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ISBN : 2070377164
Éditeur : Gallimard (12/03/1986)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Le narrateur, un écrivain autrichien, trouve à son arrivée aux États-Unis un mot de sa femme lui interdisant de la revoir. Il lui obéit, la fuit à travers les États-Unis sans cesser de s'interroger sur elle et sur lui-même et en la tenant indirectement au courant de ses déplacements. Lorsque la jeune femme, qui n'a cessé de le poursuivre, finit par le rejoindre, le couple parvient de façon inattendue et spectaculaire au bout de la haine amoureuse et se réconcilie av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ambages
  24 mai 2019
« Une courte lettre... » de rupture de Madame
Un narrateur, européen, arrive aux États-Unis et apprend, par le petit mot de son épouse laissé à son intention lors de son arrivée à l'hôtel qu'elle ne veut plus le voir. Ce n'est pas qu'elle ne désire plus ; non, elle ne veut plus ! Au fil de la lecture on comprend que c'est allé très loin entre eux, jusqu'aux coups. Donc elle ne veut plus rien, sauf peut-être le tuer ?
J'avoue que je partais, en commençant ce roman, sur une idée préconçue (rupture, tristesse, désir, envie, souvenirs, regrets...) et qu'au fil des pages j'ai été très surprise car Peter Handke, en laissant parler cet homme va nous faire découvrir une partie de sa vie, comment il voit et ressent les choses depuis son enfance «  (…) je laissais en même temps monter le souvenir en moi. », mais également il évoque de nombreuses différences entre les sentiments des Européens et ceux des Américains, y compris vis-à-vis de leur pays.
C'est beaucoup plus que l'histoire d'une séparation d'un couple qui est presque passée au second plan, c'est surtout l'évolution du narrateur lui-même qui est évoquée au travers de son périple américain
« ...pour un long adieu » de Monsieur avec lui-même
« A Saint Louis, j'avais à ce point été déshabitué de moi-même que je ne savais que faire de moi. Seul avec moi, je me sentais de reste. » Il m'a semblé qu'il avait dit au revoir à ses souffrances enfantines, à sa manière d'être hors du reste des hommes, à son sentiment d'une existence sans prise avec le monde réel. « Est-il donc toujours nécessaire que je me mette en représentation pour qu'on remarque mon existence ? » C'était un homme en dehors de lui et ce voyage va lui faire prendre conscience de certaines choses, le faire changer.
J'ai eu du mal pendant les premières pages avec ce roman et puis la magie est passée et j'ai refermé le livre ravie de cette découverte très dense, prenante et qui interroge beaucoup sur nous-même finalement.
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Pirouette0001
  21 mai 2018
Véritable "road movie" à travers les Etats-Unis que nous offre là Peter Handke, auteur autrichien, nous racontant le parcours à partir de New-York ... d'un écrivain autrichien à la recherche de sa femme qui lui a laissé une lettre se résumant à une phrase en guise d'adieu. Il la cherche et peut-être est-ce l'inverse. Comme d'habitude chez cet auteur, rien n'est fait pour faciliter la route du lecteur. C'est lent, il y a beaucoup d'indicible, comme pourrait l'être une ballade de JJ Cale. Cela ressemble parfois aux errances des personnages de Vila-Matas. Il est question de cinéma aussi et de musique. Il y a la présence, troublante et quelque peu répulsive, de l'enfant de sa maîtresse. Et surtout, le héros est un anti-héros, loin d'être sympathique, faraud et autocentré.
Ce n'est donc pas la porte idéale à laquelle venir frapper si l'on veut découvrir l'univers si riche de cet auteur, car cela pourrait rebuter. Pour ceux qui connaissent déjà, c'est un jalon sûr à découvrir.
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Thaddeus
  01 mai 2015
Ce qui est ultimement questionné dans le roman n'est pas, je pense, la rupture amoureuse, mais plutôt la place que nous occupons dans le monde. Comme l'enfant qui ne peut tolérer qu'une chose ne soit pas exactement au bon endroit, nous avons en nous un système d'alarme suffisamment précis pour nous dire si nous sommes oui ou non à la bonne place.
L'histoire est très simple. Un homme dont la rupture avec sa femme semble imminente. Arrivé d'Europe, il parcoure les États-Unis de Boston à Bel Air, en passant par New York, Columbus, Denver, Portland et autres, dans le but de retrouver sa femme. Il s'ensuit un drôle de jeu de cache-cache. Il rencontre toutes sortes de gens : Claire, une ancienne maîtresse, un couple de peintres dysfonctionnel, à un moment il voit son frère le temps d'une défécation (sérieusement!). Finalement, l'homme et la femme se retrouvent. Les deux veulent se tuer, mais c'était avant qu'ait lieu une discussion philosophique avec le réalisateur John Ford!!
