AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782020043113
224 pages
Éditeur : Seuil (01/01/1976)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 54 notes)
Résumé :
On connaît les livres de guerre - le témoignage rigoureux et implacable de Ceux de 14. Le présent volume révèle l'autre versant de l'oeuvre de Maurice Genevoix, ces romans ou récits qui distillent une petite musique aussi fluide et poétique que le cours de la Loire, ses tours et ses détours, ses îles inattendues et ses promesses toujours tenues. Tous à tonalité autobiographique, ils abordent les thèmes chers à l'écrivain : la magie de l'enfance, la beauté profonde d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Krout
  01 octobre 2018
Un jour. Un mystère. Car l'homme est mystère. Un jour, un homme se raconte. Un homme nous raconte. Comme d'Aubel, je médite avec les pieds. Alors bien entendu, cette longue promenade à travers bois, forcément j'ai aimé. De l'aube à la tombée du jour, comme une évidence, une vie se dévoile. Une vie d'homme, vécue pleinement. Un homme vrai, fait de convictions, plein de sève, enraciné dans la vie, le récit est visionnaire et touche à l'essentiel. Pas à pas le brouillard se dissipe, et c'est la vie même qui apparaît, étincelante... "Quelle merveille !"
Il y a 40 ans, ou un peu plus très vraisemblablement, "Je n'ai pas la manie des dates." p. 213, encore écolier dans ce qu'on appelait les humanités inférieures, j'avais alors l'imagination la plus vive. Apanage de la jeunesse, j'étais faon, puis daguet, ensuite trois-cors, enfin dix-cors, je lisais La dernière harde, j'étais le Rouge, roi de la forêt. Je lisais Maurice Genevoix pour la première fois ... et la seule jusqu'à ces quelques jours de vacances à Azay-le-Rideau. Je ne sais comment j'ai fait la connexion avec la Loire. Toujours est-il que cherchant un de ces petits livres faciles à emmener partout pour m'accompagner, je n'ai eu aucune hésitation après avoir déniché Un jour dans la bibliothèque de mes parents (oui, celle du haut). Petit trésor oublié tout ce temps.
Belle rencontre ! Dès les premières pages, je me retrouve dans une écriture amie de longue date, à croire qu'hier encore... Elle a la beauté de la simplicité. Point n'est besoin d'artifices. Il n'est cependant pas exclu, à condition d'être attentif à la musique du ruissellement, de découvrir au détour d'une sente une comparaison imagée à l'allure d'une rivière touchée par la grâce de quelques rayons s'infiltrant à travers les feuillages qu'elle en viendrait à miroiter. L'instant magique et éphémère n'a fait que passer, et déjà le récit suit son cours inéluctable.
A la force de l'écriture s'ajoutent l'intemporalité de la réflexion sur le sens de la vie et la modernité des mises en garde éthique et écologique. Un guide sûr pour retrouver l'harmonie. A l'heure d'une rentrée littéraire n'est-ce pas le bon moment de fouiller ses étagères, son grenier, les boîtes à livre ou les boutiquiers pour (re)découvrir ce petit bijou nous ramenant à l'essentiel ? Voilà un excellent moyen de sauver quelques arbres.^^
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          478
lecassin
  25 janvier 2013
Maurice Genevoix affiche quatre-vingt-six ans quand il publie « Un jour », un roman sans intrigue vraiment, où l'on voit vivre Fernand d'Aubel, « le double » de l'auteur… Mais là n'est pas le propos : il s'agit plus d'une ode à la vie, à la nature et à la simplicité d'être, à l'évidence de l'être pourrait-on dire...
Et puis Maurice Genevoix n'a pas son pareil pour décrire son Val de Loire adoré tel un envol de migrateurs au petit matin sur un plan d'eau brumeux… Cliché pourrait-on dire ? Oui, sous ma misérable prose…
Un ouvrage que d'aucuns ont qualifié de testamentaire… Sans doute vu l'âge de son auteur quand le texte est édité ; d'autant qu'on sent poindre comme une acceptation de la mort quand la vie fut aussi longue.
On est bien loin des romans sur la grande guerre ou l'auteur s'indignait de la mort, de la mort à vingt ans : « Je me rappelais les lentes larmes coulant sur le visage d'un mourant et son regard faisant passer en moi, dans tout mon être, la peine de mourir à vingt ans ».
