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Rizzoli et Isles tome 1 sur 12

Thierry Piélat (Traducteur)
EAN : 9782266165716
480 pages
Pocket (11/01/2007)
3.89/5   308 notes
Résumé :
A Boston, de nos jours. Des jeunes femmes sont retrouvées à leur domicile, après avoir été torturées et tuées. Même modus operandi que ceux d'un serial killer qui avait sévi en Géorgie trois ans auparavant. Mais pour la brillante Jane Rizzoli et son équipier Thomas Moore, inspecteurs de la brigade criminelle, cette nouvelle enquête s'annonce plus déroutante que jamais : le tueur en question a trouvé la mort, de la main même de sa dernière victime, des années auparav... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 308 notes

Le chirurgien est le premier roman de la série Rizzoli & Isles mais Isles est absente et Rizzoli n'a pas le rôle principal dans cette intrigue, de plus, elle est agressive et chiante. Nous avons droit au combat de la femme pour prendre sa place dans un travail de mâle, avec tous les clichés du genre. Si j'avais "vu" ce personnage dans la série télévisée, je n'en aurais écouté qu'un seul épisode.

Tess Gerritsen n'a absolument rien à envier aux maîtres du thriller. Un tueur en série fait toujours peur mais lorsqu'il se cache parmi vos confrères de travail qui sont gentils, il devient terrifiant.

La première partie est surtout un roman sur le vécu des femmes qui ont été violées. J'aurais plutôt avoir dit l'absence de vie de ces dernières.

Leur vécu était tellement insupportable que j'ai commencé à avoir honte d'être un mâle. Juste commencé parce qu'à un moment donné c'est l'odeur du pamphlet que j'ai commencé à sentir.

Nous avons aussi une partie médicale assez importante. Non seulement cette partie médicale donné du relief au roman mais elle est essentielle pour arriver à comprendre plusieurs réalités du phénomène mais surtout le modus operandi de meurtrier.

Thomas Moore, le personnage principal est l'homme rêve de ces dames. Il est doux, droit, il met les femmes en confiance et celles-ci sentent qu'elles peuvent compter sur son soutien. Nous avons droit à une histoire d'amour trop tendre pour certains mais une histoire d'amour n'a pas besoin d'être torride pour être belle.

L'intrigue maintenant! Elle est très bien ficelée. On sent dès le début que tous ces meurtres tournent autour de Catherine Cordell mais ce n'est que goutte à goutte que les informations nous sont données. Et, ce n'est que dans l'épilogue qu'on peut faire tous les liens, en plus de nous donner de nouvelles sueurs.

Tout au long du roman, Nous avons eu droit aux réflexions du tueur. Ces réflexions, ou cours du psychopathe 101, nous ont raconté des histoires. Elles nous ont aussi fait voir son quotidien. J'ai, à plusieurs reprises, sauté ces réflexions pour ensuite y revenir. Non par goût parce que je me disais que l'auteur ne les avait pas mises là pour rien. Quelques jours après avoir terminé la lecture, je leur ai donné un sens et j'ai eu, à nouveau, des sueurs froides dans le dos.

Oui, c'est un roman qui fait peur...

Je suis en train de lire sa suite...

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J'ai découvert Tess Gerritsen avec le chirurgien, bien avant la naissance de la série Rizzoli & Isles, que j'adore au demeurant, mais ce qui est considéré comme le premier tome de la saga est à part. Je ne sais pas si l'auteure avait un jour imaginé que son serial killer, plutôt discret par la suite, du reste, ferait autant de bruit à l'époque. Probablement pas.En tout cas, en grande amatrice de thrillers médicaux, je m'étais précipitée sur le bouquin.

L'histoire : Nous sommes à Boston, où un serial killer s'attaque à des jeunes femmes ayant toutes déjà été victimes d'un viol. Les horreurs qu'il fait subir aux victimes rappellent les forfaits d'un tueur en série qui opérait en Georgie à l'époque, lequel a été tué par sa dernière victime trois ans auparavant.

Mais depuis, cette femme médecin, bien qu'ayant déménagé, est harcelée par "le Chirurgien", surnom inventé par les médias parce que la précision chirurgicale des sévices amènent à penser que le criminel, non seulement n'a pas séché les cours d'anatomie, mais excelle en la matière.

Tess Gerritsen nous plonge tout droit dans l'action. Toutes les descriptions sont minutieuses, y compris bien évidemment les séances de torture, et on entre facilement dans la tête de chacun des protagonistes, dont la psychologie est parfaitement étudiée par l'auteure.