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lafilledepassage
  12 décembre 2017
Voilà l'un des livres qui traine depuis trop longtemps dans ma bibliothèque … Un des livres que j'ai acheté à la (seule) librairie de la petite ville voisine, perdu dans les rayons au milieu des classiques imposés (quel mot détestable) par les professeurs de français.
C'est probablement la couverture qui m'avait séduite alors, le dessin un peu naïf d'une grosse cylindrée américaine, où un couple semble prêt à s'embrasser … ou à s'engueuler. Non pas qu'à l'époque j'étais passionnée par les voitures mais plutôt par l'Amérique, plus exactement par la perspective d'un ailleurs, d'une autre vie loin des mornes plaines de ma Belgique.
Eh bien, il a fallu que je m'accroche et je ne suis pas fâchée d'avoir enfin terminé ce roman.
Le propos – celui de la rupture entre un homme et une femme - est assez banal. Certes le traitement est particulier : il est beaucoup question du jeune homme (narrateur), assez peu de sa relation avec son amie dont on ne saura quasiment rien. Car oui, ce monsieur est avant tout un monstre d'égoïsme, qui s'écoute parler et n'a qu'une préoccupation : sa difficulté d'être au monde. Tout au long du roman, il se plaint en longues jérémiades et s'étend sur sa peur des autres, du monde, de la vie, sur son manque de repères dans cette Amérique des années septante bien loin de son Autriche natale, sur son incapacité à mener à bien des relations sociales.
C'est long, lourd, pénible. Voilà un livre dont je me séparerai sans regret …
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Pirouette0001Pirouette0001   21 mai 2018
Maintenant les détenteurs du pouvoir ne sont plus les bienfaiteurs de l'humanité, tout au plus se comportent-ils en bienfaiteurs à l'égard d'individus isolés et ce ne sont plus que les pauvres, ceux qui n'ont ni moyens, ni pouvoir, qui imaginent des choses nouvelles. Seuls ceux qui pourraient changer quelque chose ne se posent jamais de questions et c'est ainsi que tout reste comme cela a toujours été.
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AmbagesAmbages   20 mai 2019
(...) Mais, en réalité, je suis sûr que tu n'as pas le sens du temps parce que tu n'as pas le sens d'autrui. » Elle répondait : « Non, ce n'est pas ça, seulement, voilà, je n'ai pas le sens de moi-même. (...)
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AmbagesAmbages   22 mai 2019
A Saint Louis, j'avais à ce point été déshabitué de moi-même que je ne savais que faire de moi. Seul avec moi, je me sentais de reste.
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AmbagesAmbages   21 mai 2019
Peut-être fais-je partie de ces gens dont on voit tout de suite qu'on peut faire d'eux n'importe quoi, face auxquels on perd aussitôt toute cette prudence dont on ne se départit pas quand on fait la connaissance de quelqu'un ; ces gens avec lesquels on est tout de suite aimable parce qu'on n'a rien à craindre d'eux et à qui tout plaît tellement qu'ils se plaisent à tout accepter ?
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Pirouette0001Pirouette0001   20 mai 2018
Nous ne nous embrassions pas encore, ne nous touchions pas même, mais déjà être l'un près de l'autre nous paraissait être un échange de tendresse.
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Videos de Peter Handke (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Handke
Wim Wenders : "Les cinéastes sont des gentils gangsters" .Les dernières réalisations de Wim Wenders nous ont, dans l?ensemble, déçus. Raison de plus pour se replonger dans la première période du cinéaste allemand - sa meilleure ? grâce la reprise en salles de six films impeccablement restaurés: L?angoisse du gardien de but au moment du pénalty (1971, d?après le roman de Peter Handke), Faux mouvement (1974, une adaptation contemporaine de Goethe), les superbes road-movies Alice dans les villes (1973) et Au fil du temps (1975), le polar L?ami américain (1976, où tous les personnages de gangsters sont interprétés par des cinéastes !) et L?Etat des choses (Lion d?or à Venise en 1981, que le réalisateur présentait comme « l?ultime série B »). On y retrouve sa cinéphilie partageuse (avec de multiples hommages à John Ford et Fritz Lang), sa fascination pour l?Amérique, son goût du voyage et sa passion pour le rock. Wim Wenders était cette année le parrain de Toute la mémoire du monde, le festival international du film restauré organisé à la Cinémathèque française du 7 au 11 mars 2018. C?est là que qu?il s?est livré, avec beaucoup d?humour et d?émotion, à notre ludique interview sur papiers colorés. Entretien Samuel Douhaire Réalisation Pierrick Allain Télérama.fr - Mars 2018
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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