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ISBN : 2266165763
Éditeur : Pocket (01/02/2007)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Comment surmonter ses doutes ? Comment élever son âme ? Comment définir la passion, voire l'amour ? Telles sont les questions que se pose Hélène Grimaud, au cours d'un triple voyage : voyage en Italie dont elle nous fait partager les beautés ; voyage initiatique jalonné de rencontres avec de curieux personnages qui la renseignent sur le sens de la vie ; voyage intérieur enfin où, au terme de sa quête, elle montre comment retrouver le chemin du bonheur. Ou comment un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
BRIGITTEB
  28 octobre 2011
Un livre qui touche au coeur, un voyage initiatique qui nous emmène à travers l'Italie, la musique et les loups d'Hélène, et qui nous parle aussi de nous, de notre musique intérieure, de notre relation avec le monde sauvage, de notre propre recherche intérieure.
Etre d'exception, Hélène Grimaud évoque sans les nommer les sacrifices qu'exigent ses passions et dont nous, public, ne voyons que la face éclairée.
C'est bien écrit, et l'on est conquis de tant de talents conjugués chez une même personne.
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aleatoire
  05 août 2012
Une octave fort diminuée, une écriture hors de portée. La clé étant de ne pas se tromper de clavier.
Bref, pas de quoi crier au loup.
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TomV
  17 mai 2019
Je suis tombé amoureux de Hélène Grimaud. Une première fois en écoutant ses disques, une seconde en lisant ce livre.
Leçons Particulières gorgé d'émotions, de poésies, de pensées. Lire Hélène Grimaud c'est lire dans ses pensées, vivre ses émotions, voyager à ses côtés, sentir l'odeur des arbres d'un monastère en Italie et la chaleur du soleil.
C'est percevoir une intelligence rare, vive, sauvage, hypersensible et fragile.
En plus de tout cela, j'ai trouvé dans ce livre la plus belle et la plus juste description de la relation maître élève en musique. Grimaud a mis en lumière toute l'intensité et la profondeur de ces relations si particulières, et m'a plongé dans une introspection à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Une vraie claque en somme.
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Kittiwake
  15 juin 2011
Récit initiatique d'une personnalité riche, que nous accompagnons au cours d'un voyage intérieur, dont le but est la recherche du bonheur
C'est bien écrit, quelque fois “surécrit”.


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Livretoi
  17 juillet 2019
Une pianiste professionnelle part en voyage en Italie pour se ressourcer et réfléchir sur son art, sa passion, l'amour de la vie, l'amour. Les rencontres l'aident à avancer sur son chemin de Compostelle. Lecture agréable avec des passages inspirants, proposés en « citations ». On perçoit dans ce récit l'extrême sensibilité et la délicatesse de l'auteur, qualités indispensables dans l'exercice de son métier de musicienne à la recherche de l'interprétation absolue.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
LivretoiLivretoi   17 juillet 2019
« Si l’amour ne peut être partagé, Que je sois celui qui aime le plus. » Wystan Hugh Auden

Je me souvenais encore de sa façon enfantine et gourmande de parler des femmes, d’évoquer l’espèce comme l’ultime territoire inconnu et redoutable à conquérir, une catégorie de mammifères pour laquelle il éprouvait, comme beaucoup d’hommes, un mélange de convoitise, de supériorité et de terreur.

Sous le soleil de Rome, j’eus brusquement la tentation de mettre mes pas dans ceux de cet immense musicien, de suivre son exemple, son art prodigieux d’avoir vécu intensément, joyeusement, inlassablement –voyages, amours, rencontres. La vie de Liszt vous faisait croire aux contes de fées, à la justice immanente, aux récompenses d’un destin génial et d’une œuvre éclatante. Il a accompli la forme parfaite d’un mouvement unique, sa vie et son œuvre dans la même inventivité, et les deux dans le compagnonnage de Dante, mais aussi de Byron, Goethe, Shakespeare ou Raphaël. Et puis Liszt, ce fut aussi le besoin pressant d’une retraite, de solitude, de recueillement et c’est à Rome, justement, entre le Forum et le Vatican qu’il était venu les chercher, pour assouvir dans cette aspiration sa soif d’être libre – et alors d’être bon.

« Il faut beaucoup d’années pour devenir jeune », disait Picasso.

Une rencontre, c’est un coup de dés nécessairement vainqueur. Il triomphe de tant d’incertitudes qu’il s’affirme comme la preuve d’un destin, au lieu de cette quête à tâtons, cet exercice de taupe, cette recherche aveugle d’une combinaison gagnante qu’on voudrait nous donner à croire.