Un ouvrage poétique et serein…à la gloire de la nature et à l'évidence de l'être. Un texte comme celui de quelqu'un qui attend serein l'inéluctable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
Kickou
  02 avril 2020
Maurice Genevoix, qui entrera au Panthéon cette année - ainsi l'a voulu notre président - est surtout connu pour ses mémoires de guerre (Ceux de 14 ...) et ses récits solognots & ligériens, Raboliot notamment. Ce roman, publié en 1976, se situe dans cette deuxième catégorie. D'une écriture classique - trop, à mon goût - l'académicien nous fait le portrait d'un homme du terroir, d'un ami. Cette description est le prétexte à une évocation écologiste [p.77 « La nature fera toujours mieux »], de cette région septentrionale du Val de Loire, aux portes de la Sologne. Territoire que je connais et que j'aime pour y avoir passé de bons moments il y a encore quelques mois. Genevoix connaît le nom des plantes, celui des animaux, il nous emmène en promenade en pleine nature (en cette période de confinement, ça fait du bien), son propos n'est pas de l'ordre du raisonnement ou de la doctrine mais plutôt du ressenti, de la vitalité, de la poésie. Je pense même qu'il y a ici quelque chose de panthéiste [p.89 «... il s'agit bien d'une prise de conscience illuminante ... d'un voile déformant qui laisse apparaître les choses dans leur réalité profonde, dans leur essence inexprimable, sauf peut-être par un mot : divine »]. Il fait aussi référence à H. David Thoreau, W. Whitman et R. Waldo Emerson [p.79 Ces vieux sonneurs d'alerte], auteurs américains, transcendantalistes du 19ème siècle. Dommage alors que son style soit un peu désuet.
Allez, salut, portez vous bien, et chapeau à ceux du Caducée & de la croix rouge, merci.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
kalimera
  12 mai 2018
Maurice Genevoix est mort depuis longtemps. 1980, c'est loin...
Un grand romancier, un poète, un témoin de la grande guerre de 14/18 a été effacé, sans qu'on le veuille vraiment, peut-être, de nos "tablettes", de nos mémoires de lecteurs.
Le temps passe et pose sur les souvenirs, les écrits, les noms, un voile d'oubli et d'indifférence. Il se trouve que je suis en train de redécouvrir un écrivain que certains ont pu qualifier "d'auteur régionaliste".
Honte à eux !
Maurice Genevoix nous parle peu-être à travers ses écrits de sa belle région de naissance, mais il nous touche d'abord par la qualité de sa plume, un peu ardue par moment, un peu vieillotte pour certains vocables, mais pleine de sensibilité, de poésie, d'humanité.
Un jour est une longue nouvelle, pour beaucoup autobiographique, qui nous amène au questionnement sur soi-même.
Prenons-nous suffisamment le temps de voir ce qui nous entoure, nos proches, famille, amis..?
Apprécions-nous ce que nous voyons chaque matin au réveil ? sommes nous assez sensible à la nature qui rythme notre vie, qui nous guide dans chacun de nos gestes ?
Serions-nous capable pour "un jour", un seul, de ne penser qu'à notre connexion avec ce qui nous entoure et fait de nous ce que nous sommes ?
Serions-nous capable comme notre narrateur de poser une amitié indéfectible sur deux rencontres espacées de presque deux décennies ?
Tout au long d'une lecture que j'ai eu envie de faire durer par pur plaisir, cette petite réflexion m'est venue à l'esprit comme une petite bulle d'air remontant du fond d'un petit lac: quelle leçon ! et d'un modernisme ! les écologistes, les humanistes, les amoureux de la nature, les défenseurs des droits de l'homme ou de l'animal, monsieur et madame Toulemonde, tous, peuvent trouver leur bonheur dans cette narration.
L'amitié, l'amour,la vie, la mort, tout cela se mêle avec bonheur dans les écrits de Monsieur Genevoix.
J'espère avoir réveillé un petit quelque chose chez vous mes amis.
Un jour, vous me direz...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Corboland78
  27 juillet 2020
Maurice Genevoix (1890-1980) est un écrivain et poète français. D'une grande vitalité malgré ses blessures reçues lors de la Première Guerre mondiale et animé de la volonté de témoigner, il écrit jusqu'à ses derniers jours. Son oeuvre, portée par le souci de perpétuer ce qu'il a tenu pour mémorable compte 56 ouvrages. Il est surtout connu pour ses livres régionalistes inspirés par la Sologne et le Val de Loire comme son roman Raboliot (prix Goncourt 1925) mais il a également témoigné des épreuves de la génération qui a fait la Grande Guerre. Son corps doit entrer au Panthéon en novembre 2020, il est donc encore temps, à cette occasion, de vous replonger dans ses livres ou des les découvrir et pourquoi pas avec cet excellent roman, Un Jour, publié en 1976.