Parmi eux, essentiellement Jane Rizzoli et son co-équipier Thomas. Eh oui, on ne connaîtra pas encore Maura dans ce volume.

Mais je ne suis pas là pour raconter la suite de la saga, donc pour en rester au Chirurgien, je ne peux que le conseiller à qui serait passé à côté jusqu'ici.

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A Boston, un serial killer égorge des jeunes femmes. Avant de les achever, il découpe soigneusement les ventres selon ses pointillés fétiches, en extirpe l'utérus. Ante mortem, c'est mieux, pour que leur martyre, leur terreur et leur agonie se prolongent : "J'ai vu un jour la photo d'un zèbre à l'instant où les crocs du lion s'enfonçaient dans sa gorge. En proie à une terreur mortelle, l'animal faisait les yeux blancs. Je n'oublierai jamais cette image." (p. 416). Non, il ne l'a pas oubliée, cette image, ce spectacle est une des composantes de sa jouissance de tueur.

Au vu de la précision de ses incisions au scalpel, l'équipe d'enquêteurs l'a baptisé le Chirurgien. Son modus operandi est rigoureusement identique à celui d'un serial killer abattu deux années plus tôt par une de ses victimes, la seule à avoir survécu. Cette rescapée est chirurgienne, justement. Tiens, tiens. Dans quelle mesure est-elle liée à l'affaire dont elle semble être le pivot ?

Voilà donc une énième histoire de tueur en série qui semble banale, reprenant pas mal de stéréotypes du thriller dit 'efficace' : milieu chirurgical, viol, harcèlement, tueur pervers et habile, sa voix 'off', tandem mixte d'enquêteurs - un veuf éploré beau mec, et une revancharde pas belle, qui rappelle un chouia la Barbara Havers de E. George. Gaussée par ses coéquipiers mâles, en butte à leurs blagues et leur mépris machos, elle se révèle - bien sûr - plus futée qu'eux. On n'échappe pas non plus au flic charmant qui fait craquer toutes les femmes, semant la zizanie entre elles, donc dans l'enquête, l'idiot !

A part ces détails, malgré des personnages caricaturaux, on y croit, et l'intrigue est scotchante. D'autant que l'auteur propose des réflexions intéressantes et subtiles sur le viol, côté coupable/prédateur/dominant et côté victime/proie/piétinée.

Après un peu trop d'action censée boucler l'affaire de manière forcément spectaculaire, les dernières pages m'ont semblé bien vues et plutôt originales, rappelant la nature prédatrice de l'être humain. En l'occurrence [NON, je NE spoile PAS] : les fantasmes et passages à l'acte de serial killer ne s'expliquent pas forcément par des traumatismes :

"Cette part de nous-mêmes [le noyau reptilien dont nous sommes tous issus] que tant de nous renient.

Je ne l'ai jamais reniée. J'accepte ma nature essentielle, j'y adhère. Je suis tel que Dieu m'a créé, tel que Dieu nous a tous créés.

L'agneau n'est pas plus sacré que le lion.

Pas plus que le chasseur".

Ce genre de fin me glace bien davantage que n'importe quel dénouement gore censé empêcher le lecteur de dormir.

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Jane Rizzoli est une enquêtrice sacrément rugueuse ! Elle incarne à elle seule une telle personnalité qu'elle inonde ce roman beaucoup moins lisse et moins aseptisé que je ne l'imaginais.

Vraiment pas glamour, confrontée à un environnement professionnel et familial misogyne, sa tactique de survie repose sur la hargne et une redoutable efficacité dans son enquête. Je trouve ce personnage très réussi : difficile de s'y attacher pourtant, tant elle manque de discernement parfois quant à l'objet de son acrimonie. Agressive, acerbe, elle sur-réagit en permanence à l'attaque de collègues machos -mention spéciale à Crowe , assisté des frères de l'enquêtrice - , mais également aux légitimes remarques de collègues plus posés.

Et l'intrigue, dans tout ça ? Sanguinolente comme il faut, un serial killer massacrant des femmes sans liens apparents. Il va donner du fil à retordre aux enquêteurs, qui retrouve le motus operandi d'un assassin pourtant décédé. Copicat ? Une ancienne victime ayant survécu tente d'aider les enquêteurs. Encore un fort personnage que cette victime. Mais ce sont surtout les rebondissements de l'enquête qui la font sortir de l'ordinaire : à mi-roman, Jane commet une erreur. .

