Je me passe de l'eau sur le visage. Mon père. Je pense à lui. ce jour est le sien. Mon père - dont je parviens à peine à me rappeler le visage. Sa voix s'est effacée. Il me semble parfois me souvenir de quelques expressions - mais sont-ce vraiment les siennes ou les ai-je reconstruites, après toutes ces années, pour meubler le vide de son absence ? Au fond, je ne le connais qu'en me contemplant dans la glace. Il doit bien y avoir quelque chose de lui, là, dans la forme de mes yeux ou le dessin de mes pommettes. À partir d'aujourd'hui, je vais voir le visage qu'il aurait eu s'il lui avait été donné de vieillir. Je porte mon père en moi. Ce matin, aux aurores, je l'ai senti monter sur mes épaules comme un enfant. Il compte sur moi dorénavant. Tout va avoir lieu aujourd'hui. J'y travaille depuis si longtemps.
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FlorelFlorel   26 janvier 2011
Je suis à genoux devant vous, père, mais ne croyez pas que je suis faible. Je suis forte. J'ai confiance en vous. Vous allez faire pour moi un miracle et je sens déjà la joie monter dans mes veines. Je sais que des hommes comme vous sont capables de choses pareilles. Cela leur coûte, peut être, mais ils sont ici-bas pour cela, pour nous soulager de nos malheurs. Je sais ce qui vient. Les aveugles vont voir. Les paralytiques se mettront à marcher. Je sais tout cela. Je suis prête. C'est l'heure de la résurrection des morts . Tous, un par un, ils vont se lever de dessous la terre et marcher. J'attends avec impatience. Ce ne sera pas un miracle. Juste une réconciliation du Seigneur avec des hommes. Car il nous a offensés. Vous le savez comme moi. Par la mort de Pippo, il m'a jetée à terre et m'a battue. C'était un acte de cruauté et je l'ai maudit pour cela. Mais c'est aujourd'hui l'heure du pardon. Le Seigneur lui même va s'agenouiller devant nous et nous demander de lui pardonner. Je le regarderai longuement, je lui baiserai le front et je lui pardonnerai. C'est alors que les morts se lèveront, car tout sera achevé. C'est bien. Je prie pour que ce jour advienne. Je suis pleine de force. J'attendrai jusqu'à demain je sens déjà la terre qui gronde. Les cadavre bougent. Ils se préparent et trépignent d'impatience. Il ne reste que quelques heures avant que le Seigneur ne se présente à nous. J'ai hâte, mon père, de le voir s'agenouiller devant moi et pleurer avec humilité.
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latinalatina   09 octobre 2012
Elle pensa à sa vie bancale, une vie qui sentait la solitude et l’insatisfaction. « Nous n’avons qu’une vie et je ne ressemble à rien. Un monstre ridicule et raté ». Elle pensait aux moqueries qu’elle subissait depuis des années dans les rues, aux noms dont on la couvrait avec cruauté et dégoût. Une seule vie. Et c’était une longue succession de mépris et de brimades.
Et pourtant elle n’était pas descendue. Pourtant, quelque chose en elle lui avait sentir qu’elle n’avait rien à faire chez les morts. « Je l’aime, cette vie, se dit-elle en souriant tristement. Elle est laide et sent la sueur mais je l’aime. » (…)
Elle n’était pas descendue parce que, malgré la poisse qui lui collait aux joues les nuits d’errance, elle aimait être là, un peu triste et fragile comme une enfant qui se serait crottée dans la laideur du monde.
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Videos de Laurent Gaudé (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Gaudé
Entretien animé par Maya Michalon Lecture par Ariane Ascaride.
D?Alexandre le Grand aux migrants de Lampedusa, de l?Afrique mythique au tremblement de terre d?Haïti, d?Hannibal le Carthaginois au terrorisme islamique, Laurent Gaudé entremêle dans son ?uvre les siècles et les continents, les guerres et les catastrophes, pour mieux révéler les convulsions et les possibles de notre temps. Cet écrivain n?a de cesse, au fil de ses récits, de mettre ses idées humanistes à l?épreuve de la fiction et de plonger avec douceur dans l?horreur du réel.
Dramaturge, romancier, nouvelliste, poète, il s?empare de l?écriture sous toutes ses formes afin d?explorer le vaste territoire de l?imaginaire. Prix Goncourt des lycéens et Prix des libraires pour La Mort du roi Tsongor en 2002, prix Goncourt en 2004 pour le Soleil des Scorta (traduit dans 34 pays), Laurent Gaudé est aujourd?hui l?un des plus grands écrivains français qui figure dans les programmes scolaires et enchaîne les succès en librairie.
Sur la scène de la Criée, avec la générosité qui le caractérise, il convie la comédienne Ariane Ascaride à lire ses textes, et le photographe Gaël Turine à projeter une série d?images réalisées en Haïti au cours d?un voyage commun qui l?a profondément marqué. Il évoquera sa passion pour le théâtre, son goût pour les voyages, mais aussi ses convictions et ses engagements, en premier lieu pour SOS Méditerranée et la question des migrants qu?il avait abordée dans son roman Eldorado, une ?uvre visionnaire, écrite il y a plus de dix ans. Un grand entretien tourné vers l?ailleurs et vers cet Autre que Laurent Gaudé sait si bien décrire en jonglant avec le pouvoir narratif de l?Histoire et la sonorité poétique d?une langue qui lui est propre. _
En savoir plus : ohlesbeauxjours.fr
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