Nous sommes en 1940 dans le Val de Loire, le narrateur, Maurice Genevoix, jamais nommé mais sans ambiguïté puisque l'un de ses romans est évoqué par l'un des personnages (« … moi qui ai lu La Boîte à pêche ! ») s'est égaré dans les bois non loin d'une de sa résidence secondaire quand il est remis sur le bon chemin par un inconnu bien que voisin, Fernand d'Aubel. L'histoire pouvait en rester là mais dix-sept ans plus tard, revenu en ces lieux, il recroise cet homme et comme si c'était hier, ces deux-là se reconnaissent une connivence intellectuelle. Pour mieux se découvrir, d'Aubel propose à l'écrivain de partager avec lui une journée complète, un jour comme les autres. Ils ne se reverront quasiment plus après et dix-sept ans plus tard – même écart de temps – Maurice Genevoix écrit ce roman, portrait de souvenirs de cet homme maintenant décédé.
Le thème du livre est simple, la complicité entre deux hommes qui ne se connaissent pourtant pas mais qui partagent un amour intense pour la nature et la vie simple, bien que leur situation sociale soit avantageuse. Fernand d'Aubel à l'époque de cette fameuse journée, est un homme âgé (notons que Genevoix « le vrai » qui tient la plume a 86 ans !) bien que vaillant, il s'est reconnu un frère intellectuel en Genevoix (« le faux » acteur du roman) et peut-être qu'inconsciemment il souhaite laisser une sorte de testament humaniste.
Tout le roman est une magnifique description de la nature, une ode à cette flore et cette faune qui les entoure ; à la vie simple qu'on y mène, celle des provinciaux d'autrefois. Fernand d'Aubel peut aussi compter sur ses deux serviteurs, Hubert son garde-chasse et son épouse Céline, tous deux dévoués, et sur la présence de sa fille Laure. On arpente les bois et la pinède, on fait le tour de l'étang, on s'émerveille d'un rien c'est-à-dire de l'essentiel. Ici on vit avec les saisons, « dans ce monde en marge du monde », loin encore du modernisme qui pointe à l'horizon.
Lâchez vos romans de Claudie Hunzinger ou Marie-Hélène Lafon, et précipitez-vous sur Maurice Genevoix, leur maître, qui marie la Nature de la première avec les hommes simples de la seconde. Mais surtout, gorgez-vous de cette écriture somptueuse, de ces phrases ciselées à la perfection, de ce vocabulaire d'une richesse inouïe (« D'ici une semaine, il ira taper dans le harpail et déharder les biches qu'il servira. »). Un roman d'une sensualité folle où l'homme regrette de ne pas « avoir la vue d'un épervier, l'odorat d'un chien, l'ouïe d'une chauve-souris… » Etonnamment (pour moi en tout cas) l'écrivain fait appel à ses collègues américains pour enfoncer le clou, Whitman, Thoreau, Emerson…
Fernand d'Aubel aura eu une vie professionnelle et personnelle bien remplie avant de connaître la sérénité dans son havre de paix niché en pleine nature, mais de constater « Une longue vie pour devenir un homme, et ce n'est jamais achevé », d'Aubel et Genevoix les deux faces d'une même pièce.
Excellent roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   25 janvier 2013
Au lieu de suivre le bord de la Loire, j’avais marché à l’opposé du fleuve vers une pinède ou je savais trouver le silence grave, la lumière doucement amortie qui me mettrait quelque apaisement au cœur.
La mousse feutrait le sable du chemin que je suivais. De part et d’autre la foule des pins sylvestres espaçait ses hautes colonnades d’un rose ardent peu à peu mauvissant sur les profondeurs bleues du sous-bois.