Quelle que soit la distance qui sépare, il y a des gens qui ne vous ont jamais quittés et que vous ne quittez jamais.

Même au bout du monde, aux antipodes ou aux tropiques, on reste toujours prisonnier de ses angoisses. L’enfer, ce n’est jamais les autres ; l’enfer, c’est soi-même : la seule personne à laquelle on ne peut échapper.

Entre les hommes, ce n’est pas parce que le lien est établi qu’il est d’une intensité réciproque – ou qu’il restera toujours également vécu. Rien n’est jamais acquis, rien ne nous est dû, et plus la relation avec l’autre est une relation rare – et quelle merveille, quelle rareté, quel privilège que cette relation avec le loup-, plus elle est fragile, incontrôlable.

Là, je trouve le désir, je trouve la jouissance, je trouve le plaisir, le sexe et même l’amour propre : l’autofascination, le narcissisme jusqu’à l’autodestruction. Je trouve aussi le cri, l’angoisse, la solitude. Mais l’Amour ? L’Amour avec un grand A. Je crains qu’il soit passé de mode et, à tout prendre, ça me va très bien : notre siècle a inventé d’excellents manuels pratiques pour sa forme contemporaine…. L’hygiène a triomphé de l’amour.

L’amour exige de chacun qu’il l’ait lu, qu’il l’ait vu, qu’il l’ait admiré à l’œuvre avant de commencer, pratiquement, à aimer ou, alors, il s’exprimera sous sa forme la plus fruste, la plus faible dans le rapport qui devrait, justement, rester le plus sublime : le couple. L’Amour doit préexister à l’amour.

En amour, comme en musique, je laisse sa part au silence. Ces silences vécus de façon absolue qui composent l’Instant et qui, alors, deviennent plus grands que le temps, plus grands que l’éternité : ils sont son éloge même.

La tristesse naît de ce que l’on court après les choses. Après la vérité, après la musique, après le paradis. On les cherche à l’extérieur de soi où elles n’existent pas alors qu’il s’agit de plonger à l’intérieur de notre être, dans la transparence de l’âme pour les trouver. La fêlure par laquelle la tristesse se faufile, c’est celle par laquelle vous aurez laissé entrer le monde des apparences et des futilités. Vous serez triste quand, par routine, par paresse, vous cesserez de creuser, de fouiller votre cœur et votre âme jusqu’au point de gravité. C’est dans cette quête perpétuelle que l’on peut devenir de plus en plus sobre, de plus en plus simple, abandonner les fioritures pour comprendre, chercher et saisir l’essentiel – cet art suprême qui permet de tout ressaisir à la fois. C’est alors qu’on trouve son style, et trouver son style, c’est prendre les armes contre la mort. C’est même la seule arme qui permette, efficacement, de défendre la vie, et la lumière.
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NeivineNeivine   13 décembre 2010
"Lorsqu'on part, on n'abandonne par ses pensées dans une consigne. Même au bout du monde, aux antipodes ou aux tropiques, on reste toujours prisonnier de ses angoisses. L'enfer, ce n'est jamais les autres ; l'enfer, c'est soi-même : la seule personne à laquelle on ne peut échapper."
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JmlyrJmlyr   06 mars 2016
L'art tutoie l'âme car c'est à l'âme qu'il s'adresse. Il y a une puissance rédemptrice de l'art : il renouvelle la religion- ce lien à l'Amour, à qui on peut donner tous ses autres prénoms: création, joie, compassion.
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CsylCsyl   20 mai 2017
Liszt qui était entré dans l'ordre de saint François, sur la fin de sa vie touché lui aussi, touché à son tour par la grâce dispersée dans l'air d'Assise, sept siècles plus tôt, dispersée par le souffle du saint comme les étamines du pissenlit par le vent. Cette conversion avait inspiré de merveilleux morceaux à ses compositions, ainsi "la prédiction aux oiseaux" dans laquelle le chant des mésanges, leurs arpèges tapageurs, trilles joyeux et staccatos effrénés s'étaient faits musique.
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JmlyrJmlyr   06 mars 2016
La force du poème. Transcender sa douleur. Il est là, le grand chant du monde.
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Videos de Hélène Grimaud (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hélène Grimaud
Helene GRIMAUD plays Brahms piano sonata No.3 - 3st mov
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