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ISBN : 2246852994
Éditeur : Grasset (01/02/2017)

Note moyenne : 2.6/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Décembre 2016. Trente ans après s’être perdus de vue, deux anciens camarades d’études se retrouvent à l’occasion d’une émission de télévision. La fille en noir est écrivain, Guillaume Fronsac un marquis de l’aristocratie d’État devenu banquier d’affaires.
De 17h à minuit, au cœur d’un Paris hanté par le terrorisme mais où la beauté de l’histoire française se révèle à chaque pas, ils vont se juger, se jauger, se confier, se séduire peut-être. À travers la con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
clement_M
  17 février 2017
Le sujet est très parisien (deux anciens de Sciences-Po se retrouve après 30 ans et discute dans Paris) et pourra décourager beaucoup de lecteurs : il faut être un fan de la politique française et un fin connaisseur des événements de ces dernières années.
Ce roman avait été conseillé par le Masque et la Plume et j'ai été très déçu. L'auteur a une écriture très ampoulée, un style lourd (de nombreux changements de narration, de locutions latines ou de néologismes en italique par exemple...). Se rajoute à cela qu'elle évoque un monde qui vit en vase clos avec ses codes (qui ne seront pas expliqués aux lecteurs), ses personnages de l'ombre (Nicolas Bazire et Aquilino Morelle par exemple), ses lieux importants (les bars et restaurants des grands hôtels parisiens). Tout cela a rendu cette lecture très déplaisante. Le seul moment où l'écriture m'a plu est lorsque l'auteur se met dans la peau de son ancien camarade de Sciences-Po, elle lâche son style pompier et parle plus simplement de choses intéressantes.
Néanmoins, on pourra être impressionné par l'extrême actualité de ce texte (on évoque les "fake news" de Trump, le regain d'intérêt pour Fillon...).
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Aifelle
  23 février 2017
Précisons tout de suite que le titre ne fait pas référence au parti, mais à la classe politique en général et qu'il tient autant du pamphlet que du roman.
En novembre 2016, la narratrice, "la fille en noir", retrouve un ancien de Sciences-Po, Guillaume Fronsac. Trente ans ont passé, ils ont suivi des voies différentes. Elle est devenue écrivain, il fait partie de l'élite politique, avec passage obligé dans une banque d'affaires. Sans en parler, ils ont tous deux en mémoire un baiser torride échangé dans une fête où l'alcool et la coke avaient bien circulé.
Ils vont passer la soirée ensemble à évoquer l'état du monde et de leurs désillusions, loin de leur jeunesse ouverte à tous les possibles.
Je suis embarrassée pour parler de ce roman, tout simplement parce qu'il est tombé au mauvais moment. La saturation d'informations sur les turpitudes de notre classe politique ces dernières semaines a atteint un tel niveau que pour moi c'est l'overdose. Or, ici, il est énormément question de l'entre-soi, des petits arrangements entre amis, du cynisme et de la malhonnêté de trop d'élus ou de hauts-fonctionnaires qui n'ont en tête que leurs intérêts personnels, tout en se croyant d'une essence supérieure.
Je n'ai rien découvert que je ne sache déjà, dans les grandes lignes et je n'ai pas envie d'en savoir davantage. Certains sont nommés et le portrait féroce qui en est fait est sans doute trop vrai, comme Nicolas Sarkozy et François Hollande, d'autres ne le sont pas et dans les milieux parisiens, je pense que l'on joue au petit jeu de qui est qui, mais personnellement, ça m'est égal. Ce que je retiens, c'est que le constat est glaçant et ne laisse aucune place à l'espoir.
Reste l'aspect roman. Je n'ai pas cru vraiment à cette histoire ancienne entre Guillaume Fronsac et "la fille en noir", histoire qui n'a d'ailleurs pas eu lieu. Ils jouent à se séduire d'un bar de luxe à un grand hôtel, dans un périmètre parisien chargé d'histoire, tout en restant sur leurs gardes l'un et l'autre. C'est peut-être le côté déambulation dans un Paris nocturne et désert qui m'a le plus intéressée, avec la découverte d'une belle plume.
Je suis certaine que ce roman trouvera ses lecteurs, qui sauront l'apprécier, moi je suis passée à côté.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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som
  27 février 2017
Réunion d'anciens copains d'école version bling-bling matinée de bobo.