Le silence même et sérénité. L’essor brusque d’un ramier dans les cimes, le déboulé d’un garenne or d’un roncier, le saut rebondissant d’un écureuil dans la perspective de l’allée s’intégrait parfaitement à se silence et à sa paix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
KroutKrout   13 octobre 2018
Ces Américains… Je citerai sans doute encore : avec Whitman, Thoreau, Emerson… Ces vieux sonneurs d'alerte, ils nous ont devancés sur les voies d'une prise de conscience, d'un retour vers une sagesse à visage d'homme. C'est que leurs concitoyens avaient attrapé la vérole avant nous. N'est ce pas Emerson qui a dit, sauf erreur : "Nous savons beaucoup plus que nous n'assimilons ?"
Commenter  J’apprécie          200
KroutKrout   16 septembre 2018
Mais, à mesure que l'âge vient, le train des jours se précipite et chacun d'eux, de leurre en leurre, nous emporte dans un songe agité d'où l'on se réveille, un matin, lucide enfin mais septuagénaire.
Commenter  J’apprécie          360
Corboland78Corboland78   27 juillet 2020
J’y ai pensé, je crois, dès le soir de septembre où vous vous êtes perdu ici. Un désir vague, une espèce d’appétit, à peine conscient d’abord, qui peu à peu… Je vous ai parlé de vos livres, il le fallait. Oui, bien sûr, je les aime ; mais j’en ai aimé d’autres, j’ai beaucoup lu, énormément, depuis que je vis aux Vieux-Gués. Avec les vôtres, il s’agit d’autre chose : une connivence, une harmonie préétablie, ne souriez pas, prédestinée, l’impression absurde et pourtant insistante, indiscutable que je les aurais… que je les avais écrits.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
KroutKrout   26 septembre 2018
- Dieu sait ! J'ai connu une Loire poissonneuse.
- Si le coeur vous en dit jamais. Ici, c'est libre. Encore libre, mais pour combien de temps ?
Commenter  J’apprécie          190

Videos de Maurice Genevoix (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Genevoix
La Petite Librairie, c'est tous les mois ! Votre libraire Gérard Collard vous présente ses dernières pépites littéraires. Un programme qui vous réservera des surprises et des rencontres exclusives ! A NE PAS MANQUER !!!!!!! • • Sa Majesté des Ombres de Ghislain Gilberti aux éditions La mécanique générale https://www.lagriffenoire.com/1036955-polar-livres-de-poche-sa-majeste-des-ombres.html • Les Anges de Babylone de Ghislain Gilberti aux éditions Métropolis https://www.lagriffenoire.com/1000534-nouveautes-polar-les-anges-de-babylone.html • le Sacre des Impies de Ghislain Gilberti aux éditions Cosmopolis https://www.lagriffenoire.com/1059930-meilleures-ventes-polar-le-sacre-des-impies.html • Les princes de Sambalpur de Abir Mukherjee et Fanchita Gonzalez Batlle aux éditions Liana Lévi https://www.lagriffenoire.com/1055198-nouveautes-polar-les-princes-de-sambalpur.html • L'attaque du Calcutta-Darjeeling de Abir Mukherjee et Fanchita Gonzalez Batlle aux éditions Liena Lévi https://www.lagriffenoire.com/1020071-meilleures-ventes-polar-l-attaque-du-calcutta-darjeeling.html • Crénom, Baudelaire ! de Jean Teulé aux éditions Mialet Barrault https://www.lagriffenoire.com/1055792-divers-litterature-crenom--baudelaire-.html • Mamie Luger de Benoit Philippon aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/1038068-divers-litterature-mamie-luger.html • Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard aux éditions Belfond https://www.lagriffenoire.com/1054929-nouveautes-polar-prendre-un-enfant-par-la-main.html • Un vrai jeu d'enfant de François-Xavier Dillard aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/1055947-nouveautes-polar-un-vrai-jeu-d-enfant.html • Yvonne de Gaulle de Frédérique Neau-Dufour aux éditions Fayard https://www.lagriffenoire.com/1061855-article_recherche-yvonne-de-gaulle.html • Ceux de 14 de Florent Deludet, Maurice Genevoix aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/126423-histoire-livre-de-poche-ceux-de-14.html • Pour Genevoix de Michel Bernard aux éditions La Table Ronde https://www.lagriffenoire.com/1024134-puf---profils---que-sais-je-pour-genevoix.html • Les désossés de François d'Epenoux aux éditions Anne Carrière https://www.lagriffenoire.com/1057716-romans--les-desosses.html • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=n... • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-
+ Lire la suite
autres livres classés : sologneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1067 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre

.. ..