Je ne pense pas apprécier Jane ; son manque de discernement dans les relations humaines et son flair en font cependant un personnage dont on a envie de connaître la destinée.

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Ayant apprécié la série télé « Rizzoli et Isles », j'ai eu envie de découvrir le premier opus de l'auteure.

J'ai apprécié ce polar car l'intrigue est intéressante et rondement menée: un serial killer qui neutralise des femmes, pour se livrer à une dissection alors qu'elle sont pleinement consciente, afin de leur ôter leur utérus, car cela le stimule sexuellement, c'est peu commun, même si cela donne la chair de poule.

Tess Gerritsen choisit un style de narration que j'aime bien en général, en alternant le déroulement des faits et les cogitations du tueur, fasciné par les sacrifices de femmes, avec des références aux meurtres rituels dans les civilisations antiques, notamment le sacrifice aux Dieux d'Iphigénie par son père Agamemnon…

On découvre Jane Rizzoli, qui n'est encore que simple inspecteur, seule femme dans une équipe d'hommes où le machisme règne en maître: remarques sexistes, tampax dans la bouteille d'eau minérale…

On a droit également au gentil flic, Thomas Moore, veuf inconsolable, que ses collègues appellent « Saint Thomas », qui s'entend plutôt bien avec Jane, et tombe amoureux de la victime, à l'inévitable bavure qui nécessite une mise sur la touche pour enquête…

Un livre au rythme soutenu, une enquête qui suit plusieurs directions, avec plusieurs meurtres de femmes, avec une victime principale , chirurgienne urgentiste, qui s'épuise au travail, et qui voit la menace se rapprocher alors qu'elle avait tué son agresseur, trois ans auparavant: imitateur?

Ce livre, qui a été écrit en 2001, tient encore bien la route, mais j'ai préféré la série télé, plus soft, car se faire disséquer l'utérus en pleine conscience, c'est quand même dur, on souffre en lisant. J'aimais bien auparavant, les histoires de tueurs en série trash, machiavéliques, avec les experts en ADN, les profileurs, mais je préfère maintenant les polars nordiques, ou psychologiques. Donc, pas sûr que je continue d'explorer l'univers de Tess Gerritsen.


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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
- Il n'est pas inhabituel qu'un violeur revienne s'attaquer à sa victime une deuxième fois. Il a le sentiment qu'elle lui appartient. Bien qu'elle soit pathologique, une relation s'est nouée.
- Vous appelez ça une relation ?
- Entre l'agresseur et sa victime. Ça paraît dingue, mais elle existe. Elle est fondée sur le pouvoir. L'agresseur commence par enlever le sien à sa victime, par la rendre moins qu'humaine. Elle devient un objet. Il le sait et, surtout, ELLE le sait. C'est le fait qu'elle soit meurtrie, humiliée, qui peut l'exciter suffisamment pour qu'il revienne à la charge. Il la marque d'abord en la violant, puis il revient revendiquer son droit de propriété suprême.
(p. 203)
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Rizzoli n'était pas laide, mais alors que les autres femmes se maquillaient ou mettaient des boucles d'oreilles, elle semblait bien décidée à ne rien faire pour s'embellir. Elle portait des ensembles sombres sinistres qui ne flattaient pas sa charpente menue et négligeait complètement sa tignasse noire bouclée. Elle était comme elle était : ou bien on l'acceptait, ou on allait se faire foutre. Il comprenait cette attitude ; elle lui était vraisemblablement nécessaire pour survivre comme femme flic. (p. 56-57)
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Elle a eu la même réaction que d'autres victimes de viol. Elle a pensé : C'est de ma faute. Je n'aurais pas dû être aussi insouciante. Mais c'est comme ça avec les femmes ajouta-t-elle en regardant Moore directement. Nous nous en prenons à nous-mêmes, alors que c'est l'homme qui nous baise.
Page 133
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D'une femme violée :
Le mal ne meurt pas. Il ne meurt jamais. Il prend seulement un nouveau visage, un nouveau nom. Ce n'est pas parce que nous avons été blessée une fois que nous sommes à l'abri de l'être encore. La foudre peut tomber deux fois au même endroit.
Page 60
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" - Vous êtes déjà allé sur un 'chat' ?
- Parler à des inconnus sans visage ne me tente guère, je dois l'avouer.
- Un inconnu sans visage est parfois la seule personne à laquelle on peut parler ", dit-elle doucement.
Il perçut tout la souffrance contenue dans cette phrase et ne trouva rien à dire.
[p. 104 - paroles d'une victime de viol]
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