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ISBN : 208064663X
Éditeur : Flammarion (08/01/1992)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Dans la forêt qui vit et change suivant les saisons, la harde jouit d'un bonheur précaire.
Les vieux mâles poursuivis sont habiles à dépister les chasseurs, et, lorsqu'ils se sentent traqués, à déharder un daguet qui sera la victime. Cependant, un à un, ils disparaissent....
Pour le Rouge aussi, bête magnifique, dix-cors roi de la forêt - dont nous suivons avec émotion la vie au cours de ce livre - le tragique hallali sonnera-t-il ? Et les biches demeu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
thomassandorf
  13 décembre 2018
Voici la belle histoire d'un cerf rouge. le Rouge. Ce daguet orphelin né dans l'enceinte des Orfosses Mouillées est devenu un splendide dix cors, où il passe pour « l'esprit des bois » et fascine ses habitants, hommes et bêtes.
Au coeur de cette histoire Genevoix nous décrit la relation entre le Rouge et la Futaie, le piqueux d'un équipage de chasse à courre, pour qui le dix cors est devenu une obsession ; l'animal ultime, celui qu'on ne chasse qu'une fois dans sa vie. Une quête d'absolu.
Maurice Genevoix n'est pas encore secrétaire perpétuel de l'Académie Française quand il publie La dernière harde (1938). Mais il est déjà connu pour ses écrits sur la guerre (cinq livres qui seront regroupés en 1950 sous le titre Ceux de 14) et pour Raboliot qui lui apportera le prix Goncourt en 1925.
C'est de la belle écriture. Une poésie constante mais qui ne fait aucune concession à l'âpreté de la nature. Sa beauté paisible, celle des écharpes de brouillard sur l'étang à l'aube, quand l'écorce des arbres grincent sous la froidure hivernale. Une beauté qui ne permet aucunement d'oublier la loi féroce de la prédation.
Maurice Genevoix décrit avec acuité et précision les multiples dangers que la harde de biches et de cerfs traversent à travers le cycle des années : les luttes de territoire avec les chevreuils ; les voisins brutaux que sont les sangliers ; les pièges sournois du Tueur, ce braconnier qui restera marqué à vie par une lutte avec le Pigache, un sanglier redoutable ; les chasses à courre qui déciment les mâles de la harde.
Quand retentit la trompe, les cerfs déploient pour survivre des stratégies où l'innocent a peu de chance d'en réchapper. Malheur à celui qui sera trop lent à comprendre, trop docile ou trop faible. La nature est belle, mais elle a ses lois. Et elles sont impitoyables.
A lire comme un poème en prose. Mais aussi comme un roman d'action dont l'écriture est très moderne.
Un lexique de la chasse et de la vénerie complète en fin d'ouvrage fort utilement ce livre.
La dernière harde est à mettre en toute les mains : celles des amateurs de nature comme celles des urbains qui ne connaissent pas les halètements des chiens, le brame dans la nuit ou « le cri rouillé du coq faisan ». L'aventure est proche, elle a l'odeur de l'humus et de l'herbe foulée.
T. Sandorf
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hexagone
  17 janvier 2011
Esthétisme cynégétique.
Quels fourmillements dans les mains, les jambes, dans l'esprit, que la lecture de ce livre épique.
L'esthétisme des phrases, où s'entremêlent les mots plus savoureux les uns que les autres : hallali, volcelest, rembucher et tant d'autres. On suit les fuites en avant du gibier, les sangliers, les cerfs, la harde en déroute, les branches basses cinglent nos jambes. le souffle court par la déroute face à la meute déchaînée de chiens que les meneurs excitent et incitent à la capture. La beauté de la forêt, la cathédrale végétale ou évoluent la harde, et l'animal royal le cerf rouge, sacré& par l'homme, dont les aventures passionent le lecteur. Son enfance, sa captivité, sa chasse avec l'héroisme et l'intelligence de son être sauvage. Un livre païen dans son ode à la forêt gauloise, les hommes-chasseurs vivent à l'orée, les seuls humains qui travaillent la terre sont relégués au delà de la frontière de ronces et d'humus, ils cultivent le blé dans la plaine, se sont des hommes civilisés. Les chasseurs vivent à même la paille, s'éclairent à la bougie, vivent pour la chasse, en symbiose, amoureusement mêlés avec leurs chiens. Roman de chasse, mais où le sang est absent, pas de carnage sanguinolant, sauf à deux ou trois reprises, le but n'est pas là. L'ultime moment, se passe dans le regard que la bête et l'homme échangent. Il me revient, toute proportion gardée cette chanson de Michel Delpech, " le Chasseur" et cette phrase " Avec mon fusil à la main, au fond de moi je me sentais un peu coupable ".