30 ans après leur sortie de Sciences Po, la narratrice retrouve sur le plateau de Thierry Ardisson ses anciens copains de promo. Ils sont tous devenus de plus ou moins grands noms de ce que l'on appelle aujourd'hui la médiacratie alors qu'elle végète dans sa condition d'auteur au succès minimum mais à caution intello maximum aux côtés de son artiste de mari.
Une virée nocturne dans Paris et ses palaces en compagne de Guillaume Fronsac, un vague ex-béguin d'alors, devenu banquier d'affaire, est l'occasion de remonter le fil de l'histoire. Portraits assassins, radiographique d'une époque éperdue d'envie de réussir, il y a un peu de tout cela dans ce roman à clés. Si la peinture de ce petit monde est grinçante à souhait, le ton auto-complaisant de la femme en noir (le double à peine voilée de l'auteur) est quant à lui parfaitement irritant.
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liseron57
  12 mars 2017
Les Républicains est un titre qui, dans le houleux contexte actuel peut prêter à confusion. Il s'agit effectivement d'un roman politique, mais qui englobe l'ensemble de la classe politique, très parisien...mais très bien écrit, ce qui n'est pas si fréquent...peut-être excessivement sophistiqué ici ou là. Cela fait passer un contenu de type tir à vue, très "tendance", et du coup schématique.
C'est un livre décevant car on reste à la surface des choses , comme dans un mouvement d'humeur. Cette soirée entre les deux protagonistes pouvait se suffire à elle-même à condition de lui donner suffisamment de consistance. Un roman plaisant mais oublié sitôt lu.

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Jmolo
  13 août 2018
Quand un roman a du mal à commencer, le style se doit d'être accrocheur, afin de faire patienter le lecteur.
Or le style de Cécile Guilbert est totalement puant de snobisme narcissique (parisien?) !
Malgré ma lecture ici, des commentaires pour le moins négatifs, j'ai voulu donner ma chance à ce pamphlet politique opportuniste. Je n'ai pu dépasser la première dizaine de pages !
Ne perdez pas votre temps à l'ouvrir...
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critiques presse (2)
Telerama   22 mars 2017
Cécile Guilbert brosse un portrait d'époque aussi ténébreux qu'altier, et d'une saisissante lucidité sous-tendu par une réflexion mélancolique sur la démocratie et le spectacle, la folie du pouvoir et ses armes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   01 mars 2017
Un constat assassin, rédigé au stylet.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   07 juillet 2018
Il y avait d'abord l'immense rectangle du jardin des Tuileries, dont ils ne distinguaient plus ni les allées ni les bosquets, seulement l'étendue sablonneuse à travers les branches dénudées des marronniers, toute sa canopée disparue sous la herse du général Hiver. Demeuraient seuls perceptibles ses vastes contours, délimités par le fleuve invisible, et l'harmonieuse enfilade d'arcades parallèle à la terrasse des Feuillants d'où Fronsac et la fille en noir apercevaient simultanément la masse sombre du musée d'Orsay, l'or bruni du dôme des Invalides dialoguant avec celui du pyramidion couronnant l'obélisque de Louxor et, plus à l'ouest, comme dans l'arrière-plan d'un tableau, les scintillements argentés de la tour Eiffel.
De ce somptueux paysage urbain qui déployait dans ses axes et ses perspectives une théorie de vestiges monarchiques et révolutionnaires, de ce panorama désormais immuable dans lequel surnageaient, pour qui savait les lire, tant d'événements, tant de signes et de symboles, tant de destructions et de reconstructions sorties du tumulte de l'Histoire, se dégageait pourtant une harmonie, une unité, qui est comme la poésie de l'ordre. Accolée à ce qu'il y a de plus français dans Paris, cette concordance résumait bien le génie national, mélange de principes et d'idées claires culminant dans la mathématique incisive de ses constitutions comme de ses grands livres souverains qui, à l'instar de ceux de Laclos et Stendhal, n'ont rien de bourgeois.
Ce plaisir des yeux conducteur d'un plaisir de tête les plongeait dans une rêverie dont toute la douceur était d'être flottante. Fermées à cette heure, les laides échoppes à camelote de souvenirs avaient de nouveau laissé place à la pureté des lignes architecturales sur lesquelles leurs regards erraient. Un charme aristocratique enveloppait ce décor tandis qu'ils croisaient, le long du sol en pierre dure de cette rue percée sous le premier Empire qui portait le nom d'une victoire napoléonienne, une plaque signalant un ancien logis de Vauban, une rue du 29 juillet rappelant la révolution de 1830, et d'autres traces qui ne disaient plus rien aux français mordus d'amnésie.
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AifelleAifelle   23 février 2017
"Ecoute, je vais te dire un truc dont je suis convaincu : même si je me trompe, même si ce n'est pas pour demain, ce changement arrivera après-demain ou encore plus tard mais il arrivera. Regarde autour de toi, tout craque de partout, notre modèle est obsolète et l'aspiration à davantage de démocratie directe est en marche, on ne l'arrêtera plus, le divorce entre le monde politicien et la société civile est consommé, le roi est archi nu, ce qui suffit à juger complètement déphasé le bal hors-sol des prétendants à l'Elysée qui feraient bien de revoir de fond en comble leurs logiciels antiques. Tu te rends compte, trente candidats il y a six mois ! Et pour quoi ? Faire un 20 heures, peser dans l'appareil, obtenir un portefeuille dans le futur gouvernement, et toutes ses prétentions risibles sans la queue d'une idée neuve !".
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rkhettaouirkhettaoui   21 mars 2017
Quand on écrit bien, on a contre soi deux ennemis : le public, parce que le style le contraint à penser, l’oblige à un effort, et les gens de pouvoir parce qu’ils sentent en vous une force qui rivalise avec la leur. Or ton style, qui découlait de ton tempérament, était ton unique force, pensais-tu. Personne ne te l’avait jamais contesté, pas même ceux qui te détestaient. Et la force, dixit Napoléon, parce qu’elle est dépourvue d’erreur comme d’illusion, c’est le vrai mis à nu. Ces pensées galvanisantes t’avaient calmée.
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rkhettaouirkhettaoui   21 mars 2017
Mieux valait descendre de tes grands chevaux et en rire. Cet homme qui n’est ni ton égal ni ton rival te jalouse peut-être comme tous ceux de son acabit, finis-tu par te dire pour te rassurer, en détaillant l’irréprochable Guillaume qui, de son col italien immaculé rehaussant son moelleux costume prince-de-galles à la pointe de ses richelieus noirs à bouts fleuris, n’avait jamais risqué ni faux pas ni faux pli.
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rkhettaouirkhettaoui   21 mars 2017
« Le pouvoir réside là où les hommes s’imaginent qu’il doit résider : c’est un leurre, une ombre sur le mur… Et un très petit homme projette quelquefois une très grande ombre. »

Varys dit « L’Araignée »
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Videos de Cécile Guilbert (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cécile Guilbert
Maison de la poésie (10 nov 2017) - Texte et Lecture de Jean-Philippe Domecq, extrait du Dictionnaire des mots en trop (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution novembre 2017).
Le Dictionnaire des mots en trop :
Comment ? s?entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.
Et pourtant. Ame, artiste, coach, communauté? ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu?ils charrient d?affects, d?idéologie, de pseudo-concepts ? notre résistance mais pas celle du voisin ! ? Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d?un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.
Une expérience littéraire qui vient compléter, en l?inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants.
Auteurs : Malek Abbou, Jacques Abeille, Mohamed Aïssaoui, Jacques Ancet, Marie-Louise Audiberti, Michèle Audin, Olivier Barbarant, Marcel Bénabou, Jean Blot, Jean-Claude Bologne, François Bordes, Lucile Bordes, Mathieu Brosseau, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Thibault Ulysse Comte, Seyhmus Dagtekin, Louis-Philippe Dalembert, Remi David, Erwan Desplanques, Jean-Philippe Domecq, Christian Doumet, Renaud Ego, Eric Faye, Caryl Férey, Michaël Ferrier, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Cécile Guilbert, Hubert Haddad, Isabelle Jarry, Cécile Ladjali, , Marie-Hélène Lafon, Sylvie Lainé, Frank Lanot, Fabrice Lardreau, Mathieu Larnaudie, Linda Lê, Guy le Gaufey, Jérôme Meizoz, Christine Montalbetti, Christophe Pradeau, Marlène Soreda, Abdourahman A. Waberi.
http://www.editions-marchaisse.fr/catalogue-dictionnaire-des-mots-en-trop
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