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Lecteureclectique
  08 juin 2014
Vous me direz:"encore un roman animalier?" Oui,mais... C'est beaucoup plus que cela. Une histoire d'hommes, sublimée par le style inimitable de Genevoix, une histoire de vie. Dans un style direct et goûteux, empreint de simplicité et de tendresse pour ses personnages, tant humains qu'animaux, avec sa patte pour décrire la nature et les hommes qui font corps avec elle, Genevoix nous propose une rencontre: avec ce cerf, avec ce veneur, et avec nous même face à la nature. Si on ne connaît pas Genevoix, à mon avis une bonne entrée en matière pour son oeuvre.
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Variation6
  08 juin 2019
Un des plus beaux textes de la langue française que j'ai lu de toute ma vie. Un émerveillement pour les sens et aussi un étonnement devant le fait que cet auteur soit "passé de mode". Peut-être est-ce du au fait qu'il s'agisse de ce que l'on pourrait appeler un "roman lent", c'est-à-dire un ouvrage qu'il faut prendre le temps de lire, sans hâte, et dont il faut savourer les sonorités, les images, et les idées évoquées.
Il faut voir ce livre comme une allégorie de l'homme face à son destin. Il s'agit d'un récit initiatique, de la naissance jusqu'à la mort. A l'inverse du texte "Ceux de 14", l'auteur ne parle ni de tranchée ni de balles de fusil; il évoque plutôt la découverte du danger, puis l'oubli de celui-ci face à la beauté de la nature, les interrogations de chacun devant la mort. Ce qui revient au même en filigrane.
Une oeuvre dont on ne peut sans doute pas percevoir la profondeur à un jeune âge. "La dernière harde" est un chef d'oeuvre, très loin des critiques stupides qui le qualifient de roman régionaliste animalier. Au contraire: c'est un roman universel qui traite de ce qu'il y a de plus humain au fond de nous.
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isalune
  03 mars 2013
un livre lu quand j'étais toute jeune mais qui ne m'a jamais quittée. Une perle, touchante de beauté.
envie subite de le relire :)
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LiverLiver   11 janvier 2014
Une abeille, deux abeilles, tout engourdies encore par leur long sommeil hivernal, remuaient doucement leurs ailes sur une branche où elles s'étaient posées. Ces ailes s'irisaient au soleil, vibraient soudain avec un fredon aigrelet, s'étiraient lentement sous la flèche d'un rayon plus chaud et recommençaient à vibrer. Elles disparurent soudain; mais ce bourdonnement allègre, de plus en plus vif et sonore, c'était leur vol qui tournait dans le bleu à la cime chevelue du saule, parmi les chatons fleuris
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SauveterreSauveterre   01 janvier 2013
Le brame s'est tu, le vent ne soulève plus les feuilles. Les biches attendent en frissonnant, toutes seules dans la forêt morte. La lune brille juste au-dessus d'elles.
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LiverLiver   11 janvier 2014
Le charme et le bouleau se couvraient de feuillottes blondes qui semblaient ne pas tenir aux branches mais envelopper les arbres d'un halo.
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LiverLiver   15 janvier 2014
Un faix de chaînes lui pesait au garrot, lui nouait aux jambes de traînantes étraves dans cette forêt où ils (l'homme et le chien) rôdaient sans trêve, aussitôt cachés qu'apparus, aussitôt revenus qu'en allés.
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ChastoChasto   10 juin 2019
Les chiens parlent là-bas, derrière la maison du Tueur.
Ils approchent, ils touchent au taillis de l'autre côté des étangs. Quelle musique!
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Videos de Maurice Genevoix (20) Voir plusAjouter une vidéo
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